Les banques doivent être recapitalisées "de toute urgence"

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Le président de la Commission européenne a détaillé ce mercredi sa stratégie pour recapitaliser les banques "de toute urgence". Il propose de relever le niveau de fonds propres "durs" imposé aux banques et de renforcer le Fonds européen de stabilité financière.

Comment sauver les banques européennes? José Manuel Barroso a tenté d'apporter sa réponse ce mercredi face aux députés européens. Le président de la Commission européenne préconise de relever le niveau de fonds propres détenus par les banques sans citer de chiffre. Ce niveau obligatoire est fixé à 7% par le processus de Bâle III qui doit entrer en vigueur en 2013. Il envisage aussi d'interdire de versement de dividendes à celles qui ne respecteraint pas ces critères.

En France, le gouvernment compte aussi imposer un ratio de fond propre plus important aux établissements financiers. A titre préventif, les banques BNP Paribas, Société Générale et Crédit Agricole avaient déjà annoncé tabler sur un ratio de fonds propres "durs" de 9% au moins début 2013.

Accélerer la création du Mécanisme européen de stabilité financière

Comme Jean-Claude Trichet l'ex-directeur de la Banque centrale européenne la veille, le président de la Commission européenne craint une "crise systémique" contre laquelle il faudrait agir de toute urgence. Pour y remédier il a aussi défendu l'idée du recours à un Fonds européen de stabilité financière (FESF) aux compétences élargies. José Manuel Barroso envisage le recours au FESF si les gouvernements ne sont pas en mesure de soutenir leurs banques grâce à un "effet de levier". Il a d'ailleurs recommandé que le remplacement de ce dispositif par le Mécanisme européen de stabilité (MES), doté de 500 milliards d'euros, soit avancé à l'année prochaine au lieu de 2013.

L'idée d'autoriser ce Fonds de stabilité à se financer directement auprès de la Banque centrale européenn, soutenue par les Etats-Unis, a été clairement rejetée par l'ancien directeur de l'institution de Francfort. Son successeur, Mario Draghi aura sans doute à se prononcer sur la question lors de sa prise de fonction le 1e novembre. 

Vote suspendu à Bratislava

En attendant, l'élargissement des prérogatives du FESF reste suspendu au vote slovaque. Le "non" du dix-septième et dernier pays à se prononcer sur la question mardi retarde sa mise en oeuvre. Or il fait partie des points clés du soutien à la Grèce et aux autres pays menacés par la contagion de la crise de la dette.

Quant à la "nouvelle gouvernance économique" appelée de ses voeux par José Manuel Barroso, elle devra résoudre les fortes divergences qui subsistent entre dirigeants européens. Le gouvernement français vient par exemple de faire savoir qu'il n'aurait pas recours au FESF pour soutenir ses banques.

 

 

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a écrit le 13/10/2011 à 16:06 :
Il faut que la production de la monnaie revienne aux Etats (FED, BCE = privé)!
a écrit le 12/10/2011 à 19:21 :
Si c'est urgent de recapitaliser les banques, c'est parce que la Grèce est au point de banqueroute sans encore l'avoir annoncé et fera défaut de paiement avec tout ce que cela entraine pour l'euro et l'Europe et les banques perdront ce qu'elles ont prêté. Sinon il n'y a aucune raison de verser l'argent du contribuable aux banques privées qui cela fait seulement quelques mois avaient soi-didant passé le "stress test" européen.
a écrit le 12/10/2011 à 18:38 :
Quand je pense que Mme Lagarde s'est fait litérallement incendiée il y a 2 mois pour avoir dit la même choses... Quel niveau de compétence et de crédibilité pour nos dirigeants et politiques Européens?
a écrit le 12/10/2011 à 18:38 :
Ce qui est assez amusant, c'est que "les nuls dans les sociétés privées se gardent bien de l'ouvrir, se font discrets, et que dans le monde politique, c'est tout le contraire, plus on est nul, plus on l'ouvre". Cela me paraît de la haute philosophie..
a écrit le 12/10/2011 à 17:56 :
Il serait intéressant de savoir ce qu'il paie comme impôt sur le revenu (de même que ses acolytes). Tous ces gens nous bourrent le crâne à longueur d'année alors qu'ils n'ont rien fait pendant des années. Dans n'importe quelle entreprise, il seraient virés sur le champ.
Réponse de le 12/10/2011 à 18:18 :
Tout est dit !
Réponse de le 12/10/2011 à 20:08 :
C'est bien la raison pour laquelle ils paniquent. Ils ne savent rien faire d'autre ces professionnels de la langue de bois. Il n'y a pas de reconversion possible pour eux. Qui voudrait de ces beaux parleurs ?
a écrit le 12/10/2011 à 17:32 :
Barroso devrait plutôt s'exprimer sur les insoutenables déficits et sur les démentielles dettes publiques, si toutefois il était un tant soit peu clairvoyant et courageux:
a écrit le 12/10/2011 à 16:00 :
Au fait, Dexia avait bien sur ... passe avec succes le stress-test des banques.
a écrit le 12/10/2011 à 15:24 :
C'est comique ! quand on pense à l'enfumage il y a peu avec des banques solides qui n'avaient nul besoin de recapitalisation ...
Si il y a urgence maintenant c'est parce qu'on se décide enfin à gérer la faillite de la grèce par abandon de créance des banques et qu'il faut donc une nouvelle fois renflouer les banques. Vive l'Europe et vive la finance. A qui le tour de faire faillite et de voir ses créances abandonnées ? A qui le tour d'avoir de nouveau besoin de recapitalisation dans moins d'un an ?
a écrit le 12/10/2011 à 14:53 :
Si Mr Barroso le dit ... c'est que c'est urgent. On doit bien ca aux PIGS.

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