La réunion de Genève sur l'Ukraine va s'ouvrir dans un climat délétère

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La réunion de Genève s'annonce plus que tendue. Les premiers pourparlers internationaux sur la crise ukrainienne s'ouvrent jeudi en Suisse, quelques heures après l'annonce de la mort de trois pro-russes dans des affrontements à Mariupol et au moment où Vladimir Poutine s'exprime à la télévisions de son pays.
À cette occasion, le président russe a reconnu, pour la première fois ce matin, que des forces russes avaient été envoyées en Crimée pour "soutenir les forces locales d'auto-défense dans la république autonome d'Ukraine".
Vladimir Poutine a cependant estimé que l'envoi des forces armées ukrainienne par Kiev dans l'est du pays constituait "un nouveau crime grave".
Une attitude qui ne l'a pas empêché d'appeler le gouvernement ukrainien à s'asseoir à la table des négociations avec la communauté russophone. Selon le président russe, la réunion à quatre de Genève est "très importante" et un terrain d'entente mutuelle doit être trouvé.
Une volonté de négocier affichée aussi par le chef de la diplomatie ukrainienne, Andrii Dechtchitsia, pour faire baisser les tensions, malgré les camouflets militaires subis hier face aux pro-russes et aux trois morts de la nuit passée. Il a ainsi déclaré :
Le Secrétaire d'Etat américain John Kerry, arrivé mercredi soir à Genève, espère aider à établir "un vrai dialogue entre la Russie et l'Ukraine", a indiqué aux journalistes un haut responsable dans son avion. "Les Etats-Unis et l'Union européenne veulent s'asseoir avec la Russie et l'Ukraine et chercher les voies d'une désescalade en matière de sécurité", a ajouté ce responsable.
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Selon lui, l'objectif de Washington est que la Russie cesse de soutenir et d'encourager les séparatistes et qu'elle retire ses troupes de la frontière avec l'Ukraine.
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Le président Barack Obama "a été très clair, si la Russie ne saisit pas cette opportunité pour une désescalade, le prix à payer va augmenter", a-t-il averti, alors que la Maison Blanche a indiqué mercredi que les Etats-Unis "préparaient activement" de nouvelles sanctions contre la Russie.
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