Les Etats-Unis poussent l'Argentine à négocier sur sa dette

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Hector Timerman, ministre argentin des Affaires étrangères, veut négocier d'égal à égal avec les créanciers de l'Argentine (Reuters)
Hector Timerman, ministre argentin des Affaires étrangères, veut négocier d'égal à égal avec les créanciers de l'Argentine (Reuters) (Crédits : Reuters)
Washington veut éviter un nouveau défaut de paiement de l'Argentine et exhorte Buenos Aires à négocier avec ses créanciers.

Ce jeudi, les Etats-Unis ont profité d'une réunion de l'Organisation des Etats américains pour inviter l'Argentine à négocier avec les détenteurs d'obligations souveraines argentines. Par la voix de sa sous-secrétaire d'Etat pour l'Amérique latine, Roberta Jacobson, le gouvernement américain a fait savoir que "les deux parties ont exprimé à plusieurs reprises leur souhait de négocier, ce qui est la meilleure voie pour un règlement".

Bras de fer juridique avec les créanciers

La situation est néanmoins loin d'être apaisée en Argentine. Le pays est engagé dans un bras de fer juridique avec certains de ses créanciers, qui ont refusé par deux fois, en 2005 et 2010, de participer à la restructuration de la dette. Des refus motivés par le retentissant défaut de paiement sur quelque 100 milliards de dollars (73,6 milliards d'euros) d'obligations d'Etat en 2002.

"Nous n'accepterons pas d'extorsion"

Le gouvernement argentin a jusqu'à fin juillet pour trouver une solution avant de faire à nouveau défaut sur sa dette.  "Nous n'accepterons pas d'extorsion ou de mesures allant à l'encontre du peuple argentin", a fait savoir Hector Timerman, ministre argentin des Affaires étrangères, qui s'est cependant dit prêt à négocier.

Un médiateur pour régler la situation

Les créanciers de l'Argentine réclament de leur côté le remboursement de 1,33 milliards de dollars (978 millions d'euros) et plus de 90% d'entre eux ont accepté de recevoir moins d'un tiers de la valeur initiale de leurs obligations. Une délégation argentine est attendue le 7 juillet à New York pour rencontrer un médiateur nommé par la justice.

Ces négociations interviennent dans un climat tendu pour l'Argentine, proche de la récession et au bord du coma économique.

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Commentaires
a écrit le 04/07/2014 à 18:25 :
@crocodile
@corso
Les argentins sont les premiers arnaqueurs, et préfèrent cracher sur tout ce qui est sur leur route plutôt que de se demander comment cesser d'aller droit dans le mur: explosion de la pauvreté depuis 10 ans, banditisme, scandales de corruption à répétition... Calmons nous avec l'antiaméricanisme primaire.
Réponse de le 05/07/2014 à 11:53 :
L'antiaméricanisme primaire c'est l'argument de ceux qui essaient encore de défendre l'indéfendable. Pas de besoin d'argumenter, ni d'apporter des faits concrets, suffit juste de cataloguer son interlocuteur d'anti-américain. c'est facile.

Mais n'oublions pas que le général de Gaulle a toujours refusé de commémorer le débarquement, et que Mitterrand dans son dernier livre a dit "les français ne le savent pas, mais les américains livrent un guerre impitoyable au reste du monde..."

Qu'on les apprécient ou pas ce deux personnages, là n'est pas la question. Avec la fonction qu'ils ont exercés entant que chef d'état, ils savaient bien mieux que quiconque ce qu'il se passe derrière le rideau et les vrai intention de Washington. (qui n'est pas le peuple américain au passage....)
a écrit le 04/07/2014 à 17:10 :
Il faudrait stopper le financement des États par les banques et les institutions financières. Des systèmes alternatifs plus viables existent, mais il est interdit d’y réfléchir car il y a trop d’intérêts en jeu. L’Argentine, l’Italie, la France, l’Espagne et bien d’autres pays, tôt ou tard, seront en défaut sur la dette publique. Ce n’est plus qu’une question de temps avant que ça arrive.
a écrit le 04/07/2014 à 16:01 :
Pour financer une guerre étrangère lointaine et permanente, les USA ont arnaqué durement l'Argentine. Une escroquerie monétaire malheureusement qui n'est pas sans pareil car d'autre ont eut lieu par la suite. Dans cette histoire, les voleurs directs se sont enfuis en revendant leurs actifs à des fonds qui en ont accepté la valorisation. Ces petits nouveaux d'un mécanisme bien connu par les voleurs de tout poil, disent bien entendu n'être pour rien dans l'affaire. L'Argentine prétend à juste titre qu'ils sont de mèche. Le FMI devrait payer les voleurs et échelonner sur long terme avec le pays. La conclusion classique de l'arnaque que tout le monde souhaite. Un certain Fernand Braudel, économiste, avait raconté à ce propos la parabole du jeune homme et de la baque.
a écrit le 04/07/2014 à 12:07 :
Ce ne sont pas des "créanciers" tout à fait normaux, mais des fonds vautour ! Autrement dit les talibans de la finance internationale !
L'Argentine paie régulièrement sa dette à ses créanciers (plus de 92%).
a écrit le 04/07/2014 à 12:03 :
Si vous négociez pas , j envoie des drones avec des missiles hell fire , ou je vous vaccine avec du ebola dernier avertissement.

non mais ils vont mettre au pas ces argentins !
a écrit le 04/07/2014 à 11:46 :
A force d'insulter le monde entier (Uruguay, Chili, Bolivie, Paraguay, Brésil, US, Europe, Espagne,....), les argentins retournent au fond du trou. C'est leur place.

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