5 effets insolites de la crise économique sur le quotidien des Européens

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Austérité, restrictions... Face à la crise, tous les moyens sont bons pour réaliser des économies. Celles-ci peuvent avoir des conséquences inattendues sur le quotidien. En voici en quelques exemples.

En France, les pizzas rétrécissent
Selon une étude réalisée par le cabinet CHD Expert auprès de 113 pizzerias, les pizzas ont diminué de taille en 2012, passant de 32 à 31,3 centimètres de diamètre... Soit 4,3% de surface de pâte en moins pour les clients, alors que le prix d'une pizza a connu à l'inverse une hausse : 10,40 euros en moyenne pour une pizza servie sur place en 2013, contre 9,70 euros en 2012. Le prix du ticket moyen est lui passé de 13,40 à 12,90 euros, soit une baisse des bénéfices de 3% pour les restaurateurs. La France conserve cependant la deuxième place du marché mondial de la pizza, avec près de 20 pizzas consommées en moyenne par an et par personne, soit un total de 1,3 milliard d'euros.

A Mulhouse, la température de la piscine a baissé d'un degré
Les dotations de l'Etat aux communes vont baisser de 4,5 milliards d'euros en France en 2013. A Mulhouse, pour faire des économies, la municipalité a décidé d'abaisser la température de l'eau des piscines d'un degré. Cette mesure, qui concerne les 7 piscines de l'agglomération, permettra de réaliser une économie de 240.000 euros. Aussi, les horaires d'accueil seront réduits et les installations extérieures ouvriront un mois plus tard.

>> Crise en France : les chiffres qui fâchent

En Grèce,  des oliviers millénaires abattus pour se chauffer
Par temps de crise, l'hiver fut rude en Grèce, et la facture de gaz salée. Suite à une taxe sur la consommation mise en place en octobre 2012, le prix du fuel a doublé dans le pays, passant de 0,80 euros à 1,40 euro le litre. A Athènes, pour se chauffer, certains n'ont pas hésité à abattre le célèbre olivier sous lequel Platon donnait ses leçons, 2400 ans auparavant. L'arbre, sous lequel on y enseignait la philosophie, était célèbre dans tout le pays. Selon la presse locale, des vandales seraient venus couper l'olivier, pour utiliser son bois pour se chauffer. Certains parleraient même d'un réseau de mafieux trafiquants de bois.

>> L'austérité engendre un drame social en Grèce
 

En Espagne, les candidats d'un jeu télévisé privés de leurs gains
La société qui produit l'émission « Des chiffres et des lettres » version espagnole n'a pas pu payer les vainqueurs depuis deux ans. C'est un ancien candidat, Pablo Cuervo, qui a révélé l'affaire. La production, à court d'argent, n'a pas pu rémunérer comme il se doivent de l'être les gagnants du jeu depuis... juin 2011. Et ils seraient une cinquantaine dans ce cas. "Il y a des gens à qui la production doit jusqu'à 8.000 euros", assure le candidat au journal El paisPour réclamer leur dû, les candidats lésés se sont mobilisés sur internet, en vain. La société de production de l'émission, Vamos a ver Tv, a finalement du déposer le bilan il y a trois semaines.

Les femmes mettent plus de rouge à lèvres et rallongent leurs jupes
Selon une étude de chercheurs en économie reprise dans le Guardian, les femmes auraient tendance à utiliser plus de rouge à lèvres en temps de crise. C'est un phénomène qu'ils qualifient de « lipstick effect » : elles chercheraient à attirer des hommes riches, pouvant les aider à sortir de leur situation financière. La cosmétique semble en effet être le seul secteur épargné par la crise.

Aussi, elles auraient tendance à mettre des jupes plus longues. Il s'agit ici de la « hemline theory » (théorie de l'ourlet) élaborée en 1926 par l'économiste américain George Taylor. Selon lui, les femmes auraient moins tendance à montrer leurs jambes en période de crise, et inversement... Si l'on va dans son sens, pour relancer l'économie, il ne reste plus qu'à racourcir les jupes.

>> LIRE AUSSI : L'Eurovision paie aussi les frais de la crise
 

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Commentaires
a écrit le 28/05/2013 à 16:27 :
quid du prix du flan ?
a écrit le 26/05/2013 à 20:24 :
En somme c la recession ds ts les domaines.
a écrit le 24/05/2013 à 7:02 :
240'000 euros, c'est 1 belle économie...
a écrit le 24/05/2013 à 0:10 :
essai
a écrit le 23/05/2013 à 14:13 :
10 ? une pizza, c'est très cher, doublement cher quand on sait que les pizzaiolo sont une des professions qui "blacke" le plus. Quant aux piscines couvertes, chauffées, il faut vraiment être un pays riche pour se payer le luxe de chauffer des millions de litres d'eau, de l'enceinte et sa déshumidification, du traitement de l'eau et des frais de personnel, pour quelques dizaines d'entrées par jour. La piscine, c'est l'été quand il fait chaud, largement suffisant pour apprendre à nager.
a écrit le 23/05/2013 à 12:30 :
l'histoire de l'arbre de platon est un fake.
a écrit le 22/05/2013 à 11:53 :
et qui pourrait me dire quel est le stakanoviste qui a mesuré le diamètre de toutes les pizzas produites en une année ?
et comment a-t-il fait pour être présent en même temps chez les pizzaiolos exerçant entre Lille, Perpignan, Strasbourg et Brest ?
bien sûr, vous l'aurez compris : il ne peut s'agir que de Dieu !
donc merci pour ces révélations divines !
a écrit le 22/05/2013 à 8:29 :
Tout ne va pas si mal, les couches moyennes s'appauvrissent les pauvres deviennent des miséreux et les riches sont de plus en plus riches. Donc tout va bien, l'union européenne a été créée pour cela n'est-ce pas?
Réponse de le 22/05/2013 à 9:20 :
Oulala malheureux, que dites-vous là ?!
Nous savons toutes et tous que les riches sont ceux qui font tourner le pays, que sans eux nous mangerions les pissenlits par la racine, qu'il ne faut surtout pas les taxer (c'est mieux de taxer les pauvres, ils sont si nombreux !), etc
Réponse de le 22/05/2013 à 13:59 :
Mais non ! En France, ce sont les RMIstes qui font tourner l'économie : eux, au moins, ils consomment et dépensent tout ce qu'on leur donne !

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