Le dialogue de sourds franco-allemand menace l'Europe

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Angela Merkel a rejeté jeudi toute idée d'élargissement de la mission de la BCE que Paris souhaite voir avancer pour stopper l'accès de fièvre sur les marchés. Une position qui repousse une résolution rapide de la crise et risque à nouveau d'alimenter la défiance des investisseurs.

C'est une véritable fin de non-recevoir qu'a opposée la chancelière allemande, Angela Merkel, à la France qui souhaite recourir à la Banque centrale européenne (BCE) pour venir directement en aide aux États en difficulté. « Si les politiciens pensent que la BCE peut résoudre la crise de l'euro, alors ils se font des illusions », a-t-elle affirmé jeudi. En cela, Angela Merkel n'a fait que répéter les arguments opposés à Paris depuis plusieurs semaines : il ne faut pas mêler politique monétaire et politique budgétaire. Si l'institution de Francfort devient le prêteur de dernier ressort en acceptant de facto le rachat illimité de dettes souveraines des pays de la zone pour dissuader la spéculation, cela revient à financer directement les déficits de pays. Une muraille de Chine dont on comprend mal la nécessité de ce côté-ci du Rhin.

Mercredi, dans un entretien accordé aux « Échos », le ministre de l'Économie français, François Baroin, rappelait que « dans le communiqué de l'accord du 27 octobre, la BCE a pris l'engagement de jouer complètement son rôle pour garantir la stabilité de la zone euro ». Et il soulignait que « la demande d'un statut bancaire pour le Fonds européen de stabilité financière (FESF) », qui « pourrait s'appuyer sur la BCE » faisait également partie des pistes à explorer. Aussi, aux yeux de François Baroin cette opposition de Berlin à l'élargissement des missions de la BCE ne peut s'expliquer que par un biais historique : « L'Allemagne a une mémoire sur l'inflation, le surendettement. »

Réduire le débat à un blocage historique n'est toutefois pas de nature à régler un problème qui touche le coeur du projet européen. « Cette impasse entre, d'une part, l'Allemagne et la BCE et, d'autre part, plusieurs autres membres de la zone, semble devoir créer de profondes divisions dans la zone euro, au détriment du marché obligataire et de l'euro », explique Steven Barrow, économiste à la Standard Bank à Londres.

Ce dialogue de sourds se déroule en effet dans un climat qui s'alourdit. Le baromètre de la crise que sont devenus les écarts de taux est en effet en train de pencher vers l'orage. Non seulement le taux des obligations des pays du Sud s'inscrivent dans des zones rédhibitoires (lire ci-dessous), mais aussi ceux du Nord - Finlande, Autriche, Pays-Bas - (lire pages 4 et 5), qui jusqu'à il y a peu passaient pour des modèles de vertu, avec leur note AAA, commencent à être contaminés par le doute des investisseurs. Quant à la France, l'écart de son taux à 10 ans avec celui des bunds a dépassé jeudi les 200 points de base, augmentant la pression sur Paris, qui pourrait bien après l'Italie à son tour être mis à l'épreuve par les marchés financiers.

La menace d'une remise en cause du fonctionnement de la zone euro pousse à trouver d'autres solutions. Selon deux hauts fonctionnaires en poste à Bruxelles, cités par Reuters, la zone euro et le Fonds monétaire international (FMI) plancheraient sur une solution consistant pour la BCE à prêter au FMI, qui ainsi pourrait venir à l'aide de pays de la zone euro qui auraient besoin de se financer et que le FESF ne pourrait pas aider de par sa taille (1.000 milliards d'euros par effet de levier). Les cas visés sont l'Espagne et l'Italie, voire la France. Une telle option permettrait de contourner le blocage sur la BCE. Hors zone euro, les doutes augmentent, comme l'a résumé le président américain jeudi. « Je suis profondément inquiet, je l'étais déjà auparavant, je suppose que je le serai demain, la semaine prochaine et la semaine suivante », s'est lamenté Barack Obama. Ses inquiétudes sur l'Europe peuvent se doubler de celles sur la dette américaine qui vient de franchir le seuil symbolique des 15.000 milliards de dollars.

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Commentaires
a écrit le 17/07/2013 à 13:04 :
L'Allemagne ne veut pas payer pour les pays pauvres, c'est normal.
a écrit le 20/11/2011 à 10:51 :
Arrêtons la caricature. Pourquoi les dirigeants des deux pays les plus importants d'Europe se diraient-ils toujours oui. Ils n'ont pas à être d'accord sur tout. Ils ont à discuter pour décider, avec les autres pays européens, ce qui est le mieux pour l'Europe. Les titres accrocheurs faussent les esprits? C'est dommageable en ces temps difficiles.
a écrit le 20/11/2011 à 10:19 :
Le dialogue de sourds franco-allemand menace l'Europe ? Pas étonnant quand on sait que Sarkozy dit aux syndicats pour les retraites "je vous écoute mais je ne vous entends pas..."
a écrit le 20/11/2011 à 5:53 :
Ce qui est surprenant c'est que personne ne parle du vrai problème: le déséquilibre des balances commerciales entre les pays de la Zone Euro du aux divergences économiques grandissantes depuis l'introduction de l'Euro.
Les économies, puisque divergentes, deviennent de plus en plus difficiles à coordonner.
Tant que des mesures adéquates ne seront pas décidées et appliquées ces divergences iront en s'aggravant.
Une des conséquences de ces divergences est le cour de change de l'Euro qui pour l'Allemagne devrait tourner autour de 1,70 pour le $-US alors que pour l'Italie et la France ce serait autour de 1,20,- Et je ne parle même pas de la Grèce et du Portugal.
Ce manque de convergences économiques nous conduira à une forme de Zone de libre échanges avec des républiques bananières (Wikipedia: Une république bananière désigne un pays peu développé, dont l'industrie repose typiquement sur la seule production de bananes (Olives dans nôtre cas), et dirigé par une petite ploutocratie autoritaire sujette à renversement.) C'est déjà le cas en Grèce et l'Italie s'y dirige à grand pas. Puisque ce deux pays ne sont plus dirigés par des gouvernements élus.
Ce n'était certainement pas le but de l'UE! En tout cas pas le but avoué.
a écrit le 19/11/2011 à 18:50 :
Qui à fait les réformes
Qui à payé la réunification
Qui à l'excédent commercial
Qui à l'argent
Alors c'est eux qui ont raison face à des états dépensiers et incapables de se remettre en question
a écrit le 19/11/2011 à 16:48 :
Madame Merkel a raison! Les etats endettés doivent entreprendre leurs réformes de toutes urgence pour réduire la dépense publique et les déficits et retrouver leur compétitivité. Que faisons-nous en France depuis 2 ans? Quasiment rien! Il est pourtant URGENT d'agir! Ne dépensons-nous pas plus de 200 milliards de plus que l'Allemagne pour des prestations qui ne sont pas meilleures?
a écrit le 19/11/2011 à 6:18 :
C'est une Prussienne, ne l'oublions pas.
Quand on demanda à Frederick le Grand pourquoi il attaquait l'Autriche, il répondit "Parce-que je suis en mesure de le faire.
Cette phrase à elle seule explique toute l'Allemagne.
Il faut les tenir en laisse si vous ne voulez pas qu'ils vous tiennent en laisse.
Alternativlos!
a écrit le 18/11/2011 à 17:51 :
la dette expliquée pour les nuls (dont je fais partie).
http://www.youtube.com/watch?v=ZE8xBzcLYRs
a écrit le 18/11/2011 à 17:40 :
Les drogués à la dette supplient le docteur pour avoir leur shoot d'argent gratuit ! L'attitude du gouvernement français relativement à la BCE est la même que celle des socialistes magouilleurs qui achètent des voix aux verts en bradant le nucléaire : pervertie et honteuse. Heureusement qu'Angela les empêche de nous ruiner définitivement. Nein ! Enfin une femme d'Etat ! Quel contraste avec les misérables politiciens français !
a écrit le 18/11/2011 à 17:40 :
Thomas Jefferson, troisième président des Etats-Unis de 1801 à 1809, a fait la déclaration suivante en 1802 :
« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis. »

Qui de Mr Jefferson ou de Mme Merkel a raison ?
Réponse de le 18/11/2011 à 18:35 :
Jefferson était contre le principe de la banque centrale qu'il considérait comme la "banque privée de l'Etat" et défendait l'usage de l'or, difficilement contrôlable par le gouvernement. Quitte à citer Jefferson, autant être complet : "Je prédis un bonheur futur aux Américains s'ils peuvent empêcher le gouvernement de gaspiller le fruit du labeur des gens sous prétexte de prendre soin d?eux", "Le meilleur gouvernement est celui qui gouverne le moins", "Les nations en guerre perpétuelle dépensent leur énergie dans la destruction du travail, de la propriété et de la vie de leurs concitoyens", "Obliger un homme à payer des impôts pour la propagation d'idées qu'il désapprouve et abhorre est scandaleux et tyrannique".
Réponse de le 19/11/2011 à 8:45 :
Cela dit, Bugs Bunny a dit aussi en 1951 : "Euh, quoi de neuf docteur". Faut pas l'oublier.
a écrit le 18/11/2011 à 15:31 :
Il faudra bien, un jour, assurer un peu de solidarité entre les états; même si aujourd'hui Sarkozy n'a pas d'autre espoir pour sauver son AAA; il serait heureux de voir la BCE laisser filer un peu d'inflation pour dévaloriser les dettes,...

Mais il faudra attendre les élection allemandes de 2013 pour avancer
a écrit le 18/11/2011 à 14:42 :
La RFA profite bien de l'Euro. Ainsi dans les zones frontalières (Alsace-Moselle), les magasins du Pays de Bade, de Sarre et du Palatinat sont littéralement dévalisés par les Français. Surtout dans le secteur de la droguerie ou des Aldi et Liodl. Exemple étonnant : un spray Elnett est à 8 ? à Carrefour contre 3? chez Drogerie Markt... Même contenance évidemment. Même chose pour les couches bébé. Cela peut paraitre anecdotique mais est tout de même édifiant !
Réponse de le 18/11/2011 à 16:25 :
En quoi l'Euro est-il en cause?
Demandez-vous plutôt comment fonctionnent les circuits de distribution, car ça ne concerne pas que le "spray elnett"!
Réponse de le 19/11/2011 à 0:29 :
@ Gilles. La RFA n'existe plus depuis un moment.
Réponse de le 19/11/2011 à 6:24 :
@ rmh,
lá vous faites erreur, elle existe encore. WIKIPEDIA:
La République fédérale d'Allemagne, nom officiel de l'actuelle Allemagne.
L'Allemagne de l'Ouest (RFA), par opposition à la République démocratique allemande (RDA) qui désignait l'Allemagne de l'Est. Lors de la réunification allemande le 3 octobre 1990, l'Allemagne de l'Est a été incorporée à la République fédérale d'Allemagne ; la nouvelle entité a donc conservé le nom formel.
a écrit le 18/11/2011 à 13:51 :
dans cette affaire je préfère et de loin la proposition allemande qui me parait beaucoup plus sage que celle de FRANCE car j ai beaucoup plus confiance a l ALLEMAGNE qui est le vrai pays moteur de l EUROPE et que nous devrions en prendre de la graine car eux s en soint sortis alors que nous nous ne sommes pas capables de sortir quoique ce soit. C'est pourquoi je dis aussi que s il doit y avoir un budget européen je le mettrai sans hesiter entre les mains allemandes. Aussi j attend de SARKOZY qu il s aligne sur mme MERKEL qui est la seule a voir claire.
Réponse de le 19/11/2011 à 19:47 :
Et puis DOUDOU, après tout, il s'en fout. Au mois d'août il met les bouts.
a écrit le 18/11/2011 à 13:41 :
Si l'Allemagne persiste dans son refus que la BCE fasse tourner la planche à billet, on va tout droit à l'éclatement de l'euro, ce qui n'est pas forcément son intérêt bien compris, car elle ne pourra plus rien vendre aux pays qui auront rerpis leur souveraineté monétaire.... Wait and see
Réponse de le 18/11/2011 à 18:57 :
La souveraineté, la belle affaire, si c'est pour perdre 50% du PIB. C'est la souveraineté du mendiant qui fait la manche au pied des marches de la BCE.
a écrit le 18/11/2011 à 12:39 :
l'Allemagne occupe une position de force en Europe . Sans ignorer les avantages du marché intra européen elle est aussi un acteur mondialement reconnu contrairement à la France ( sauf pour lesproduits comme droits de l'homme et démocratie ! ) . La Russie est aussi un partenaire énorme pour Mme Merkel .
Réponse de le 18/11/2011 à 13:55 :
La France a aussi perdu la notion de démocratie puisque même le résultat du dernier référendum sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe avait été balayé par le Sir! Nous ne sommes plus que des figurants que l'on ponctionne à tout va, pour faire tourner le manège...
a écrit le 18/11/2011 à 12:27 :
Pour commencer,IL NE FALLAIT PAS FAIRE DE DETTES.
Réponse de le 18/11/2011 à 13:38 :
oui !! mais on en a fait :-))) , maintenant il faut trouver la porte de sortie
Réponse de le 18/11/2011 à 14:00 :
@ letroll,pour ça ont sait faire et ont n'est pas les derniers.quant à arreter les conneries ???
a écrit le 18/11/2011 à 12:08 :
Avec un ?rt de taux de 189 points de bases en l'espace de moins de 6 mois avec l'Allemagne nous avons d? perdu le triple Aaa !!! C'est dans les cours le plan de rigueur approche ?rand pas !!
Prenons exemple sur les Allemand pour la gestion budg?ire !!
a écrit le 18/11/2011 à 12:07 :
ok alors dissolvons l'euro, le mark va sauter au plafond et l'économie allemande va s'effondrer; Merkel cèdera elle n'a pas le choix...
Réponse de le 18/11/2011 à 12:37 :
pourquoi les Suisse sont en faillite avec le franc suisse ? Et les grosse berlines allemandes seront échangées par des renault ou peugeot à pédale dans tout le moyen orient ??? On ne dissolvera rien, eux garderont l?Euro et nous the monkeymoney
Réponse de le 18/11/2011 à 13:19 :
sauf que l'Allemagne exporte avant tout en Europe et que la chute de ses ventes en Europe va entrainer une baisse brutale de sa production.
le gros des ventes n'est pas dans la grosse berline mais dans l'entrée de gamme ( BM série 1 et 3, Audi A3 et A4 ), achetée par ceux qui veulent la marque mais qui ne peuvent pas se payer les plus gros modèles. Donc ... chute des volumes et arrêt des usines ....
Réponse de le 18/11/2011 à 14:22 :
les suisses sont intervenus plusieurs fois cet été pour faire baisser le franc, car l'industrie suisse a affectivement de gros problèmes
d'autre part le marché des ventes allemandes aux US s'effondrera avec le mark comme le marché européen et l'emploi dans les usines allemandes d'ailleurs
seul point positif les allemands paieront moins cher leurs importations mais ils perdront leur job dans un pays vieillissant : le cauchemar
a écrit le 18/11/2011 à 11:42 :
revenons au "serpent monétaire" ! quittons l'euro !
a écrit le 18/11/2011 à 11:19 :
Pour faire avancer le schmilblick il faudra plus de fédéralisme et accepter une certaine perte de souveraineté sur le budget...
Réponse de le 18/11/2011 à 12:25 :
une perte total de souveraineté sur les budgets !
Réponse de le 18/11/2011 à 13:33 :
@gg, tant qu'a faire,vu les budgets en déficit chronique depuis 30 ans, je veux bien.
a écrit le 18/11/2011 à 11:16 :
L'Allemagne a 100 % Raison sur le role de la BCE dans la crise. On ne résoud pas un problème de dettes par plus de dettes.

La résolution Francaise est une résolution de court terme qui fera repartir la crise de plus belle et empechera les reformes nécessaires dans les PIIGS.

Pourquoi sont les Allemands les seuls lucides sur le problème ? Sommes nous dans un pays de fous ?

Lisez la position du gouvernement Allemand par Mr Westerwelle sur Financial Times pour en savoir plus. L'Argument est tellement logique qu'il est presque mathématique. L'Allemagne a raison, et c'est Sarkozy qui crée la discorde.
Réponse de le 18/11/2011 à 11:55 :
Ha parce que le FESF n'est pas de la nouvelle dette ?
Cet entetement a ne pas vouloir actionner le levier de la BCE, alors que tous nos voisins le font, en devient ridicule.
Monetiser intelligemment la dette pourrait permettre de stabiliser les taux d'interet qui deviennent insupportables.
Comment voulez-vous qu'un pays regle ses problemes de dette avec un taux a 7% ??

Vous croyez sincerement que la solution allemande ( en gros un federalisme coercitif ) va resoudre la crise a sa source ?
Quid du systeme de financement des Etats aupres des banques privees ( a des taux usuriers) ? Quid d'un Euro surevalue de 15 a 20% ? Quid de la pertinence d'une monnaie unique pour des economies diverses ? ...
C'est a ces questions et plein d'autres qu'il convient de repondre, et non sur les simples gestions et controles budgetaires.

Cela n'aura d'autres effets que de provoquer un rejet encore plus important d'une Europe qui etait pourtant un projet magnifique.
Réponse de le 18/11/2011 à 13:14 :
Manque de pot, l'avènement d?une gouvernance européenne forte était inscrit inéluctablement dans la monnaie unique, seuls les tristes guignols font mine de le découvrir aujourd'hui. De la même façon, tout le monde savait que jamais l'Allemagne ne renoncerait au mark contre une monnaie de singe du style du Franc français. Tout au contraire c'est en France même qu'on a tué le projet de monnaie commune, cher à Balladur, au profit de la monnaie unique, la France ne jurant alors que par les vertus d?une monnaie forte, dont en réalité elle entendait jouir sans lui apporter la nécessaire et juste contrepartie, sur le dos de l'Allemagne, donc.
a écrit le 18/11/2011 à 11:00 :
" Une muraille de Chine dont on comprend mal la nécessité de ce côté-ci du Rhin." !!!!! forcement, personne ne veut faire des reformes impopulaires!!
a écrit le 18/11/2011 à 10:56 :
Angela a tout à fait raison d'être ferme. Ouvrir le robinet du credit alors que l'etat français ultra surrendetté est incapable de se réformer en profondeur est la pire des solutions. Une fuite en avant qui ne resoudra pas le probleme de fonds et ne contribuera qu'à nous appauvrir encore plus.
L'allemagne est un exemple pour nous, n'oublions pas qu'ils reviennent de loin et qu'ils ont réussi la réunification en un temps records.
Réponse de le 18/11/2011 à 11:24 :
Bravo pour l 'analyse, ce n'est pas non plus la faute des agences de notations mais celle des ?ts depuis plus de 30 ans !
Réponse de le 18/11/2011 à 12:15 :
Regardez bien les 5 dernieres années
Accroissement annuel de la dette publique en milliards d'euros (source INSEE)
1979 10 Giscard Barre Papon
1980 9.4 Giscard Barre Papon
1981 17.9 Giscard-Mitterrand Mauroy Papon-Delors
1982 35.4 Mitterrand Mauroy Delors
1983 24.5 Mitterrand Mauroy Delors
1984 31.4 Mitterrand Mauroy-Fabius Delors-Bérégovoy
1985 26.3 Mitterrand Fabius Bérégovoy
1986 21.6 Mitterrand Fabius-Chirac Bérégovoy-Balladur
1987 31.9 Mitterrand Chirac Balladur
1988 21.6 Mitterrand Chirac-Rocard Balladur-Bérégovoy
1989 30.5 Mitterrand Rocard Bérégovoy
1990 30.3 Mitterrand Rocard Bérégovoy
1991 21.5 Mitterrand Roca rd-Cresson Bérégovoy
1992 55 Mitterrand Cresson-Bérégovoy Bérégovoy-Sapin
1993 75.3 Mitterrand Bérégovoy-Balladur Sapin-Alphandéry
1994 54.6 Mitterrand Balladur Alphandéry
1995 92.8 Mitterrand-Chirac Balladur-Juppé Alphandéry-Madelin-Arthuis
1996 49 Chirac Juppé Arthuis
1997 39.5 Chirac Jospin Arthuis-Strauss Kahn
1998 35.3 Chirac Jospin Strauss Kahn
1999 17.9 Chirac Jospin Strauss Kahn-Sauter
2000 21.9 Chirac Jospin Sauter-Fabius
2001 25.2 Chirac Jospin Fabius
2002 59.3 Chirac Jospin-Raffarin Fabius-Mer
2003 92.5 Chirac Raffarin Mer
2004 73.5 Chirac Raffarin Mer-Sarkozy
2005 68.5 Chirac Raffarin-Villepin Sarkozy-Breton
2006 5 4.5 Chirac Villepin Breton
2007 59 Chirac-Sarkozy Villepin-Fillon Breton-Borloo-Lagarde
2008 106.2 Sarkozy Fillon Lagarde
2009 173.9 Sarkozy Fillon Lagarde
2010 180 Sarkozy Fillon Lagarde
2011 200 Sarkozy Fillon Lagarde
a écrit le 18/11/2011 à 10:55 :
baroin veut le beurre l argent du beurre et le cul d angéla il n y a plus d u.e c est chacun pour soi
a écrit le 18/11/2011 à 10:40 :
Pour le G20 Nicolas se reverse un piaule à 3000 euro ! .... au frais du contribuable !
a écrit le 18/11/2011 à 10:25 :
A lire certains, se degage une impression et un consensus sur l'idee que l'Allemagne agit correctement pour le bien futur de l' Eurozone et l'Euro.
Sa position est tout dabord dictee par un interet national bien compris.
L'Allemagne est un pays vieillissant ayant besoin d'une monnaie forte, non inflationiste et rentiere pour assurer le financement futur de son modele.
Pour s'en assurer, sa pratique d'une politique de desinflation competitive s' est faite pour l'essentiel sur le dos de ses voisins europeens dont la France. Si cela n'explique evidemment pas tous nos deficits, il ne faut pas non plus verser dans l'angelisme allemand.

A nous aussi de penser un peu a notre interet national et d'en tirer toutes les consequences.
a écrit le 18/11/2011 à 10:20 :
La BCE, si elle agit en tant que prêteur aux états pour leur prêter des fonds (qui leur serviront à rembourser, à leurs échéances, les capitaux empruntés auparavant), elle ne fera que créer monnaie, donc inflation. Pour respecter des ratios de solvabilité, elle devra aussi procéder à des augmentations de capital (qui les souscrira en regard des nouveaux "risques" pris par elle ?). Il n'y a pas mystère; les états en deficit (et l'Allemagne en fait aussi partie) doivent remettre tous leurs comptes publics à l'équilibre (par une réduction des dépenses avant une augmentation des taxes, déjà au taquet), dégager un excédent pour rembourser les dettes existantes. Ainsi, ils feront baisser les taux d'intérêt (moins de demande publique en crédit), rétabliront la confiance (taux de CDS en baisse, réduction des spreads), cesseront de priver l'économie réelle des capitaux précédemment absorbés par les dettes publiques. Les banques y perdront certes des clients étatiques faciles mais qui ne va pas devoir faire des sacrifices ?
a écrit le 18/11/2011 à 10:20 :
Qu est ce que "pese" un petit Baroin contre la grande Allemagne emmenee par la nouvelle dame de fer Angela?
a écrit le 18/11/2011 à 10:06 :
Il n' y pas une grande entreprise qui nait pas une banque comme partenaire... sauf le plus grandes à savoir Les Etats de la zone euro ! Ils ont besoin comme elle d'un banquier qui ne peut être que la BCE pour les accompagner dans le quotidien de façon limitée mais sûre à hauteur de 1 à 2 mois maximum du budget annuel. Il faut aussi d'urgence permettre un refinancement privilégié pour les Etats et pour les banques qui financeraient les investissements ( 2 à 3% du PIB annuellement) de la transition écologique indispensables pour soutenir la croissance et commencer à traiter les grands enjeux environnementaux et énergétiques des décennies à venir.

Voir l'article que j'ai publié sur
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221140041/bon-usage-refinancement-bc
a écrit le 18/11/2011 à 10:01 :
Ayant décidé par traité qu'ils n'ouvriraient jamais le robinet de la Banque Centrale de l'Eau ( BCE ) les euroshadoks s'approvisionnaient en liquide au moyen de seaux légèrement troués qu'ils transportaient trés loin pour le ramener depuis les réserves qui existaient de par le monde. Selon leur pays d'appartenance ils étaient plus ou moins bien vus des Propriétaires de Gargouilles ( PDG ) marchands mondiaux de liquidités, car il est vrai que certains shadoks gaspillaient honteusement le précieux chargement une fois rentrés chez eux. C'est pourquoi les PDG pour les sanctionner augmentaient graduellement la largeur du trou avec une perte sèche d'eau qui allait croissant pour les shadoks et une récupération qui augmentait pour les PDG.
Ce système fonctionnait assez bien depuis deux à trois dizaines d'années dans l'insouciance et sans volonté réelle des PDG d'augmenter exagérément la largeur des trous lorsque certains d'entre eux eurent une excellente idée. Après une expérience ratée dans la diffusion de liquides toxiques à usage domestique qui avait précipité nombre de shadoks sous des tentes hâtivement plantées dans leur jardin, ils s'étaient rendus à l'évidence. C'était bien l'eau, celle qui n'a pas d'odeur, qu'il fallait débiter mais les trous dans les seaux devaient être agrandis en fonction des comportements irresponsables des latinoshadoks en particulier.
Et pourtant, parce que l'un des shadoks des brumes du Nord avait connu une inondation tragique dans le passé pour avoir laissé ouvert le robinet de sa propre BCE et qu'il était influent dans la communauté euroshadokienne, nos amis continuaient par dogmatisme et stupidité à ne pas ouvrir.......
Réponse de le 18/11/2011 à 13:07 :
haha oui il vaut mieux rire du ridicule de ces élites aussi bêtes que les shadoks
a écrit le 18/11/2011 à 9:57 :
le fonctionnement de notre système de retraite pour le privé fait bondir les allemands avec qui j'ai pu discuter. Le cout, le mode de calcul, l'injustice par rapport au privé sont impensables en Allemagne.La gestion de la crise par notre gouvernement les laissent pantois. Avait-on besoin d'une guerre en Lybie , de "prèter " de l'argent à la Tunisie, ? a-t-on besoin d'annonces souvent sans suite concrète ? a-t-on besoin de régions, départements,conseils généraux, cantons, comunautés de communes, communes ? si on veut s'en sortir, la France doit être gérée sainement et pour cela, l' Etat doit réduire son train de vie, alors qu'il ne fait qu'augmenter les impots
a écrit le 18/11/2011 à 9:54 :
Ce "jusqu'au boutisme" Allemand devient plus qu'agaçant. C'est l'Allemagne qu'il faut sortir de l'Euro ! Le nouveau Deutch Mark s'envolerait et tuerait l'industrie Allemande. L'Euro reste surévalué, très au-dessus de son cours d'introduction et une bonne dépréciation ferait tellement de bien à tous !
Réponse de le 18/11/2011 à 12:25 :
Vous pouvez vous porter garant pour les Grecs,Italiens,Espagnols,Portugais, Francais...
a écrit le 18/11/2011 à 9:51 :
Il fallait en effet la monnaie commune avant la monnaie unique, tant qu?on n?avait pas mis en place une véritable gouvernance européenne : c?était la position de Balladur, qui fut sabrée en France même, tant la tentation irresponsable et illusoire de profiter de la force du mark sans rien payer, sans apporter les nécessaires et justes contreparties, étaient fortes.

Pour revenir à la monnaie commune, il est trop tard. Ne pas suivre Angéla Merkel aujourd?hui serait une faute dont la France et l?Europe ne se relèveront jamais, mieux vaudrait ne plus perdre de temps.
a écrit le 18/11/2011 à 9:43 :
Béotien, je ne vois pas la différence entre le fait que ce soit la BCE qui détienne la dette des états, ou les banques commerciales. Une dette est une dette. Si la BCE peut racheter la dette des états et prêter à 1,5% plutôt que 7, voire 10% bientôt, ce serait une bonne chose sans que le risque d'inflation soit majoré puisqu'il ne s'agit que d'un changement d'organisme préteur.
Réponse de le 18/11/2011 à 10:16 :
Tres bonne remarque Homer,
Je me demande encore comment cette absurdite est possible :
Les banques privees empruntent a la BCE a 1% pour preter ensuite aux etats a 3, 6 ou 15 % .... Jusqu ' a quand ?
La BCE doit preter directement aux Etats a des taux non usuriers.
Réponse de le 18/11/2011 à 13:11 :
Oui mais ces banquiers , comment vivraient ils après ? avec tous les impôts à payer sur le bonus de l'année précédente ! haha on est pas prêt de se sortir de ce chemin , que ça monte ou que ça descende , il y a toujours un banquier pour empocher la différence !
Réponse de le 18/11/2011 à 13:27 :
solution finale : on ne rembourse pas aux banques , qui font donc faillite et ne remboursent pas à la BCE qui fait failllite aussi... on renationalise le tout en le dépeçant allègrement.
Bilan : plus de dettes et plus de BCE ...
a écrit le 18/11/2011 à 9:42 :
Je pense que nos dirigeants nient l'évidence, on ne peut pas dépenser plus que l'on ne gagne. J'imagine que leur objectif est de diluer la dette par l'inflation : la monnaie ne vaudra plus rien, la production s'effondrera, le peuple sera ruiné et l'état désendetté. L'état pourra alors relancer la machine par une nouvelle période de croissance à crédit.
Les allemands s'y refusent et je leur donne raison.
Si les allemands reviennent au mark , je saurai où mettre mes économies. Surement pas en Francs ou en Euros.

Réponse de le 18/11/2011 à 10:05 :
Tout à fait d'accord. La France veut de l'inflation pour réduire sa dette et pour cacher son incompétence.
Réponse de le 18/11/2011 à 10:13 :
Comme en Angleterre et aus US ....
Monetiser la dette est chose courante dans des etats federaux, sans pour autant que cela genere une inflation deraisonnee.
Personne ne demande a ce que les 3000 milliards de dettes soient absorbees par l'inflation. Mais entre tout et rien il y a un juste milieu. L'emission de monnaie permettrait de freiner l'envolee des taux d'emprunts insoutenables et autorealisateurs.
Sans intervention, changement de statut de la BCE et de l'Euro, croyez vous sincerement que cette Europe puisse s'en sortir ?
Oui un des politiques budgetaires plus strictes, mais cela ne servira a rien si aucune modification structurelle de cette Europe n' est envisagee.
a écrit le 18/11/2011 à 9:38 :
il est plus que temps de cesser les pratiques consistant à prolonger artificiellement l'euro en l'etat actuel.heureusement que berlin veille car les dirigeants des autres capitales sont des inconscients.
a écrit le 18/11/2011 à 9:38 :
c'est a se demander si la crise n'arrange pas certains pays. et leurs intérets. ce dialogue de sourd entre deux pays image ce que celà peut etre pour 27. a mon avis il serait souhaitable amettre fin a cette expérience desastreuse et cette image lamentable que laisse apparaitre deux grands ét précurseurs de l'europe et je ne pense pas que de gaulle et adenauer auraient voulus celà
a écrit le 18/11/2011 à 9:37 :
Quand je lis certains qui precisent que l'Europe serait sauve si un controle budgetaire ( et sansctions au cas ou) avait ete accepte par la France, je me demande si les notions de democratie et souverainisme ont encore une sens aujourd'hui.

La levee de l'impot repose sur le consentement de la population s'exprimant lors d' un vote. En gros, la gestion et le controle budgetaire sont intimement lies a l'election et la democratie.
Confier cette tache a l'Europe, sans au prealable avoir consulter les Francais releverait d'une faute grave et d'une atteinte a notre democratie, ni plus ni moins.
Réponse de le 18/11/2011 à 11:28 :
l'ingerence est une atteinte à la démocratie cependant notre systeme actuel ne fonctionne pas. la gestion et le controle budgetaire n'est pas l'apanage des politiques,trouvons alors un systeme de superintendance indépendant des politiques pour gerer le budget et controller les dépenses de la nation. Peut etre faut il donner plus de pouvoir à la cour des comptes !! mais lors de la décision et non pas à postériori!
a écrit le 18/11/2011 à 9:37 :
Monsier Sarkozy ferait bien de réduire un peu les dépenses présidentielles pour montrer l'exemple. Les députés ferait bien d'accepter de baisser leur indemnités parlementaires de 10%, etc.

Tant que les personnes qui nous représentent n'agiront que pour eux et non pour les électeurs, rien ne s'arrangera.
Réponse de le 18/11/2011 à 13:57 :
Blackout a raison sur toute la ligne les parlementaires doivent cracher au bassinet car ils doivent etre les premiers a faire des efforts et que demander qu ils donnent 10% ce n est pas la mer a boire.c'est faire voir que l on ne prend pas les français pour des veaux..
a écrit le 18/11/2011 à 9:36 :
Nous savons depuis les origines que l'Europe doit se fédéraliser pour survivre en tant qu'union. Repousser les échéances comme le font les français est purement electoraliste. L'UMP est refractaire à une EU fédérale amis que propose Paris? NADA! Si nous devons continuer à vivre dans une maison commune, soit on accepte de mettre en commun, soit on quitte les lieux. Le deal est simple, proposer à notre partenaire et aux autres, le saut fédéral devenu indispensable avec toutes les garanties que les états finiront par payer leurs dettes tout en gararntissant les dettes des autres états. Ne sommes nous pas suffisamment riches pour cela? cela en devient pitoyable de voir comment les uns , mesquins, et les autres , dépensiers, se regardent en chien de faience. Soit on fait ce saut politique, soit on laisse touit tomber. Hélas, voilà les deux seules options....l'Allemagne à bon dos.... les français depuis Chirac trainent les pieds....voilà la réalité. La seule solution pour la zone euro, c'est de quitter le carcan de l'UE car les autres, non membres, freinent toute décision. Alors, la question est simple? Explosion en vol ou vrai solution fédéral ou confédérale?
a écrit le 18/11/2011 à 9:24 :
Il faut repartir à zéro aussi bien au niveau de l'UE (l'intégration de la Roumanie et de la Bulgarie pour ne citer que ces 2 exemples a été pure folie) ainsi que de la zone Euro. Sinon tout va imploser et on reviendra en 1945.
Quant à la France, elle n'a pas entrepris les vraies réformes structurelles alors que la RFA a au moins 30 ans d'avance dans de nombreux domaines.
a écrit le 18/11/2011 à 9:17 :
Il faut être clair, la masse monétaire est nourrit par de l'endettement. On réglera pas ce dernier sans faire baisser l'autre, ou alors les banques centrales rachètent les dettes et les passent en pertes... et on repart a zéro avec une dose d'inflation... ou alors on passe + de 10 ans d'austérité... allemagne a choisit ça sera austérité, va falloir aller leur remettre une claque comme en 14/18 et 39/45... et élargir les cimetières...
a écrit le 18/11/2011 à 9:17 :
Et voila comment en signant des traités dans le dos des peuples on se retrouve nu face aux réalités politiques et historiques.
L'Allemagne réunifiée a définitivement pris le contrôle de l'Europe.

Rappelez vous et relisez ceci : http://www.assemblee-nationale.fr/connaissance/revision5_philippeseguin_Maastricht.asp
a écrit le 18/11/2011 à 9:14 :
L'allemagne ne veut pas monétiser la dette alors que tous les pays du sud n'attendent que ça ! Solution : L'allemagne retrouve une monnaie nationale, la BCE ou le FESF fait tourner la planche à billet, monétisation de la dette, dévaluation de l'euro, inflation de 8 à 10% pendant 5 à 10 ans si ça se passe bien, hyperinflation si ça se passe mal. Quoi qu'il arrive, 10 ans de non croissance, voir de récession devant nous ! Euro ou pas Euro.
a écrit le 18/11/2011 à 9:14 :
Tant que chaque pays de la zone euro pourra émettre par lui même de la monnaie, le problème subsistera. En effet, s'il émet de la monnaie, il est souverain, s'il est souverain, le poids de sa dette lui incombe en totalité au regard de son PIB. A partir du moment où la somme empruntée et les intérêts qui en découlent ne peuvent être couverts par son PIB, c'est à dire la richesse qu'il produit, il est logique de voir sa note se dégrader. Maintenant, il est logique que l'Allemagne refuse ce que la France propose, pourquoi devrait-il y avoir une mutualisation de cette dette, alors que les cancres de la zone euro ne veulent pas réduire leurs dépenses, revoir leurs méthodes de gestion en veillant à l'équilibre entre dépenses et recettes. La B C E ne pourrait remplir ce rôle qu'à la condition qu'elle soit seule à pouvoir émettre de la monnaie, qu'il y ait un ministre des finance européen disposant de la primauté sur tous les autres sinistres des finances des pays de la zone euro. Ainsi, l'Allemagne serait sûre d'une gestion correcte et non d'une gabegie que certains souhaitent mettre en place. Enfin, pourquoi les bons devraient payer pour les mauvais ? Lorsque les bons payent pour les mauvais, cela s'appelle du socialisme ou l'égalité des chances.
a écrit le 18/11/2011 à 9:10 :

Les Etats de la zone euro ont besoin d?un banquier qui ne peut être que la BCE pour les accompagner dans le quotidien de façon limitée mais sûre à hauteur de 1 à 2 mois maximum de leur budget annuel. Il faut aussi permettre un refinancement privilégié pour les Etats et pour les banques qui financent les investissements de la transition écologique indispensables pour soutenir la croissance et commencer à traiter les grands enjeux environnementaux et énergétiques des décennies à venir.
Voir mon article qui développe l'anayse du fondement et la faisabilité de ces propositions sur
michelcastel.com
ou sur
http://lecercle.lesechos.fr/economie-societe/politique-eco-conjoncture/politique-economique/221140041/bon-usage-refinancement-bc

a écrit le 18/11/2011 à 9:07 :
Tiens le couple Merkel / Sarkozy rencontrerait-il des turbulences hors G 20 !
a écrit le 18/11/2011 à 9:00 :
Bravo Madame Angéla MERKEL, vous avez raison, il ne faut rien céder. L'on vient pleurer..dans vos jupes..?? Il fallait réfléchir avant. A votre place, Chère Madame, je fabriquerais, un panneau géant sur lequel il serait écrit...: "A tous les Latins, DÉMERDEZ-VOUS, je reprends mon ancienne monnaie".
Réponse de le 18/11/2011 à 13:09 :
... le problème, c'est qu'aujourd'hui même les autres pays sont touchés : Finlande, Autriche, Pays-Bas. Avez vous lu l'article avant de commenter ?
a écrit le 18/11/2011 à 8:57 :
pourquoi tribune a changé le titre "nein nicolas "
a écrit le 18/11/2011 à 8:56 :
La dernière solution de facilité pour continuer à faire de la dette, est de faire marcher la planche à billets, par l'intermédiaire de la BCE. Mais.., il faudra bien les rembourser un jour nos dettes, et, ce jour là, ça va faire mal... Cela voudrait dire que du jour au lendemain, la moitié de nos recettes serviront à rembourser les intérêts de nos emprunts, et, une petite somme de la dette, ce qui nous fera 100 ans de remboursement. IMPENSABLE. Nous sommes cuits
a écrit le 18/11/2011 à 8:51 :
dans le couple franco allemand il n'y en a qu'un qui commande
a écrit le 18/11/2011 à 8:50 :
En 2012, votons Angela qui va nous débarrasser de la petite URSS française.
Réponse de le 18/11/2011 à 10:23 :
Il est exact d'estimer que la France est, dans son comportement économique public voire politique, un digne successeur de l'URSS ou de l'Europe de l'Est d'avant la chute du mur.
a écrit le 18/11/2011 à 8:41 :
Si Angela se présente en France, beaucoup de français qui ne vont pas aller voter, à cause de la médiocrité des principaux prétendants, auront trouvé leur candidat.
a écrit le 18/11/2011 à 8:27 :
c'est les francais qui sont sourds, pas les allemands!
a écrit le 18/11/2011 à 8:16 :
Faire de la BCE une bad bank, c'est reculer pour mieux sauter. Quelle sont les pertes avérées suite aux rachat d'obligations des PIIGS à ce jour, sans compter que les grecs ne vont pas se satisfaire d'une décôte de 50%..Merci aux allemands pour leur rigueur -certes pas un gros mot-, et décidemment, le comportement "latin" des cigales françaises est confirmé; une seule issue: budgets en équilibre, le reste n'est que manipulation financière à la Madoff..
a écrit le 18/11/2011 à 8:15 :
merkel a raison; sarkosy veut seulement diluer la dette sans faire d'efforts sur les dépenses aussi idiotes que la suite à 37000 euros pendant le g20 aucun dirigeant ne l'a fait;comble il voulait la régle d'or "pour les autres sans doute"
Réponse de le 18/11/2011 à 9:21 :
matheo; renseignez-vous, il n'y a pas de suite à 37000 euros dans cette histoire; arrêtons déjà de colporter les diverses conn....... entendues ici et là, ce sera un grand pas vers la raison!
a écrit le 18/11/2011 à 8:13 :
C'est bizarre, on parle jamais de la dette publique Allemande ( c'est bien sur pas les mêmes conditions ) mais cela doit représenter dans les 2750 milliards d' ? !( 84 % de +ou- 3300 de Pib )
Réponse de le 18/11/2011 à 14:35 :
il y a peu on a même vu apparaître le chiffre de 5.000 milliards d'euros ( en ajoutant les différents engagements de l'état allemand ), puis ce chiffre a disparu des écrans .... info ou intox ? à suivre en tous cas
a écrit le 18/11/2011 à 8:13 :
« I believe that banking institutions are more dangerous to our liberties than standing armies. If the American people ever allow private banks to control the issue of their currency, first by inflation, then by deflation, the banks and corporations that will grow up around the banks will deprive the people of all property until their children wake-up homeless on the continent their fathers conquered. » Thomas Jefferson (Letter to the Secretary of the Treasury Albert Gallatin, 1802)

Traduction française:

« Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent leur monnaie, les banques et toutes les institutions qui fleuriront autour des banques priveront les gens de toute possession, d?abord par l?inflation, ensuite par la récession, jusqu?au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquis ». Thomas Jefferson (1802)

a écrit le 18/11/2011 à 8:11 :
On arrive au terme d"une tentative qui aura fonctionné 10 années et finalement échouée sur ce modèle. Inutile de se mentir l'Allemagne vient de dire clairement qu'il n'était pas question de payer sans rien changer, plus clairement "ça suffit !". L'histoire de l'Allemagne n'est pas celle du Nazisme, il savent faire d'autres choses, il y a eu des fous partout même en France, MAIS AUSSI DES GENIES c'est ceux là l'avenir pas la BCE !
a écrit le 18/11/2011 à 8:07 :
Les allemands sont en train de nous sacrifier sur l'autel de leurs sacro-saints principes économiques qu'il est surtout interdit de remettre en question. Tirons en les leçons et prenons nos distances...
Réponse de le 18/11/2011 à 10:42 :
oui arrêtons d?acheter des volkswagen, des Opel, des Mercedes, des BMW. des Audis , ah désolé , vous en avez une ???? sinon achetez une C1 fabriquée en Tchéquie mais payable en euromark. Vos francs vous serviront pour jouer au monopoly
a écrit le 18/11/2011 à 8:07 :
C?est toujours le même discours insensé des Français. Nous nous sommes les meilleurs, on sait comment en f...moins tout en distribuant des RSA à foison, des aides au logements et jusqu?à l?argent pour les familles polygames et on s?imagine que les fourmis allemandes vont continuer à nourrir des cigales de Français. Dansez, maintenant et au son des tambours allemands sinon demerden sie sich. Marre de vos discours sur la solidarité sociale, avec 36 800 communes, des régions avec des caciques à leurs têtes, des départements avec des tas de conseillers et des fatigués d?adolescents défilant pour exiger la retraite avant même de travailler. Des syndicats sans syndiqués et qui ruinent l?économie. Ecoutez un Mailly et vous vous prenez la tête, tant d?inepties. Les Allemands en ont rien à cirer de nos vantardises et pleurnicheries, au boulot, c?est tout.
Réponse de le 18/11/2011 à 9:22 :
+ 1
Réponse de le 18/11/2011 à 11:27 :
+2
a écrit le 18/11/2011 à 8:02 :
Les cigales latines du Sud de l'Europe voudraient relancer le système des assignats, qui mêne à la faillite des Etats et in fine à la famine. Les fourmis du Nord ne veulent pas des dévaluations qui ont généré le nazisme et la seconde guerre mondiale. Les foumis, bien évidemment, auront le dernier mot, car c'est la seule voie raisonnable. Tout ce qui ignore cette finalité relève de l'utopie.
a écrit le 18/11/2011 à 7:55 :
Si N Sarkozy avait accepté un contrôle des budgets, comme le propose Merkel, toutes ces histoires seraient terminées. A Berlin on demande depuis le début plus de contrainte sur les États pour qu'ils respectent leurs engagements. Un fédéralisme accru permettrait de donner un coup d'arrêt à la spirale spéculative... et c'est M Sarkozy qui bloque...car il veut pas que l'on mette le nez dans son budget et qu'on y trouve, notamment, les 50 milliards d'euros de niches fiscales qu'il a "déclassé" c'est à dire intégré dans la loi fiscale afin qu'elle ne soient pas rabotées....
a écrit le 18/11/2011 à 7:54 :
Jusqu'à quand, la longue agonie de l'euro ?
Réponse de le 18/11/2011 à 8:47 :
Plutôt la longue agonie de l'Etat providence français et de ses succursales communistes. L'euro va bien, merci pour lui.
Réponse de le 18/11/2011 à 8:57 :
il ne fallait pas entrer ds l'Europe -
Réponse de le 18/11/2011 à 9:22 :
Des Etats hyperendettés qui empruntent encore et encore avec un taux de plus en plus élevé, est-ce viable ?
Réponse de le 18/11/2011 à 9:29 :
Pépé fait on est au 21siècle.
Réponse de le 18/11/2011 à 18:54 :
Non bien sur ce n'est pas viable -
a écrit le 18/11/2011 à 7:41 :
Bravo Angela !! çà C une dirigeante !! les pays latins veulent se servir de la BCE pour dépenser !! même si la BCE y a tjrs qlq1 qui encaissera les pertes pour cette dette !!
pourquoi le marché souhaite l'intervention de la BCE car le spéculateurs veulent des liquidités ce sont comme des vampires ils veulent tout le temps du sang frais .
Sarko cherche une solution simpliste !! mais angela a raison commence d'abord à faire le ménage chez soi
a écrit le 18/11/2011 à 7:25 :
Pourquoi ne traite-t-on jamais la faute originelle ? Celle qui a consisté à faire de l'euro une monnaie unique au lieu d'en faire une monnaie commune. Sans politique fiscale unique, pas de politique économique unique = pas de monnaie unique possible sans les difficultés que nous connaissons. Il y a trop d?hétérogénéité dans la zone euro.
Avec un euro monnaie commune, une zone de fluctuation entre monnaies nationales et euro très réduite pour que la spéculation n'y trouve jamais son compte, les économies retrouveraient leurs équilibres. Ce serait une période transitoire vers une politique fiscale commune.
Réponse de le 18/11/2011 à 8:30 :
le pegged float, on sait ce que c'est; autant revenir alors aux monnaies nationales; bon, on sent bien que le francais a besoin ' dune monnaie forte' pour acheter son petrole et ' d'une monnaie faible pour exporter'; personne n'est dupe
Réponse de le 18/11/2011 à 9:36 :
Il fallait en effet la monnaie commune avant la monnaie unique, tant qu?on n?avait pas mis en place une véritable gouvernance européenne : c?était la position de Balladur, qui fut sabrée en France même, tant la tentation irresponsable et illusoire de profiter de la force du mark sans rien payer, sans apporter les nécessaires et justes contreparties, étant forte.

Pour revenir à la monnaie commune, il est trop tard. Ne pas suivre Angéla Merkel aujourd?hui est une faute dont la France et l?Europe ne se relèveront jamais.
a écrit le 18/11/2011 à 7:19 :
L'Allemagne affiche un excédent commercial de 14 Milliards par mois, je répète, par mois, d'où l'endettement de la plus part des autres pays de la Zone Euro.
Si nous voulons aider la Grèce et les autres pays en difficulté il faut leur permettre d'augmenter leur productivité et les y aider. L'austérité freine l'économie et par conséquent les rentées fiscales diminuent.
La convergence des économies de la zone euro a été (volontairement) trop négligé, en fait nous avons aidé les pays en dehors de la zone Euro plus que les pays en difficulté de la zone euro.
La campagne de dénigrement, surtout par les média allemands, toujours aussi perfides, a pour but d'empêcher des mesures qui permettraient d'atteindre une convergence des économies de la zone euro.
Tant que les balances commerciales ne seront pas équilibrées les budget ne pourront pas l'être non plus.
Par ses exportations l'Allemagne exporte aussi son chômage!
C'est par la qu'il faut commencer.
Réponse de le 18/11/2011 à 7:43 :
Je ne crois pas que l'Allemagne soit du fait de ses excédents commerciaux, responsable de notre dette. Sinon comment expliquez vous qu'ils soient aussi endettés que nous.
L'endettement des états n'est pas lié aux déficits commerciaux cela est démontré par je Japon et l'Allemagne qui en ont et sont pourtant des champions de l'exportation, mais aux budgets en déséquilibres de ces états, comme le nôtre.
La raison est plus clairement liée aux recettes de ces états, et donc aux collectes d'impôts qui progressent moins vite que les dépenses.
Il s'agit donc bien avant tout de régler ce point, par une baisse des dépenses impérative. Quand à la hausse des impôts, la question de la relance de la consommation, qui est une piste, se pose si elle induit encore plus d'importations.
Réponse de le 18/11/2011 à 8:33 :
les allemands sont responsables... avant c'etait les americains, les chinois, et les marches financiers; en france, personne n'est jamais responsable de rien ! sur un autre registre ca me rappelle ca http://www.pacte2012.fr/video.html
Réponse de le 18/11/2011 à 9:48 :
Ouais bien vu : http://www.maitre-eolas.fr/post/2011/11/12/Attention-manip-%3A-le-pacte-2012-de-l-Institut-pour-la-Justice
a écrit le 18/11/2011 à 7:10 :
Sarkozy propose que la BCE prête au FMI qui prêterait ensuite aux Etats européens. Le bon sens allemand dit NEIN. On peut envisager de racheter sur le marché secondaire des dettes souveraines, voire (interdit par les traités) de prêter directement aux Etats, mais pas de créer une usine à gaz que le propose la France. Notre pays est décidément champion de dispositifs alambiqués!! Suffit de regarder notre droit fiscal.
a écrit le 18/11/2011 à 7:10 :
Nous y sommes de nouveau. Comme par le passé ce sont les mauvais allemands qui empêchent danser en rond.Comme si l'histoire bégayait. Merkel ne veut pas céder au bon petit Nicolas et pas besoin de chercher plus loin avec Lagarde et les autres il y a une explication claire à la faillite de l'Europe: les Allemands. Pensez qu'ils ne veulent même pas brider leur économie pour nous laisser la place. C'est insensé, non? Quels égoïstes!Le problème c'est qu'en France on cherche toujours des explications à un échec et outre Rhin à une réussite.Etrange.
Réponse de le 18/11/2011 à 7:43 :
accepterais tu d'endosser les frai après ?? et qui peut assurer que cette solution est la meilleure pour résoudre cette crise ???
Réponse de le 18/11/2011 à 8:44 :
Je trouve le commentaire de Felidae délicieusement ironique.
Réponse de le 18/11/2011 à 9:35 :
Arrêtez de fantasmer. Pourquoi les deux principaux dirigeants européens seraient-ils d'accord sur tout. Pour faire avancer les choses il faut qu'il y ait confrontation d'idées, puis réflexion, puis décision. Arrêtez ces sous-entendus fallacieux et partisans. On a des dirigeants qui travaillent, alors naisser les au moins faire leur boulot.
a écrit le 18/11/2011 à 7:04 :
Vous oubliez de dire que si Sarkozy avait accepté un contrôle des budgets, comme le propose Merkel, toutes ces histoires serait terminées. A Berlin on demande depuis le début plus de contrainte sur les Etats pour qu'ils respectent leurs engagements. Un fédéralisme accru permettrait de donner un coup d'arrêt à la spirale spéculative... et c'est M Sarkozy qui bloque...
Réponse de le 18/11/2011 à 7:57 :
Accepter un controle des budgets=suppression de ce qui reste du pouvoir régalien. Donc suppression de ce qui nous reste de démocratie.
Manquerait plus que les banquiers s'installent à la tète des Etats!
euh.. pardon à Monti et Papademos..
Réponse de le 18/11/2011 à 8:34 :
c'est plus facile de jeter l'argent par la fenetre sous les applaudissements des syndicats
Réponse de le 18/11/2011 à 9:06 :
pour cacher leurs deboires?
Réponse de le 18/11/2011 à 9:11 :
Mais la France et l'Allemagne ont déjà marié leurs politiques budgétaires. Notre gouvernement se fiche de l'Allemagne autant que des Français.
a écrit le 18/11/2011 à 6:54 :
Vous ne dites pas que c'est Sarkozy qui bloque en refusant un contrôle des budgets, il suffirait qu'il l'accepte pour que l?Europe soit sauvée...

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