Crise grecque : incertitudes autour de la tenue d'un sommet européen

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Aucun accord n'a encore été trouvé sur la tenue d'un sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement européens sur la crise grecque. Appelée d'urgence par certains membres comme l'Italie pour tenter de rassurer les marchés, la réunion pourrait se tenir vendredi. Toutefois certains membres de la zone euro, comme l'Allemagne, voudraient retarder l'échéance.

Le Conseil européen extrordinaire aura-t-il lieu le 15 juillet ? L'idée avait filtré mardi, elle reste en suspens ce mercredi. Serait en effet en préparation un sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne spécialement réunis à Bruxelles pour décider de la forme d'une nouvelle aide qui serait apportée à Athènes.

Du côté des instances européennes, la tenue de ce sommet ne serait pas "exclue", confirme le porte-parole d'Herman Van Rompuy. Les services du président du Conseil européen ne sont pas les seuls à évoquer ces préparatifs. "Cela fait partie des choses dont [le président de la Commission européenne] José Manuel Barroso discute avec M. Van Rompuy", a déclaré à l'AFP Pia Ahrenkilde.

Paris accueille favorablement cette idée de réunion extraordinaire. La porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse, a rappelé ce mercredi à la sortie du conseil des ministres que "la France a toujours soutenu l'organisation de réunions de l'Eurogroupe en cas de besoin".

Mario Draghi, futur président de la BCE, et actuellement à la tête de la banque d'Italie, presse aussi ses partenaires européens de se décider rapidement pour "calmer" les marchés financiers européens en surchauffe.

Blocage de Berlin

L'Allemagne, en revanche, renâcle à participer à ces discussions. Berlin ne verrait aucune urgence à régler les modalités d'une deuxième aide et préfèrerait attendre septembre pour agir. "Il n'y a aucun plan pour un sommet extraordinaire", a même avancé la porte-parole du gouvernement allemand.

"Faire une réunion n'a aucun intérêt si cela ne se traduit pas par une solution globale pour régler un problème qui ne disparaîtra que si l'on y fait face", a par ailleurs pointé le Premier ministre irlandais Enda Kenny. Ce dernier s'exprimait devant les parlementaires de son pays au lendemain de la dégradation de la note de l'Irlande, désormais considérée comme spéculative, par l'agence Moody's.

Divergences de fond

Ces divergences sur l'organisation des discussions illustrent en effet la difficulté des membres de la zone euro à s'entendre sur le plan de sauvetage lui-même. Déjà, mardi, les modalités de la participation des investisseurs privés à une nouvelle aideavaient vu s'affronter deux grandes tendances.

D'une part, l'Allemagne, soutenue par les Pays-Bas et la Finlande, exige une contribution des créanciers privés quitte à ce que cela constitue un défaut de paiement, même "sélectif". La Banque centrale européenne, à l'inverse, refuse qu'un tel défaut soit prononcé.

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