Le temps sec aux Etats-Unis fait monter les cours du blé

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Les cours du blé sont montés cette semaine à Chicago car les investisseurs misent sur une récolte d'hiver moins abondante aux Etats-Unis

L'humidité se faisant attendre aux États-Unis, les investisseurs ont misé sur une récolte d'hiver moins abondante, ce qui a fait monter les cours du blé cette semaine à Chicago.
"La forte hausse sur le marché du blé est principalement liée au temps sec qui sévit dans la région des Plaines", principale zone de production du pays, a souligné Rich Nelson de la maison de courtage Allendale. "Et les prévisions météorologiques ne prévoient pas vraiment de changement dans les jours à venir".

Or "la récolte, qui va bientôt sortir de son hivernage, aurait grandement besoin d'humidité pour son développement", a remarqué Dewey Strickler de Ag Watch Market Advisors.

Sixième exportateur mondial de blé, l'Ukraine est scrutée

Les investisseurs continuent par ailleurs à surveiller la situation en Ukraine, sixième exportateur mondial de blé. Alors que Moscou est en passe de finaliser le rattachement de la presqu'île ukrainienne de Crimée à la Russie, les investisseurs s'interrogent sur l'impact de la crise géopolitique sur les exportations des blés ukrainien et russe et sur l'éventualité de sanctions concernant les produits agricoles que pourraient imposer les États-Unis à l'encontre du Kremlin.

Un ralentissement de la demande chinoise de soja ?

Les cours du soja ont de leur côté continué à profiter cette semaine d'une demande solide, aussi bien aux États-Unis qu'à l'étranger. Mais "l'état d'esprit du marché est en train de changer", a prévenu Rich Nelson. "Les investisseurs commencent à s'inquiéter d'un ralentissement de la demande en Chine où sévit la grippe aviaire, qui affecte les élevages de volaille, et où les producteurs de porcs perdent de l'argent depuis décembre", a-t-il expliqué.

Selon des rumeurs persistantes depuis le début de la semaine, des acheteurs chinois sont en train d'essayer d'annuler des commandes de soja brésilien déjà en route pour la Chine, et certains cargos sont déviés vers les États-Unis.

Pour Dewey Strickler, les cours ont aussi été aidés par les pluies tombées sur certaines parties du Brésil qui y "ralentissent la récolte".

Le marché du maïs reste "plutôt tranquille"

Sur le marché du maïs, la demande reste importante à l'exportation mais aussi aux États-Unis pour la production d'éthanol.

Certains s'inquiètent toutefois d'un affaiblissement de la consommation de maïs dans le pays, alors que plusieurs exploitations de porcs sont affectées par un virus de diarrhée porcine, mortel pour les porcelets.

Mais de façon générale, "le marché du maïs est resté plutôt tranquille ces derniers jours", a observé Dewey Strickler. "Il pourrait devenir plus erratique à mesure qu'on se rapproche du rapport sur les réserves de céréales et des intentions de semences le 31 mars". Dans ce document très attendu, le ministère américain de l'Agriculture dévoilera ses estimations sur les superficies dédiées à chaque produit agricole cette année.

Le boisseau de maïs (environ 25 kg) pour livraison en mai, le plus échangé, a terminé vendredi à 4,7900 dollars contre 4,8600 dollars en fin de semaine dernière (-1,44%).

Le boisseau de blé pour la même échéance a clôturé à 6,9325 dollars contre 6,8725 dollars vendredi dernier (+0,87%).

Le boisseau de soja également pour livraison en mai s'est établi à 14,0875 dollars contre 13,8850 dollars il y a une semaine (+1,45%).

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Commentaires
a écrit le 22/03/2014 à 20:45 :
Tout n'est pas perdu pour les américains.. OK ils ont détruits leurs terre avec tout ces engrais, plus de vie dans les sols, rien, la mort... Et plus de forêt dans le middle west pour réguler l'humidité... Mais maintenant il y a les terres très riches et préservées d'Ukraine ! Gouverner c'est prévoir disait l'autre...
a écrit le 22/03/2014 à 19:34 :
Le temps sec ou la spéculation ? L'Ukraine et la Russie font partie des plus gros producteurs de céréales de la planète. Je pense donc que les sanctions des US vont aussi se répercuter sur le prix des céréales, d'où la spéculation dont je parle.
Réponse de le 24/03/2014 à 14:43 :
Les deux mon général ! Car "spéculer" veut simplement dire "anticiper" !

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