Piketty se trompe

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Michael Tanner / DR
Michael Tanner / DR (Crédits : DR)
Plutôt que dénigrer les capitalistes, nous devrions aider les travailleurs afin qu'ils joignent leurs rangs, estime Michael Tanner, directeur de recherche à l'Institut Cato à Washington, D.C, à propos du livre de Thomas Piketty "Le Capital au XXIe siècle".

Les adeptes de la redistribution de la richesse en Amérique ont trouvé un nouveau héros dans la personne de l'économiste français Thomas Piketty. L'auteur de l'ouvrage Le Capital au XXIe siècle, récemment traduit en anglais, critique sévèrement les inégalités engendrées par les économies capitalistes modernes et avertit que l'économie de marché « peut potentiellement menacer les sociétés démocratiques et les valeurs de justice sociale qui en découlent. » Pour corriger le tout, il propose un impôt mondial sur la fortune et un taux d'imposition de 80 % pour les revenus supérieurs à 500 000$ aux États-Unis.

Il n'en fallait pas moins pour soulever l'euphorie à gauche. Dans les deux derniers mois, le livre de Piketty a été cité plus d'une demi-douzaine de fois par le New York Times, honneur qu'aucun livre n'a reçu récemment. L'économiste et chroniqueur Paul Krugman encense l'ouvrage comme étant « le meilleur livre sur l'économie de l'année. » De son côté, Martin Wolff du Financial Times louange le livre en le qualifiant de « livre extraordinairement important. »

Prioriser l'égalité ou la prospérité?

Le Capital au XXIe siècle est bien documenté, contient beaucoup d'information utile et offre d'importantes réflexions. Mais le livre n'est pas sans faille. Il y a quelques problèmes d'ordre technique - Piketty tend à sous-estimer l'élasticité du retour sur investissement en capital -, mais la plupart sont plutôt d'ordre philosophique. Piketty prend pour acquis les méfaits de l'inégalité, négligeant au passage de se demander si ce qui augmente la richesse des plus riches n'augmente pas aussi le bien-être des plus pauvres. En d'autres termes, doit-on se soucier que certains soient immensément plus riches du moment que l'on puisse réduire la pauvreté au passage? Doit-on prioriser l'égalité ou la prospérité?

Pour ne prendre qu'un exemple, Piketty consacre beaucoup de temps à critiquer l'augmentation des inégalités en Chine ces trente dernières années au fur et à mesure qu'elle adoptait des politiques de libre-marché. Par contre, il passe complètement sous silence que ces politiques ont arraché plusieurs millions de personnes de la pauvreté.

Un monde qui serait plus égal mais aussi nettement plus pauvre

Les « solutions » qu'il apporte sont tout aussi problématiques. Il semble croire que l'on peut imposer un « impôt prohibitif » (son expression) sans changer les incitatifs ou décourager l'innovation et la création de richesse. Le monde selon Piketty serait sans doute plus égal, mais serait aussi nettement plus pauvre.

Néanmoins, l'auteur marque quelques points. Plus particulièrement, il observe correctement qu'un retour sur investissement en capital surpasse presque toujours un même investissement en travail. Comme le capital est détenu par un groupe relativement restreint, on observera une augmentation inévitable des inégalités. De plus, quand les riches transmettent ce capital à leurs héritiers, cette inégalité se perpétuera et risque même d'augmenter.

L'on peut donc se demander pourquoi les partisans de Piketty esquivent la réponse évidente au problème. Plutôt que d'attaquer le capital et le capitalisme, pourquoi ne pas augmenter le nombre de personnes pouvant bénéficier de capital? En somme, pourquoi ne pas créer plus de capitalistes?

La gauche est hostile aux politiques d'accès des travailleurs au capital

Or, la gauche est justement hostile envers les politiques qui permettraient aux travailleurs d'avoir un meilleur accès au capital.

Aux États-Unis par exemple, les régimes de retraite privés (401 (k) plan) permettent à quelque 52 millions de travailleurs d'y détenir actions et obligations. Plusieurs politiciens et chercheurs proposent d'abolir ces régimes et/ou d'en éliminer les crédits d'impôt - le Président Obama approuve la seconde proposition, du moins pour les plus riches. Enfin, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren, en faveur d'une expansion du régime public de retraite (Social Security, déduit directement du salaire), dénonce les régimes de retraite privés car ils laissent les retraités à la merci des fluctuations boursières et des produits d'investissement douteux.

Pourtant, aucune autre proposition des dernières années n'aurait permis d'augmenter l'étendue de la propriété du capital que de permettre aux jeunes travailleurs d'investir une partie de leurs déductions de Social Security dans un compte épargne personnel. Une telle réforme aurait permis même au travailleur le moins bien rémunéré de bénéficier d'un investissement en capital. En effet, puisque les plus riches peuvent sans doute investir comme il leur plait, les travailleurs les plus pauvres seraient donc les principaux bénéficiaires de cette nouvelle opportunité d'investissement.

Privatiser la Social Security diminuerait les inégalités

Au Chili par exemple, les travailleurs détiennent l'équivalent de 60 % du PIB du pays en actif dans leurs régimes de retraite privés. José Piñera, l'architecte de la réforme fructueuse des régimes de retraite, a fait remarquer que les régimes privés « ont fait de chaque travailleur un détenteur de capital. »

En outre, mon collègue à l'Institut Cato Jagadeesh Gokhale a prouvé qu'en permettant de léguer les régimes de retraite privés, privatiser la Social Security permettrait de diminuer les inégalités de façon appréciable.

Cette « démocratisation du capital » avait séduit des militants de gauche dans le passé. Et pourtant, les Démocrates présentement au Congrès préfèreraient vendre leur premier-né à George Bush que d'avoir une pensée aussi impure.

Au bout du compte, l'on peut s'attaquer aux inégalités de deux façons : en abaissant le haut ou en élevant le bas. Une économie de marché capitaliste nous permettrait de réaliser la seconde option. Car un problème majeur de notre époque est une présence trop restreinte, et non trop étendue, du capitalisme.

Les partisans de Piketty devraient méditer sur ce point.

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Commentaires
a écrit le 27/11/2014 à 13:43 :
Comme disait un économiste son admiration envers Piketty, « renforcée par (sa) jalousie professionnelle ».
Certains dépassent leur jalousie et dogmes, d'autres pas....
a écrit le 05/05/2014 à 18:25 :
Il faudrait pour cela mettre un terme à la spéculation effrénée de la part de traders et en particulier au trading à haute fréquence qui n'est pas à la portée du petit investisseur. Une taxe sur les transactions comme l'impôt de bourse il y a quelques années ferait bien l'affaire.
De même une politique de l'emploi et des salaires au lieu des prix grâce à une innovation fiscale, indexant masse salariale sur la valeur ajoutée à hauteur de 50 % obligerait toutes les entreprises et les banques aussi à privilégier l'emploi et les salaires, ce qui permettrait l'émergence de solvabilités nouvelles, et donc un retour de la croissance sans déficits. Principe applicable partout.
On s'apercevrait alors que les fortunes énormes se dégonfleraient rapidement par suite de la baisse des valeurs boursières.
a écrit le 04/05/2014 à 23:25 :
Analyse bien biaisée et totalement idéologique. L'argument habituel du capitalisme comme élévateur automatique et magique du niveau de vie est de l'ordre de la litanie incantatoire. Ainsi le dernier Human Development Report de 2010 explique clairement que: "One of the most surprising results of human development research in recent years, confirmed in this Report, is the lack of a significant correlation between economic growth and improvements in health and education." En fait, l'idée actuelle est la suivante "croissance" --> "meilleures conditions humaines". Cette implication est intrinsèquement erronée pour plusieurs raisons.
1) Quel est l'objectif réel final: croissance ou meilleures conditions? Si on refuse de "meilleures conditions", alors on remet en cause la raison même d'existence de l'économie. Relire à ce sujet Aristote concernant la différence entre l'économie et la chrématistique.
2) Il faut prouver qu'il y a implication et non "simple" corrélation, ce qui n'est pas du tout clair.
3) Même s'il y a implication, il faut comprendre ce qui se cache derrière cette implication: il n'y a rien d'automatique et de reproductible.
4) Même s'il y a implication, d'autres conditions peuvent conduire à la conclusion qui est la valeur principale à défendre (cf point 1). Ainsi pourquoi ne pas étudier d'autres modalités d'accès à la conclusion.
4-bis) En effet, il y a de fortes chances que cette implication soit du type suivant. Si un parent donne à manger un biscuit à son enfant dans un parc, des miettes tomberont fatalement et nourriront donc les pigeons. Ainsi "donner à manger à son enfant" --> "nourrir les pigeons"
Peut-on croire que dans ce cas, les conditions optimales d'alimentation des pigeons soient remplies? Peut-on établir qu'il y a intentionnalité de nourrir les pigeons? En fait, la valeur principale de cet exemple n'est pas de nourrir les pigeons mais l'enfant. Dans ce cas, la théorie actuelle du capitalisme pourrait être uniquement: le but réel est d'accroitre son capital et par hasard (et par miracle), des miettes améliorent le sort des êtres humains. Est-ce tenable comme attitude?

Bref, si on voulait réellement s'attaquer à la question de la condition humaine, on opterait pour une recherche poussée de la meilleure façon d'y arriver et non pour un argumentaire pitoyable servant à cacher que le vrai but n'est absolument pas celui-là. En résumé, toute théorie de défense bec et ongle du capitalisme est un aveu du refus de s'attaquer à la manière d'améliorer le sort des humains.
Réponse de le 05/05/2014 à 9:54 :
Vous et moi vivons infiniment mieux que nos ancêtres, et c'est au capitalisme des 200 dernières années que nous le devons, certainement pas au collectivisme qui n'a produit que de la misère.
Le milliard de chinois sortis de la misère grâce au capitalisme m'intéresse plus que les sophismes d'un fils de profs trotskystes, vivant bien au chaud au coeur de l'appareil d'état français, payé par nos impôts.
Réponse de le 05/05/2014 à 16:45 :
Avez-vous lu mon commentaire? Vous commettez exactement les erreurs logiques que je pointe et qui plombent le débat.
Toute la justification capitaliste repose sur l'implication A-->B avec A=augmentation du capital et B=meilleures conditions humaines.
D'un point de vue purement logique (et non économique), il se peut que A et B soient uniquement corrélés, ce qui remettrait en question toute la théorie. De plus, même si cette implication était établie, comme la finalité est B, cela ne signifierait en aucune façon que A soit nécessaire. Reprenez mon exemple du pigeon et de l'enfant. Enfin, démontrer une implication signifie qu'il y automatisme, ce qui est loin d'être réellement établi. Par exemple, les courbes de Kuznets ont été complètement remises en cause à cause de lien non automatiques entre la croissance et l'amélioration des variables en jeu (conditions humaines ou environnementales par exemple). De la même façon, relisez la citation du Human Development Report que je donnais.
Pour l'instant, ce que vous dites est proche de l'incantation chamanique qui dit que de tout âge, on a constaté que A et B sont reliés donc on ne cherche pas à comprendre ou à explorer les conditions réelles d'obtention de B (et je le répète car de façon sous-jacente, beaucoup de personnes sont plus occupées par A que par B, d'où ma référence à la chrématistique).
Ensuite, pour être très précis, une fois qu'on a dépassé ces éléments logiques, il reste à établir ce que signifie réellement B. En effet, vous dites que les conditions de vie ont été améliorées. D'un point de vue anthropologique, cela est difficilement défendable (lisez par exemple M; Sahlins à ce sujet). De plus, la notion même d'amélioration des conditions de vie est très variable d'une culture à une autre et est consubstantielle de la société proposée. Pourquoi ainsi le PIB croit tandis que le IPV (indice de progrès véritable) décroit depuis les années 70? Bref, une fois dépassés des éléments de survie, l'amélioration des conditions de vie est quelque chose qui est loin d'être objectivable.
En outre, vous opposez naïvement communisme et capitalisme, ce qui sert généralement à discréditer toute tentative de recherche des meilleures conditions de déploiement de B. Or il existe de nombreux autres modèles économiques: l'ONU travaille actuellement activement avec des économistes tels que R. Costanza (cf son dernier rapport "Vivement 2050!") sur des théories sans croissance.
Enfin même au niveau du capitalisme, il existe de nombreuses variations, dont certaines sont au bord de la théorie capitalistes et qui pourrait donner d'autres voies. Prenez par exemple l'article de M.Panic "Does Europe needs neoliberal reforms?" publié dans le très sérieux et pas très socialiste Cambridge Journal of Economics en 2008 compare les 3 grands modèles capitalistes européens (libéral, corporatiste et scandinave) depuis les années 80 à partir des principaux indicateurs socio-économiques. Sa conclusion est sans appel: le modèle libéral est le pire, le scandinave le meilleur (et de loin).
Bref, au simplisme des théories capitalistes orthodoxes, il conviendrait d'opposer la complexité de notre monde mais pour cela il faudrait enfin regarder en face le pourquoi du comment du capitalisme: sa seule et unique raison d'être est la poursuite de l'augmentation du capital en soi et pour soi et non l'obtention de meilleures conditions humaines (qui n'est qu'un résidu miraculeux).
a écrit le 04/05/2014 à 18:22 :
Puisque Thomas Piketty est choqué par le rendement du capital qu'il croît être sur longue période de 7 à 8 % par an, pourquoi ne propose t-il pas que l'Etat qui a l'éternité devant lui emprunte de l'argent sur les marchés à 2 % pour le placer sur des actifs diversifiés mondiaux.
Il gagnerait ainsi 8 % - 2 % = 6 % l'an.
En plaçant 1000 milliards d'euros dans des actifs mondiaux, il gagnerait ainsi 60 milliards par an sans rien faire pour construire l'Etat Social (pour ne pas dire socialiste) dont il rêve.
a écrit le 04/05/2014 à 3:11 :
Les idées de Piketty permettent d'avoir une autre vision, et on est pas obligé d'être d'accord. Je trouve un peu naîf de la part de M. Tanner de nous faire croire que la progression du capitalisme par l'investissement des pauvres permettrait d'enrayer la pauvreté. Ils investissent avec quoi ceux qui, nombreux, ont du mal à finir les fins de mois ? D'autre part, quand on a des dizaines, voire des centaines de millions, on en perd un peu en bourse, c'est pas grave, mais quand on arrive à peine à nourrir ses enfants, même une dépense de trop devient une vraie catastrophe pour la famille !!!
Réponse de le 05/05/2014 à 9:56 :
Le capitalisme honni par TP vient de sortir de la misère 1 milliard de chinois.
Pas mal pour une idéologie naive.
a écrit le 03/05/2014 à 21:11 :
Piketty comme bcp d'économistes "sociologues" fait parti d'un courant de pensée et élude volontairement les arguments contraires à son point de vue
Le problème du capital n'est pas dans sa répartition mais dans la quantité de capital disponible et dans son allocation .
Les changements profonds opérés depuis la fin de l'étalon or et la mondialisation des échanges ont renforcé la protection des très riches et faciliter l'expansion de leur revenu.
Une mauvaise allocation du capital consiste en sa diffusion dans des activités faiblement productives à rendement positif ce qu'on fait nos gouvernants depuis 30ans avec l'immobilier et les emprunts d'état .
Le scandale vient aussi de la défiscalisation opéré par les très riches dans les paradis fiscaux qui font peser à la classe moyenne l'essentiel de l'effort.
Je passe sur les LBOs , la titrisation et le trading HF qui sont en fait des mécanismes de captation d'une partie du capital ... pour qui maitrise les principes sous jacents .
a écrit le 03/05/2014 à 19:39 :
Ce que l'auteur de l'article oublie de dire c'est que la richesse créée actuellement et qui permet aux plus démunis de s'enrichir n'est pas du aux riches mais à la politique monétaire ultra accommodante et aussi grace aux milliards de dettes. La richesse créée n est que le fruit de la politique monétaire. Merci la banque centrale et non les riches.
a écrit le 03/05/2014 à 15:03 :
Mais quelle analyse de Bisounours...Les financiers n'ont rien a faire du bien être des travailleurs...seul les dividendes les intéressent. Mais qui peut croire aux fables de Mr Tanner qui milite pour sa confrérie et la préservation de leurs privilèges. Le capitaliste ne connait pas le sens du mot régulation puisqu'il place l'argent avant l'humain !
a écrit le 03/05/2014 à 11:36 :
Le capitalisme est par nature un sport de prédateurs. Si les classes moyennes et populaires des pays libéraux s'enrichissent, c'est grâce aux spéculations réalisées dans d'autres pays et aux profits tirés de l'exploitation d'autres prolétaires. Parler de fiscalité ou de richesses par "pays" n'a plus de sens depuis belle lurette. C'est une des raisons pour lesquelles les prolétaires de tous les pays ne s'uniront jamais. Je ne comprends pas qu'on ne traite pas Piketty de ringard.
a écrit le 03/05/2014 à 7:34 :
L'article devrait préciser que le Cato Institute est un thin-thank libertarien. De plus Piketty ne prône pas l'abolition du capitalisme et l'égalité absolue.

Il critique le fait que contrairement à avant les inégalités ne s'accompagnent plus d'une progression du niveau de vie des plus pauvres. Les plus riches captant une part croissante du revenu issus d'une croissance ralentie. Et qui rémunère plus le capital que le travail.
a écrit le 03/05/2014 à 7:00 :
l'diée de faire détenir le capital par plus de monde est interessante. Mais pour celà il faut au départ une mise de fonds et les catégories moyennes n'en n'ont pas les moyens. Le développement des fonds de pension auraient pu être la résultante d'une épargne en vue de la retraite mais on voit aujourd'hui la pression qu'elles effectuent sur le taux de distribution.
Pourquoi alors l'état ne conscre t-il pas une partie de la collecte des cotisations sociales ou de la csg a créé un fonds de pension obligatoire géré par la caisse des dépôts ou la banque d'investissement (BPI FRANCE) ? L'idée serait donc de consacrer dans un premier temps 5 à 10 % de ces cotisations qui seraient investies 30% dans les emprunts d'état (rendement OAT 10 ans de 2.10 % actuellement, 50 % dans les sociétés cotées afin d'obtenir un rendement de l'ordre de 4 % et 20 % dans des PME ayant des projet de développement. Les revenus permettraient de baisser progressivement les cotisations employeurs et salariés, et donc de baisser à terme le cout du travail
a écrit le 03/05/2014 à 1:52 :
Directeur de recherche au Cato Institute ? Sans rire ? Propagande libertarienne.

Lire ça 6 ans après la crise de 2008 due la dérégulation financière, c'est un peu comme lire un article pro-soviétique 6 ans après la chute du mur. On est gouvernés par des zombies, au secours !
Réponse de le 03/05/2014 à 18:43 :
la crise de 2008 est clairement une crise de la regelementation financiere: Community Reinvestment Act, Freddie Mac et Fannie Mae qui garantissait les pret aux pauvres, Clinton qui voulait se faire reelire, puis Greenspan qui maintient les taux tres bas sur recommendation entre autre de Krugman, tout cela cree une bulle immobiliere qui debouche sur la crise des subprime. Ensuite, les Etats refusent de laisser les banques faire faillite, ce qui engendre une crise de la dette des Etats (deja bien trop grosses avant 2008).
Réponse de le 03/05/2014 à 19:44 :
Ce n'est pas les taux très bas qui ont créé la bulle mais le fait qu on les ait relevés en 2007 qui a fait exploser cette bulle.
Réponse de le 05/05/2014 à 10:00 :
Merci à Sebastien de remettre les pendules à l'heure.
@un economiste : c'est quand ils m'ont retiré ma troisième bouteille de Whisky que je me suis senti mal...
Réponse de le 07/05/2014 à 16:46 :
@Sébastien et Miloo: vous avez une façon très particulière de considérer l'économie... Je vous conseille de lire entre autres J-F Rischard ancien vice-président la Banque Mondiale Europe (et pas très socialiste) qui explique très clairement que la crise des subprimes était 1) prévisible (et prévue) depuis longtemps 2) qu'elle est due majoritairement à la volonté de créer des produits financiers de plus en plus complexes (ce qu'il appelle des stéroïdes financiers) pour garantir des taux de rentabilité élevés (en effet sans tour de passe-passe, les 10% attendus sont inatteignables au long cours par une le recours simplement à l'economie "réelle"). La crise des subprimes est due à la titrisation (qui fait échapper une dette réelle à la corporéité de celle-ci), au principe de couverture des risques (le dernier tenant la patate chaude explosant) et à l'espoir de gains déraisonnables (par les derniers maillons). Bref, à l'esprit du capitalisme dans sa splendeur: vous pourrez régulariser ou dérégulariser tout ce que vous voudrez, de telles crises reviendront en permanence pour les mêmes raisons.
a écrit le 03/05/2014 à 1:27 :
pourquoi avoir attendu si longtemps pour le dire, encore de la parlote, des idees completement impossible a mettre en oeuvre, c'est simplement de la com´ pour les gauchistes
a écrit le 02/05/2014 à 22:31 :
Les inégalités sont inhérentes au capitalisme.
Si effectivement dans un premier temps, il permet de développer économiquement des pays et par la même de sortir de l’extrême pauvreté des millions de gens, il favorise dans un deuxième temps les inégalités à l’intérieur même des territoires.
Le capitalisme joue sur les vices de l’Homme et sur sa propension à l’individualisme.
Il déshumanise les relations entre les individus qui acceptent ces inégalités parce qu’ils aspirent à devenir riche à leur tour, mais aussi parce que la configuration globalisée ne leur permet pas de réagir.
De plus il formate et uniformise la pensée pour s’imposer partout.
C’est un jeu très intelligent qui fixe ses propres règles et persiste à travers la nature même des hommes qui l’ont développer malgré eux.
a écrit le 02/05/2014 à 21:14 :
Le systeme de retraite par repartition est le meilleur car il n'est pas soumis aux aléas boursiers .Quand la bourse plonge profondement on ne parle jamais des retraités ayant leur retraite en bourse et des grosses difficultés qu'ils éprouvent .De plus la France est un pays riche .Quand un pays possede uniquement sur assurance vie 1600 milliards ,5 fois le budget de l'état sans compter 300 milliards dans les livrets A et LDD et tout le reste il est loin d'etre pauvre mais ça ne signifie pas qu'il n'y ai pas des pauvres .Interresser les gens au capital et à ses revenus !Ca se fait en France ou la politique des trois 1/3 est appliqués dans des entreprises publiques voire privées .1/3 des dividendes pour l'entreprise ,un autre 1/3 pour les actionnaires et un autre 1/3 pour les salariés .Les FCPE ont depassés les 100 milliards d'€ c'est pas mal pour de l'épargne salariale (le 1/3 du budget de l'état ) qui fait des salariés des actionnaires .Le probleme c'est de savoir ou on bosse .Les grandes boites distribuent de la participation ,de l'interressement et des dividendes .Les petites boites qui ne font pas de benef rien .L'Amerique a été riche dans le passé ,plutot ses classes moyennes toujours en avance sur celles des autres pays .Le probleme de l'Amerique comme du monde occidental c'est la necessaire ouverture des frontieres defendues aussi par la gauche americaine car on ne peut esperer vendre ailleurs si on se protege des produits etrangers et les USA vendent beaucoup à l'étranger .Comme toujours ,il y a des gagnants et des perdants dans ces mutations économiques .Il ne faut pas voir la fortune des gens comme un immense coffre fort style oncle Picsou remplis d'argent qu'ils suffirait de prendre pour le partager .Le capital investi en bourse se sont des actions donc des parts d'entreprises !C'est ça qu'il faut partager ? Les dividendes et plus values sont taxés et aux USA ,l'heritage est confiscatoire .En fait Pikety ne dit rien de neuf que nous ne sachions deja ,mais il est acceuilli en faux semblant par la gauche americaine qui n'a aucun moyen de faire bouger les choses avec un parlement et un senat republicains .Les republicains si ils ont tous les pouvoirs , pourront peut etre le faire à leur tour ,actuellement ils n'ont aucun cadeau à faire à Obama,la politique est un combat pourquoi faire des cadeaux à l'adversaire .Faire des gens des petits capitalistes dans les pays capitalistes ,c'est ça qui a sauvé le capitalisme ,les elections sont trés conservatrices dans le monde occidental du bonnet blanc et blanc bonnet,les gens sont grognons mais au fond ceux qui veulent que ça change de fond en comble sont minoritaire et les elections le montrent années aprés années .
a écrit le 02/05/2014 à 19:44 :
Encore un partisan de la théorie du ruissellement: plus les riches s'enrichissent plus les pauvres profitent par ricochet.C'est le contraire qu'on constate.Jamais les riches n'a avaient été aussi riches depuis la crise de 29 et jamais le chômage n'a avait été aussi élevé dans le monde .Les salaires stagnent ou diminuent depuis 30 ans en occident ,les riches paient de moins en moins d'impôts et sont de plus en plus riches et les classes populaires sont obligées de s'endetter pour survivre(cause principale de la crise de 2008).
Bien sûr que Piketty a raison et les arguments de Tanner sont extrêmement faibles.L'exemple chilien de retraite par capitalisation est un échec.Les seuls bénéficiares de ce système,ce sont les groupes financiers qui administrent ces fonds de pension.Les retraités touchent en moyenne des toutes petites retraites(ils paient d'énormes frais de gestion et sont soumis aux aléas de la bourse) et elles sont limitées dans le temps car le capital épargné est petit et on le répartit sur un certain nombre d'années.Si par exemple,on répartit le capital sur 10 ans et que la personne survit plus de 10 ans,elle n'aura plus rien après la 10e année.Les personnes qui sont restées à l'ancien sytème par répartition touchent ,en moyenne, le double que celles qui sont dans le système de capitalisation et en plus c'est à vie.
a écrit le 02/05/2014 à 19:04 :
... pas pour tout le monde...
où alors on s'explique mal ce système porté à droite comme à gauche, qui nationalise les pertes et privatise les bénéfices; économiste ou pas, monsieur Piketty pourrait partir de là pour amorcer sa reflexion...
a écrit le 02/05/2014 à 18:34 :
Picketty a raison c'est vous qui avez tort
Réponse de le 02/05/2014 à 19:09 :
Réponse bien argumentée !
Réponse de le 02/05/2014 à 23:15 :
Oui, je suis bien d'accord avec vous, le chauve a tort.
a écrit le 02/05/2014 à 18:25 :
Je me trompe ou j'ai vu passer un article expliquant que les 50 familles les plus riches au monde représentaient l'équivalent, en richesse, des 3,5 milliards des plus pauvres du monde...Sur que ce système représente l'avenir !
Réponse de le 05/05/2014 à 10:03 :
Vous même, vivant sans doute en France, êtes plus riche que des centaines de familles indiennes!!!
a écrit le 02/05/2014 à 17:39 :
Piketty, baigné de la culture gaucho-bobo de ses parents n'est pas un économiste, c'est un rêveur. Comme tous les rats de laboratoire et les professeurs il croit que l'économie est une science théorique voire idéologique comme l'imaginait Marx. Parmi d'autres, son erreur est de vouloir en faire une théorie mondiale, comme l'autre voulait un communisme pour tous. Il néglige par ailleurs la notion de ressource qui lui semble illimitée, ainsi seule le partage l'intéresse, pas le gain. On sait que les professeurs délirent et on les laisse faire tant l'on sait que les étudiants devenus hommes, confrontés aux réalités transforment leur pensée. J'ai pourtant constaté à nombre d'endroit comment cette formation délirante de base causait de troubles importants que la population subit sans broncher. Nous avons vécu des périodes de croissance qui résultait au fait de notre écroulement généralisé qui suivait la Révolution. Ce n'est plus le cas. Il faudra bien réformer ces délires ouverts de nos professeurs que l'on prend pour des vérités. Ici le fait que les USA prêtent un quelconque intérêt à ces délires inconnus pointe l'extrême fragilité de son économie actuelle. Il est possible bien entendu de faire un fonds en France que j'ai nommé la France-Action, fonds privé détenu par tous les français. Ce point a été évoqué ici bien avant les thèses fumeuses de "l'économiste". Pourquoi est-ce que cela ne se fait pas ? Parce que la France et ses élites joue la carte de l'économie ouverte où elle escompte bien prendre encore des parts importantes. Nous représentons 1% du monde en population et nous souhaitons atteindre bien plus que 2% de la richesse mondiale. Plus que notre "part naturelle" si cette expression a un sens. Cette captation devra enrichir tous les français selon la matrice mise en place, certains devant l'être bien tardivement. Les meilleures idées se heurtent donc à d'autres plus fortes qui sont celles de la cupidité et du pouvoir. C'est ainsi.
a écrit le 02/05/2014 à 17:23 :
"ce qui augmente la richesse des plus riches n'augmente pas aussi le bien-être des plus pauvres"...Ce qui augmente la richesse des riches, c'est leur capacité à faire payer les moins riches.
"Ces politiques ont arraché plusieurs millions de personnes de la pauvreté."...Pour les jeter dans l'enfer des usines chinoises (Foxconn, vous connaissez? et ce n'est pas la pire!)
"La gauche est justement hostile envers les politiques qui permettraient aux travailleurs d'avoir un meilleur accès au capital." Ce n'est pas que la gauche est hostile, c'est que quand vous avez juste de quoi survivre, il est où le capital? Les banquiers ne sont pas des philanthropes et vous aurez remarqué qu'ils ne prêtent en général qu'aux riches, selon le bon vieux dicton toujours valable.
"Le régimes de retraite privés des US" fonctionne sur le dos des travailleurs du monde entier, via les fonds de pensions qui "saignent" les entreprises en exigeant des rendements à 2 chiffres. A ce petit jeu, le jour où la récession sera vraiment là, les retraités américains n'auront plus que leurs yeux pour pleurer.
"Privatiser la Sécurité sociale".. Ben voyons, comme cela seuls les plus riches pourront se faire soigner.
Puisque le capitalisme est pour l'instant le système dominant, il faut faire avec, l'encadrer pour qu'il ne devienne pas une atteinte démocratique, une dictature toute puissante, la mauvaise pente sur laquelle il s'est engagé du fait des idées néo-libérales.
Sinon, il périra, comme le communisme, mais ...qui pourrait bien rebondir un jour.
Réponse de le 02/05/2014 à 19:53 :
"Ce qui augmente la richesse des riches, c'est leur capacité à faire payer les moins riches" .Très juste JB38. Depuis le crise financière de 2008 des multiples exemples confirment votre opinion.Les banques ont fait payer les classes moyennes et populaires (grâce à la complicité des gouvernements européns , de la CE et de la BCE) au lieu de payer elles mêmes( et leurs actionnaires),les conséquences de leurs erreurs de gestion.
Réponse de le 02/05/2014 à 21:44 :
Vous avez tout faux .Les banques françaises ont remboursées capital et interets l'argent que l'état leur a prété .Parlez nous plutot des banques françaises TOUTES NATIONNALISEES EN 1981avec le Credit Lyonnais qui a laissé un trou de 100 milliards d'€ que nous continuons de rembourser avec à la tete de la banque des administrateurs de Bercy ..........
Réponse de le 02/05/2014 à 23:53 :
Le cas français on peut le discuter après.Mais je prends l'exemple irlandais où le gouvernement a renfloué les banques avec de l'endettement public et mettant la main sur 17 milliards d'euros du fonds de réserve des retraites.Dans les banques, qui ont sauvé leur mise grâce au contribuable irlandais, il y a les banques allemendes et françaises,qui avaint prêté de manière inconsidérée,contribuant au gonflement de la bulle immobilière irlandaise.Pour faire face à cet endettement (qui était privé et est devenu public),le gouvernement irlandais a appliqué et applique ,enocre un plan d'austérité draconien qui provoque un chômage de masse,une baisse des salaires et une baisse des retraites et a hypothequé l'avenir des retraiotes par répartition en mettant la main sur le fonds de réserve des retraites.Ceci s'appelle faire payer les moins riches à la place des riches.
Si les riches auraient payé ,c'est les banques française et allemandes,entre autres,et leurs actionnaires qui auraient assumé leurs pertes.A la place on a fait payer le peuple irlandais.Il y a des multiples autres exemples en Europe et notamment le cas grec.
a écrit le 02/05/2014 à 17:00 :
Ce qui me choque le plus au sein de la planète finance,c'est le nombre grandissant d'IDIOTS UTILES au service de celle-ci. Ces donneurs de leçon au profit de l'ultra libéralisme sont des bouffons prétentieux et imbus de leur personne,même s'ils en ramasse que des miettes!.
a écrit le 02/05/2014 à 16:08 :
C'est bien le fondement de L'ouvrage de Piketty qui est à remettre en cause: Piketty dénonce avec raison les inégalités, mais il faut s'interroger sur les causes, gratifier plus le travail et favoriser le partage du capital plutôt que l'éternelle antienne collectiviste de l'impôt abusif, et du nivellement par le bas! L'idée de départ se noie au contraire dans les habituels sophismes socialistes.
Réponse de le 02/05/2014 à 17:40 :
Ce discours sur les inégalités est une tarte à la crème et le plus souvent en France un moyen de leurrer le peuple. La recherche éperdue d'égalité, du moins dans l'attitude, les discours et les textes de nos politiciens nationaux, en majorité issus de la fonction publique. L'égalité, oui, mais pour les autres, pas pour les fonctionnaires qui sont l'exemple même d'un système social basé sur l'inégalité : les fonctionnaires sont mieux payés, travaillent moins, sont plus souvent malades ou absents, bénéficient de plus d'avantages et de privilèges, partent à la retraite plus tôt avec de meilleures pensions et surtout détiennent durant toute leur vie un vrai trésor : la sécurité de l'emploi. Ce qui ne les empêche pas, bien entendu, de critiquer en permanence "les inégalités", alors qu'ils en sont les premiers bénéficiaires.
La vraie inégalité sociale en France n'est pas entre les riches et les pauvres ou entre les hommes et les femmes, mais entre les fonctionnaires et les autres.
Réponse de le 03/05/2014 à 13:51 :
Non , la vrai inégalité , c'est celle qui existe entre les RMistes et les SDF .
Ma pauvre Tartemolle !
a écrit le 02/05/2014 à 16:01 :
Depuis le temps ça se saurait que le socialisme mène à la création de richesses, donc l'article enfonce une porte ouverte ... Quant aux succès du concept aux USA, ils aiment bien énoncer de temps en temps de grands rêves humanistes "made in Rousseau", mais en pratique ils restent toujours bien plus pragmatiques.
a écrit le 02/05/2014 à 15:37 :
ce n'est pas le capitalisme en tant que tel qui est critiqué par Piketti... mais le capitalisme financier..... qui siphonne l'économie réelle....... celle la redistribue...... alors que la finance, dans sa grande majorité..... cherche le plus gros rendement... du capital, que e soit en distribution de dividende ou en cours de l'action...... mais de toute manière en minorant tous les coûts de production..... et d'investissement....
Réponse de le 02/05/2014 à 15:55 :
C'est tellement manifeste que c'est ce qu'ont critiqué férocement nos deux derniers présidents, l'un à Davos devant du beau monde en 2.010, l'autre au Bourget à des électeurs en 2.012. Et l'on se retrouve avec l'omerta complète sur cette évidence !
a écrit le 02/05/2014 à 15:35 :
Pareille rhétorique est fallacieuse, tant elle tait la perversion du capitalisme dans la spéculation technique et industrialisée. Motiver davantage d'épargnants capitalistes nécessiteraient de nettoyer les écuries d'Augias des marchés et d'empêcher les séries de bulles et krachs essentiellement techniques et artificiels.
a écrit le 02/05/2014 à 15:11 :
Ce qui ennui les très riches et leurs affidés est de voir leurs rentes baisser, ne serait-ce que légèrement. alors il est plus facile de taper sur Piketty.
Mais il s'agit de la répartition de la richesse produite, sur 1000 $ de richesse à répartir comment l'est-elle ? On ne peut pas augmenter le nombre de riches, car leur richesse diminuerait automatiquement, si nous prenons 50% des 1000 $ soit 500 $ à verser à 1% de la population, le montant à répartir sera inférieur si nous passons à 10 % de la population.
Les très riches n'ont donc aucun intérêt à voir le système changer.
Le bouquin de Piketty traite d'éléments historiques, qu'il est difficile de balayer d'un revers de main, comme il le dit. C'est de la même veine que " Dette :5000 d'histoire " de David Greaber.
Réponse de le 05/05/2014 à 9:48 :
Votre raisonnement est simple, trop simple, car le gâteau à partager (la richesse) ne cesse de grossir et n'est pas fixée une fois pour toutes. Vous vivez infiniment mieux que vos grands parents, et c'est grâce au capitalisme. Que Bernard Arnault soit aussi riche que 10% des français, on s'en fout, l'essentiel étant que ces 10% de français soient eux mêmes plus riches et vivent mieux que leurs ancètres.
a écrit le 02/05/2014 à 14:03 :
Cher Monsieur,

Votre argumentaire est bien celui des américains avec tous les avantages et tous les inconvénients que cela suppose. Il est vrai que le nivellement par le bas cela ne fonctionne pas, on l’a vu souvent au cours de l’histoire. Mais l’élargissement des inégalités non plus. Cela a un double cout, ou même triple. Les riches sont incapables même à coup de luxe le plus débile d’utiliser ce qu’ils gagnent et ils alimentant les bulles financières en achetant, bien souvent à n’importe quel prix, des actifs immobiliers ou financiers, deuxièmement celui qui ne participe pas à la répartition des richesses ou mal, consomme moins, d’abord parce qu’il ne peut pas par exemple changer de voiture ou se payer une voiture électrique moins ou pas polluante ou consommer des produits de qualité notamment au plan alimentaire, ensuite parce qu’il est moins productif et moins créatif. Si on considère que le cercle familial est également touché par cette situation cela multiplie le coût et l’inconvénient. Tercio, le capitalisme et en particulier le capitalisme US favorise le court termisme, la courte vue, il se justifie ainsi et aussi par la nécessité de surexploiter les hommes pour payer les retraites grâce à l’envolée des marchés financiers, eux-mêmes amplifiés par l’effet de levier de la dette et des instruments financiers incontrôlés et incontrôlables. Ce système est une véritable pyramide de Ponzi légale…et le développent de la société de production et de consommation capitaliste fait fi de la destruction complète de l’environnement de l’humain. Elle montre e démontre que l’humain n’est pas être intelligent, c’est un être programmé comme les insectes ou certains insectes, car les abeilles ont un degré d’intelligence avéré c’est pour cela que nous humains les détruisons.
a écrit le 02/05/2014 à 13:55 :
un taux d'imposition sur le revenu de 80 (ou 75%) n'est concevable que si l'on supprime les autres prélèvements(tva, etc...) sinon il n'existe plus aucun intérêt à produire de la richesse et s'en est fini "des forces vives" qui font la prospérité d'un pays
a écrit le 02/05/2014 à 13:52 :
c'est comme d'habitude, plus MR PIKETTY ÉCRIT de connerie et plus il est populaire.
Réponse de le 02/05/2014 à 14:08 :
Avez vous lu son livre ? Pourtant l'analyse empirique de l’histoire économique lui donne raison. Entre son livre, richement documenté et argumenté, et vos deux lignes lapidaires, mon choix est vite fait.
Limitation des inégalité et prospérité ont toujours fait bon ménage.
Réponse de le 03/05/2014 à 2:03 :
C'est étrange, en lisant votre "Limitation des inégalité et prospérité ont toujours fait bon ménage", je pense spontanément au Communisme, royaume de la limitation des inégalités. Tout de suite, on se dit que votre "l'analyse empirique de l’histoire économique" a du manquer certains épisodes récents, parce que la prospérité en terre communiste, euuhh comment dire...
a écrit le 02/05/2014 à 13:46 :
Le problème réside non pas dans le capitalisme, seul système économiquement viable sur le long term, mais également le plus ancien qui soit, mais dans l'interprétation qu'en font les financiers. Le problème, c'est le manque de règle et/ou la violation de celles qui existent par ceux censés les respecter, qui dénature le capitalisme pour le transformer en gigantesque casino.

Coupons court au trading à haute fréquence, surtaxons les plus values à court terme, interdisons les ventes et les achats à découvert, et toute la machine redémarrera sur un bon pied.

Mais qui en aura le courage?
a écrit le 02/05/2014 à 13:40 :
Le pauvre!

Croire encore en la théorie du ruissellement, énoncer que les inégalités sont source de croissance... sans aucune justification, en étant passé à côté des publications majeures qui tendent à démontrer que les inégalités sont un frein à la croissance, et venir pondre une tribune aussi médiocre... ce pauvre monsieur Tanner n'a honte de rien.

La libéralisme est lorsque les marchés fonctionnent un mode d'allocation optimal et est source de bien être.
Mais le capitalisme moderne? Dans une certaine limite... mais on ne peut pas théoriser économiquement les bienfaits d'une confiscation des richesses entre les mains de quelques uns.

Il ne reste alors que des arguments d'ordre idéologique, laissons le à sa méditation!
a écrit le 02/05/2014 à 13:14 :
Si dans le monde, on partageait la richesse produite égalitairement, la moitié de la population devenue largement gagnante ne travaillera plus car moins elle travaille, plus elle reçoit et l'autre moitié largement perdante ne travaillera plus également car tout ce qu'elle gagnera en plus des autres lui sera repris.
En fait, l'égalité n'est pas possible parce que tout simplement la production de chacun est inégale par l'utilité, la rareté, l'énergie mobilisée, le savoir, le savoir faire, le talent.
Et récompenser de manière égalitaire des productions inégales est totalement injuste et globalement improductif pour la société.
Réponse de le 02/05/2014 à 13:43 :
Vous pensez vraiment que les richesses des individus viennent de leur travail quand avec un salaire moyen il quasiment impossible de se payer ne serait-ce que sa résidences principale?

On parle ici des mega rentiers qui ont des milliards d'euros qui tombent chaque années sur le compte bancaire!
Réponse de le 02/05/2014 à 14:10 :
Les inégalités d'aujourd'hui ne reflètent pas le travail accompli, il faut être idiot pour le penser.
Croyez vous que les patrons du cac40, dont le risque prit est faible, sont relativement plus méritant pour gagner 1000 fois le salaire moyen de leur société ?
Réponse de le 02/05/2014 à 15:13 :
La rémunération d'un grand patron est votée par les actionnaires qui l'achètent pour qu'il serve au mieux leurs intérêts.
Ce grand patron décide de fortes rémunérations des hauts cadres pour qu'ils l'aident dans ce sens.
Il ne faut donc pas comparer ces salaires avec ceux des autres cadres, employés et ouvriers car les critères de rémunération obéissent à des logiques totalement différentes.
Réponse de le 15/05/2014 à 16:11 :
Non, Dans les entreprises du CAC 40 ce sont les patrons qui occupent les postes dans les conseils d’administrations et qui décident de leurs augmentations.
Allez voir qui occupe ces postes chez Axa, Total ou BNP (tjrs les même...)
Et oui ! C’est la France des passes droits et des copinages…
a écrit le 02/05/2014 à 12:50 :
"plus égal mais plus pauvre" ?
la France est un des pays les moins inégalitaires : le patrimoine median des français est bien plus élevé que celui des ricains. le taux de pauvreté français est inférieur aux US, UK ou Allemagne. la richesse nette française (analyse Natixis) est dans les meilleures, équivalente aux US et à l'Allemagne. nous avons du déficit public (une bonne partie due à la crise US quand même), mais nous investissons, contrairement au UK ou à l'Allemagne. nous sommes au moins aussi bons en technologie que les autres. etc...
mais nous manquons de patriotes, notamment dans l'élite économique, je pense.
Réponse de le 02/05/2014 à 13:52 :
Je partage votre point de vue. Le capitalisme est très efficace pour créer des richesses mais ne sait pas le répartir. Aujourd'hui une grande partie des problèmes que nous connaissons viennent justement d'un problème de répartition. La lutte des classes existe puisque les gros capitalistes eux-mêmes le reconnaissent. Pourtant je ne suis pas un partisan du marxisme.
a écrit le 02/05/2014 à 12:49 :
Ce n'est pas en expliquant à longueur de journée aux travailleurs qu'ils coûtent trop cher qu'on en fera de bons capitalistes. Qu'on se le dise.
a écrit le 02/05/2014 à 12:38 :
On comprends que l'institut Cato, peu suspect de gauchisme, se livre à une telle suite de non sequitur. Soit ce monsieur n'a pas lu le livre, soit il cherche à éviter que d'autres ne le lisent en en caricaturant le contenu jusqu'à la malhonnêteté.
a écrit le 02/05/2014 à 12:37 :
Pourquoi se limiter au capital; c'est l'énergie qui nous procure des richesses; nous ne sommes plus au temps de Cro-Magnon qui ne connaissait que le feu.
a écrit le 02/05/2014 à 12:17 :
Piketty montre justement que inégalité maitrisée riment avec prospérité retrouvée, les faits l'attestent et le prouvent, se monsieur se trompe et n'a même pas pris la peine de documenter son propos.
Réponse de le 05/05/2014 à 10:10 :
Sans même rentrer dans les détails et discuter du bien fondé des thèses de TP, je dirais simplement que leur mise en oeuvre s'attaque non pas aux riches, mais aux classes moyennes.
Un exemple calamiteux : l'ISF. Celui-ci ne s'appliquant pas à l'outil de travail, le milliardaire n'est pas touché, alors que le dentiste parisien paie à bloc.
Même chose pour l'impot sur le capital et plus values qui ne touche que l'épargnant moyen, et jamais le milliardaire...
a écrit le 02/05/2014 à 12:16 :
Quant les patrons exigeront des lois de réglementation sur les défauts du libéralisme financier . Il se peut qu' à ce moment là la classe ouvrière étudie d un esprit ouvert ce qu' est le capitalisme .
a écrit le 02/05/2014 à 12:14 :
Le problème n'est pas le capitalisme mais le fait que l'on crée de l'argent avec de l'argent et non pas avec le travail...!
a écrit le 02/05/2014 à 11:53 :
Quand on défend le syndicalisme on est présenté comme un MILITANT, quand on défend l'ultra libéralisme, comme un DIRECTEUR DE RECHERCHES.
Tapez Michael D. Tanner, dans Google Scholar, vous ne trouverez que des articles publiés par... le Cato Institute (Think Tank libertarien).
Bref, ce monsieur se présente comme un scientifique : c' est une imposture.
a écrit le 02/05/2014 à 11:46 :
Plutot que de donner encore plus de pouvoir de nuisance aux politiques, en rajoutant taxes et reglementation sur les salaires, donnons plutot de la liberte et du droit au reve aux travailleurs. Un excellent programme pour la France, quand on voit tout le potentiel qui dort dans les Livrets A ou autres investissements aberents.
a écrit le 02/05/2014 à 11:35 :
Amusante, l'opinion des premières fortunes des USA sur les problèmes d'inégalité de richesse (voir entre autres les fondateurs, le comité de direction et les soutiens financiers de l'institut Cato)...
a écrit le 02/05/2014 à 11:26 :
Ce M. comprend ce qu'il veut car justement qd les inegalites sont trop cela freine le developpement. La solution n'est donc ni inegalite ni egalite mais le maintien d'un equilibre et force est de constater que quelques efforts sont necessaires dans ce domaine.
a écrit le 02/05/2014 à 11:25 :
1/ Pikketi ne dénigre pas le capitalisme...
2/ Il n'est pas le seul a proposer de telle solution, Joseph Stiglizt , américain et prix nobel d'économie a également vivement critiqué les répartitions de richesses qui se sont creusés au profit des 0,1% des plus riches ces 30 dernières années.
3/ Pendant les 30 glorieuse, aux USA les super riches étaient imposés a 90%...c'était la période de plein emploi.
4/ le gâteau des richesses n'est pas infini, sinon nous serions tous riche, donc lorsque quelqu'un prend une plus grosse part, c'est toujours au détriment des autres.
5/ cela fait plus de 30 ans que les impôts, partout sur la planète, on étaient réduit en faveur des plus riches, concentrant encore plus la richesse, pour quels résultats ? (voir le chômage un peu partout en Europe, mais aussi aux USA)
Réponse de le 03/05/2014 à 18:30 :
"Pendant les 30 glorieuse, aux USA les super riches étaient imposés a 90%...c'était la période de plein emploi." parce que l'état s'endettait pour assurer le plein emploi. c'e'st à cause des trente glorieuses que la france est surendetté. Keynes aimait à dire : « à long terme, nous serons tous morts », c'est cela le keynesianisme, on s'endette puis c'est nos enfants qu payent.
Réponse de le 03/05/2014 à 18:42 :
la richesse serait un stock, un gâteau à partager selon un plan imposé par quelque tyran dominant la vulgaire masse humaine.non, c’est absurde puisque la richesse est un flux (d’échanges volontaires) indéfiniment renouvelé par le travail acharné de chacun.http://www.iedm.org/node/47434
a écrit le 02/05/2014 à 11:22 :
La question n'est pas de remettre en cause le capitalisme ou d'éradiquer les inégalités. La question est de favoriser plutôt les acteurs économiques qui ont du talent au détriment des rentiers ayant simplement hérité. Le talent n'est pas héréditaire. Une "remise à zéro" doit donc s'imposer et chaque jeune doit faire ses propres preuves quelle que soit son origine. S'il réussit alors il doit pouvoir s'enrichir. Mais cela signifie égalité des chances au départ et donc "remise des compteurs à zéro" au décès des individus...
Réponse de le 03/05/2014 à 1:41 :
Exact... mais vous n'êtes pas près d'entendre un "libéral" ou un "capitaliste" partager votre idée (de bon sens) ! Réflexe très napoléonien: "n'importe quel imbécile... pourvu qu'il soit de mon sang".

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