Une femme pour la première fois à la tête de l'Opep

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Diezani Alison-Madueke représente depuis 2010 le Nigéria au sein de l'Opep.
Diezani Alison-Madueke représente depuis 2010 le Nigéria au sein de l'Opep. (Crédits : Reuters)
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole réunie jeudi 27 novembre à Vienne a nommé Diezani Alison-Madueke à la présidence tournante du cartel pour un an, à partir du 1er janvier prochain. La ministre nigériane du pétrole devient ainsi la première femme à la tête de l'organisation.

Elle est nigériane et elle est née la même année que l'OPEP en 1960. Diezani Alison-Madueke, 54 ans, est la première femme à prendre les rênes du très masculin cartel des pays exportateurs de brut. Sur les douze états membres, elle est en effet la seule femme de la délégation.

Ancienne architecte

Issue de la famille royale, elle a débuté ses études au Nigéria avant de les poursuivre au Royaume-Uni puis aux Etats-Unis. Cette architecte de formation a entamé sa carrière dans un cabinet d'urbanisme avant de rejoindre en 1992 la Shell Petroleum Development Company (SPDC) relate le site nigérian CWCN Oil and Gas, en prenant la tête du département Corporate et Management.

Pionnière, elle ne l'est pas seulement par son accession à la présidence de l'Opep. Déjà en 2006, elle devenait la première femme présidente du directoire de SPDC. Un poste qui la propulsera ensuite vers des responsabilités gouvernementales. D'abord ministre des Transports de 2007 à 2008, puis ministre des Mines et de l'Acier, elle prend ensuite en charge le portefeuille des Ressources pétrolières en 2010. Là encore, l'accession d'une femme à ces responsabilités était jusqu'alors inédit au Nigéria.

 Poste honorifique

Cette mère de deux enfants a découvert l'univers exclusivement masculin de l'Opep en 2010, et reste toujours depuis la seule présence féminine du cartel. Si l'annonce de son élection a créé la surprise dans les médias comme sur les réseaux sociaux, le poste n'en reste pas moins honorifique.

L'autre poste clef de l'organisation, celui de secrétaire général, reste occupé par un homme depuis sa création : le Libyen Abdallah El-Badri, en place depuis 2007, et dont le mandat a déjà été prolongé à de multiples reprises, faute d'accord sur un successeur.

Assumer le statu-quo

Comme elle l'exprimait en juin dernier sur son compte Twitter, Diezani Alison-Madueke devrait s'employer en tant que Présidente de l'Opep à "s'assurer de la transparence et de la stabilité" des marchés pétroliers.

Sa tâche la plus urgente sera surtout de faire valoir la décision prise jeudi 27 novembre par l'Opep de maintenir la production à 30 millions de barils par jour, alors que les prix du brut continuent leur chute libre à cause de la surabondance du pétrole.

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Commentaires
a écrit le 30/11/2014 à 17:19 :
Le Nigeria se trouve être la première puissance économique du continent africain, devant l’Afrique du Sud. Il produit trois millions de barils de pétrole par jour. 5e producteur de l’OPEP, 1er du continent africain et 10e au niveau mondial, il représente le 6e pays exportateur de pétrole. L’entreprise exploitante majoritaire (40%) est l’américaine Shell. Paradoxalement, comme ce pays ne possède pas de raffineries, il doit importer son carburant d’Europe et des États-Unis. Par ailleurs, au bout de 30 ans d’exploitation, le pays est 30% plus pauvre qu’il ne l’était avant la découverte de l’or noir sur son territoire Le gouvernement est effectivement corrompu, n’a pas de constitution pour faire respecter les règles de droit si bien que l’équipe au pouvoir, n’ayant pour ambition que d’enrichir chacune de ses familles, vend la richesse produite par le pétrole à l’étranger à des fins personnelles. De l’autre côté, en Occident, les poursuites contre les dirigeants nigérians ont été classées.
200. Elles étaient 200, âgées de 12 à 17 ans, quand elles ont été enlevées de leur pensionnat à Chibok au Nord-Est du Nigéria Boko Haram, groupe auteur du rapt basé dans le nord-est du pays, le nord du Cameroun et le Niger, entend établir un État islamique régi par la charia. Il est présent sur le territoire nigérian depuis 2002 et son nom, « l’éducation occidentale est un péché », oriente ses actes de violence contre le gouvernement en place et contre ce qui symbolise à ses yeux l’Occident : les écoles, et leur accès par les filles. Ces violences se sont intensifiées depuis 20091. Les enlèvements sont devenus courants depuis 2012, les jeunes filles sont obligées de se convertir à l’islam, d’épouser leurs membres ou d’affronter la mort. Elles sont violées, forcées à participer aux agressions, à porter les munitions et à attaquer des hôpitaux, voire à tuer. Sans compter l’expansion des cas d’esclavagisme, de trafic prostitutionnel en direction de l’Europe et en particulier de la France, ce qui représente un marché fructueux. L’heure est plus certainement à la garde rapprochée du président en exercice, garant du pipeline juteux de l’argent du pétrole
a écrit le 30/11/2014 à 11:50 :
ELLES FAIT PARTIE DE L ELITE PUISQU ELLES ET DE DECENDANCE ROYALE ? DONC ELLES APPLIQUERAS LA POLITIQUE DES RICHES DE SE MONDE???
a écrit le 28/11/2014 à 18:48 :
Les banquiers US ont bien mis un noir en président. Alors, pourquoi pas..?? Du moment que tout le monde y croit. Et les affaires tournent.
Réponse de le 28/11/2014 à 18:50 :
C'est même d'ailleurs amusant leur façon de ne tuer que les noirs, aux US. Les cowboys sont l'exemple même de ce qu'il ne faut PAS suivre.
Réponse de le 29/11/2014 à 15:03 :
Peut-être que l’Or Noir c’est elle et vous, vous êtes la page blanche et vide …Il faut vous y faire votre couleur de peau ne fait plus de vous un citoyen du monde privilégié…

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