Service minimum face à la répression en Syrie
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Les puissances occidentales haussent le ton face à la répression en Syrie mais excluent toute intervention directe dans le pays.
Depuis dimanche, une vaste offensive de l'armée syrienne a fait au moins 139 morts, dont 100 à Hama, foyer historique de contestation, indique l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Lundi, premier jour du mois du ramadan, 24 civils seraient tombés sous les tirs des forces de sécurité, selon ces mêmes sources. Un record depuis le début de la révolte le 15 mars. Le Conseil de sécurité de l'ONU a été convoqué d'urgence lundi suite aux évènements sanglants du week-end.
Cette réunion du Conseil de sécurité n'a abouti à aucun résultat concret. La Grande-Bretagne, la France, l'Allemagne et le Portugal, avec le soutien des Etats-Unis, pourraient rouvrir le débat sur leur projet de résolution proposé en mai. Mais la Russie et la Chine, qui se sont jointes à la condamnation de la répression, menacent toujours d'opposer leur veto. Les deux pays craignent une réplique de l'intervention de l'Otan en Libye. Le Quai d'Orsay dément, affirmant qu' "aucune option de nature militaire n'est envisagée".
Le ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, avait indiqué vouloir "maintenir et accroître la pression sur le régime pour que le sang cesse de couler en Syrie". L'Union européenne a déjà renforcé lundi ses sanctions à l'égard du régime de Bachar al-Assad.
Ce mardi, les noms des cinq personnalités syriennes liées à la répression, dont le ministre de la Défense et le chef de la sécurité militaire à Hama, visées par ce nouveau train de mesures ont été publiés au Journal Officiel de l'UE, s'ajoutant aux 30 personnes déjà sanctionnées.
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Depuis le mois de mars, la Syrie est embourbée dans ce conflit interne qui plombe son économie. Le secteur touristique, comptant pour 12% du PIB, est en chute libre suite aux protestations populaires. De même, les investisseurs étrangers, rebutés par l'instabilité, mettent un frein à l'injection de capitaux en Syrie. Les exportations de pétrole, première source de revenu, déclinent fortement depuis que l'Europe ne prend plus en charge le raffinage du brut. Grèves et boycotts visant des commerces et entreprises affiliés au régime affaiblissent enfin une économie déjà fragile. La situation économique empire tant que les soulèvements perdurent, présageant une croissance de 3% cette année contre 5% en 2010, selon les prévisions du FMI.
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Un manque à gagner pour l'Etat qui fait face à l'augmentation constante de ses dépenses sécuritaires.
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