Quand Obama et Romney s'écharpent sur leur bilan économique en video

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Copyright Reuters (Crédits : AFP)
Aux Etats-Unis démocrates et républicains se renvoient face à leurs bilans économiques respectifs dans les traditionnels clips de campagne avant la présidentielle de novembre. Une diatribe à laquelle Bill Clinton a participé lundi, en fustigeant le candidat républicain pour ses positions digne d'une « politique européenne » sur la rigueur budgétaire.

Outre-Atlantique, les clips de campagne pour la présidentielle ne se font généralement pas de cadeau. Et, avant le scrutin de novembre prochain, les vidéos montées par les Démocrates et les Républicains s'inscrivent dans cette lignée.

Dernière en date, une vidéo "approuvée" par Barack Obama, charge le bilan de son opposant républicain Mitt Romney en tant que gouverneur de l'Etat du Massachusetts. Le clip, qui a coûté environ 10 millions de dollars et sera diffusé dans 9 Etats dont la Floride, l'Ohio et la Pennsylvanie, ne fait pas dans la dentelle. Après une image du rival de Barack Obama déclarant : "je parle le langage de l'économie", s'affiche l'extrait d'un article du Boston Globe dans lequel le bilan économique de Mitt Romney décrit comme "l'un des pires du pays". Puis, sont égrenés des chiffres sur les emplois industriels perdus et la hausse de la dette de l'Etat avec la mise en exergue de " délocalisations en Inde". La vidéo de moins de une minute trente se termine sur le candidat républicain, qui, pendant sa campagne, déclare "je sais ce qu'il faut faire pour créer des emplois" suivi du commentaire sous forme de slogan : "ça n'a pas marché à l'époque, ça ne fonctionnera maintenant".

Haro sur Romney "l'Européen"

Bill Clinton en a rajouté une couche lundi soir lors d'une série de levées de fonds à New York. L'ancien président américain en a profité pour se moquer de Mitt Romney et des républicains, qui, selon lui "ont adopté la politique économique européenne". "Qui aurait pu penser que les républicains, dont le fonds de commerce a été pendant des décennies de se moquer de la 'Vieille Europe' finiraient par adopter sa politique économique? », s'est il exclamé, fustigeant l'option de l'austérité et du chômage pour "tout de suite" avant un "budget à long terme où quand l'économie reprendra des forces, les taux d'intérêt seront tellement élevés que personne ne pourra rien faire".


Un peu plus tôt, les opposants aux démocrates y étaient allés de leur propre attaque sur le bilan du président Obama. Dans un spot anti-Obama qui aurait coûté quelque 25 millions de dollars, des républicains mettent en scène une mère de famille qui aurait voté pour le démocrate en 2008 et montre sa déception, quatre ans plus tard en raison de la dette et de la hausse du chômage. "Dites au président de réduire la dette tueuse des emplois", s'y indigne la mère de famille dans ce film diffusé fin mai, avant la publication de chiffres indiquant pour la première fois depuis plusieurs mois une hausse du chômage dans le pays qui atteint désormais 8,2%.

 

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Commentaires
a écrit le 05/06/2012 à 16:32 :
J'adore ces présentations qui permettent de faire accroire à une éventuelle symétrie. Dans la réalité, Obama a simplement le bilan le plus calamiteux en termes d'argent public gaspillé, de financement d'intérêts particuliers et partisans et de recul des libertés individuelles. Ne parlons même pas d'économie: c'est une bérézina doublée d'une absence de sanction de ceux qui ont bafoué les règles les plus élémentaires du droit.
a écrit le 05/06/2012 à 15:48 :
L'homme qui sera aux commandes devra faire accepter aux américains qu'ils sont devenus "normaux" et non plus le pays leader du monde occidental qui lui même domine la planète. USA, pays normal avec une économie normale est désormais l'avenir. Nous avons surévalué notre devise pour permettre au pays de faire face à ce choc. Cela ne durera pas toujours.
Réponse de le 05/06/2012 à 16:29 :
Vous voulez dire socialiste avec un capitalisme de connivence et une corruption des élus et du processus démocratique, avec la bénédiction des medias mainstream? Si c'est bien ce à quoi vous faites référence par normal (pour un français), je vous approuve. Par contre je le regrette.

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