La convergence franco-allemande à l'épreuve des discours

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Sur de nombreux points clés, comme le rôle de la BCE ou le contrôle des budgets, le fossé se creuse entre l'Allemagne et la France.

Les discours de Nicolas Sarkozy et d'Angela Merkel ont permis, jeudi et vendredi dernier, de constater l'ampleur du fossé qui sépare encore les deux dirigeants qui, ce lundi à Paris, vont pourtant devoir trouver un terrain d'entente et présenter, avant le sommet européen des 8 et 9 décembre prochain. Comparaison des deux discours.

Le style. La mise en scène et le style volontairement dramatisant du texte, tout contribuait à donner au discours de Nicolas Sarkozy un aspect solennel. En s'adressant directement aux Français, le président de la République a donné à cette intervention une forte dimension de politique intérieure. À la fois pédagogue et chef politique, Nicolas Sarkozy a récrit à sa façon l'histoire économique des trente dernières années, insistant sur des sujets sensibles en politique intérieure. Une sorte d'enseignement préparatoire à une nécessaire réforme de la zone euro, sans fournir plus de détails.

Angela Merkel, elle, s'adressait aux députés allemands. Une obligation avant tout sommet européen pour « informer » la représentation nationale. Le propos a été logiquement plus technique, plus court et plus précis. Ainsi, omises par Nicolas Sarkozy, la place de la Cour de justice de l'Union européenne ou la recapitalisation des banques ont été abordées en détail.

Les euro-obligations. Absente du discours français, l'idée des emprunts communs des pays de la zone euro a été clairement repoussée par la chancelière qui n'y voit pas une solution durable à la crise. Il n'est pas pensable pour Angela Merkel d'accepter une responsabilité pour les dettes contractées par les autres pays.

Le rôle de la BCE. Le président de la République a évité la confrontation avec l'Allemagne sur le rôle de la banque centrale, en particulier sur la notion de « prêteur en dernier ressort ». Angela Merkel a donc eu la voie libre pour défendre une BCE « ancrée dans sa tâche de stabilité monétaire ». Et la dirigeante chrétienne-démocrate de rejeter toute comparaison avec les banques centrales américaines ou britanniques « dont les tâches ne sont pas les mêmes ».

L'union budgétaire. Le terme a été prononcé par Angela Merkel. Pour elle, l'Europe n'a « jamais été aussi près d'une telle union », désormais « nécessaire ». La chancelière a cependant assuré que dans ce cas le droit du Bundestag serait préservé, notamment celui de définir le budget fédéral. Mais l'Union devra reposer sur des « règles strictes communes, au moins dans la zone euro ».

Nicolas Sarkozy, lui, s'est bien gardé d'être aussi clair. Ne prononçant pas le mot d'union budgétaire, il a appelé à « examiner » et à « discuter ensemble » les budgets. Quant au contenu de cette union, Angela Merkel a très clairement défendu l'automatisation des sanctions pour les pays à déficit excessif, tandis que Nicolas Sarkozy a seulement défendu l'étrange idée de « sanctions plus automatiques ». En revanche, les deux dirigeants s'accordent sur la nécessité de règles d'or s'appliquant à tous les pays membres et sur la nécessité de réformer les traités.

Les contrôles. C'est encore le grand point de divergence entre Paris et Berlin. À Toulon, Nicolas Sarkozy a défendu une Europe des gouvernements pour dépasser le débat entre « partisans de l'Europe des nations et partisans de l'Europe fédérale ». « C'est par l'intergouvernemental que passera l'intégration européenne », a-t-il martelé. Ce n'est pas l'avis de la chancelière qui a réclamé la possibilité d'une plainte devant la cour de justice européenne contre les mauvais élèves. Une idée que Paris rejette et qui n'a même pas été évoquée à Toulon.

L'axe franco-allemand. Le président de la République a insisté sur la nécessité de la convergence franco-allemande. Mais, en fait, il s'agit plutôt d'un chemin français. Angela Merkel n'a pas évoqué un travail en commun spécifique avec Paris. Elle a indiqué que le projet sera présenté par Herman Van Rompuy, et affirmé que si la République fédérale voulait développer la « culture de la stabilité » en Europe, elle ne voulait pas « dominer ».

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a écrit le 05/12/2011 à 12:40 :
L'Allemagne a sans doute fait de conneries en ne contrôlant pas suffisamment ses banques, qui sous des apparences de rigueur et de procédures se font baiser régulièrement par les offreurs de produits miracles, mais dans ce compartiment les français ont été bien meilleurs car notre système bancaire était en 2008 au bord de la banqueroute générale et l'est encore puisque nos éminences à la noix n'ont pas pris la mesure des problèmes et corriger le tir lorsqu'il était temps. L'autre erreur d'appréciation allemande est de croire que les membres de l'UEM allaient comme par enchantement devenir des pays compétitifs avec un taux de change réserver aux meilleurs. Ceci étant posé, que veulent les pays du Sud, eh bien ils veulent la facilité, un peu d'effort apparent, et puis on recommence comme avant. Ils ont tort, et si la France bascule du côté des démagos professionnels que sont les socialos, la pire espèce de socialos en Europe, ou du côté obscur de la force (le FN), en bien ça ne nous réservera pas des lendemains radieux. Alors quoi? Alors il faut choisir l'effort, la rigueur, mais aussi le réalisme le plus impitoyable concernant la concurrence et donc les moyens de se faire nous les européens de l'UEM respecter aussi bien des USA que de la Chine mais aussi de cette foutue merde que sont les paradis fiscaux.
Réponse de le 05/12/2011 à 15:42 :
La dernière fois que la France a été dans les clous européens c'était sous JOSPIN et vous pouvez vérifier je vous y engage vivement! c'était une période bénie où le président dépensier était marqué à la culotte (Chirac). Las dans notre bêtise insondable on a viré JOSPIN en 2002 et les déficits n'ont dès lors jamais cessé d'augmenter jusqu'à exploser maintenant. Il va bien falloir désormais élire un socialiste pour faire le sale boulot et enfin parler vrai.
a écrit le 05/12/2011 à 11:02 :
l idee de sanction aux dirigeants qui ne tiennent pas la route est intéressante parce que quand il s'agit de sanctions contre le pays il s'en foutent (ex respect Maastricht et de 3% du PIB... )
Réponse de le 05/12/2011 à 12:57 :
Angela Merkel en a marre des gens qui mentent comme ils respirent, en a marre des démagos, et des irresponsables qui pratiquent la fuite en avant, dans ce chapitre et hormis Chirac à droite, les socialos français sont les champions du monde, Delors en tête, mais bien sûr ce minable de Hollande et ses conseillers confettis.
a écrit le 05/12/2011 à 10:25 :
Imaginons que les rôles soient inversés (on peut rêver quelques instants): est-ce que les Français accepteraient de garantir les dettes des Grecs, Italiens, Espagnols, Portugais ? La position de Mme Merkel est compréhensible. L'Europe, c'est bien, mais à condition que certains membres ne cherchent pas à vivre au crochet des autres !
a écrit le 05/12/2011 à 8:57 :
Le moins que l'on puisse dire, c'est que la position de Sarkozy n'est pas clair. Il semble approuver la ligne technique définie par Merkel et essaye de convaincre les Français, en dramatisant les enjeux, mais sans expliquer ce qu'il va faire.
Comme à chaque fois que l'on voulu faire avancer l'Europe, les responsables Français ne jouent que sur les enjeux, sans véritablement expliquer les mesures proposées. On prend vraiment les Français pour des dindons ....
a écrit le 05/12/2011 à 8:16 :
forcement, la rigueur, ca derange les menfoutistes aux entournures...
a écrit le 05/12/2011 à 8:13 :
A méditer depuis que nous avons privatisé l'argent en 1973 et confirmé cet état de fait avec l'article 123 du traté de Lisbonne.
"Lorsqu'un gouvernement est dépendant des banquiers pour l'argent, ce sont ces derniers, et non les dirigeants du gouvernement qui contrôlent la situation, puisque la main qui donne est au dessus de la main qui reçoit. [...] L'argent n'a pas de patrie; les financiers n'ont pas de patriotisme et n'ont pas de décence; leur unique objectif est le gain."
Napoléon Bonaparte (1769-1821), Empereur Français

?Si vous désirez être les esclaves des banques, et payer pour financer votre propre esclavage, alors laissez les banques créer l'argent.?
Josiah Stamp (1880-1941), Gouverneur de la Banque d'Angleterre, 1920
Réponse de le 05/12/2011 à 9:39 :
C'est pourquoi il est nécessaire de supprimer cette disposition et abandonner l'Euro. Sa gestion, basée sur le dogme de la maîtrise de l'inflation, a montré ses limites en seulement 10 ans. Mieux vaut un électrochoc salvateur qu'une érosion continue qui nous privera de toute possibilité de rebond.
Réponse de le 05/12/2011 à 10:34 :
Un bon élecrochoc salvateur ? Avec 1600 miliards de dettes libellées en euros ,avec une nouvelle monnaie dévaluée de 50 % ,il va l'etre !
a écrit le 05/12/2011 à 7:25 :
Votre article ne parle pas du renforcement du FESF et de la banque MES

pour la banque MES j'ai une joli video sur youtube

http://www.youtube.com/watch?v=rFTbIGahzhU
a écrit le 05/12/2011 à 7:22 :
il y en a marre de leurs discours qui nous coute une fortume pour rien? ceux qui font la politique ce sont les marchés les banques spéculatives , comme il non pas le courage de dire a c gens la ce qui n'est plus acceptable et bien rien NE PEUT BOUGER ce sont des nuLS qui ne pense qu'a leurs rééLECTION ET A leurs revenus a leurs prime de chauffage comme pour les sénateurs ceci et une HONTE quand allons nous réagir
a écrit le 05/12/2011 à 7:07 :
Mme Merkel arrive comment en France avec un avion gouvernemental allemand où comme Mr Sarkosy avec son air bus où par ligne régulière...Commençons par réduire les dépenses de prestige de la France et tous les abus en frais de déplacements payés par le contribuable français pour ces messieurs les ministres et leur chef!!!

Réponse de le 05/12/2011 à 8:39 :
a tauto bien dit il va falloir ce bouger pour les éléction en allant leurs dire lorsqu'ils font faire leurs campagne en 2012

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