Ukraine : trève fragile et accord de fourniture d'armes par cinq pays de l'OTAN

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(Crédits : reuters.com)
Selon le conseiller du président Porochenko, l'Ukraine a conclu un accord prévoyant la fourniture d'armes et de conseillers militaires par cinq Etats membres de l'Alliance atlantique : les Etats-Unis, la France, l'Italie, la Pologne et la Norvège. Une femme a été tuée par des tirs à Marioupol, première victime depuis le cessez-le-feu, et les abords de l'aéroport de Donetsk étaient dimanche le théâtre de tirs d'artillerie, faisant craindre l'échec d'une sortie de crise entre Kiev et les rebelles pro-russes.

C'est une victoire diplomatique importante pour le gouvernement de Kiev. L'Ukraine a conclu un accord lors du sommet de l'Otan au Pays de Galles prévoyant la fourniture d'armes et de conseillers militaires par cinq Etats membres de l'Alliance atlantique, a indiqué un conseiller du président ukrainien Petro Porochenko, dimanche. « Lors du sommet de l'Otan, des accords ont été conclus sur la fourniture de conseillers militaires et d'équipements d'armements modernes par les Etats-Unis, la France, l'Italie, la Pologne et la Norvège », a dit Iouri Lissenko sur sa page Facebook. Le conseiller n'a pas fourni de détails supplémentaires et sa déclaration n'a pas pu être confirmée dans l'immédiat. Petro Porochenko avait assisté au sommet des pays alliés qui se sont réunis pendant deux jours cette semaine à Newport au Pays de Galles. Les responsables de l'Otan ont expliqué que l'Alliance ne fournirait pas d'armes à l'Ukraine qui ne fait pas partie de l'organisation mais que les Etats membres pouvaient prendre cette initiative à titre individuel.

Sur le terrain, le "protocole" de cessez-le-feu signé vendredi à Minsk, et rendu public dimanche par l'OSCE, a du mal à tenir. L'accord ouvre la porte, de façon encore floue, à un "statut spécial" pour les régions tenues par les séparatistes et des élections pour les régions de Donetsk et Lougansk, fiefs des rebelles pro-russes.

Mais, dans la nuit de samedi à dimanche, "une femme a été tuée et trois habitants de Marioupol ont été blessés", a indiqué la mairie de ce port stratégique du sud-est de l'Ukraine. Selon les autorités locales, des rebelles, qui tentent depuis plusieurs jours de s'emparer de cette dernière grande ville encore sous contrôle ukrainien, ont tiré dans la nuit sur un check-point à la sortie est de la ville et détruit une station service.

A Donetsk, une journaliste de l'AFP a entendu dimanche à un check-point près de l'aéroport, sous contrôle de l'armée, des tirs d'artillerie. Il n'était pas possible d'établir leur origine. Tôt dimanche, le calme était en revanche revenu à Marioupol, mais les signes des combats de la nuit étaient bien visibles près du point de contrôle ukrainien.

Un camion totalement détruit brûlait au bord de la route et plusieurs bâtiments à proximité étaient endommagés, les fenêtres soufflées. Le point de contrôle était toujours occupé par les forces ukrainiennes. Une vingtaine d'hommes étaient visibles, ainsi que trois chars. "Les tirs ont commencé vers 22H30" (19H30 GMT), a expliqué à l'AFP Pacha, un combattant du bataillon de Vinnitsa.

"Ils (les prorusses) tiraient avec quatre obusiers. Ils ont tiré sur le check-point et sur les tentes", ajoute-t-il, assurant que les militaires ukrainiens n'ont "pas eu de pertes". "Vous voyez quel genre de cessez-le-feu il y a du côté russe", ironise-t-il.

Quelques heures plus tôt, les présidents ukrainien Petro Porochenko et russe Vladimir Poutine avaient estimé au cours d'un entretien téléphonique que le cessez-le-feu signé vendredi à Minsk était "globalement respecté".

Destiné à mettre fin à un conflit de près de cinq mois dans cette région qui a fait, selon l'ONU, 2.600 morts et provoqué le départ d'un demi-million de personnes, ce cessez-le-feu avait été accueilli avec scepticisme par les Occidentaux.

Samedi matin, rebelles et forces gouvernementales s'étaient mutuellement accusé d'avoir violé le cessez-le-feu, par des tirs sur leurs positions respectives dans et autour des fiefs rebelles de Donetsk et Lougansk.

Désirs d'indépendance

La proclamation du cessez-le-feu constitue un succès pour les insurgés et la Russie, dans la mesure où il semble entériner la perte pour Kiev de plusieurs villes de l'Est après l'avancée victorieuse ces dernières semaines des rebelles, aidés sur le terrain par des militaires russes, selon les Occidentaux ce que Moscou dément.

Les rebelles ont exigé samedi leur "indépendance" après les négociations à Minsk entre le "groupe de contact" composé de l'Ukraine, de la Russie et de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) et les séparatistes.

Dimanche, Amnesty International a renvoyé dos à dos les belligérants: "Toutes les parties au conflit se sont montrées indifférentes à l'égard de la vie des civils et négligent de manière flagrante leurs obligations internationales", a dénoncé le secrétaire général de l'association Salil Shetty.

Photos satellite à l'appui, Amnesty estime en outre qu'il apparaît "clairement que la Russie entretient le conflit, aussi bien par son ingérence directe que par le soutien qu'elle accorde aux séparatistes dans l'est de l'Ukraine".

La trêve annoncée à Minsk n'a d'ailleurs pas convaincu les Occidentaux qui ont accusé ces derniers jours la Russie d'avoir déployé des troupes régulières dans l'est de l'Ukraine, même si Moscou a toujours démenti toute implication sur le terrain.

Les 28 Etats membres de l'Union européenne se sont mis d'accord vendredi soir pour de nouvelles sanctions contre la Russie, qui seront formellement adoptées lundi. Mais la Russie a averti samedi qu'elle réagirait en cas de nouvelles sanctions économiques.

De son côté, l'Otan mène jusqu'au 10 septembre des exercices militaires, dans les pays baltes, en Allemagne et en Pologne, qui doivent indiquer "haut et fort" que l'Alliance est prête à défendre ses pays membres, a déclaré samedi à Riga un haut responsable, le général Hans-Lothar Domrose.

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a écrit le 10/09/2014 à 11:03 :
Faudrait-il penser alors que les populations de l’Est ukrainien se trouvent sacrifiées sur l’autel de la realpolitik dictée par les lobbies néo Conservateurs sionistes américains ?

Ce serait probablement une erreur car dans la présente situation la Russie ne tient pas le couteau, elle n’est pas l’agent du sacrifice, elle est seulement patiente, au double sens du terme.

Encore une fois, si Poutine est capable de conserver cette attitude suffisamment longtemps (il est malheureusement douteux qu’il puisse le faire indéfiniment), il y a de grandes chances que les opinions publiques puisse enfin percevoir que, comme en Irak, en Libye, en Syrie, etc. la violence mondiale provient avant‑tout de l’Empire anglo-sioniste et de ses marionnettes. Je veux croire que cela contribuera de manière critique à leur effondrement lorsque le moment sera venu. Après combien de vicissitudes et de vies perdues parviendrons-nous à cette issue heureuse ? Je n’ose l’imaginer.
a écrit le 09/09/2014 à 12:05 :
En matiére militaire comme ailleurs je pense qu’il faut encore plus se méfier de ses amis que de ses ennemis . Nombre de batailles ont été perdues par défaillance des amis au moment opportun .
Et méme au sein de sa propre armée il existe des rivalités et conflits d’intéret .
Au sein méme de la bataille symbole des Américain , celle de Little Big Horn , où leur grand héros a disparu le général Custer, il est clair que ce fut par retard calculé des 2 autres généraux censés le couvrir et l’appuyer . Chacun d’eux avaient été victime du caractére cassant de Custer en faveur de sa notoriété personnelle , et ont saisi là le moyen de s’en débarasser connaissant son caractére fonceur . Et derriére eux le président US qui n’aimait pas Custer et en définitive la piégé en le flancquant de 2 comparses ayant une dent contre Custer .

L’adhésion à l’Otan de pays comme la Serbie , la Gréce ou la Roumanie ou la Bulgarie pose question . Quand aux pays Baltes faut regarder de plus prés . Le maillon faible autour de la Russie est la Biélorussie , ex prolongement des Lithuaniens qui ont eu au Moyen-Age leur heures de gloire .

Dans la campagne de Russie de Napoléon ils ont fait défection à l’égard des Russes mais l’issue de cette campagne les rend plus circonspect depuis .

De méme les objectifs Allemands et Polonais par ex , sont nécessairement opposés .
Dans cet embroglio d’armées de l’Empire US qu’est l’Otan , pas sûr que les fonceurs soient bien suivis . Et surtout , il est sur que la garde Impériale ( par analogie avec Napoléon ) l’armée US ne sera pas en premiére ligne . Sa décimation ferait perdre le controle au centre sur la périphérie . C’est peut étre aussi ce que recherche quelques périphériques fonceurs .

Les déclarations va-t-en guerre des uns et des autres doivent étre prises cum grano salis.
Réponse de le 10/09/2014 à 10:14 :
Le cessez-le-feu en Ukraine est confirmé, mais la volonté d’expansion de l’OTAN jusqu’aux frontières de la Russie fait naître une menace de guerre nucléaire en Europe. Merci aux américains pour ce cadeau empoisonné.
a écrit le 08/09/2014 à 21:56 :
Malgré les imputations du gouvernement ukrainien —selon qui la Russie aurait envahit son pays… mais avec seulement 1 000 hommes que personne n’a vus, le sommet n’a pas décidé d’entrer en guerre contre Moscou et s’est contenté d’une mesure symbolique. On ne comprend donc pas pourquoi tant de fastes ont été déployés à Newport.

À moins que les choses importantes aient été décidées à huis clos, lors de la réunion des chef d’État du vendredi 5 septembre, il ne semble pas que les guerres secrètes aient été évoquées lors du sommet, mais uniquement en marge du sommet avec certains alliés uniquement. Déjà, en 2011, l’Otan avait violé ses propres statuts en ne réunissant pas le Conseil atlantique avant de bombarder Tripoli. Il semblait en effet impossible que tous acceptent de se livrer à une telle boucherie. Les États-Unis et le Royaume-Uni réunirent donc en secret la France, l’Italie et la Turquie à Naples pour planifier une attaque qui fit au moins 40 000 morts civils en une semaine.

Le communiqué final est d’une rare hypocrisie : la crise ukrainienne est traitée comme une agression russe, sans jamais faire mention du coup d’État de la place Maidan, ni de l’installation d’un gouvernement incluant des nazis. La crise syrienne est présentée comme un conflit entre « une opposition modérée qui protège les minorités » et, à la fois, la « tyrannie du régime de Bachar el-Assad » et « des groupes extrémistes », sans jamais faire mention de ce que le régime syrien est une République alors que l’opposition modérée est rémunérée par les dictatures du Golfe, ni que la crise a été ouverte par une guerre secrète franco-britannique conformément aux annexes du Traité de Lancaster House, ni que le président el-Assad vient d’être réélu par 63 % du corps électoral, et alors que la République arabe syrienne est la seule à avoir protégé non seulement les minorités, mais tous ses citoyens, incluant la majorité sunnite. Avec cynisme, le communiqué prétend que l’Alliance a protégé le peuple libyen, conformément aux résolutions 1970 et 1973, alors qu’il a utilisé ces résolutions pour changer le régime en tuant 160 000 Libyens et en plongeant le pays dans le chaos.

Cependant, en définitive, au cours des dernières années, l’Otan est parvenue à ses fins en Afghanistan, en Irak, en Libye et au Nord-Est de la Syrie, c’est-à-dire uniquement et exclusivement dans des pays ou des régions organisées en sociétés tribales. Elle ne semble donc pas apte à entrer en conflit direct avec la Russie et la Chine.
Réponse de le 09/09/2014 à 8:38 :
Ces informations démontrent que les américains agissent en parfaite connaissance de cause en Ukraine. Ils veulent la guerre et nombre de nos compatriotes désinformés parlent comme des moutons, persuadés d’être dans le camp des “gentils”.
C’est un cauchemar, la plupart des Français soutiennent les criminels de Washington.
a écrit le 08/09/2014 à 21:53 :
Depuis le coup d’État de 2001, les États-Unis envisagent une confrontation avec la Chine. Dans cette perspective, le président Barack Obama a annoncé le repositionnement de ses forces en Extrême-Orient. Cependant, cet agenda a été perturbé par le redressement économique, politique et militaire de la Russie, qui s’est montrée capable, en 2008, de défendre l’Ossétie du Sud attaquée par la Géorgie et, en 2014, la Crimée menacée par les putschistes de Kiev.

Par ailleurs, le projet du « bouclier anti-missiles » a été abandonné. Présenté comme un système de protection face à des missiles iraniens, ce « bouclier » était en réalité un système offensif déployé alentour de la Russie pour la paralyser. Un simple coup d’œil sur une mappemonde permet de constater que des missiles iraniens, s’ils devaient être tirés sur les États-Unis, ne passeraient pas au-dessus de l’Europe centrale, mais par le plus court chemin : le pôle nord. Après avoir miné durant une décennie les relations entre Washington et Moscou, le projet est abandonné car il s’avère techniquement impossible de détruire en vol des missiles russes intercontinentaux de dernière génération. Du coup, c’est le principe même de la « dissuasion nucléaire » qui est abandonné face à la Russie, même s’il reste pertinent pour d’autres États.

Tout en effectuant son « pivot vers l’Asie », Washington a exacerbé les tensions entre la Chine et ses voisins, particulièrement le Japon. L’Otan, qui historiquement vassalise l’Europe à l’Amérique du Nord, s’est donc ouverte à des partenaires asiatiques et océaniques, notamment l’Australie et le Japon, à travers des contrats d’association. En passant, elle a élargi son champ d’action à l’ensemble du globe.

En cette période de restrictions budgétaires, l’Alliance, qui ne connaît pas la crise, se fait construire un nouveau siège social, à Bruxelles, pour la somme faramineuse d’1 milliard d’euros. Il devrait être livré début 2017.
a écrit le 08/09/2014 à 21:11 :
L'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN constitue la seule riposte de l'Occident capable de contrer l'expansionnisme de Vladimir Poutine et pourrait donner un nouveau souffle aux institutions européennes, en quête d'identité en ce début du nouveau siècle. Déjà récurrente depuis des mois, une question hante, avec une acuité nouvelle, les chancelleries et les consciences occidentales : quelle attitude adopter face à la Russie qui piétine la loi internationale, enenvahissant, au grand jour, l'Ukraine ? Les ressources diplomatiques s'épuisent chaque jour davantage dans une situation qui échappe à tout contrôle, où même les thuriféraires les plus zélés du président russe semblent être dépassés par le cynisme et le jusqu'au-boutisme de leur maître à penser. Il devient clair que la finalité de sa stratégie dépasse la Crimée, voire le Donbass, et concerne l'Ukraine toute entière qu'il veut rattacher au « monde russe », prétendument incompatible avec l'Occident.

J'entends déjà les commentaires des bien-pensants effarouchés : on ne va pas quand même faire la guerre à la Russie ! Certes, mais ne rien faire, dans ce contexte, en s'abritant derrière les considérations de la realpolik, équivaut à un acte de lâcheté, qui resterait dans les annales de l'Histoire au même titre que les accords de Munich, prélude à la Deuxième Guerre mondiale, ou encore la dérobade de l'Occident en Syrie, ayant ouvert un boulevard à la barbarie de l'Etat islamique. De même, se limiterà la discussion sur une éventuelle « augmentation » des sanctions contre la Russie, c'est penser, en plein incendie, au plan de restauration, au lieu d'appeler immédiatement les pompiers.

Disons-le clairement : il est urgent d'agir avant que le point de non-retour, synonyme d'une guerre ouverte, aux conséquences planétaires, ne soit atteint ! Et pour cela, il faut, qu'on le veuille ou non, utiliser la seule méthode que M. Poutine comprend, celle de la force. Mais qui pourrait le faire ? L'Union européenne, dénuée d'armée commune, et, de surcroît, minée par ses dissensions internes ? L'Amérique d'Obama, dramatiquement hésitante, en panne de stratégie et de moyens, en ce début du XXIe siècle qui voit la dilution des puissances mondiales ? La réponse négative à ces questions est évidente.

Pourtant la situation n'est pas désespérée. A condition d'avoir le courage de remettre en cause le système des institutions transnationales, issu d'une géopolitique révolue du siècle précédent. Pour le moment, cette hypothèse reste un tabou de la diplomatie mondiale. Or elle me semble inéluctable, à plus longue échéance, face aux nouvelles réalités du monde global en devenir.

Pourquoi donc ne pas lancer ce gigantesque chantier, en commençant par la réforme en profondeur de l'OTAN ? Cette réforme passerait, dans l'immédiat, par l'adhésion de l'Ukraine à l'Alliance atlantique (dont la raison d'être réside dans le maintien de la sécurité en Europe), face au cas de force majeure de l'agression, avérée, de la Russie contre un pays souverain. Le prochain sommet de l'OTAN, qui réunira les dirigeants occidentaux, offrirait cette occasion historique à ce seul acteur sur l'échiquier géostratégique actuel qui dispose d'un réel « hardpower » capable de contrer les velléités expansionnistes de la Russie. Ce serait aussi un acte fondateur de son nouveau secrétaire général, le Norvégien Jens Stoltenberg.

Enfin, l'adhésion de l'Ukraine à l'OTAN - au nom de la sécurité, mais aussi et, sans doute, surtout au nom des valeurs initiales de l'Occident - donnerait un nouveau souffle à l'ensemble des institutions européennes (dont l'UE, dirigée par le Polonais Donald Tusk, particulièrement sensible aux idéaux occidentaux en raison du parcours de son pays, kidnappé pendant une quarantaine d'années par le soviétisme liberticide), sur la base d'un véritable projet de civilisation, confronté à une menace commune, comme ce fut déjà le cas au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.

Alexandre Melnik (Professeur de géopolitique à ICN Business School Nancy Metz)
Réponse de le 09/09/2014 à 8:42 :
Et pourtant, de bonne source j'apprends que lors du sommet de l’OTAN, les 4 et 5 septembre 2104, il a été décidé d’exclure toute possibilité d’adhésion de l’Ukraine à l’OTAN.
a écrit le 08/09/2014 à 21:10 :
Pour Poutine, la conquête de territoire en Ukraine ne consistait pas seulement à réunifier des peuples de même ethnie russe ; tout comme lors de l’invasion de la Géorgie, cela a aussi directement à voir avec des motivations économiques. Trop de diplomates et de décideurs politiques occidentaux – en particulier ceux qui ne suivent pas régulièrement les évènements en Russie – sont très loin du compte, en ce qui concerne la perception de Poutine, quant aux besoins de la Russie.
Certes, Poutine s’est attiré des applaudissements pour avoir permis le redémarrage de la Russie, à la suite des mandats de Boris Yeltsine, mais la réalité de sa réussite économique est toute autre et essentiellement dépendante de la hausse brutale des prix du pétrole. Alors que le prix des carburants augmentait, l’économie russe est demeurée en stagnation.
Anna Borshchevskaya, de la Fondation Européenne pour la Démocratie (et, pour tout dire, l’épouse de l’auteur) a rédigé un article de toute première importance, il y a quelques années, qui jette un œil cru sur la vulnérabilité économique de la Russie, à l’aune des Printemps Arabes. En bref, l’économie russe se maintient en eaux stagnantes. Plutôt que de corriger les problèmes et de traiter celui, endémique, de la corruption, dont il bénéficie personnellement, Poutine a découvert qu’il est plus facile de souffler sur les braises de la ferveur nationaliste. Mais, à chaque fois qu’il s’accapare – l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud, en 2008 et la Crimée, et peut-être bientôt l’Est de l’Ukraine en 2014 – il doit subventionner ce nouveau territoire, créant ainsi un nouveau siphonnage des ressources russes, d’autant plus qu’il doit aussi subventionner les Etats-Clients, comme le Bélarus (Biélorussie), pour les conserver bien dans la ligne.
Par conséquent, à chaque conquête de territoire qu’il réalise, la vitesse à laquelle l’économie russe se détériore, s’accroît un peu plus, poussant au besoin de réaliser de nouvelles conquêtes de territoire pour continuer de faire face au problème, ainsi généré. La situation de Poutine est analogue à celle d’un cocaïnomane qui doit constamment augmenter ses doses pour parvenir au même niveau d’extase.
Alors que les diplomates et les analystes s’interrogent pour deviner ce que sera la prochaine cible dans la ligne de mire du Président russe Vladimir Poutine, ce serait une grave erreur de ne se focaliser que sur l’Est de l’Ukraine, les pays de la Baltique et la Moldavie, parce que s’il veut, réellement renforcer son économie, il doit conserver son monopole énergétique. Sur ce point, l’Azerbaïdjan pro-occidental et pro-israélien, voisin de la Géorgie, devrait vraiment avoir de bonnes raisons de s’inquiéter. L’Azerbaïdjan -seul état musulman chi’ite qui respecte la séparation de la Mosquée et de l’Etat- est un foyer essentiel de ressources énergétiques, et l’été dernier, il a annoncé qu’il dirigerait son nouveau pipe-line vers le Sud de l’Europe, en contournant la Russie
a écrit le 08/09/2014 à 21:01 :
L'Otan, mes amis, est un tigre de papier, elle ne va jamais entrer en guerre contre la Russie. L'Otan ne s'attaque qu'aux faibles : la Yougoslavie (qui ne possédait moins de 100 chasseurs dont 85% des anciens Mig 21 de deuxième génération), la Libye (qui s'est vu à court de munitions)… Ce Rassmussen est un grand palabreur, il possède même un caractère plutôt fantasque, flamboyant, (il adore faire des enregistrements de ses entretiens avec les grands de ce monde, le cas de Poutine était ridicule…), il sait que les forces de l'Alliance n'ont jamais été en mesure de contrer une armée moderne et coriace comme l'armée russe.

Quelque « rapiécée » que puisse être l’armée actuelle de la Russie, elle reste incomparablement plus puissante que les forces armées yougoslaves, irakiennes, libyennes et syriennes réunies. Et même les pilotes américains –sans parler des européens– ne se sont jamais retrouvés nez à nez avec les S-300P et V, les S-400, les Buk, les Tor, les Pantsir, les Su-27 ni les MiG-31. D’autant qu’on ne peut pas exclure l’éventualité d’une frappe nucléaire russe. Nous n'avons rien à craindre car il n'aura pas une 3ème guerre en Europe, les US et les européens de l'Otan ne vont jamais vaincre les russes. Bien au contraire, si il y aura une coalition russo-chinoise les Occidentaux auront des énormes soucis à se faire. Et ils le savent.
Réponse de le 08/09/2014 à 21:08 :
On n'est pas dans votre camp, mais on sait vous utiliser. Vous nous avez assez fait la guerre dans le passé, nous n'avons pas oublié.
Réponse de le 08/09/2014 à 21:52 :
Hé ! un papy chinois qui parle LE français ! une 'tite tisane à la verveine et hop ! on va faire dodo !
a écrit le 08/09/2014 à 17:24 :
La non-vente des Mistrals porte déjà ses premiers fruits, pas aux anglais mais…. aux allemands ! la presse allemande parle aujourd'hui que l'Inde considère sérieusement l'achat de 126 chasseurs Eurofighter à nos voisins. La France sous la bottes des US ne va pas vendre les Mistrals à la Russie, on va payer une belle ardoise de la rupture de contrat, St-Nazaire va rester avec deux "baleines grises" invendables et à la clé, l'Elysée ne va plus vendre les Rafales aux indiens car dans l'avenir les pays se méfieront de la crédibilité commerciale française. Merci à tous les copains, US et OTAN.
Réponse de le 08/09/2014 à 21:04 :
On ne vend pas d'armes à Hitler Staline Poutine.
a écrit le 08/09/2014 à 15:16 :
Et dire qu'on reproche son interventionnisme à l'Ours russe ...
a écrit le 08/09/2014 à 15:09 :
UE et USA donneur leçons aux autres saute de contradiction à une autre : Ils ont tenté de contrer la révolution égyptienne de + 30 millions d’égyptiens du 30/6/2013 contre la dictature et le désastre de la secte des frères musulmans que soutenant les occidentaux oubliant que la secte fut créée en 1928 pour l’utopie de restaurer ex Califat empire esclavagiste ottoman et contre promotion modernité à l’image du parti nazi et qui entretenait des rapports étroits dans les années 40 avec Hitler cf. vidéos de Husseini l’un de leur représentant à l’époque mais ils ont accepté et soutenu bunker de quelques dizaines de millier à Kiev contre un gouvernement issu pourtant d’élections sans attendre leur réalisation anticipé. UE et USA soutiennent le va-ton guerre du gouvernement ukrainien actuel pour résoudre une question de sa région spécifique russophone au lieu de le faire par le dialogue et par les réponses aux demandes de cette région ne réussir qu’être au bord de la guerre civile et en télescopant les occidentaux avec la Russie qui se sont lancé dans des sanctions dans le non respect de contrat signé comportement contre productif pour tout le monde et la liste des contradictions est longue. La solution est après cessez le feu construire la confiance pour entamer dialogue et négociation du pouvoir central ukrainien avec ses régions avec l’optique de gagnant-gagnant. Aussi de bannir par les occidentaux ce reflex de sanctionner un pays continent qui peut y répondre et tout le monde sera perdant : perte économique et tension de remake de guerre froide.
a écrit le 08/09/2014 à 13:50 :
... à en croire la presse russe, Moscou songe déjà à un embargo sur les vins et spirituex français. aïe aïe aïe…. et pas seulement cela, le fameux couloir aérien transibérien sera fermé aux vols de compagnies européennes et américaines tout prochainement. De quoi réjouir les patrons d'Air France et leurs plans de vols low-cost vers l'Asie…. flûte! croissance zéro, récession, déflation… l'avenir s'annonce radieux pour nous.... Il n'a que les Bleus et Tsonga qui progressent….
Réponse de le 08/09/2014 à 16:55 :
Oubliez, c'est du passé tout çà et n'explique pas la situation actuelle. Vous faîtes de la propagande pour l'envahisseur Poutine ou quoi ? Il y a des posts intéressants ici mais vous racontez n'importe quoi.
Réponse de le 08/09/2014 à 17:49 :
Faut être gonflé pour penser que la fermeture du couloir aérien transibérien c'est n'importe quoi ! A sanction, sanction et demi, dites moi quand on gagne !!
Réponse de le 08/09/2014 à 18:59 :
il faut être toujours gentil et poli avec les dames, Popov, mais voyons...
a écrit le 08/09/2014 à 12:11 :
Tiens je viens de regarder un reportage sur CNN. Les journaleux ricains ne parlent pas bien de Poutine, du tout. Ils sont aller hier dans le zones contrôlées par les forces armées de Donetsk, notamment autour de Marioupol et à Novoazovsk. Là ou Kiev clame qu'il y a une invasion de l'armée Russe. Ils arrivent même au point d'appeler le Président russe de "dictateur", c'est plutôt poussé pour une chaîne tellemnt polie et démocratique que CNN, ne trouvez-vous pas ?
Eh bien, ils ont beau eu chercher toute la journée, ils n'ont pas vu un seul soldat de l'armée Russe, seulement des combattants locaux et quelques volontaires étrangers dont des Russes. Et alors ils commencent à traiter Poutine des pires noms, enfin...
Alors, qui se couvre de ridicule ?
Réponse de le 08/09/2014 à 12:25 :
à faux @ popov donc d'après vous mêmes les victimes tombées sous les balles et les missiles grades n'ont jamais existée s'il n'y a pas eu d'invasion Russe avec des militaires en congés annuels bien sur , pour suivre votre développement très cartésien .
Réponse de le 08/09/2014 à 13:28 :
Vous préférez sans doute le terme de "volontaires" utilisés par les russes ? Cela fait plus proche des "victimes" au lieu de dire du peuple ?
Réponse de le 08/09/2014 à 17:51 :
Quand mme Clinton compare Poutine a Hitler (c'est constructif de la part d'une responsable politique ! C'est fin comme un Western) qu'espérez vous voir dans la presse ?
a écrit le 08/09/2014 à 12:03 :
Vous avez tort, Jauvert, de venir nous faire la propagande de l'OTAN tous les jours, ce n'est pas vos positions atlantistes que je critique car tout un chacun a droit à s'exprimer librement, c'est plutôt votre manière agressive et anti-française qui me dérange et aux autres lecteurs. C'est assez facile dès qu'on est journaliste de pouvoir imposer le plus grand nombre de commentaires pro-OTAN à l'insu de l'opinion dominante de ce forum manifestement hostile à politique occidentale en Ukraine. La pratique démocratique est ailleurs….
a écrit le 08/09/2014 à 12:02 :
C'est quand même risible de voir que la France est censée fournir des matériels "modernes" à l'Ukraine alors qu'il n'y a pas très longtemps, nombre de médias faisaient mention de la pauvreté d'équipements de nos forces d'intervention au Mali et en Centrafrique. Et que l'on est censé en fournir également à l'espèce de coalition pour l'Irak après avoir failli en avoir besoin pour intervenir en Syrie. La multiplication des pains, je présume?
Réponse de le 08/09/2014 à 12:18 :
excellent ! mdr
a écrit le 07/09/2014 à 23:17 :
5. 2600 morts est une grosse sous-estimation, même selon les paroles de l'ONU et l'OSCE. Donc, l'armée ukrainien a perdu en somme quelques centaines de soldats et s'est effondrée en ayant subit une grosse défaite? Il est difficile à croire. Le vrai chiffre des victimes du conflit est quelques fois plus élevé. Il y a des estimations allant au dessus de 20.000. RIP
a écrit le 07/09/2014 à 23:07 :
1. L’accord du cessez-le-feu est très mal rédigé. Un document flou de piètre qualité, il sera difficile de le respecter des deux côtés. Ce reproche est plutôt à adresser à Moscou.
2. La plupart des groupes oligarchiques de tous les côtés se sont mis d’accord pour le moment (certains groupes seront à abattre). Le projet de la Novorossie anti-oligarchique est morte (il était déjà évident depuis la fin de juillet après tous les remplacements des chefs).
3. Le cessez-le-feu, signé dans la situation, quand un côté du conflit gagne, est toujours en faveur du côté perdant, donc, en faveur de l’Ukraine.
4. Il n’est pas clair qui va financer l’Ukraine qui reste toujours en faillite.
a écrit le 07/09/2014 à 22:16 :
Dans une rare critique à l'égard d'un chef d'Etat, le dalaï lama a critiqué dimanche dans un entretien à la presse allemande Vladimir Poutine, estimant qu'il est "égocentrique" et qu'il veut "reconstruire le Mur de Berlin" avec le conflit en Ukraine. "Il porte préjudice à son pays en agissant ainsi. L'isolement est un suicide pour la Russie", a ajouté le chef spirituel du bouddhisme tibétain.
Réponse de le 07/09/2014 à 22:49 :
fine analyse du Dalaï lama "Poutine ne rend pas service à son peuple" ! et je sais que beaucoup de Russes pensent la même chose comme moi .
Réponse de le 08/09/2014 à 1:29 :
Renseignez vous sur le Dalaï lama, il y a même une conférence de François Asselineau sur ce Monsieur.. C'est pas une référence d'objectivité, c'est plutôt un pro Oncle Sam confirmé !
Réponse de le 08/09/2014 à 8:30 :
Le Dalaï-Lama n'est-il pas le même qui a déclaré dans une interview à BBC que "les Etats-Unis sont le plus beau exemple de grande démocratie au monde et on doit suivre cet exemple" ?
Réponse de le 08/09/2014 à 9:05 :
12'000% en accord avec vous. Quelques-uns ici font de la propagande US, pas de l'info.
a écrit le 07/09/2014 à 21:27 :
"Conseillers militaires" = mercenaires sans foi ni loi. Elle est belle l'Europe qui promeut et attise la guerre et qui profite ainsi économiquement et en toute impunité de la misère humaine
Réponse de le 07/09/2014 à 23:46 :
Vous préférez sans doute le terme de "volontaires" utilisés par les russes ? Cela fait plus proche du peuple ?
Réponse de le 08/09/2014 à 7:21 :
Obama, il est joli avec son prix Nobel de la Paix qui envoie ses "conseillers militaires" de l'entreprise Greystone (ex-Blackwater). Et puis Guantanamo, centre de thalasso de l'armée US qui est toujours ouvert illégalement, tout va bien dans le meilleur des mondes selon les usa
a écrit le 07/09/2014 à 20:04 :
L'ukraine est un pays en faillite, qui va payer le matos pour leur petite aventure ? Nous, pardi !! Ils ont pas des investissements plus intelligent pour se redresser ?
Réponse de le 07/09/2014 à 22:19 :
C'est une grosse économie en devenir. Beaucoup d'entreprises investissent, Suisse, Allemagne, Suisse, Canada........
Réponse de le 07/09/2014 à 23:12 :
@ @qui...: C'est loin d'être vrai. C'est possible uniquement s'il y a une forte volonté politique des gouvernements de ces pays. Un homme d'affaire normal n'investit pas dans un failed state en guerre civile. D'auprès ce que mes connaissances disent, les hommes d'affaire occidentaux ont perdu l'envie d'y investir, même ce qu'ils voulaient.
Réponse de le 08/09/2014 à 1:32 :
Ça ressemble plus a des vautours en quêtes de proies votre liste...
Mais "une grosse économie en devenir", vous voulez dire un nouveau réservoir de main d’œuvre bon marché pour l'Alemagne?!?
Réponse de le 08/09/2014 à 8:34 :
L'Ukraine, une GROSSE ÉCONOMIE EN DEVENIR ????? faites moi rire, Popov !!! je fais bien plus de confiance à la Grèce et au Portugal qu'à l'Ukraine !!! mdr
Réponse de le 08/09/2014 à 8:37 :
Je pense que vous plaisentez ou alors vous êtes quelqu'un de la junte de putschistes ukrainiens. Non mais...
Réponse de le 08/09/2014 à 19:09 :
C'est un excellent pays pour que L'Oréal investisse et pas au Brésil comme elle vient de faire, l'Ukraine est l'économie de l'avenir, florissante et aussi stable que l'économie suisse.
a écrit le 07/09/2014 à 19:29 :
Mettre de "l'huile sur le feu" c'est l'idéal de l'OTAN! La recherche politique de la paix n'est que secondaire....!
Réponse de le 07/09/2014 à 23:48 :
C'est vrai que ce sont des colonnes de chars de l'OTAN qui sont entrés en Ukraine. La Russie pays pacifiste et noble n'a jamais chercher à attiser cette guerre civile ...
Réponse de le 08/09/2014 à 1:34 :
Vous pensez faire du deuxième degrés facile, mais il faut se pincer quand même pour y arriver !! Et BHL, il fait toujours du tourisme ?
Réponse de le 08/09/2014 à 8:36 :
Des chars et matériel lourd de l'OTAN ainsi comme 3'000 hommes de 12 pays différents se trouvent déjà sur sol ukrainien mais c'est pas une invasion, c'est pour faire des "exercices"..... ah l'hypocrite !!!
a écrit le 07/09/2014 à 18:19 :
Ah oui enfin les ventes d'armes des américains et de ses marionnettes, business as usual ! Je vous disais que les guerres provoquées par les américains sont toujours bonnes pour l'économie ! Ils vendent des armes en se faisant régler la facture par le FMI. Le cercle "vertueux" est bouclé
a écrit le 07/09/2014 à 17:48 :
Puisque les americains font leur exercices en Ukraine, il n’y a pas de raison que les russes ne s’amusent pas aussi un peu, ils prevoient un exercice (nucleaire celui la) ce mois ci, on va finir par savoir enfin si les Russes sont oui ou non à 15% de leur capacité militaire.
Réponse de le 07/09/2014 à 19:46 :
Je propose qu'on livre des Milan-ER et des Eryx, pour voir si ca fonctionne bien?
Réponse de le 08/09/2014 à 8:33 :
"Je propose qu'on livre des Milan-ER et des Eryx, pour voir si ca fonctionne bien?"

Victor, je pense que alpinus74 parle sérieusement, faut pas y badiner avec tes plaisanteries....
a écrit le 07/09/2014 à 16:19 :
On leur fourni des armes? Ce pays bombarde son propre peuple, 2600 morts, c'est franchement honteux.
Réponse de le 07/09/2014 à 20:06 :
Bien d'accords avec vous, ils sont en faillite mais font des crédits pour tuer encore plus... On marche sur la tête !
a écrit le 07/09/2014 à 16:02 :
Oh l'horrible Poutine qui fournit des armes aux prorusses assiégés par les chars de l'armée ukrainienne, alors que les gentils pays de l'Otan, dont la France, ne vont que donner des conseils aux Ukrainiens avec des armes pour leur montrer comment s'en servir.
J'ai honte pour mon pays.
Réponse de le 07/09/2014 à 17:01 :
totalement d accord article propaganda EU US anti russe quelle honte !
Réponse de le 07/09/2014 à 18:20 :
La Voie de la Russie?
Réponse de le 07/09/2014 à 19:06 :
La Voie ?.... le chemin ?... le sentier ?.... ou la voix ?
Réponse de le 07/09/2014 à 19:48 :
La Voie de la Russie ou RiaNovosti, dite "la boite zombifiante"
Réponse de le 08/09/2014 à 8:41 :
Ce n'est pas "La Voie de la Russie" mais LA VOIX, voyons. Aux analphabètes un petit lien : //french.ruvr.ru
a écrit le 07/09/2014 à 15:55 :
l'indépendance oui entre la Russie et l'Ukraine et pour tout jour !
Réponse de le 07/09/2014 à 20:07 :
Vive la Pologne!
Réponse de le 08/09/2014 à 8:41 :
Et vive l'Irak !

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