L'appel militant contre les discriminations sexistes lancé par Patricia Arquette dimanche 22 février à Hollywood, à l'occasion de la cérémonie des Oscars, a d'abord enflammé ses collègues avant de passionner la toile.
Récompensée (meilleur second rôle féminin) pour "Boyhood", où elle joue le rôle d'une femme divorcée mère de deux enfants, l'actrice américaine faisait non seulement référence au combat féministe "à travail égal salaire égal" au sens large. Elle s'attaquait aussi aux salaires des actrices, bien inférieurs à ceux de leurs camarades hommes.
Le scandale du piratage informatique dont a récemment été victime Sony Pictures a en effet aussi fait apparaître combien les actrices sont moins payées que les acteurs. L'exemple a notamment été donné pour Jennifer Lawrence et Amy Adams, jouant des premiers rôles dans "American Bluff" et payées moins que leurs co-stars Christian Bale, Jeremy Renner et Bradley Cooper.
Immédiatement debout l'index en l'air, Meryl Streep est, avec son "yes", la première a manifester clairement son approbation, suivie par Jennifer Lopez, à ses côtées, et Shirley MacLaine.
Mais l'initiative suscite aussi l'enthousiasme en dehors d'Hollywood.
À lire également
Sur Twitter, Maria Shriver, journaliste américaine et ex-épouse de l'acteur et ancien gouverneur de Californie Arnold Schwarzenegger, écrit : "Égalité des droits pour les femmes. Bon Dieu oui, Patty Arquette".
Michael Moore, réalisateur bien connu pour ses positions de gauche, assure l'actrice qu'elle "vient de gagner l'admiration de millions de gens".
Valerie Jarrett, proche conseillère du président Barack Obama, la remercie de "faire comprendre que quand les femmes réussissent, l'Amérique réussit".
Et Lena Dunham, jeune créatrice de la série "Girls", d'aller jusqu'à lancer "Patricia Présidente !".
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France