Thomas Piketty est-il vraiment sérieux ?

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(Crédits : Reuters/Benoît Tessier)
"Le capital au XXIème siècle" fait le buzz aux Etats-Unis, et désormais en France, par effet retour. En fait, ce livre apporte peu à la théorie du capital . Les données avancées sur ce thème sont sujettes à caution. Intitulé, "les revenus au XXIème siècle", l'ouvrage aurait été inattaquable. Mais Thomas Piketty a toujours opté pour une approche très marketing de ses recherches. De la "pop-economics" comme le dit l'un de ses confrères?

Thomas Piketty a apporté beaucoup à la connaissance de l'économie. Notamment à celle des inégalités. Sur ce sujet fondamental , il y a vraiment un avant et un après Piketty. Avant, le citoyen intéressé par ces questions ne disposait que d'indicateurs très globaux, ne permettant pas de saisir la réalité des évolutions. Ainsi, s'agissant de la mesure des écarts de revenus, l'OCDE comme l'Insee mettaient-ils en avant le rapport inter-décile, c'est-à-dire le rapport entre le 9e décile (90% des personnes sous ce niveau de rémunération) et le 1er décile (10% des foyers en deçà). Un ratio qui ne dit évidemment rien, par construction, de ce qui se passe au sein de la catégorie importante, celle des 10"% de personnes les plus aisées.

 La dérive des hauts salaires passée sous silence

C'est ainsi que la forte hausse des plus hauts salaires en France, ceux des cadres supérieurs notamment de la finance, au début des années 2000, avait été passée sous silence jusqu'à la publication par Camille Landais, un disciple de Piketty, d'une étude de référence sur le sujet. Obtenant de Bercy des séries statistiques longues sur les revenus et leur imposition, Thomas Piketty a dévoilé ce qu'était leur réalité historique, et l'évolution de l'écart entre rémunérations faibles et élevées, mettant en avant les revenus de la minorité la plus riche (1% de de la population). Il a constitué avec ses collègues une base internationale sur les « top incomes », à laquelle les experts de l'OCDE ont désormais recours.

Un ouvrage essentiel

Le Capital au XXIe siècle, le dernier livre de Thomas Piketty, paru (au Seuil) en France en septembre, et qui rencontre aux États-Unis le succès que l'on sait - en tête des ventes, même devant les auteurs de romans formatés - est un ouvrage essentiel, riche d'informations sur l'évolution des inégalités de revenus dans le monde, depuis le début du XXe siècle. Un ouvrage accessible - même si cette volonté d'être pédagogue est à l'origine de redites parfois lourdes et agaçantes - et surtout correspondant à une vraie interrogation de la frange cultivée des Américains, dans un pays où les inégalités explosent littéralement : sur les trois dernières années, 95% de la hausse du revenu distribué aux ménages a été accaparée par 1% d'entre eux, les plus aisés. Ceux-ci ont vu leur revenu augmenter de 31,4% en termes réels entre 2009 et 2012! 
Pour les autres, on est plus proche du zéro, selon les statistiques fiscales américaines compilées par un des proches de Piketty, Emmanuel Saez.

De vrais problèmes méthodologiques

Mais "le capital au XXième siècle", que peu de ses zélateurs ont sans doute lu entièrement - 950 pages, tout de même - pose de vrais problèmes méthodologiques. Des problèmes révélateurs de la méthode Piketty. Car, si l'ex-directeur de l'École d'économie de Paris (Paris School of Economics, dont il fut l'un des fondateurs) a toujours eu l'art de présenter ses thèses avec brio, celles-ci ont souvent été bâties en prenant quelques libertés avec la rigueur scientifique, à laquelle se plie la grande majorité des économistes. Au point de fragiliser parfois la démonstration.

 Le logement, facteur de hausse du stock du capital, selon les calculs de Piketty

Quel est le problème, avec Le Capital au XXIe siècle? Il a été soulevé récemment par quatre chercheurs de Sciences Po, membres du Laboratoire interdisciplinaire d'évaluation des politiques publiques (LIEPP), qui ont publié une note à ce sujet. Thomas Piketty met en avant une forte hausse de la valeur du patrimoine au cours des dernières années, hausse qu'il présente comme le résultat d'un processus d'accumulation, signe d'un retour à une économie de type XIXe siècle - Balzac est cité à dessein-, dans laquelle ce sont les détenteurs d'un patrimoine qui seuls vivent bien, et s'enrichissent de plus en plus, leur richesse faisant boule de neige.

Or, s'agissant de la France, cette augmentation de la valeur du patrimoine national, rapportée au revenu de la nation, n'est pas due à une envolée du capital productif, qui serait la marque d'un capitalisme débridé: elle tient uniquement au logement. C'est ce que montrent du reste les graphiques publiés par Thomas Piketty.

Ce qui soulève deux questions : le logement, évalué par les comptes nationaux, n'est-il pas survalorisé? «Pour qualifier la hausse des inégalités de patrimoine, il faut mesurer le capital immobilier à partir des loyers - la valeur d'un logement est une somme de ses loyers actualisés - et non à partir des prix d'acquisition et de cession des prix immobiliers », estiment les auteurs de la note.

Et, peut-on comparer le patrimoine logement aujourd'hui et il y a un siècle? Sa répartition est infiniment plus grande aujourd'hui. Au XIXe siècle, on ne comptait, par exemple, en Grande-Bretagne que 30.000 propriétaires.  Aujourd'hui, 56% des ménages français le sont....

 Le titre juste : « Les revenus au XXIème siècle»

La thèse d'une évolution de la valeur du patrimoine (rapportée au revenu), en forme de courbe en U (baisse de cette valeur jusque dans les années 1980, puis forte hausse) ne tient donc pas. Quand Piketty affirme, en outre, que le rendement du capital est aujourd'hui supérieur à la croissance des revenus, ce qui conduit à une forte accumulation patrimoniale, il y a aussi matière à discussion : s'il inclut le logement dans l'évaluation du stock de capital, il l'exclut lorsqu'il s'agit de calculer son rendement. Une manière de gonfler cette évaluation de la rentabilité.

Ce qui fait l'extraordinaire montée des inégalités de revenus aux États-Unis - et non en France, comme le montre la base de données World Top incomes - c'est la hausse des revenus du travail: la fameuse minorité des 1% d'Américains les plus riches doit son aisance avant tout à ses salaires en hausse constante, comme le prouvent les travaux de Piketty, alors que la rémunération de l'ouvrier américain n'a pas évolué depuis 40 ans (en dollars constants). En réalité, l'économiste n'apporte que peu à la connaissance du capital, et beaucoup plus à celle des revenus et de leur répartition. Intitulé «Les Revenus au XXIe siècle!», son livre aurait été inattaquable.

 Quand Piketty séduisait le PS…

Paru en 2011, le livre précédent de Thomas Piketty, "Pour une révolution fiscale", (Seuil) visait à animer le débat économique en vue de l'élection présidentielle française. Au candidat PS, alors non encore désigné, l'auteur suggérait une refonte profonde de la fiscalité. Ce livre, au sujet franco-français, n'a donc évidemment pas connu une brillante carrière internationale. Mais, de 2011 à l'automne 2013, il était devenu le véritable «mantra» de tout militant socialiste, jusqu'au plus haut niveau du PS: «bien entendu, pour plus de justice, il faut faire la réforme Piketty! », entendait-on dans les couloirs de la rue de Solférino.

À tel point que François Hollande avait inscrit dans son programme, à son corps défendant, la fameuse fusion entre l'impôt sur le revenu et la CSG, base de la «révolution fiscale» version Piketty. Il faut dire que l'économiste avait particulièrement bien vendu sa thèse: en fusionnant ces impôts, il est possible, affirmait-il, de diminuer la taxation de l'immense majorité des Français (97% d'entre eux), en augmentant celle d'une infime minorité (seulement 3%). Une sorte de solution miraculeuse au problème du pouvoir d'achat. "Pourquoi donc s'en priver?", se demandait-on au PS. Sauf qu'aucun des défenseurs de cette révolution n'était allé se plonger dans les données que Thomas Piketty et ses coauteurs proposent sur leur site Internet, revolution-fiscale.fr.

Ils suggèrent un nouveau barème pour l'impôt sur le revenu, issu de leur réforme. Un barème conçu non pas sur la base de tranches d'imposition que chacun connaît, mais en fonction d'un taux moyen d'imposition. Ce mode de calcul, déroutant au regard de la pratique habituelle, aboutit en réalité à un alourdissement important de la taxation des hauts revenus. À partir de 10000 euros brut par mois, la hausse aurait été supérieure à 20%, pour dépasser les 100% s'agissant des très hauts revenus. Envisageable?

60% de perdants

Sans aller aussi loin, la seule individualisation de l'impôt sur le revenu, voulue par Thomas Piketty, ferait 60% de perdants, a-t-on appris, à l'automne 2013. La simple évocation de ce chiffre, à laquelle s'est ajoutée une donnée similaire concernant la fusion IR-CSG, a mis fin à l'illusion du miracle Piketty.

Un écart d'emplois largement surévalué

Déjà, à la fin des années 1990, l'économiste avait fait fureur en pointant la grande faiblesse de l'emploi dans les services en France, par rapport aux États-Unis, avec pour conséquence, selon ses calculs, la perte de 2,8 millions d'emplois dans l'Hexagone - pas moins.  Sauf qu'il avait omis de préciser l'origine de cet écart: pour l'essentiel, cette différence France-États-Unis relevait des jobs à temps partiel exercés par des étudiants, en nombre beaucoup plus grand aux États-Unis. Ce gap de 2,8 millions d'emplois n'a donc jamais réellement existé.

Peut-on donc faire confiance aux résultats affichés par Thomas Piketty? L'impression prévaut que, tout à sa volonté de bien «vendre» ses thèses, l'économiste est prêt à arranger la vérité des résultats statistiques obtenus à l'issue de ses recherches. "C'est de la pop-economics" estime un de ses confrères.  De quoi donner des arguments à ses adversaires, alors même que ses travaux sont essentiels.

 

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a écrit le 27/05/2014 à 9:00 :
Parce que ces gains sont totalement injustifiés !
En effet, ce livre est à 99 % le produit de l'accumulation d'un capital public culturel dont il a profité gratuitement.
Va-t-il, quelle horreur, les capitaliser ?
Réponse de le 27/11/2014 à 6:35 :
Attaque personnelle totalement ridicule. J'ai jamais lu une stupidité pareille.
a écrit le 27/05/2014 à 1:00 :
on demande à 5 personnes et on a 5 avis différents. Par conséquent, la question n'est pas de savoir si Picketty a raison ou pas, mais de se poser des questions pour sortir de l'impasse :-)
a écrit le 26/05/2014 à 16:07 :
Critiquer Piketti est une chose. Mais faire au moins autant de bénéf que le financihal tahime en est une ... autre. ;-)
a écrit le 26/05/2014 à 15:08 :
Piketty à raison et démontre un système international qui concentre les richesses s'en même avoir travaillé pour les gagner . Alors on peut rester béa et regarder les trains qui passent si cela gêne personne . Mais les crises ne viennent pas de nul part, car certains s'enrichissent l'argent n'est jamais perdu pour tout le monde au final !
a écrit le 26/05/2014 à 15:00 :
Que Piketty dérange les tenants de la continuité de la situation actuelle, c'est normal. Mais si vous voulez démontrer que les arguments qu'ils emplois sont faux, vous devriez vous atteler à une étude complète et comparative, et non vous contenter d'un article succinct.
Démonter le travail de quelqu'un en quelques lignes, est la solution de facilité, le résultat est simple, il a été montré hier, lors des élections Européennes.
40 ans de gestion par des gribouilles, voilà le résultat, alors se défausser sur Piketty...
a écrit le 26/05/2014 à 14:01 :
Il aurait de toute façon était étrange et suspect qu'une critique fondamentale du système capitaliste ne reçoivent pas de critiques aussi aberrantes que lui. Là où devrait se poser la bonne réflexion est le succès de ce bouquin dans le monde anglo-saxon... Peut-être ne sont-ils pas tous à jeter.
a écrit le 26/05/2014 à 13:29 :
Ben il suffit de regarder le bilan de hollande...c'est lui qui lui a fait son programme économique....!!!
a écrit le 26/05/2014 à 10:31 :
Les conclusions de Piketty derangent car au fond que dit-il : la production de richesse est avant tout mecanique, detruisant le mythe du capitalism essence de la virtue du developpement sociale. Il s'inscrit en cela dans une longue tradition de penseurs don't le courant est aujourd'hui minoritaire dans un monde ou l'argent est roi. Ensuite on peut discuter de la qualite de sa syntaxe ou de son habilite en calcul mental.
a écrit le 26/05/2014 à 10:30 :
Un ideologue de gauche, ayant fait des études supérieures prestigieuses qui utilise son savoir et son prestige à des fins politiciennes et ideologiques c'est non seulement inadapté, c'est aussi inefficace. Tous les dictateurs avec peu de culture et beaucoup de charisme sont facilement venus à bout de ces intellectuels dévorés par l'idéologie.
a écrit le 26/05/2014 à 10:12 :
Si son bouqin fait un tabac en France alors c'est clair, Piketty n'est pas un auteur sérieux. Garanti sur facture !
a écrit le 18/05/2014 à 10:14 :
@Ivan Best : dommage qui vous ayez été aussi évasif dans cet article sur les problèmes méthodologiques (supposés) de l'analyse de Piketty :
- En ce qui concerne la valorisation du patrimoine, notamment immobilier, il peut avoir débat mais Piketty et Zucman ne font que reprendre la méthode des comptes nationaux harmonisés au niveau international (donc l'accusation de prendre ses aises avec la méthode scientifique est un peu douteuse), c'est-à-dire valoriser les éléments de patrimoine à leur prix d'achat, ce qui permet par la même occasion de remonter dans le temps et de repérer les phénomènes de bulle. Le labo de Sciences Po propose un autre mode de valorisation du patrimoine immobilier) par rapport aux revenus qu'il rapporte), mais dans ce cas-là la valorisation du patrimoine immobilier n'obéit plus aux mêmes règles que celle du patrimoine financier, ce qui pose un problème.
- les revenus du capital immobilier sont bien pris en compte dans le calcul du taux de rendement chez Piketty.
- la réforme fiscale proposée par Piketty est discutable et de nombreuses analyses sérieuses ont été produites, sauf que ne retenez qu'une étude qui cite 60% de perdants : les 60% s'obtiennent avec une simple individualisation alors que la réforme Landais-Piketty-Saez consiste en une individualisation de l'impôt accompagnée d'une modification du barème et d'une suppression du quotient familial au profit d'une augmentation des allocations familiales attribuées dès le 1er enfant. Il faudrait voir le % de perdants en prenant l'ensemble de la réforme, ce qui serait plus honnête.
- Le paragraphe sur les emplois de service est un peu succinct et peu explicatif. Piketty tient d'ailleurs compte de la place des étudiants et des personnes du 3ième âge dans les emplois de services aux États-Unis, ainsi que de l'importance du temps partiel (facteur qui pour lui joue un rôle faible dans le sens où les emplois en France ont une durée de travail hebdomadaire plus longue compensée par une plus faible nombre de semaines travaillées).
a écrit le 17/05/2014 à 18:19 :
''Cette différence France-États-Unis relevait des jobs à temps partiel exercés par des étudiants, en nombre beaucoup plus grand aux États-Unis. Ce gap de 2,8 millions d'emplois n'a donc jamais réellement existé.''
Du coup parce que ces emplois réels sont tenus à temps partiels par des étudiants, ils deviennent irréels et inexistant ? Je pense que sur les millions de chômeurs, il y en aurait un nombre considérable qui serait heureux d'avoir un emploi à temps partiel.
Comment manipuler des chiffres en les faisant disparaître. Et faire disparaitre 2,8 millions excusez moi, mais c'est un peu osé de votre part. Le gap ne serait dans ce cas pas du 1 pour 1 car il faudrait l'ajuster au taux horaire si on parle de temps plein (ce qui n'est même pas précisé ici car on parle d'emploi) mais cela n'empêche qu'il y aurait bien un gap REEL qui se compterait en centaine de millier voir millions.

''Sans aller aussi loin, la seule individualisation de l'impôt sur le revenu, voulue par Thomas Piketty, ferait 60% de perdants, a-t-on appris, à l'automne 2013.''
Par qui d'où ? On se plaint ici de la rigueur de Pikkety mais celle de l'auteur de l'article est douée d'une manipulation sans faille. Aucune source ? en gras et tombé du ciel.
Prenez nous pour des moutons on dira rien. Si on se plaint de rigueur académique, il faudrait au moins tenté d'être rigoureux soi même. Sinon c'est l’hôpital qui se moque de la charité comme dirait l'expression.

Si on se réfère à ce qui est dit avant :
''À partir de 10000 euros brut par mois, la hausse aurait été supérieure à 20%, pour dépasser les 100% s'agissant des très hauts revenus. Envisageable?''
On peut peut être considérer que ces 60% tombés du ciel serait les 10000euros et + par mois. Hors il n'y a pas 60% de francais qui touchent plus que 10 000 euros par mois (120k l'année).
a écrit le 17/05/2014 à 10:11 :
ahhhh les capitaleux ont ouverts la chasse au Picketty
ils vont se presser dans les media
Réponse de le 17/05/2014 à 14:59 :
Normal, non ? Vu les dégâts que peuvent faire les mystifications, il est important de les déconstruire…
Réponse de le 17/05/2014 à 17:19 :
Ah tiens, les orthodoxes commencent à apprendre un nouveau mot: déconstruire; Je croyais que c'était réserver aux méchants Critiques qui n'avaient rien d'autre à faire que faire du mal au gentil capitalisme. Ca devient intéressant...
Réponse de le 26/05/2014 à 10:33 :
la répulsion contre ces théoriciens pervers qui justifie le socialisme par des arguments fallacieux suscite la montée de Le Pen
a écrit le 17/05/2014 à 9:06 :
sur l'immobilier c'est un peu réducteur quand meme , le problème c'est qu'on est passé de 2 milliards d'habitants en 45 a 7 milliards d'habitants , meme en france la population augmente avec ou sans immigration et de plus on veut se loger qu'en ville ce qui fait pression sur les prix qui s'envole et conjugué a une offre rare , la tendance sera de plus en plus dure avec les années passant si la démographie poursuit son expansion , donc les loyers et l'accession plus couteuse ..
Réponse de le 27/05/2014 à 1:53 :
"la tendance sera de plus en plus dure avec les années passant si la démographie poursuit son expansion , donc les loyers et l'accession plus couteuse .. " : Si on conditionne les APL au respect de la règle du tiers des revenus, je pense qu'il ne se louera pas autant de studio à plus de 500 euros...
Oui, il y a de la concurrence sur le marché du logement. Seulement, les prix atteignent ce niveau pour une seule raison : Les subventions. La preuve : Les lobbies de l'immobilier pleurent pour l'élargissement du PTZ sans lequel les clients ne peuvent payer le prix affiché.
STOP AUX SUBVENTIONS DES ENCHERES!
a écrit le 16/05/2014 à 20:44 :
Piketty , c'est la politique du pickpocket,,,le socialisme collectiviste, partout en désuétude dans le monde, sauf dans la France !
Réponse de le 17/05/2014 à 10:46 :
Le ressort principal du socialisme, c'est la jalousie...
Réponse de le 17/05/2014 à 13:06 :
+1 la haine sociale
Réponse de le 17/05/2014 à 17:20 :
Le ressort principal du capitalisme étant l'égoïsme, l'un vaut l'autre non? C'est pas beau la société actuelle?
Réponse de le 26/05/2014 à 13:27 :
Et le ressort principal du socialisme un philanthrope généreux avec l'argent des autres !
Réponse de le 26/05/2014 à 14:16 :
La question est de savoir si les riches en France produisent vraiment comme aux US. Il vaudrait sans doute mieux faire revenir nos ingénieurs avec de hauts salaires, défiscaliser nos entreprises….mais taxer davantage les personnes physiques qui héritent et vivent de la rente immobilière…
Réponse de le 27/05/2014 à 1:50 :
"Il vaudrait sans doute mieux faire revenir nos ingénieurs avec de hauts salaires, " : Électoralement, il vaut mieux favoriser la rente immobilière et les successions que les entrepreneurs, les ingénieurs et autres techniciens... Mieux, quand une crise survient : Il faut sauver le marché de l'immobilier (PTZ, Scellier, etc.) et laisser crever les entreprises. Sans ça, tous ceux qui comptent revendre leurs logements et investissements dans la pierre à des prix délirants aux jeunes pour s'offrir une retraite dorée et loger leurs gamins votent contre vous car vous les avez appauvri!
a écrit le 16/05/2014 à 17:53 :
Ses travaux, que l'on ne doit évidemment pas prendre pour argent comptant, ont le mérite d'amener les gens à réfléchir pour trouver des solutions :-)
Réponse de le 26/05/2014 à 12:34 :
Si ils amenent les gens à trouver de solutions, donc ce sont très travaux très utiles, voyons ! quel charabia !!!
a écrit le 16/05/2014 à 17:50 :
Ivan best est-il vraiment sérieux ?
a écrit le 16/05/2014 à 15:56 :
M. PIKETTY prône la correction des inégalités induites par l'accumulation du capital par des impôts confiscatoires sur une minorité. D'ailleurs le PS a voulu mettre en pratique cette théorie avec le succès que l'on sait... des impôts qui ne rapportent rien mais font fuir ceux qui investissent et consomment au détriment des classes "laborieuses". Les socialistes français sont encore mentalement collectivistes et veulent toujours prendre à ceux qui produisent pour donner à ceux qui ne produisent rien.
Réponse de le 16/05/2014 à 18:10 :
Merci à vous. Les socialistes nous tirent vers le bas .....
a écrit le 16/05/2014 à 15:28 :
Je suis en train de le lire et je trouve ce livre formidablement intéressant. Bien entendu, ce n'est pas un livre classique pour les économistes car il a un niveau culturel incomparable, produit d'une compétence historique, sociologique et économique. Je comprends la fureur et l'envie des économistes, spécialistes des raccourcis polémiques ( inutile de citer, sauf, pour le plaisir, les mots de NB " du marxisme de sous-préfecture " !!! Incroyable de sottise !!!!). Il se reconnaîtra !!! Bref, même si l'on ne partage pas tout, c'est un livre à lire ( en plus il se lit facilement).
a écrit le 16/05/2014 à 15:24 :
Très bon article. Néanmoins, on aurait aimé que certaines fausses études, remontant à ADAMS et autres (Genre théorie de l'offre ou sur les politiques d'austérité), aient eu la même criitique, alors qu'elles sont balancées depuis des années sans aucune réflexion.
a écrit le 16/05/2014 à 14:12 :
Veuillez par ailleurs m'excuser de ce trait d'humeur, mais si vous n'avez pas constaté que Lehman était toujours noté triple A à la veille de son avènement en faillite, il me semble que vous êtes mal placé pour une critique. Ainsi, des "sciences" comme celles-là, vous en fait une par jour, au réveil, et avant le café et la douche. De même, tout "citoyen intéressé" s'est maintenant rendu compte de la bêtise du classement Forbes lorsqu'il a appris qu'à chaque chute de "dictateur" dans le monde, sa fortune réelle était en réalité de plus du DOUBLE de sa fortune estimée. Mince, des citoyens "vulgaires" car n'ayant pas trempé dans la combine de l'économie sont moins bêtes que prévu... Soros avait déjà exprimé sa crainte de ce phénomène début 2009 : "Il n'aurait pas fallu sauver le système bancaire", soit, profiter de l'incompréhension des peuples. Maintenant, il est trop tard...
Réponse de le 17/05/2014 à 9:08 :
en gros il vaut mieux être un ultra riche chouchouté en démocratie qu'un riche dictateur bien visible de tous ?..
a écrit le 16/05/2014 à 13:55 :
"avec la rigueur scientifique, à laquelle se plie la grande majorité des économistes" ... Pardon..?? Depuis quand le capitalisme est-il une VRAIE science. Une pseudo, comme beaucoup trop d'autres, oui. Cela explique simplement votre critique, notez...
a écrit le 16/05/2014 à 13:48 :
La hausse de l'immobilier a une incidence négligeable sur la croissance des patrimoines des 1% les plus riches....et celle des salaires de ces catégories ne sont pas non plus la source principale. Ce sont les plus values et les dividendes qui a ces niveaux font la différence et vous le savez bien.
Le coût du capital est devenu supérieur à celui des salaires.
Réponse de le 16/05/2014 à 14:15 :
Vos sources svp?
Réponse de le 16/05/2014 à 17:44 :
Je ne vois pas bien comment le coût du Capital peut être supérieur aux salaires, quand les taux sont à 0 et la luidité surabondante.
a écrit le 16/05/2014 à 13:42 :
un article intéressant (bon je n'ai pas lu le bouquin en question). Une chose est sure, on ne peut aborder un thème comme le Capital s'en réfléchir assez sérieusement à l'immobilier qui a la capacité de l'absorber... Piketty renvoie peut être à la capacité de mobiliser du capital des élites, mais le débat est différent, et les statistiques ne sont pas forcément utiles en pareil cas...
a écrit le 16/05/2014 à 13:18 :
Je me demande si on ne se trompe pas de qualificatif quand on par le riches. La richesse , c'est un stock alors que le revenu c'est un flux. Je peux avoir de gros revenu sans patrimoine (donc sans richesse) et n'avoir aucun revenu et posséder des tonnes d'or par exemple.
Réponse de le 16/05/2014 à 13:58 :
JL. Quelque soit le qualificatif, il n'est pas compliqué de constater que le stock, dans le capitalisme, entraine largement le flux, à quelques exceptions près, exceptions qui, justement, permettent aux US de faire survivre l'americaine drim. soit, comme aux jeux de hasard : un gagnant sur un milliard de joueurs.
Réponse de le 16/05/2014 à 15:01 :
Le french dream, c'est tout le monde pauvre sans espoir aucun. A cette aune l"American dream bien qu'ayant une probabilité faible, retrouve quelque saveur!
L'espoir est un sentiment positif qui décuple les forces, quel que soit le résultat final.
L'absence d'espoir mène à la dépression autant psychologique qu'économique.
Réponse de le 16/05/2014 à 15:19 :
@Stats : Je vous conseille d'aller faire un tour du monde et vous nous direz ensuite si tout le monde est pauvre en France.
Réponse de le 17/05/2014 à 0:51 :
La réalité américaine aujourd'hui, c'est 99% de leur population qui est en récession. Le pays n'est pas déclaré en récession car les 1% les plus riches ont eux 13 % de croissance. La réalité américaine aujourd'hui, c'est 15% de la population qui mange avec des "food ticket", soit l'équivalent des restaurants du coeur chez nous.
a écrit le 16/05/2014 à 13:07 :
Et l'orthographe ne fait-elle pas partie d'une bonne méthodologie journalistique ?
=> "De vrais problèmes méthodoligiques"
a écrit le 16/05/2014 à 12:07 :
j'aimerais bien des économistes qui fassent moins de politique politicienne et s'intéressent à des choses utiles comme à la qualité de vie, le logement décent, accès à l'internet, au transport, à une nourriture correcte, aux soins, combien cela coûte t-il ? selon l'endroit où on est. Des informations utiles pour mieux gérer que ce soit par une administration ou par les individus eux-mêmes, améliorer leur choix.
a écrit le 16/05/2014 à 11:17 :
non , il n'est pas dans les clous. d'autres plus forts que lui nous démontrent ses errements
a écrit le 16/05/2014 à 11:13 :
"La dérive des hauts salaires passée sous silence". Je ne comprends pas qu'un économiste "de gauche" passe autant de temps à s'intéresser au top 1% au lieu d'essayer de résoudre les problèmes des 10% les plus pauvres... Ou est le soucis d'avoir des supers riches qui créent de la richesse et des emplois? Une grande majorité des supers riches ont développé un business avec des milliers d'emplois à partir de rien. Regarder le top 5 de Forbes: Gates, Slim, Buffett, Ortega, Ellisson. Tous des self-made man. 3 d'entre eux (Gates, Buffett, Ellison) ont promis (ou déjà donner) au moins 50% de leur fortune à des œuvres caritatives... Franchement, heureusement qu'il y a des gens qui réussissent dans le monde!
Réponse de le 16/05/2014 à 12:42 :
Être, ou devenir riche n'est pas réussir sa vie. Maintenant dites moi dans le top 5 des fortunes françaises, laquelle a fait le 1/10eme de ce qu'a fait Bill Gates pour le bien de l'humanité.
Réponse de le 26/05/2014 à 12:32 :
peut etre faut il se poser la question de la légitimité des richesses évoquées... c'est la que ça blesse !
Ortega, 95 % de son prêt à porter fabriqué par des esclaves en asie...
Gates, 90 % de ses logiciels ont bénéficier de clémence de la part des autorités sur les problématiques de monopoles et de vol de propriété intellectuelle (au passage, même si on ne peut que le saluer l'idée, on peut discuter de la derive qu'induit une telle richesse de sa fondation (plus que le PIB cumulés des Etats où elle intervient))
a écrit le 16/05/2014 à 11:06 :
Le vrai problème, ce sont les pauvres, pas les riches. Ca ne m'embête pas qu'il y ait des riches très riches, ce qui m'embête c'est qu'il y ait des pauvres très pauvres.
Réponse de le 16/05/2014 à 11:41 :
C'est inversement proportionnel. Vous ne règlerez pas le problème des très pauvres si vous ne vous préoccupez pas des très riches. C'est le principe des vases communiquants.
Réponse de le 16/05/2014 à 12:02 :
Si j'achète un tableau à un inconnu qui devient célèbre, je deviens riche.
En quoi j'ai appauvri les autres ?
Réponse de le 16/05/2014 à 13:57 :
La notion de vases communicants est un vision des socialistes. Ils l'ont même appliqué au travail, d'où les 35h....
La notion de création de richesse, ils ne connaissent pas. On prend à l'un pour donner aux autres.
Réponse de le 16/05/2014 à 15:14 :
Vous connaissez beaucoup de très riches qui le sont devenus grâce à un tableau vendu par un inconnu vous?
Réponse de le 16/05/2014 à 16:36 :
On ne peut pas définir la richesse comme la contrepartie de la pauvreté... Néanmoins, l'exemple du tableau me semble bon pour établir un phénomène de vase communicant, non pas directement entre les personnes, mais indirectement à travers un basculement des valeurs issues de la production vers celles thésaurisées et improductives...
Réponse de le 27/05/2014 à 1:44 :
"La notion de création de richesse, ils ne connaissent pas. On prend à l'un pour donner aux autres. " : Comme en matière de rente immobilière? Où peut-être quand je constate que les impôts sont transformés en APL, qui sont transformés en hausse de loyer, donc en rente?
A votre avis, pourquoi on a pris le risque de payer plus d'impôt en votant socialiste quand on se retrouvait seul à payer des impôts dans un pays où la droite subventionnait l'accroissement du capital de ceux qui ne partaient pas les poches vides?
Vos phrases creusent où vous prétendrez qu'un professeur ou un chercheur produit moins de richesse qu'un rentier né propriétaire de trois appartements : Gardez les pour les naïfs qui croient que 150 000 euros par enfant tous les 10 ans, c'était pour leurs gamins!
a écrit le 16/05/2014 à 10:38 :
Piketty oublie l'essentiel, c'est à dire le role de l'énergie. Il est encore au 19e siècle où on parlait de capital et de travail parce que l'énergie avait un role négligeable. Il faut raisonner sur le capital, le travail et l'énergie.
a écrit le 16/05/2014 à 10:23 :
ce qui est formidable avec les statistiques c'est que toute les thèses sont bonnes
Réponse de le 16/05/2014 à 11:22 :
Ce qui est formidable quand on ne réfléchit pas c'est que seule une idée reçue est bonne.
a écrit le 16/05/2014 à 10:15 :
Qui donc aujourd'hui ne fait pas de la pop économy avec du marketing à outrance ? du moment que la réclame et la pratique d'enchères, archi-mécanisées à la nano-seconde, déterminent ce qu'est la valeur ?
a écrit le 16/05/2014 à 10:10 :
Encore un article venant ous dire que Piketty c'est bien mais en fait non.
a écrit le 16/05/2014 à 9:58 :
Ne pas oublier que cet économiste de gauche est encore petri d'idées marxistes, au point d'envisager un impôt sur le patrimoine de 80% à partir de 200 000€! Ce qui aboutirait inévitablement à la ruine des investisseurs, et à une délocalisation évidente! Mais de cet effet, il n'en parle pas!
Livre totalement orienté, destiné à être vendu le plus possible, avec des données orientées et des solutions folles!
Réponse de le 16/05/2014 à 11:25 :
Le titre est d'ailleurs une allusion au "Kapital".
Réponse de le 18/05/2014 à 9:23 :
Et l'ouvrage est dans l'ensemble une critique de l'analyse marxiste et de la "baisse tendancielle du taux de profit" et les politiques proposées sont anti-marxistes au possible (recours à la fiscalité). Faudrait lire le bouquin avant de le commenter
Réponse de le 18/05/2014 à 9:28 :
Par ailleurs, je ne sais d'où sort cette affirmation d'un impôt sur le patrimoine de 80%, taux qui n'a jamais été proposé par Piketty. Le seuil de 200 000€ (net de dettes) constitue le seuil minimal pour commencer à taxer le patrimoine (en gros réforme de la taxe foncière et diminution voire réduction de la taxe foncière pour les petits patrimoines). On peut être en désaccord avec un auteur sans faire de la désinformation.
Réponse de le 18/05/2014 à 15:10 :
Pour critiquer un livre il faut d'abord le lire, et pas rapporter les mensonges des critiques payés pour démolir ce travail de fond.
Réponse de le 05/09/2014 à 15:26 :
" Ce qui soulève deux questions : le logement, évalué par les comptes nationaux, n'est-il pas survalorisé? «Pour qualifier la hausse des inégalités de patrimoine, il faut mesurer le capital immobilier à partir des loyers - la valeur d'un logement est une somme de ses loyers actualisés - et non à partir des prix d'acquisition et de cession des prix immobiliers », estiment les auteurs de la note. "

Réflexion de bon sens,
quand on vend un bien on a dans sa poche le prix de cession. Le loyer je veux bien mais cela couvre en général l'inflation et les assurances dans le cas de travaux etc.

Finalement ce qu'on lit et entendant partout, par exemple à Paris ou sur la coye d'azur le prix du foncier grimpe parce que des "étrangers" sont préts à mettre le "prix fort " et injecter leurs devises.

Grosso modo il semble aisé de comprendre que Oui en France par différentiel il y a inflation du capital des "grands propriétaires". Mais tout cela n'est que relatif, comprendre, que si un jour pour une raison X ce foncier n'intéresse plus les étrangers on revient à l'age de Pierre.

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