Les calculs de Piketty remis en cause par le Financial Times

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Le Financial Times à la charge de Thomas Piketty. Dans son édition de samedi, le quotidien britannique pointe des erreurs de calcul commises, selon lui, par l'économiste français dans son dernier ouvrage Le Capital au XXIe siècle.
Publié en France aux éditions du Seuil en septembre, le livre a suscité aux Etats-Unis et au Royaume-Uni une véritable "Piketty-mania", selon l'expression utilisée par la presse. Dans les deux pays, et alors même que l'ouvrage n'était pas encore sorti dans les librairies en Grande-Bretagne, il s'était déjà vendu fin avril à plus de 200.000 exemplaires.
Selon Paul Krugman, Prix Nobel d'économie et influent chroniqueur du New York Times, l'ouvrage changerait "la manière de réfléchir sur la société et de faire de l'économie".
La thèse centrale du livre consiste à dire que les inégalités économiques n'ont jamais été aussi fortes depuis les années menant au premier conflit mondial en 1914.
Thomas Piketty, dont lés théories ont ainsi pu être qualifiées de "nouveau marxisme", a écumé colloques et conférences aux Etats-Unis et en Europe, afin de dénoncer l'extrême concentration des richesses et plaider pour une plus forte taxation du capital, via notamment un impôt mondial. Il a aussi été reçu mi-avril à la Maison Blanche et au ministère américain des Finances.
Mais ses conclusions resposeraient sur des calculs erronés, selon le FT.
Le FT rappelle que deux économistes de Harvard, Carmen Reinhart et Kenneth Rogoff, avaient été contraints l'année dernière de publier un rectificatif de leur étude controversée sur l'impact de la dette publique sur la croissance, après la mise au jour d'erreurs "similaires".
Sollicité par le FT, Thomas Piketty a répondu avoir utilisé "un ensemble de sources de données très diversifié et hétérogène", demandant "un certain nombre d'ajustements".
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"Les données qu'on a sur les patrimoines sont imparfaites mais d'autres comme les déclarations de succession sont plus fiables. Je fais cela en toute transparence, je mets tout en ligne", a déclaré à l'AFP Thomas Piketty après la publication de l'article du FT.
Selon l'économiste, les classements des plus grandes fortunes publiés au cours des trente dernières années montreraient d'ailleurs que celles-ci ont progressé trois fois plus vite que le patrimoine moyen.
"Le FT se ridiculise car tous ses confrères reconnaissent que les hauts patrimoines ont augmenté plus rapidement", a conclu Thomas Piketty, invitant le quotidien britannique à publier ses propres séries de données."Là où le Financial Times est malhonnête, c'est qu'il laisse entendre que cela change des choses aux conclusions alors que cela ne change rien. Des études plus récentes ne font que conforter mes conclusions, en utilisant des sources différentes", a-t-il ajouté.
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