Ukraine : Obama presse Poutine "d'user de son influence avec les groupes armées"

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Les Etats-Unis ont dû admettre que le chef de la CIA John Brennan s'était rendu à Kiev ce week-end. (Photo : Reuters)
Les Etats-Unis ont dû admettre que le chef de la CIA John Brennan s'était rendu à Kiev ce week-end. (Photo : Reuters) (Crédits : Reuters)
Le président américain s'inquiète du soutien du gouvernement russe aux séparatistes armés. Des accusations d'ingérence que Vladimir Poutine rejette, les estimant "infondées".

Le président américain Barack Obama a demandé à son homologue russe Vladimir Poutine de convaincre les insurgés armés pro-russes de l'Est de l'Ukraine de déposer les armes, alors qu'ils sont repassés à l'offensive lundi.

Lors d'un entretien téléphonique, le président des Etats-Unis "a souligné la nécessité que toutes les forces irrégulières dans le pays déposent les armes, et pressé le président Poutine d'user de son influence avec ces groupes armés, pro-russes pour les convaincre de déposer les armes", a indiqué lundi soir la Maison Blanche.

  • Poutine rejette les accusations d'ingérence

Barack Obama a également exprimé "sa profonde inquiétude concernant le soutien du gouvernement russe aux actions de séparatistes armés, pro-russes qui menacent d'ébranler et de déstabiliser le gouvernement en Ukraine". Des accusations d'ingérence que Vladimir Poutine a de son côté qualifié de "conjectures" reposant "sur des informations infondées", selon le Kremlin.

Les États-Unis ont par ailleurs dû admettre que le chef de la CIA John Brennan s'était rendu à Kiev ce week-end, une visite prévue, assure la Maison Blanche, alors que Moscou dénonce une collusion avec les autorités ukrainiennes en place depuis le renversement fin février d'un régime pro-russe et que le Kremlin ne reconnaît pas.

  • Crainte d'une intervention militaire russe

Moscou a toutefois reconnu que Vladimir Poutine recevait de "nombreuses demandes" d'aide des régions de l'est ukrainien, pro-russe, et suivait la situation avec "beaucoup d'inquiétude". Depuis samedi, ces région subissent des assauts visiblement coordonnés par des activistes pro-russes, mais aussi des groupes d'hommes armés aux uniformes sans identification.

  >> Tout sur les événements de lundi en Ukraine

Les déclarations du président russe renforcent les craintes d'intervention militaire - la Russie ayant massé jusqu'à 40.000 hommes à la frontière selon l'Otan, et Vladimir Poutine soulignant depuis longtemps qu'il assurerait "à tout prix" la sécurité des populations russophones de l'ex-URSS.

  • Incertitude sur les pourparlers à venir

Les Occidentaux accusent Moscou d'être l'instigateur des troubles, relevant les similitudes avec les événements de mars en Crimée. Ce regain de tensions fait peser une incertitude sur des pourparlers prévus pour jeudi à Genève. Selon l'ambassadeur russe à l'ONU, Vitali Tchourkine, la réunion serait "menacée si les opérations militaires commençaient dans l'est de l'Ukraine".

Mardi ce sont les ministres européens de la Défense qui se réunissent à Luxembourg, en présence du secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, pour examiner la crise ukrainienne.

  • Prêt d'un milliard d'euros

Les ministres européens des Affaires étrangères ont eux mis en cause la Russie dans cette "escalade" et décidé lundi d'allonger la liste des personnalités russes et ukrainiennes pro-russes sous le coup de sanctions. Ils ont donné leur feu vert à un prêt d'environ un milliard d'euros à Kiev, qui a également obtenu une garantie de crédit des Etats-Unis d'un milliard de dollars.

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Commentaires
a écrit le 16/04/2014 à 19:19 :
L'Ukraine ne serait pas en pseudo-guerre civile si la révolution des Ukrainiens révulsés par la corruption n'avait pas été récupéré par les ultra-nationalistes de Svoboda et Pravy Sektor. Maintenant ces deux la dandine du derrière car ils peuvent pas s'incriminer sans faire le jeu de cette extrême droite ! Alors l'un presse l'autre de faire...
a écrit le 16/04/2014 à 0:51 :
Parallèlement à son combat diplomatique mené contre l'Occident et le nouveau gouvernement ukrainien, le pouvoir russe se lance dans une chasse aux opposants de l'intérieur. Depuis la révolution ukrainienne, dont le pouvoir redoute la contagion à Moscou, le ton se durcit. Il est «nécessaire d'analyser ces événements, dans le but de protéger nos concitoyens contre les actions de divers extrémistes et d'éléments terroristes», a déclaré Vladimir Poutine. Ainsi une nouvelle loi prévoit notamment d'infliger une «sanction pénale» à l'encontre des «récidivistes» séditieux, allant jusqu'à cinq ans de prison. L'utilisation «d'objets susceptibles de créer de la fumée», en particulier «aux abords de la résidence du président», sera prohibée, prévoit le texte !!!!! Dans le discours public, le qualificatif «Maïdan» - synonyme de «coup d'État» mené par des «néonazis» - est accolé à la fameuse manifestation anti-Poutine du 6 mai 2012, qui donna le signal à une première vague de lois répressives. 7 de ses participants purgent actuellement des peines allant jusqu'à quatre ans de prison en Sibérie. Ce nouveau texte ne vise pas ceux qui créent des désordres, il s'agit d'une loi répressive dirigée contre tous les activistes, les politiques et les écologistes.
Réponse de le 16/04/2014 à 1:10 :
Vous copiez collez souvent vos propres contributions d'une semaine sur l'autre ?
Réponse de le 16/04/2014 à 10:51 :
Vous avez peur de Poutine et du FN, parce qu'ils promeuvent la Nation ?
Vous êtes pour détruire l’État Nation afin de mieux soumettre les peuples à l’oligarchie Atlantiste, et retirant l'élément clé de la démocratie qu'est la Nation ??
a écrit le 16/04/2014 à 0:48 :
L’extrême droite FN montre ouvertement sa sympathie pour le régime russe, qui le lui rend bien. En France, la convergence des vues du Front national et des officiels russes est de notoriété publique. La radio publique, «La voix de la Russie», invite volontiers dans ses studios les représentants du nationalisme français. Marine Le Pen, elle-même, a soutenu publiquement l’annexion russe de la péninsule, reprenant sans sourciller la rhétorique poutinienne.
a écrit le 15/04/2014 à 17:19 :
Et Poutine presse Obama "d'user de son influence pour calmer l’extrême droite au pouvoir" en Ukraine??
Réponse de le 16/04/2014 à 0:29 :
@ Gaston : Elle est minoritaire au pouvoir et pour une transition courte. Elle n'a pas envahi la Russie comme Poutine pour la Crimée, ni ne vient agiter des villes en Russie comme Poutine dans les villes de l'Est Ukraine avec des gens disposant d'AK100 spécifiques à l'armée et troupes spéciales russe.
Réponse de le 16/04/2014 à 1:08 :
Répéter sans cesse ne fait pas vérité, mais bon, on reconnait aisément vos contributions, tant elle sont dénué d'autocritique
a écrit le 15/04/2014 à 17:07 :
"Les groupes armés", groupe étant masculin...!
a écrit le 15/04/2014 à 17:06 :
Le problème majeur c'est que les Européens n'ont jamais été effectivement critiques envers les abus de pouvoir des États-Unis. Après la 2ème Guerre on se sent toujours redevables aux G.I.s, au plan Marshall et à l'OTAN, cette tante injuste qui nous dérange de temps à autre. Et, bien entendu, les USA savent comment profiter de notre condition d'éternels débiteurs à eux et ils nous le rappellent souvent. D'ailleurs, c'est une condition réelle mais pas logique à laquelle nous nous accommodons volontiers (c'est plus facile) mais qui pourra nous coûter (comme nous coûte déjà) la position de maîtres d'une Troisième Voie dans l'avenir. Nous serons toujours à la traîne soit d'un côté soit d'autre.
Réponse de le 16/04/2014 à 0:35 :
Si Staline n'avait pas envahi l'Europe et que Poutine n'envahissait pas l'Ukraine, la Géorgie et bientôt plus, nous pourrions avoir une relation équilibrée entre Etats-Unis et Russie. Le problème n'est pas les Etats-Unis mais le pouvoir actuel de Poutine et ses visées expantionnistes et militaires. On a fait l'euro à l'encontre des Etats-Unis, tout comme Airbus, le spatial etc. Il n'y a pas lieu d'opposer les uns et les autres et il serait peut-être temps d'avoir une vision planétaire plutôt que de raisonner comme des chefs de tribus d'un ancien temps.
a écrit le 15/04/2014 à 16:00 :
Les US ont déstabilisés le monde entier jusqu'ici pour faire du petro dollar. Russes, afghans, serbes ou coréens peu importe. Il y en a marre de voir des innocents souffrir ou crever pour les intérêts US.
Obama casse toi de là (UE) !!!!
Réponse de le 16/04/2014 à 0:37 :
Les américains nous ont sauvé en 14 et en 40 alors que les russes nous ont envahi et posé de gros problèmes à l'Europe donc bienvenu à Obama et casse-toi Poutine l'envahisseur !
Réponse de le 16/04/2014 à 1:12 :
Les Russes ont envahi la France? Vous savez réécrire l'histoire !!!!!
a écrit le 15/04/2014 à 14:47 :
Aucune mention de la présence (sous un nom d'emprunt) à Kiev ce week-en du patron de la CIA. Que pouvait bien faire John Brennan en Ukraine?
D'après la Maison Blanche, c'était dans le cadre d'un "voyage en Europe"...
Qui fait et dit quoi devient de plus en plus difficile à déterminer.
A l'aune des dernières révélations téléphoniques (Nuland, Ashton) on se demande.
Réponse de le 16/04/2014 à 0:38 :
Le procureur général, le ministre de l'intérieur et le chef des services de sécurité ukrainiens ont présenté les premières conclusions de l'enquête sur les tueries qui ont lieu sur Maïdan, la place de l'Indépendance, pendant le soulèvement qui a abouti à la chute du président Viktor Ianoukovitch. Au plus fort des violences, du 18 au 21 février, près de 90 personnes avaient été tuées. « TOUT A ÉTÉ COORDONNÉ » Selon Valentin Nalivaïtchenko, chef des services de sécurité ukrainiens, « des agents du FSB [les services secrets russes] ont participé à la planification et à la mise en œuvre de la soi disant opération anti-terroriste». M. Nalivaïtchenko a également précisé que Viktor Ianoukovith « a donné l'ordre criminel (...) autorisant l'usage des armes contre les manifestants ». « Tout a été coordonné par des membres des forces de l'ordre » a insisté le ministre de l'intérieur, Arsen Avakov. Plus tôt dans la matinée, douze membres des anciennes forces spéciales antiémeutes, les « Berkout », principaux acteurs de la répression, avaient été interpellés. « Il s'agit d'une unité baptisée 'unité noire', dédiée aux opérations spéciales, qui a distribué des armes, dont des fusils de snipers » , a déclaré le procureur général d'Ukraine, Oleg Makhnitski. Les services secrets russes du FSB ont admis que l'un de leurs hauts responsables se trouvait à Kiev pendant les tueries de février dernier, lors des manifestations de la place de l'Indépendance. "Nous confirmons que (le général du FSB) Sergueï Besseda se trouvait à Kiev les 20 et 21 février" a admis le puissant organisme d'espionnage et d'intervention FSB.
a écrit le 15/04/2014 à 14:03 :
Que Mr Poutine invitent les groupes armées a entrer en Russie pour éviter un bain de sang .
Réponse de le 16/04/2014 à 3:50 :
Et faire cadeau des pipelines russes aux européens manipulés par les américains...
a écrit le 15/04/2014 à 13:33 :
Alors que c'est Obama, par l'intermédiaire de l'Europe, qui a déclenché cette situation. Faut le faire, tout de même...
Réponse de le 16/04/2014 à 0:41 :
Oui et c'est la Crimée qui a envahi la Russie et c'est Staline qui nous a libéré en 14 et 45 et les américains qui ont mis en place l'Urss et attention derrière le masque d'Obama se cache Poutine sur des échasses ! Attention aux abus de vodka Yvan, çà détraque le dernier neurone q'u'il vous reste !
a écrit le 15/04/2014 à 11:55 :
C'est l'arroseur, arrosé.
a écrit le 15/04/2014 à 11:31 :
Obama avec tes potes CIA, NSA et gaz de schiste que tu veux nous refourguer avec ton traité de libre échange.... CASSE TOI !!!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 16/04/2014 à 0:44 :
Ce n'est pas Obama, c'est le commerce et les emplois, on vend aussi nos fromages et foie gras dont les américains ne veulent généralement pas. Ne mélangez pas le commerce, les peuples et les pays pour tomber dans la propagande poutinienne simpliste.
a écrit le 15/04/2014 à 11:23 :
Ouais, c'est plutôt Poutine qui pesse Obama d’arrêter ses conneries
Et dire que l'administration de l'EU avec la conseillère Ashton - comme part hasard une anglaise - a suivi les yeux fermés les US et les manœuvres de la CIA dans cette malheureuse affaire...
L'idée européenne est morte, les russes et meme les turcs ne nous prennent plus au sérieux, cen'est pas nouveau mais ils l'expriment maintenant ouvertement...
Réponse de le 15/04/2014 à 13:29 :
Vous avez raison, les propos de Poutine sont dans toutes les presses indépendantes sur internet, on peut les lire. C'est Poutine qui avait demandé à Obama d'aller éteindre le feu. Cependant ces propos ont été récupérés par les "médias aux ordres" qui les ont mis dans la bouche de Obama. La guerre de la contre-information a déjà bel et bien commencé.
Réponse de le 16/04/2014 à 0:47 :
oui c'est sûr et c'est la Crimée qui a envahi la Russie et les russes qui ont débarqué en 14 et 44 en Normandie. De plus l'Europe n'a pas été envahie par Staline mais par Obama et Hitler était surement américain.
Réponse de le 16/04/2014 à 10:54 :
Veillez aussi tard est mauvais pour la santé vous savez,

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