Le président Barack Obama a prononcé mardi 20 janvier devant le Congrès américain le discours annuel sur l'état de l'Union, l'occasion de passer en revue les principaux enjeux pour l'année à venir.
La sortie d'une "violente récession"
Le président américain a vanté l'entrée des Etats-Unis dans une nouvelle ère économique :
Augmenter les impôts des plus riches
Barack Obama a proposé d'augmenter la pression fiscale sur les foyers les plus aisés, précisant qu'il donnerait des détails au Congrès dans deux semaines :
Une loi pour des salaires égaux entre homme et femmes
Il a également fait part de son souhait de légiférer sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes.
Une procédure accélérée pour le TTIP
Il a ensuite appelé à faire avancer les accords de libre-échange avec l'Union européenne (le fameux Tafta ou TTIP) et la région Asie-Pacifique (le TPP) en sollicitant auprès du Congrès l'adoption d'une "procédure accélérée" de négociation.
Barack Obama a déclaré qu'il opposerait son veto à de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran qui signeraient "l'échec de la diplomatie" :
Le président des États-Unis a également confirmé son souhait de mettre fin à l'embargo cubain :
Les États-Unis et leurs partenaires vaincront l'organisation Daesh (État islamique), mais "cet effort prendra du temps, il faudra se fixer sur ce point de mire. Mais nous réussirons", a également déclaré Barack Obama.
Il a ensuite réaffirmé la solidarité et la compassion des États-Unis "avec toutes les personnes à travers le monde prises pour cibles par des terroristes (...) d'une école du Pakistan aux rues de Paris", en allusion à l'attentat contre une école de Peshawar au Pakistan le 16 décembre (150 morts) et les attaques jihadistes contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo et le supermarché casher à Paris début janvier (17 morts).
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Une standing ovation
À ce moment précis, le président américain, qui a consacré la moitié de son discours à des questions de politique étrangère, a provoqué une standing ovation des élus américains. Une quarantaine de parlementaires, majoritairement démocrates, ont alors levé des crayons, en référence aux caricaturistes de Charlie Hebdo.
"Chasser les terroristes et détruire leurs réseaux"
"Nous allons continuer à chasser les terroristes et à détruire leurs réseaux, et nous nous réservons le droit d'agir unilatéralement, comme nous n'avons eu de cesse de le faire depuis que j'ai été élu pour éliminer des terroristes qui représentent une menace directe pour nous et nos alliés", a dit le président devant le Congrès.
"Nous respectons la dignité humaine (...). C'est pour cela que nous nous exprimons contre la résurgence déplorable de l'antisémitisme dans certaines parties du monde. C'est pourquoi nous continuons de rejeter les stéréotypes insultants contre des musulmans, dont la grande majorité partage notre engagement pour la paix."
Concernant le conflit russo-ukrainien, le président américain a détaillé :
"Finir le travail"
Enfin, Barack Obama a promis de ne pas relâcher ses efforts pour fermer la prison située sur la base américaine de Guantanamo à Cuba, ajoutant qu'il "est temps de finir le travail".
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"En tant qu'Américains, nous sommes profondément engagés envers la justice --donc ça ne fait pas sens de dépenser trois millions de dollars par prisonnier pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter."
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