Grèce : l'UE pense trouver un accord provisoire lundi, les Bourses apprécient

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Cela laisserait le temps des ratifications requises par les parlements nationaux avant l'expiration du programme d'aide en cours le 28 février, a observé mardi un responsable de l'UE.
"Cela laisserait le temps des ratifications requises par les parlements nationaux avant l'expiration du programme d'aide en cours le 28 février", a observé mardi un responsable de l'UE. (Crédits : reuters.com)
Il paraît difficile qu'un accord final soit conclu mercredi, lors de la réunion exceptionnelle de l'Eurogroupe, ou jeudi, à celle du Conseil européen. Mais un compromis pourrait être signé au tout début de la semaine prochaine, à l'occasion de la réunion ordinaire de l'Eurogroupe.

Pas vraiment optimiste, mais volontaire. L'espoir d'arriver à un compromis dès cette semaine lui paraissant faible, l'Union européenne se fixe pour objectif de conclure un accord provisoire sur la dette grecque lundi prochain, le 16 février, lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro, rapporte ce mardi 10 février l'agence Reuters.

Des contacts "pas très fructueux" pour le moment

Le gouvernement grec issu des élections législatives anticipées du 25 janvier dit en effet vouloir conclure un nouvel accord sur sa dette qui lui permette de revenir sur un certain nombre des mesures d'austérité entrées en vigueur depuis 2010. Et l'Eurogroupe des ministres des Finances des 19 pays ayant choisi la monnaie unique doit tenir une réunion exceptionnelle mercredi, à la veille du Conseil européen des chefs d'Etat et de gouvernement.

"Pour le moment, nous ne nous attendons guère à ce qu'un accord final soit conclu demain ou lors du Conseil européen", a toutefois déclaré une porte-parole de la Commission lors d'une conférence de presse.

"Bien sûr, il y a des contacts très intensifs entre le président (de la Commission), le Premier ministre [grec Alexis] Tsipras et tous les acteurs impliqués dans la zone euro (...). Mais pour le moment, tous ces contacts n'ont pas été très fructueux", a-t-elle affirmé.

Une période de transition de six mois à l'étude

Un responsable de l'Union a pour sa part précisé peu après que l'objectif était désormais de conclure un accord provisoire lors de la réunion ordinaire de l'Eurogroupe prévue lundi. Tout en mettant en garde contre les "fausses échéances", il a observé:

"Cela laisserait le temps des ratifications requises par les parlements nationaux avant l'expiration du programme d'aide en cours le 28 février."

L'agence de presse MNI, citant des sources au sein de la Commission, rapporte de son côté que l'exécutif communautaire va présenter mercredi à l'Eurogroupe un projet de compromis prévoyant une période de transition de six mois afin de laisser du temps aux négociations entre Athènes et ses créanciers.

Ces informations ont provoqué une accélération de la hausse des Bourses européennes à la mi-journée mardi.

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Commentaires
a écrit le 11/02/2015 à 8:56 :
Ce qui manque à nos démocraties, c'est l'interdiction à leurs élus d'intervenir sur des sujets qui ne concernent que TRES peu les français: non, nous n'avons pas d'intérêts liés avec les grecs, si ce n'est la gestion d'une monnaie commune, et pour laquelle nous avons discuté de critères. Non, nous n'avons pas à intervenir dans l'ensemble du Monde, se mêler de conflit entre l'Ukraine et les Russes, allant contre les intérêts de nos entreprises. Il faut un referendum sur ces questions!
a écrit le 11/02/2015 à 5:57 :
Il y a autour de la table des absents, qui sont les principaux intéressés: les contribuables européens: ils ont déjà déjà décaissés-par emprunt le plus souvent via les divers organismes européens - 240MM€ pour la Grèce, qui ont été affectés à des dépenses courantes et non à des investissements. Dès lors, cet argent ne sera pas remboursé. Et si chacun montre ses muscles, les grecs faisant preuve d'une insupportable arrogance en insultant leurs créanciers, cela finira de toutes façons par la perte de ces sommes, un report d'échéance à la saint glin glin revenant presque au même. Mais plus un sou de plus.
a écrit le 10/02/2015 à 20:50 :
Encore 6 mois à payer ? Je ne comprend pas on nous explique depuis des année que nos comptes sont dans le rouge et qu'il faut faire des sacrifices.Ce que nous faisons hausse des impôts, diminution des remboursement santé, etc. Je comprend mieux pourquoi après 70 milliard € de prélèvement en plus depuis 2 ans, le déficit en reste le même!!!. Nous renflouons le déficit et des autres.
a écrit le 10/02/2015 à 16:43 :
C´est encore le serpent a lunette de Junckers qui manigance tout cela... Il faut laisser partir les Grecs a leur destin, inutile de les retenir. Ils ne sont pas fait pour cette Europe du Nord et du (centre). Leur mode de vie est le "Club Med"...Alors qu´ils y restent et ne quemandent pas en continue l´argent des autres nations qui doivent transpirer pour le gagner!
Réponse de le 11/02/2015 à 7:09 :
Leur mode de vie est le "Club Med"? Quelle ignorance! Les Grecs sont ceux qui travaillent le plus en Europe, de l'aveu même d'EuroStat. Informez-vous, au lieu de répéter les âneries entendues sur les médias mainstraems!
Réponse de le 11/02/2015 à 19:11 :
j ai rarement vu autant de piscines qu en grece. Que doivent
dire les pauvres portugais dont le salaire minimum est de 475€ parmois.

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