Le nouveau plan d'austérité italien franchit l'étape du Sénat

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Le Sénat italien a adopté ce jeudi un plan d'austérité renforcé, qui doit encore être définitivement approuvé vendredi par les députés, afin d'éviter une propagation de la crise de la dette à la péninsule qui mettrait en danger l'ensemble de la zone euro.

Les sénateurs italiens ont adopté ce jeudi par 161 voix contre 135 le plan d'austérité présenté par le gouvernement de Silvio Berlusconi qui prévoit 48 milliards d'euros d'économies sur quatre ans.

Le but du plan d'austérité est de ramener le déficit public de 3,9% du PIB en 2011 à l'équilibre en 2014. Il s'agit également d'une réponse au risque de propagation de la crise des dettes souveraines dans la zone euro.

Illustrant sa détermination, le gouvernement Berlusconi a engagé sa confiance sur ce texte, qui sera soumis vendredi aux voix des députés.

Le plan d'austérité mêle baisse des budgets des ministères centraux, des dépenses de santé au niveau des administrations régionales et des subventions versées par l'Etat aux administrations locales et provinciales, relèvement de certaines taxes (taxation des produits financiers, péages autoroutiers, prélèvements sur les jeux de hasard) et augmentation progressive de l'âge du départ à la retraite (avec introduction d'un mécanisme d'indexation sur l'espérance de vie).

L'Italie a évité le pire de la crise financière en partie grâce à un contrôle strict des dépenses publiques et un haut niveau d'épargne privée. Mais avec la Grèce et l'Irlande en difficultés, les marchés financiers observent d'un mauvais oeil le poids de sa dette, qui représente 120% du PIB italien. La position délicate de la troisième économie de la zone euro a été soulignée jeudi, quelques heures seulement avant le vote des sénateurs, par l'émission par le Trésor italien de 5 milliards d'euros d'obligations à des taux sans précédent.

S'adressant aux sénateurs lors du débat préalable, le ministre de l'Economie, Giulio Tremonti, a averti jeudi que l'Europe ne pourrait faire l'impasse sur une solution politique à la crise de la dette qui menace tous les pays. "Nul ne devrait se faire d'illusions quant à un éventuel salut individuel. Comme à bord du Titanic, où même les passagers de première classe n'ont pu tous être sauvés", a-t-il dit.

L'opposition a voté contre le plan d'austérité mais, soucieuse de ne pas prêter le flanc à un procès en irresponsabilité, n'a pas tenté d'en retarder l'adoption par le dépôt d'amendements ou par le recours à des manoeuvres parlementaires dilatoires. Le Parti démocrate (PD), principale formation de l'opposition, demande la démission du gouvernement de Berlusconi, estimant que les tensions entre le parti Peuple de la liberté (PDL) du président du Conseil et ses alliés de la Ligue du Nord l'affaiblissent trop pour faire face à la tempête financière. Mais au lieu de carresser l'idée d'élections anticipées et son lot d'incertitudes, ses dirigeants prônent un gouvernement de transition jusqu'aux élections prévues pour 2013.

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a écrit le 22/07/2011 à 12:56 :
Il a l'air de faire dans l'austérité ce Pinocchio d'extrème droite mafieux. Sa chute sera une bénédiction pour l'Italie...
a écrit le 15/07/2011 à 8:02 :
Les francais qui sont de gros épargnants, par solidarité, vont devoir acheter des FERRARIE, des LAMBORGHINI et des MASERATI afin de sauver l'Italie de la misère!
Réponse de le 15/07/2011 à 10:14 :
Lamborrghini est allemand depuis belles lurettes!
FERRARI et non pas FERRARIE1
a écrit le 15/07/2011 à 6:47 :
il faut que le précipice soit devant les hommes politiques pour qu'ils agissent, du moins en parole, réduire un déficit de ce poid en quatre ans, quel beau reve, personne ne peut y croire, bien sur mais déja on fait quelque chose, il est curieux dans ce plan qui n'est pas forcement complet on ne prévoit pas une taxation sur le capital des banques ??? un impot de solidarité, une taxation sur les grosses voitures, je ne suis pas du tout socialiste ou communiste mais les éléments dits du train de vie sont des éléments matériels sur des biens qui sont souvent le produit d'activité qui n'ont pas été souvent taxées, le travail au noir ... partout d'ailleurs c'est la meme chose, on pourrait sur taxer les chateaux et les demeures royales de berlusconi...car en fait on ce sera le petit peuple qui comme toujours paiera
a écrit le 15/07/2011 à 4:22 :
Tous les pays, y compris ceux qui produisent un excèdent commercial en permanence comme l'Allemagne, sont endettés et même sur-endettés. Un fardeau de 14.000,- pèse sur chaque Allemand y compris nouveau nés et moribonds. Alors qu'il serait facile à un gouvernement d'un pays ou l'économie marche bien d'avoir un budget équilibré. Donc on peut reprocher à l'Allemagne son manque de discipline budgétaire encore plus qu'à la Grèce et autres pays périphérique qui qui n'ont que très peu de revenus puisque sous-développés industriellement ou désavantagés par d'autres facteurs naturels.
L'austérité que la BCE sous diktat allemand impose à ces pays a ses limites, un gouvernement ne peut aller au-delà du raisonnable sans risquer de se voire succéder par un gouvernement d'extrême droite ou gauche.
S'il est vrai que l'on ne devrait pas vivre au dessus de ses moyens il est encore plus vrai que l'on ne doit pas vivre en-dessous de ses besoins.
C'est cependant ce que nous exigeons de certains pays de la zone euro afin qu'ils puissent réduire leur dette souveraine.
Il serait bien plus raisonnable d'aider ces pays à augmenter leur productivité et à leur permettre d'attirer des investisseurs en leur permettant d'accorder des avantages fiscaux et autres à tout investisseur si nous voulons faire l'Europe et sauver l'euro.
Un campagne de dénigrement orchestré par les médias aux ordres du capital, non seulement en Allemagne mais surtout, nous a amenés à croire que tous les pays de la zone euro avaient les mêmes chances et que seule la mauvaise gestion du budget et le gaspillage étaient responsable de leurs dettes.
Ceci n'a-t-il pas un petit goût de National-socialisme?
a écrit le 14/07/2011 à 17:08 :
concernant la dette italienne, d'un coté on annonce des réductions de déficit , 48 milliards d'euro , d'un autre un emprunt de 5 milliards d'euros ;
totalement incohérent .
d'autant plus que les 5 m seront remboursable dans 1 an ;
auquel s'ajoute les intérêts de l'emprunt .
a écrit le 14/07/2011 à 15:32 :
En devaluant l'Euro on fait baisser la dette de tous les pays européens en accelerant la competitivité europeene au niveau international.
a écrit le 14/07/2011 à 14:52 :
Un peu laconique cet article, j'aimerais bien savoir ce que prévoit justement ce plan d'austérité. Où vont se faire les économies ? Est-ce que ça va avoir des conséquences sur la vie quotidienne des italiens ? Est-ce qu'il va y avoir un effet domino qui pénaliserait les entreprises françaises en Italie et d'une manière plus générale l'économie française et européenne ? Les décisions de l'Italie on un impact beaucoup plus lours sur la zone euro que celles du gouvernent grec ou portugais...

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