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Crise de la zone euro : les discussions patinent

latribune.fr, avec AFP et Reuters

Publié le 20 octobre 2011 à 11:54

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Les négociations bloqueraient surtout à propos du renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF). José Manuel Barroso appelle à l'unité au lendemain d'une réunion d'urgence "informelle" sur la crise, à Francfort, sans grand résultat apparent..

"Nous aurons une issue positive si tous les participants ont le sens du compromis. L'Europe a besoin de compromis". Le voeu de José Manuel Barroso donne la mesure des désaccords non résolus entre les principaux partenaires européens à propos de la crise. Outre-Rhin, le gouvernement envisagerait même l'idée de repousser le sommet européen du 23 octobre, a indiqué ce jeudi le quotidien Die Welt. Celui-ci a déjà été reporté d'une semaine.

A l'issue de cette rencontre qui doit se tenir dans trois jours, le président de la Commission européenne espère qu'un consensus aura été trouvé, notammment à propos du renforcement du Fonds européens de stabilité financière (FESF).

Les divergences opposent principalement la France et l'Allemagne sur les modalités de cette décision. De fait, Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finance, a eu beau affirmer qu'il y avait un "accord total" entre les deux Etats, certains points ne sont toujours pas réglés. Selon des sources diplomatiques citées par Reuters,  le gouvernement français plaiderait pour un relèvement des capacités de ce Fonds.

En l'état actuel, le FESF peut prêter jusqu'à 440 milliards d'euros aux Etats en difficultés, grâce à des garanties apportées par les membres de la zone euro. Mais ce montant risque de se révéler insuffisant. Aussi, un "effet de levier" pourrait être appliqué en permettant par exemple un approvisionnement auprès de la Banque centrale européenne ou d'autres organismes. Sur cette question, le secrétaire d'Etat aux Finances allemand, Steffen Kampeter, a reconnu dans la journée de jeudi que son pays n'était pas parvenu à un accord avec les autres parties prenantes.

Silence après la réunion d'urgence de Francfort

Lors de la cérémonie de départ Jean-Claude Trichet à la Banque centrale européenne mercredi soir, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont rencontrés pour évoquer les mesures à prendre contre la crise financière qui ébranle le continent depuis le début de l'été. Aucun des deux n'a voulu communiquer sur le contenu de leurs conversations.

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Peu avant cette rencontre, Angela Merkel avait simplement laissé entendre que l'organisation même de l'Union européenne devrait être modifiée. "Des modifications du traité ne sont pas taboues à mes yeux", a déclaré la chancelière allemande ajoutant que "Si l'euro échoue, ce sera toute l'Europe qui aura échoué mais nous ne le permettrons pas".

Participaient également à cette réunion, outre le président sortant de la Banque centrale européenne (BCE), Jean-Claude Trichet, et son successeur Mario Draghi, les présidents du Conseil et de la Commission de l'Union européenne (UE), Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso, la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine Lagarde, et les ministres des Finances français et allemand, François Baroin et Wolfgang Schaüble.

Ces discussions "informelles" avait des allures de réunion d'urgence, alors que des rumeurs sur un accord franco-allemand sur le renforcement du Fonds européen de stabilité financière (FESF) ont embarrassés les dirigeants européens. Selon les sources diplomatiques citées par le Guardian et l'AFP, ce relèvement de ce Fonds oscillait entre 1.000 et 2.000 milliards d'euros contre 440 milliards actuellement.

Mercredi soir, lors de ses adieux à l'institution de Francfort qu'il dirigeait depuis huit ans, Jean-Claude Trichet a appuyé cette idée de renforcement du Fonds de soutien.

Décote de la Grèce ?

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Autre point d'achoppement : la résolution de la crise grecque. Une idée avait émergé qui consiste à obliger les créanciers privés à accroître leurs efforts, en acceptant par exemple une décote plus important de la dette du pays. Jürgen Stark, membre de la Banque centrale européenne, qui doit quitter l'institution après sa démission cet été, est plutôt sceptique. "Nous mettons en garde contre un défaut et également contre une implication obligatoire du secteur privé", a-t-il dit au journal VDI Nachrichten. "Une décote de même qu'une insolvabilité de la Grèce deviendraient encore plus coûteuses pour les contribuables européens que les décisions prises à ce jour", a-t-il ajouté.

latribune.fr, avec AFP et Reuters

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