Les inégalités hommes-femmes diminuent dans l'éducation

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Les progrès en matière d'écart entre hommes et femmes dans l'emploi sont également notables mais ils ont été ralentis par la crise, poursuit l'étude. La part des femmes dans la population active est passée de 54% en 2000 à 57% en 2012.
Les progrès en matière d'écart entre hommes et femmes dans l'emploi sont également notables mais ils ont été ralentis par la crise, poursuit l'étude. La part des femmes dans la population active est passée de 54% en 2000 à 57% en 2012. (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2010. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
Selon une étude BCG, des progrès restent à faire dans le secondaire. Les inégalités hommes-femmes se réduisent moins vite sur le front de l'emploi.

Les femmes rattrapent les hommes. C'est ce que semble montrer une étude du Boston Consulting Group (BCG), publiée mercredi 15 octobre à l'occasion du Women's Forum à Deauville, selon laquelle, les inégalités en matière d'accès à l'éducation se sont réduites au cours des dix dernières années.

98 filles pour 100 garçons scolarisés en primaire

Dans le détail, selon cette étude, en une décennie, le monde s'est rapproché d'un objectif de scolarisation - en primaire (6 à 11 ans) - universelle: 91% en moyenne, à comparer avec 86% il y a dix ans.

Concernant l'"indice de parité", il est passé de 95 filles pour 100 garçons scolarisés, à 98 filles scolarisées. En effet, deux tiers des "nouveaux enfants" scolarisés en dix ans sont des filles.

Des progrès à faire dans le secondaire

Toutefois, selon cette étude, d'importants progrès restent à faire dans le secondaire: seuls 78% des enfants entre 12 et 16 ans vont à l'école et les filles y sont un peu moins présentes que les garçons (96 pour 100).

Les progrès en matière d'écart entre hommes et femmes dans l'emploi sont également notables mais ils ont été ralentis par la crise, poursuit l'étude. La part des femmes dans la population active est passée de 54% en 2000 à 57% en 2012. Elle a toutefois baissé dans trois pays: en Inde, passant de 36% à 30%; en Chine, passant de 77% à 70%; et aux Etats-Unis, passant de 70% à 67%.

De plus en plus de femmes entrepreneures

L'étude note enfin que le nombre de femmes entrepreneures a progressé: en 2011, 41% des travailleurs indépendants, avec ou sans salarié, étaient des femmes, contre 35% en 2004.

"Si des mesures encourageant l'entrepreneuriat féminin étaient mises en place, le nombre de femmes entrepreneurs pourrait s'accroître de 53 millions d'ici à 2025, générant ainsi 28 millions d'emplois dans le monde", souligne Agnès Audier, directrice associée au BCG à Paris, citée dans un communiqué.

Pour aller plus loin: Six solutions pour réduire les inégalités de salaires entre hommes et femmes

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Commentaires
a écrit le 16/10/2014 à 20:54 :
Les femmes qui ont fait l' histoire n' ont pas attendu le " féminisme " ou des décrets pour marcher en dehors des sentiers battus ... Et pour la petite histoire n' oublions pas que les femmes ont toujours travaillé ne serait - ce que comme courtisanes ou assimilées ... Ou encore à la campagne comme et avec les hommes ... !
Réponse de le 16/10/2014 à 23:32 :
C'est vrai les femmes ont toujours travaillé dehors et dedans ....Mais quel rapport avec l’éducation pour toutes….La loi FALLOUX qui oblige les communes à ouvrir des écoles primaires spéciales pour les filles date de 1850 !!…Le féminisme n’est pas un mouvement mais un courant idéologique ou les femmes et les hommes sont égaux en droits et en faits. Ce qui caractérise l’histoire des femmes c’est l’invisibilité Alors mettre des mots sur les maux des femmes, c’est donner à voir l’invisible, le mal visible. C’est la possibilité de donner la parole à toutes celles qui n’ont pas le droit de dire, de briser ce silence et écrire l’oppression dont sont victimes, ici et ailleurs, les femmes. Pour faire évoluer les mentalités et améliorer la condition de la femme dans le monde, cela commence donc par offrir aux filles le droit à l’éducation Les rapports des institutions internationales le montrent, si l’on investit dans l’éducation des filles, on brise le cycle intergénérationnel de la pauvreté et l’on parvient à une meilleure répartition des revenus. Les filles deviennent alors l’outil de développement le plus efficace pour la société tout entière.
a écrit le 15/10/2014 à 17:13 :
Cette histoire de parité obligatoire dans tous les métiers est complètement absurde et participe au problème de l'emploi. Beaucoup de femmes sont obligées de travailler alors qu'elles auraient préférées s'occuper de leurs enfants (j'en fait parti).D'autre par dans bien des situations, les femmes ne peuvent pas remplacer les hommes, il faut être de bonne foi! Sujet qui ne peut être développer en quelques lignes....
Réponse de le 15/10/2014 à 19:11 :
Si les femmes sont "obligées" de travailler, vous insinuez que les hommes le font par "plaisir"... quel courage!
Réponse de le 15/10/2014 à 20:26 :
Absolument pas, je sais que beaucoup d'hommes préféreraient un autre choix de vie, mais la situation fait que...A l'inverse beaucoup d'hommes aimeraient occuper les postes attribués aux femmes. Enfin,, long débat
D'autre part, oui, je suis courageuse, en toute modestie...
Réponse de le 15/10/2014 à 22:53 :
Cette idée selon laquelle, parce que femmes nous aurions toutes des caractéristiques communes est en réalité complétement réactionnaire, je vous laisse à votre nostalgie du pétainisme. La quête de l’autonomie financière des femmes est une longue histoire, manifestement vous n’avez jamais eu à revendiquer une part de liberté et d’autonomie, je pense que vous avez tout eu dans votre berceau…Et si nous voulions être considérées avant tout comme des êtres humains pour nos choix personnels et professionnels et non en fonction de notre statut conjugal…Et personnellement je trouve aucun courage dans votre déni d’émancipation et votre doctrine ancestrale selon laquelle ou les femmes voleraient les postes aux hommes ( les postes de pouvoir bien sûr, pas ceux qu’ils ont désertés parce que sous-évalués donc sous-payés )
Réponse de le 16/10/2014 à 3:21 :
C'était ironique. Ca va les chevilles? Savez-vous que vous n'êtes pas "obligé" de manger ce qui vous éviterait du travail inutile?
Réponse de le 16/10/2014 à 15:45 :
J'oublie de préciser qu'il n'y a pas besoin de statut particulier dans la société pour prouver que l'on est un être humain, la nature s'en est chargée.
Réponse de le 16/10/2014 à 16:52 :
OUH LA LA, les grandes envolées féministes et autres genres, non merci! Quand à l'époque évoquée , ce n'est pas la mienne, ni celle de ma famille, par ailleurs.Mon commentaire n'est pas rigide , mais le sujet est certainement trop subtil pour beaucoup.
Réponse de le 16/10/2014 à 23:00 :
Oui Michel la nature nous a fait un être humain sexué, mais la construction sociale nous hiérarchise en fonction de notre genre et c’est bien le fond de l’article, lequel n’intéresse pas votre ego comme d’habitude. Mon message vous a fait bander, mais pourtant il ne vous était pas destiné, surtout qu’effectivement le travail est une contrainte mais il est aussi une liberté et cela vaut pour tous les êtres humains
Quant à notre Citoyenne elle aurait de grandes révélations sur la meilleur façon de devenir une bonne mère au foyer, c’est vrai que c’est dans l’air du temps et les femmes actives seraient des dégénérées, mais attention aux dégâts collatéraux 1 mariage sur 2 finit par un divorce. On tombe parfois de très haut. Perso je fais gaffe, je ne travaille pas, mais je suis très gentille avec mes amants
Réponse de le 17/10/2014 à 8:22 :
@sms " la construction sociale " ne s' établit pas " en fonction " des " genres " mais en fonction des richesses, des privilèges etc ... Autrement dit sur des " héritages " sociaux et économiques ... Réveillez vous !
Réponse de le 17/10/2014 à 16:01 :
SMS: Bien sûr nous sommes tou-te-s nés quelque part. Mais être né fille ou garçon ce n’est pas le même destin. La discrimination de genre existe quel que soit le pays, le système politique ,les traditions du milieu de vie , que l’on soit riche ou pauvre. Aux indes le feminicide est pratiqué même dans les castes supérieures La pertinence et la légitimité scientifiques des études de genre sont enfin reconnues en France, Ce mode d’analyse vise à comprendre comment et pourquoi, en dépit de l’égalité de droit, persistent, voire se renforcent, des inégalités de fait. Dans un temps de crise et d’inquiétudes majeures, nous pensons que la plupart des dysfonctionnements de nos sociétés sont liés aux inégalités et à la domination de quelques-uns sur l’immense majorité des autres. Au cœur de cette réalité s’est déployée, au cours des siècles, la domination sociale, politique, culturelle, sexuelle et symbolique des hommes sur les femmes. Ainsi voit-on, par exemple, la pauvreté frapper aujourd’hui plus durement les femmes. Cette inégalité entre les femmes et les hommes est le verrou qu’il faut lever pour combattre efficacement et durablement les autres. Dans le domaine de l’éducation, la notion de genre permet d’examiner les disparités – souvent marquées – entre hommes et femmes dans le choix d’orientation professionnelle, l’accès à certaines filières d’études, la persévérance, les performances scolaires ou encore le niveau de scolarisation atteint
Réponse de le 18/10/2014 à 1:34 :
@taramis: Votre long exposé n’infirme en rien mon propos… Quoiqu’il en soit, j’estime que la plus grande justice qui puisse être « rendue » aux femmes ne passe pas par un quelconque statut, social ou professionnel, qui en définitive – par sa forme ou sa nature – signifie toujours une dépendance et non une reconnaissance en tant que ( … ).
Réponse de le 18/10/2014 à 12:17 :
@SMS: Vous confondez inégalités des systèmes économiques dont certaines sont justifiables car il y aura toujours un classement des individus suivant leurs compétences et discriminations, comme l’accès à l’éducation des filles sous seul prétexte qu’elles sont nées filles. Nous voulons simplement que le genre ne prédétermine pas l’individu. Nous pouvons très bien combattre ensemble cote à cote les injustices produites par les systèmes économiques comme une meilleure répartition des richesses, je ne vois pas pourquoi nous serions mis à part c‘est bien vous en nous déniant ce droit qui créez un statut particulier qui serait moins important que celui du genre dominant
a écrit le 15/10/2014 à 15:55 :
Effectivement, la condition des hommes remonte un peu.
Réponse de le 16/10/2014 à 21:18 :
Oui et en tout état de cause les femmes ont maintenant largement empiété sur le
" domaine privé " des hommes avec toutes les conséquences que cela implique en termes de déséquilibres et de bon sens ...

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