Barack Obama presse l'Europe d'agir contre la crise

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Inquiet des effets de la crise européenne sur l'économie américaine, le président américain invite ses partenaires européens à prendre des mesures d'urgence afin de soutenir leur secteur bancaire.

Les dirigeants européens "savent qu'il est urgent d'agir", a affirmé le président américain ce vendredi lors d'une conférence de presse. Barack Obama plaidait notamment pour une stabilisation du système financier. "Il faut agir au plus vite pour injecter des capitaux dans les banques en difficulté", a-t-il demandé alors que l'Espagne est au coeur des inquiétudes et pourrait être amenée à demander l'aide de l'Europe pour sauver ses banques.

"L'Europe a la capacité" de prendre des décisions difficiles

Après une dégradation de l'Espagne de trois crans par l'agence de notation Fitch, les marchés se sont affolés. Mais si Madrid refuse pour le moment toute aide internationale, le gouvernement pourrait se raviser, dès ce week-end, et demander à l'Union européenne un soutien pour recapitaliser ses banques. Fitch ratings évalue entre 60 et 100 milliards d'euros les besoins de financement des banques espagnoles tandis que le Fonds monétaire international devrait remettre un rapport sur cette question lundi. 

"Les décisions qui doivent être prises sont difficiles, mais l'Europe a la capacité de les prendre", a lancé Barack Obama qui encourage les dirigeants européens à collaborer "davantage en matière de politique budgétaire et bancaire". La nature de l'entraide européenne fait débat au sein des membres de l'Union européenne. La France et l'Allemagne notamment ne partagent pas la même vision sur les outils à employer pour tenter de juguler la crise. 

"Notre secteur privé se porte bien"

Le locataire de la Maison Blanche, en pleine campagne pour sa réelection en novembre prochain, s'inquiète des effets de la crise européenne sur l'économie américaine. "L'Europe est notre plus important partenaire commercial", a-t-il rappelé avant d'affirmer que "le secteur privé se porte bien". Plus de 800.000 cette année seule", a vanté le président américain, une semaine seulement après que des chiffres décevants sur l'emploi aux Etats-Unis ont été publiés.

Une assertion qui a fait bondir ses adversaires républicains. "Nous avons créé 4,3 millions d'emplois au cours des 27 derniers mois. Au mois de mai, le taux de chômage est en effet reparti à la hausse, atteignant 8,2% de la population active. Le chef de la majorité républicaine au Congrès, Eric Cantor s'est empressé de rappeler ces chiffres. "Nous venons d'écouter le président des Etats-Unis dire que le secteur privé se porte bien. Et ma question au président serait la suivante: vous plaisantez? A-t-il vu les chiffres de l'emploi qui sont sortis la semaine dernière? La secteur privé ne va pas bien", a-t-il affirmé lors d'un point presse. De son côté, le président de la Chambre des représentants, John Boehner a interpellé Barack Obama:"M. le président faites-moi confiance, le secteur privé ne se porte pas bien".

 

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Commentaires
a écrit le 09/06/2012 à 23:18 :
Rappelez-moi qui a inventé les sub-primes et les "produits" financiers les plus "toxiques" déjà...??? Bonne crise à vous, cowboys.
a écrit le 09/06/2012 à 18:01 :
De quoi je me mêle ! aux US ce c'est guère la joie me semble-t-il alors que chacun balaie devant sa porte svp.

Hormis partir en guerre contre tout le monde on se demande à quoi il sert ce brave
Réponse de le 11/06/2012 à 8:51 :
c'est clair
a écrit le 09/06/2012 à 10:57 :
Il a raison !
a écrit le 08/06/2012 à 23:13 :
Devrons nous tout supporter des USA au prétexte qu'ils sont venus nous libérer? Notre dette doit-elle être éternelle et aveugle. N'avons-nous pas su pardonner aux allemands les horreurs de la guerre. Ne devons-nous pas aujourd'hui nous libèrer d'une Amérique malsaine et avide?
a écrit le 08/06/2012 à 21:22 :
Vous avez raison, nous sommes dans des régimes diaboliques qui éliminent les jeunes de la vie active. On entend à la radio que les entreprises doivent monter au créneau car la politique conduite est pour eux funeste. On va à l'effondrement. Alors qui est assez idiot pour aller à l'abattoir? On pousse la société à la mort et quoi il faudrait ne rien dire? Sommes-nous sous Staline?
a écrit le 08/06/2012 à 20:24 :
JUSQU?OÙ OSERONT ILS ALLER ? Le feuilleton de la très bonne ambiance continu donc à occuper toute la scène médiatique actuelle. Car la pression s'amplifie, mais rien de nouveau au pays du Capitalisme ne vient modifier cette route mortuaire.."Plus dure sera la chute" qui immanquablement se produira, et plus vite qu'on ne peut le penser ! Déjà l'Espagne qui proclamait il y a peu qu'elle ne réclamerait rien à l'Europe s'apprête à son tour à demander de l'aide.Que faudra t' il d'humain pour dévier ces comportements désastreux pour la planète et l'ensemble de ses peuples dans l'attente et l'inquiétude généralisée.

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