Dette grecque : le FMI invite les Européens à se mobiliser davantage

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Alors que Fitch vient de dégrader de trois crans la note souveraine de la Grèce, le FMI estime que les Européens devraient fournir 71 milliards d'euros de plus au pays, et les créanciers privés 33 milliards. Dans sa nouvelle analyse d'étape sur la "viabilité de la dette" grecque publiée ce mercredi, l'institution financière revoit cette dette à la hausse. Elle passerait à 172% du PIB en 2012.

Il est urgent d'intervenir pour aider la Grèce, prévient le FMI. L'organisation a revu à la hausse la dette du pays ce mercredi. Celle-ci atteindrait 172% de son poduit intérieur brut (PIB) l'an prochain. En mars, le Fonds monétaire international tablait sur une dette représentant 159% de son PIB en 2012. Il est aussi prévu que la production recule de 3,9% au lieu de 3% dans la précédente prévision.

L'analyse du Fonds a été publiée quelques heures avant que Fitch ne dégrade encore la note souveraine du pays, de trois crans cette fois à "CCC", en raison de l'absence d'un nouveau plan d'aide  "crédible et financé" de l'UE et du FMI...

Face à l'indécision des membres de la zone euro sur le plan de sauvetage de la Grèce, le Fonds presse l'Union européene de trouver une solution. Selon le FMI, la Grèce aurait besoin de 71 milliards d'euros d'aide supplémentaire la part de l'Europe. 

Par ailleurs, il est précisé dans son analyse d'étape que 33 milliards d'euros de "réinvestissements volontaires et/ ou extensions de maturités" devront provenir des créanciers privés. Dans cette hypothèse et afin d'assurer un financement de l'Etat grec jusqu'en 2014, le FMI n'envisage pas de changement pour son propre prêt. Celui-ci "reste à 30 milliards d'euros".

Berlin propose qu'Athène rachète sa dette avec l'aide du Fonds de secours

Une autre solution, jusqu'alors écartée par Berlin, viendrait d'être proposéepar l'Allemagne : que la Grèce "rachète sa dette" en utilisant les sommes versées par l'Union européenne et le FMI. Le fonds de secours international (FESF) autoriserait "en théorie" une telle opération, a déclaré le porte-parole du ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, rapporte l'AFP. De cette manière, la dette pourrait être réduite à 160% du PIB et cela ne serait pas considéré comme un défaut de paiement par la Banque centrale européenne.

Berlin ne renonce par, toutefois, à la solution d'un rééchelonnement de la dette grecque grâce à la participation des créanciers privés, même si cela doit conduire à un "défaut de paiement". Le ministère des Finances allemand juge ainsi "intéressante" la proposition émanant de Martin Blessing, patron de la Commerzbank, qui consiste à restructurer la dette grecque de façon "radicale".

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a écrit le 14/07/2011 à 12:23 :
Effaçons toutes les dettes ( toutes ...) et repartons de zéro ...
ça changerait quoi au juste ?
plus rien à donner (ou prêter) contre plus rien à rembourser..?
Du chomage pour les banquiers...les grands financiers... !
Bof ......
a écrit le 14/07/2011 à 11:25 :
coucouche panier FMI...

de l'europe de toute façon nous ne voulons plus !
a écrit le 13/07/2011 à 18:56 :
En attendant la France pavoise avec son triple A (acheté avec le plan retraites à l'automne dernier). Cependant, nos pays Occidentaux ne devraient pas être si fiers de leurs situations. Prenez les USA, la France, le Royaume-Unis et les autres "grandes puissances" et lancez une simulation afin de savoir à quel niveau de vie et d'avantages acquis (retraites, sécu, salaire minimal, 35hres etc...) aurions-nous droit si nos états n'avaient pas mené de telles politiques de déficits budgétaires honteuses?

Cà fait des décennies que tous ceux qui tiraient le signal d'alarme se faisaient traiter de pessimistes lorsqu'ils prédisaient la "misère" pour les générations à venir. On y arrive, les jeunes sont confrontés à un chomage galopant et ceux qui ont un emploi arrivent à peine à s'en sortir avec leur salaire (même les diplomés!). Les espoirs d'une retraite décente s'estompent au fur et à mesure, les anciens sont obligés de nourrir et de loger leurs petits-enfants et enfants. Avons-nous beaucoup de leçons moralisatrices à donner aux Grecs (que je ne défends pas) et autres pays en développmeent comme la Chine, l'Inde, la Russie etc...?
Réponse de le 13/07/2011 à 19:36 :
Comme vous avez raison.......helas ! La democratie a-t-elle atteint ses limites ? A force de vouloir plaire a leurs electeurs pour se faire reelire les gouvernements successifs Europeens et Americains ont plonge nos pays dans le chaos et d'autres moins democratiques mais plus efficaces nous rattrappent a toute vitesse et vont bientot nous dominer.
Réponse de le 13/07/2011 à 20:07 :
Ce qui est d'autant plus malheureux c'est cette impression (en est-ce une?) que nous autres simples citoyens sommes englués dans un système dit démocratique mais ou l'ensemble des choix (cf. Gauche-Droite) ne nous laisse aucun espoir de changement à long terme. Que faire en 2012 en France? UMP? PS? (je ne parle pas des extrèmes ici que je discalifie d'avance). Ils y sont déjà tous passés. Nos dirigeants doivent être renouvelés, mais la tâche me semble impossible dans l'état actuel des choses. Cela pourra-t-il se faire sans un nouveau modèle en remplacement de notre démocratie actuelle?
a écrit le 13/07/2011 à 17:34 :
J'ai hate d'en finir avec leur merdier !
Vivement que toute l'europe s'éfondre pour nettoyer à la base...
a écrit le 13/07/2011 à 17:26 :
la France vient de prèter 10 miilards d'euros à la Grèce et ce avec un différentiel de 2 % ,ce qui est bien payé.C'est aussi l'avantage d'avoir un tiple A. (avis au PS )
a écrit le 13/07/2011 à 17:14 :
Lagarde n'y connait rien ou presque, et le FMI pas beaucoup plus qu'il soit dirigé par DSK ou cette même Lagarde. Les allemands sont en train d'adopter un plan beaucoup plus intelligent et beaucoup plus réaliste...enfin, c'est pas trop tôt. Il va y avoir des conséquences mais si tout est structuré au cordeau, c'est quelque chose qui doit fonctionner. Dans cette histoire, les français dominés des politiques ignares et des technocrates tout aussi ignares, vont perdre un leadership qu'ils ne méritent en aucun cas.
Réponse de le 13/07/2011 à 19:08 :
Leadership ? Quel leadership ? C'est un vieux rêve, qui date de 1918, quand la France a perdu sa suprématie monétaire au profit du dollars. Et en ce qui concerne le pseudo couple franco-allemand, c'est du vent. L'Allemagne a toujours joué seule, et continue. la France est loin derrière les paquerettes à ce jeu là. Encore du rêve et de la présomption.
a écrit le 13/07/2011 à 17:09 :
Message au FMI : les Européens en ont marre de toujours mettre la main à la poche ...
Qu'ils se démerdent.
a écrit le 13/07/2011 à 16:53 :
Le FMI accepterait-il également que les Etats empruntent enfin au taux de la BCE ?Ceci permettrait de s'affranchir directement de la couche parasite des banques sans valeur ajoutée, ainsi que des agences de notations qui pourront retourner s'occuper de noter les fabricants de machines a laver qu'elles n'auraient jamais du quitter.
Réponse de le 13/07/2011 à 17:23 :
le FMI n'a rien à voir avec la BCE qui est la banque centrale ( la seule ) d'émission de monnaie.Quand on emprunte de l'argent on a à faire à des prèteurs d'argent qui se base sur la note pour ajuster les taux qu'il vont pratiquer.Le paradis n'existe pas ! Pour information le FMI prète quand plus persoone ne le fait.
Réponse de le 13/07/2011 à 21:01 :
Vous avez raison Pierre. Je me suis mal exprimé dans mon message initial. Je voulais plutôt dire que le FMI pourrait tout a fait encourager a corriger les textes européens interdisant aux états d'emprunter au taux de la BCE.

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