Dov Charney, le controversé fondateur d'American Apparel déchu

 |   |  342  mots
.Dov Charney, le controversé fondateur d'American Apparel, a été suspendu de ses fonctions de président du conseil d'administration. /Reuters
.Dov Charney, le controversé fondateur d'American Apparel, a été suspendu de ses fonctions de président du conseil d'administration. /Reuters (Crédits : Reuters)
Le groupe textile explique que la décision d'évincer Dov Charney est la conséquence "de l'enquête en cours sur sa conduite", une référence probable aux accusations de harcèlement sexuel dont il fait l'objet.

Le fondateur du groupe textile American Apparel, qui se targue de produire encore une partie de ses vêtements aux Etats-Unis, vient d'être remercié. Incapable de mettre un terme à la descente aux enfers boursiers de sa société, le Canadien Dov Charney a été suspendu de ses fonctions de président du conseil d'administration avec effet immédiat et sera licencié dans les trente jours, selon un communiqué publié mercredi soir.

American Apparel explique que la décision d'évincer Dov Charney est la conséquence "de l'enquête en cours sur sa conduite", en une référence probable aux accusations de harcèlement sexuel dont il fait l'objet.

Trois hommes le remplacent provisoirement

Le conseil d'administration l'a remplacé provisoirement par un triumvirat : le directeur financier John Luttrell, un vétéran de l'industrie textile passé par Old Navy et The Wet Seal, va prendre la direction opérationnelle, alors que la présidence du conseil sera conjointement assumée par David Danziger et Allan Mayer. Cité dans le texte, ce dernier commente:

"Cela ne nous rend pas joyeux mais le conseil d'administration a estimé que c'était la bonne chose à faire. Dov Charney a fondé American Apparel mais la compagnie ne se résume plus à un homme et nous sommes convaincus que ses plus beaux jours sont encore devant elle"

Une forte croissance avant la descente aux enfers

Fondé en 1989 à Montréal et désormais basé à Los Angeles, American Apparel a connu une forte croissance, alimentée par des publicités souvent sulfureuses. La société met aussi fortement en avant qu'une partie de sa production reste effectuée depuis son usine californienne.

Mais ses finances battent de l'aile: la société a encore perdu l'an dernier quelque 106,3 millions de dollars sur des ventes de 633,9 millions. Elle avait déjà été déficitaire de 37,3 millions en 2012 et de 39,3 millions en 2011.

Son action, qui avait un temps dépassé les 15 dollars, n'en valait plus que 0,64 mercredi soir, ce qui correspondait à une capitalisation boursière famélique de 111 millions de dollars.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 20/06/2014 à 16:09 :
Il s'agit d'une minuscule société, il serait bien de parler d'établissement américains beaucoup plus grands dont la situation est souvent épique. Sur les 500 premières sociétés américaines par le chiffre d'affaire, 450 sont en situation de faillite. La dernière de cette liste réalise 5 milliards de dollars. Ceci ne veut pas dire qu'elle le font mais que des fusions, comme pour Office Depot, ou des injections de capital, ou des ventes d'actifs importants sont immédiatement nécessaires. de quoi donner une image très réaliste de l'économie américaine.
a écrit le 20/06/2014 à 7:56 :
Voilà un élément d'explication sur les les publicités de plus en plus suggestives et sulfureuses d'American Apparel aux USA alors même que cette marque cible principalement les ados.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :