Tours de passe-passe autour du budget agricole

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Les déclarations du commissaire européen à l'Agriculture se veulent rassurantes : le budget de la Politique agricole commune sera maintenu. Dans les faits, c'est un peu moins évident.

Depuis la création de l'Union européenne, le budget alloué à la Politique agricole commune (PAC) a toujours été le plus important. Dans les années 70, il représentait plus de 70% des dépenses.

Le maintien

Déjà réduit à 39,4% pour la période 2007-2013, le prochain cadre financier pluriannuel 2014-2020 prévoit encore une légère diminution de la part de la PAC à 36,2%.

Derrière ce recul proportionnel, le commissaire européen à l'Agriculture, Dacian Ciolos, a tenu à préciser, le 29 juin dernier, que les dépenses de la PAC étaient maintenues "à leur niveau" soit "371,2 milliards d'euros auxquels se rajoutent des marges de man?uvre supplémentaires à hauteur de 15,2 milliards d'euros, soit 386,9 milliards".

Les chiffres de référence sont ceux des prévisions de 2004 pour l'année 2007. Elles s'élevaient à 53 milliards, multipliés par 7, ce qui donne exactement 371.


Equilibre ou baisse ?

La répartition pour le nouveau budget serait la suivante : 281,8 milliards pour les paiements directs aux agriculteurs (1er pilier), 89,9 milliards pour l'aide au développement rural (2èm pilier). Par an, le premier pilier recevrait donc 40 milliards d'euros (moins 3 milliards par rapport à 2007), et le deuxième 12,8 milliards.

Mais, derrière cet apparent conservatisme, se cache une baisse. Si l'inflation est prise en compte, le budget de la PAC serait réduit "d'environ 16%", selon Nicolas Jean Bréhon, de la Fondation Robert Schuman.

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