Sans crier gare, la croissance chinoise accélère légèrement

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Faible, mais bien là. La croissance du produit intérieur brut (PIB) chinois s'est confirmée au deuxième trimestre 2014, un sursaut inattendu alimenté par des "mini-mesures de relance" du gouvernement. Sur les trois derniers mois (avril-juin), la PIB de la deuxième économie mondiale a dépassé la croissance de 7,4% du premier trimestre, ce qui était son plus bas niveau depuis un an et demi.
Économistes et analystes restent prudents sur les perspectives de la deuxième économie mondiale en notant que la petite accélération du produit intérieur brut (PIB) sur avril-juin reflète davantage l'impact des politiques publiques pour stimuler l'activité qu'une véritable reprise, comme l'illustre l'envolée inattendue des prêts accordés par les banques publiques en juin.
Les autorités ont ainsi dopé et facilité les investissements dans les infrastructures, dévoilé des réductions fiscales ciblées, et abaissé les niveaux de réserves obligatoires des banques offrant des prêts aux petites entreprises et au secteur agricole.
Témoin de cette éclaircie, la production industrielle a marqué en juin une accélération sensible, grimpant de 9,2% sur un an, soit davantage qu'attendu par les analystes.
Les ventes de détail, baromètre de la consommation des ménages, ont progressé de 12,4%, à un rythme à peu près stable par rapport à mai. Quant aux investissements en capital fixe -reflétant les dépenses dans les infrastructures- ils ont grossi de 17,3% sur un an au premier semestre, au-delà des attentes du marché.
De l'avis général, le net gonflement des prêts bancaires, sous l'effet des mesures d'assouplissement ciblées de la banque centrale, devrait continuer à tirer l'activité.
Après une croissance économique de 7,7% en 2012 puis à nouveau en 2013 -un niveau plus vu depuis 1999-, Pékin s'est fixé pour 2014 un objectif de 7,5%: ce serait sa plus faible performance depuis près d'un quart de siècle.
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Mais il n'est pas certain que ce niveau soit atteint: le panel d'analystes interrogés par l'AFP table en moyenne sur une croissance annuelle de 7,3%. Sur l'ensemble du premier semestre, l'économie a crû de 7,4%, a précisé le Bureau national des Statistiques (BNS).
Même si Pékin exclut tout plan de relance massif, "il faut attendre de nouvelles mesures de soutien, via la politique monétaire et les dépenses budgétaires, et le lancement de nouveaux projets d'infrastructures", prédit Wendy Chen.
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Les ventes de logements ont chuté de 9,2% sur un an au premier semestre, et cette correction "accroît la pression sur l'économie à court terme", a reconnu Sheng Laiyun, porte-parole du BNS. L'immobilier et la construction représentent, de façon directe et indirecte, plus de 30% du PIB du pays selon certaines estimations.
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