Le discours sur l'état de l'Union d'Obama en 10 points

Politique économique, Tafta, Cuba, Iran, terrorisme... Le président Barack Obama a prononcé mardi devant le Congrès américain le discours annuel sur l'état de l'Union. Résumé.
Le président américain, qui a consacré la moitié de son discours à des questions de politique étrangère, a provoqué une standing ovation des élus américains. Une quarantaine de parlementaires, majoritairement démocrates, ont levé des crayons, en référence aux caricaturistes de Charlie Hebdo.
Le président américain, qui a consacré la moitié de son discours à des questions de politique étrangère, a provoqué une standing ovation des élus américains. Une quarantaine de parlementaires, majoritairement démocrates, ont levé des crayons, en référence aux caricaturistes de Charlie Hebdo. (Crédits : POOL)

Le président Barack Obama a prononcé mardi 20 janvier devant le Congrès américain le discours annuel sur l'état de l'Union, l'occasion de passer en revue les principaux enjeux pour l'année à venir.

  • ÉCONOMIE

La sortie d'une "violente récession"
Le président américain a vanté l'entrée des Etats-Unis dans une nouvelle ère économique :

"Ce soir, nous tournons la page" d'une "violente récession".

Augmenter les impôts des plus riches
Barack Obama a proposé d'augmenter la pression fiscale sur les foyers les plus aisés, précisant qu'il donnerait des détails au Congrès dans deux semaines :

"Accepterons-nous une économie où seuls quelques-uns s'en sortent de manière spectaculaire?"

Une loi pour des salaires égaux entre homme et femmes
Il a également fait part de son souhait de légiférer sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes.

Une procédure accélérée pour le TTIP
Il a ensuite appelé à faire avancer les accords de libre-échange avec l'Union européenne (le fameux Tafta ou TTIP) et la région Asie-Pacifique (le TPP) en sollicitant auprès du Congrès l'adoption d'une "procédure accélérée" de négociation.

  • IRAN

Barack Obama a déclaré qu'il opposerait son veto à de nouvelles sanctions à l'encontre de l'Iran qui signeraient "l'échec de la diplomatie" :

"Notre diplomatie est à l'oeuvre avec du respect pour l'Iran, où, pour la première fois depuis une décennie, nous avons stoppé l'avancée du programme nucléaire et réduit le stock de matériel nucléaire".(...)"Jusqu'au printemps, nous avons la chance de pouvoir négocier un accord complet qui empêche que l'Iran ait une arme nucléaire, qui sécurise l'Amérique et ses alliés, y compris Israël, tout en évitant un nouveau conflit au Moyen-Orient". (...)"Il n'y a aucune assurance que les négociations soient couronnées de succès (...) mais de nouvelles sanctions vont à coup sûr saper les efforts diplomatiques. Cela n'a pas de sens, c'est pourquoi j'y opposerai mon veto."

  • CUBA

Le président des États-Unis a également confirmé son souhait de mettre fin à l'embargo cubain :

"Cette année, le Congrès devrait commencer le travail pour mettre fin à l'embargo" que Washington impose à La Havane depuis plus d'un demi-siècle."À Cuba, nous mettons fin à une politique qui a depuis longtemps cessé de fonctionner. Quand ce qu'on fait ne marche pas depuis 50 ans, il est temps d'essayer autre chose". "La main de l'amitié tendue au peuple cubain" peut "permettre de tourner la page d'un héritage de défiance".

  • TERRORISME

Les États-Unis et leurs partenaires vaincront l'organisation Daesh (État islamique), mais "cet effort prendra du temps, il faudra se fixer sur ce point de mire. Mais nous réussirons", a également déclaré Barack Obama.

Il a ensuite réaffirmé la solidarité et la compassion des États-Unis "avec toutes les personnes à travers le monde prises pour cibles par des terroristes (...) d'une école du Pakistan aux rues de Paris", en allusion à l'attentat contre une école de Peshawar au Pakistan le 16 décembre (150 morts) et les attaques jihadistes contre l'hebdomadaire satirique français Charlie Hebdo et le supermarché casher à Paris début janvier (17 morts).

Une standing ovation
À ce moment précis, le président américain, qui a consacré la moitié de son discours à des questions de politique étrangère, a provoqué une standing ovation des élus américains. Une quarantaine de parlementaires, majoritairement démocrates, ont alors levé des crayons, en référence aux caricaturistes de Charlie Hebdo.

"Chasser les terroristes et détruire leurs réseaux"
"Nous allons continuer à chasser les terroristes et à détruire leurs réseaux, et nous nous réservons le droit d'agir unilatéralement, comme nous n'avons eu de cesse de le faire depuis que j'ai été élu pour éliminer des terroristes qui représentent une menace directe pour nous et nos alliés", a dit le président devant le Congrès.

  • ANTISEMITISME

"Nous respectons la dignité humaine (...). C'est pour cela que nous nous exprimons contre la résurgence déplorable de l'antisémitisme dans certaines parties du monde. C'est pourquoi nous continuons de rejeter les stéréotypes insultants contre des musulmans, dont la grande majorité partage notre engagement pour la paix."

  • RUSSIE-UKRAINE

Concernant le conflit russo-ukrainien, le président américain a détaillé :

"Nous défendons le principe selon lequel les grandes puissances ne peuvent malmener les petites en nous opposant à l'agression russe, en soutenant la démocratie en Ukraine et en rassurant nos alliés de l'Otan."

"L'an dernier, alors que nous effectuions le travail difficile d'imposer des sanctions avec nos alliés, certains ont suggéré que l'agression (du président russe Vladimir) Poutine constituait une magistrale démonstration de stratégie et de force", a poursuivi M. Obama. "Et bien, aujourd'hui, ce sont les Etats-Unis qui se tiennent forts et unis avec leurs alliés, tandis que la Russie est isolée et que son économie est en lambeaux".

  • GUANTANAMO

"Finir le travail"
Enfin, Barack Obama a promis de ne pas relâcher ses efforts pour fermer la prison située sur la base américaine de Guantanamo à Cuba, ajoutant qu'il "est temps de finir le travail".

Une prison chère, que le monde condamne
"En tant qu'Américains, nous sommes profondément engagés envers la justice --donc ça ne fait pas sens de dépenser trois millions de dollars par prisonnier pour conserver une prison que le monde condamne et que les terroristes utilisent pour recruter."

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Commentaires 20
à écrit le 24/01/2015 à 12:02
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Merci à Churchill et à L'Esprit de Colombey pour vos brillantes analyses. Les nouvelles d'aujourd'hui confirment une visible déroute de Kiev et son implication incontestable dans les nouveaux massacres, notamment celui des 13 morts dans un arrêt de...

à écrit le 23/01/2015 à 19:35
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Vous avez raison, pmxr, « Brigade des loups » ressemble comme deux gouttes d’eau à l’organisation « Loups Gris » et à «Ergenekon» créé en Turquie pendant la guerre froide par les forces pour les opérations Spéciales américaines en collaboration avec ...

à écrit le 23/01/2015 à 15:23
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Un tas de conneries, point par point, voilà ce discours. Des mots sans le moindre véracité derrière les mots, un discours vide de sens quand tout un chacun sait que les Américains disent une chose et font le contraire de ce qu'ils disent. Un tas de s...

à écrit le 22/01/2015 à 14:41
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Perso je préfère le discours du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à propos du bilan 2014 à ceux de Baracobama. La bonne et vieille école russe des chancelleries des années 50, où l'on remarque pas seulement la connaissance approfondie des su...

à écrit le 22/01/2015 à 14:41
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Perso je préfère le discours du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov à propos du bilan 2014 à ceux de Baracobama. La bonne et vieille école russe des chancelleries des années 50, où l'on remarque pas seulement la connaissance approfondie des su...

à écrit le 22/01/2015 à 13:24
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Washington s'avère chaque jour un peu plus l'ennemi des Peuples européens et de la France en particulier. Il fut un temps où la France et ce qui est devenu la Russie étaient unis dans un même combat: avec "Normandie-Niemen". Aujourd'hui la France fai...

à écrit le 22/01/2015 à 12:40
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BIEN PARLER? YAKA???

à écrit le 21/01/2015 à 19:15
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Depuis la guerre froide, le discours des US c'était toujours "si vous n'êtes pas d'accord, je vous envoie des missiles sur la tête.". C'était comme cela avec l'ex-Yougoslavie, l'Irak, la Libye et l'Afghanistan. Quand ils ont voulu faire le même avec ...

à écrit le 21/01/2015 à 18:22
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Quand Barack Obama dit “Bigger nations can’t bully the small” (Les grands nations ne peuvent pas bafouer les petites) je me demande si il était en train de s'auto-ironiser (en tant que Président des EUA) ou alors si il avait perdu complètement la bou...

à écrit le 21/01/2015 à 15:54
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Si l'on analyse le discours d'Obama, point par point, selon la 4ème loi de Marchairuz-Contin, on remarquera qu'il n'a dit rien d'autre que des bobards, c'est du n'importe quoi. Pile poil. Affreux.

à écrit le 21/01/2015 à 14:34
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Il ferait mieux de changer son discours à la Hollande, l'Amérique a besoin d'une pérestroïka plutôt.

à écrit le 21/01/2015 à 14:17
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Le message d'hier de Barack Obama démontre qu'une seule chose est placée au centre de la philosophie des Etats-Unis : « Nous sommes le numéro un et tout le monde doit le reconnaître ». Or cela ne répond plus aux réalités actuelles. Les US veulent dom...

le 21/01/2015 à 18:28
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Et ça fait un bon moment déjà. La preuve, la façon comme le ricains s'adressent à Poutine et à la Russie, c'est le discours du désespéré. Si les US étaient ce qu'ils disent être ils agiraient directement par en voulant faire une guerre é la Russie ...

à écrit le 21/01/2015 à 13:22
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"Une loi pour des salaires égaux entre homme et femmes Il a également fait part de son souhait de légiférer sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes." C'est sa femme de ménage qui va être heureuse de toucher le salaire d'un président amé...

à écrit le 21/01/2015 à 12:48
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Et... ca va nous couter combien? Ils font les crises et nous payons les pots cassés.. subprime, Grece..

à écrit le 21/01/2015 à 10:01
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Pendant ce temps là, l'Europe s'apprête à rentrer dans une énième crise avec la Grèce et les leçons de morale de mamie Merkel ... ça fait rêver.

à écrit le 21/01/2015 à 9:26
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"Le président américain, qui a consacré la moitié de son discours à des questions de politique étrangère, a provoqué une standing ovation..." what else ?

à écrit le 21/01/2015 à 9:13
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"Ça plane pour eux." Sans aller jusque-là, faut bien constater que les USA se sont mieux que nous remis dans le sens de la marche. Pourquoi ?

le 21/01/2015 à 9:25
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bulle ? après 2000 et 2008 : jamais 2 sans trois ?

le 21/01/2015 à 11:07
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@Ted Les QE successifs mon ami, des imprimeurs disposant d'une fausse monnaie sans avenir!!

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