Croissance nulle en Europe, plombée par les pays du Sud

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La croissance de la zone euro a été nulle au premier trimestre 2012, l'Allemagne affichant une hausse de 0,5% de son PIB par rapport au trimestre précédent tandis que les Pays-Bas, l'Espagne, la Grèce ou encore l'Italie sont dans le rouge.

L'économie de la zone euro a évité de justesse la récession au début de l'année 2012, mais sa croissance a marqué un coup d'arrêt sur fond de crise des dettes souveraines, selon les données préliminaires publiées ce mardi par Eurostat. Le produit intérieur brut (PIB) des 17 pays de la zone euro a enregistré sur les trois premiers mois de l'année une croissance nulle par rapport au trimestre précédent et une croissance nulle en rythme annuel.

La croissance allemande évite la récession à la zone euro

La croissance inattendue de 0,5% enregistrée au premier trimestre par l'Allemagne, première économie de la zone euro, semble avoir fait échapper l'ensemble de la région à la récession, alors que l'économie française a affiché une croissance nulle et que l'Italie s'est enfoncée dans la récession. "La région reste très dépendante de l'Allemagne, où l'activité a progressé plus que prévu avec +0,5%" au premier trimestre, souligne Jennifer McKeown, de Capital Economics. Les analystes attendaient un rebond beaucoup plus modeste, à 0,1%, après un recul du PIB de 0,2% au trimestre précédent.

L'Autriche a pour sa part enregistré une croissance de 0,2% au premier trimestre. Les chiffres sont en revanche beaucoup moins bons pour la France (0%), les Pays-Bas (-0,2%), l'Espagne (-0,3%) et surtout l'Italie, où le PIB a enregistré une contraction de 0,8% alors que les analystes tablaient sur un recul de 0,6%. Et "ceux du Portugal et de l'Irlande, pas encore disponibles, révéleront probablement des contractions encore plus fortes", selon Jennifer McKeown.

Le PIB de la Grèce plonge de plus de 6%

Le Produit intérieur brut (PIB) de la Grèce a chuté de 6,2% au premier trimestre 2012, après avoir dégringolé de 7,5% au quatrième trimestre 2011, sur un an, selon les premières estimations rendues publiques ce mardi par l'autorité des statistiques grecques. En mars, la banque de Grèce a mis en garde contre le risque d'une récession en 2012 pire que prévue, avec une chute du PIB alors estimée à 4,5%. En 2011, le PIB a reculé de 6,9%, selon la Banque de Grèce. Premier pays victime de la crise de la dette, la Grèce applique un programme d'austérité budgétaire et de réformes pour la troisième année consécutive, dicté par ses créanciers, UE, BCE et FMI, en échange de prêts internationaux pour lui éviter la faillite.

Toutefois cette rigueur a provoqué l'étouffement de l'économie du pays, basée sur la consommation, portant un coup sur le pouvoir d'achat et les liquidités. Les résultats des législatives du 6 mai ont sanctionné les deux partis -droite et socialistes- tenus responsables de la poursuite de cette politique, critiquée pour avoir plongé le pays dans la récession pour la cinquième année consécutive sans prévoir de mesures suffisantes pour la relance. Le dirigeant du parti de la Gauche radicale Alexis Tsipras, dont le parti a créé la surprise lors des législatives en arrivant en deuxième position, a récemment indiqué que "le taux de la récession est le plus bas jamais vu en temps de paix".

L'italie s'enfonce dans la récession

L'économie italienne s'est enfoncée dans la récession au premier trimestre avec une nouvelle contraction de 0,8% de son Produit intérieur brut (PIB) par rapport au trimestre précédent, selon une première estimation publiée ce mardi par l'institut de statistiques Istat. Plombée par la crise de la dette et des plans d'austérité à la chaîne destinés à rassurer les marchés, la troisième économie de la zone euro est entrée officiellement en récession au quatrième trimestre 2011 avec un repli de son PIB de 0,7% après un recul de 0,2% au troisième trimestre.

Les investisseurs ont le moral en berne

Le moral des investisseurs en zone euro s'est par ailleurs dégradé plus fortement que prévu en mai, ressortant à son plus bas niveau depuis septembre 2009, selon les données publiées lundi de l'enquête mensuelle du cabinet d'étude Sentix. L'indice Sentix est ressorti à -24,5 en mai contre -14,7 en avril et -15,7 donné par le consensus. "La chute de l'indice Sentix le mois dernier était un premier avertissement mais maintenant l'économie de la zone euro s'enfonce encore plus", a déclaré le cabinet dans un communiqué;

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Commentaires
a écrit le 14/10/2012 à 15:01 :
Les pays du sud ont vraiment une economie pourrie ,mafia corruption, le soleil et l'economie ne font pas bon menage, les dirigents de ces pays (anciens et actuels) sont reponsable de cette situation! et non l'europe .
a écrit le 15/05/2012 à 17:55 :
Le système européen de Bruxelles dit Europe est une matrice mathématique. Il revient à une destruction des états pour une concentration en les mains de : .... Là est la question ! Sur la ligne de départ tout le monde pensait gagner ou rester indépendant, désormais les peuples ont compris ou commencent à comprendre qu'ils seront perdants de leur âme nationale avec la protection qu'elle leur donnait. Ils seront européens certes, mais par quoi sera dominée cette entité ? Le choix se restreint à la France et l'Allemagne avec une Angleterre disqualifiée mais qui ne désespère pas de remonter au score. La France, l'Allemagne. Un jeu à la fois commun et de dupes. Qui fera plier l'autre ? Plier ici voulant dire disparaître ou commencer de le faire. On sait que ce sera celui qui présentera le meilleur profil aux yeux d'autres partenaires extérieurs, pas seulement les USA. L'Allemagne compte faire un forcing commercial et industriel un peu vain et énervant. La France joue autrement, plus subtile elle flatte. Dans quelques années sa population sera plus importante que celle de sa voisine, son territoire déjà près du double et ses alliés internes plus nombreux quant à son économie des géants -classés au Fortune Global 500- elle est déjà mieux structurée. L'Europe deviendrait la France et se coltinerait tous les problèmes d'un immense pays.... comme les USA ont su le faire au prix de guerres et de massacres. L'objectif permet de comprendre les routes économiques suivies dans tous les domaines. Une réflexion assez terrible nous parvient.
a écrit le 15/05/2012 à 15:10 :
Elle n'est pas plombée par des pays mais par sa monnaie, stoppons nos recherches de bouc-émissaires, il est clair que la monnaie européenne à plombée le dynamisme des échanges avec le reste du monde, c'est sûr c'est plus difficile d'organiser une politique monétaire souple et entraine des risques et ça demande du temps, mais hélas nous avons un monde qui se refuse de donner du temps à concevoir un plan équilibré qui donne confiance en l'avenir, l'instabilité qui détruit les repères et ronge la confiance des moindres investisseurs ou même des consommateurs, ce manque de perspective est "uniquement" dû à cette fichus monnaie.
Réponse de le 15/05/2012 à 16:25 :
C'est sur que l'angleterre s en sort mieux que nous
a écrit le 15/05/2012 à 14:17 :
Fervent partisan de la monnaie unique j'en suis à me demander si il ne vaut pas mieux pour nombre de pays vivre au soleil avec leur monnaie locale plutôt que sous la pluie abrités fictivement par une Allemagne surpuissante et dominatrice dont la rigueur étouffe leur joie de vivre.
Réponse de le 28/08/2012 à 22:11 :
J'adhère d'autant plus à ce commentaire que l'allemagne ne participe pas à l'activité économique européenne mais qu'elle investit dans un marché dont elle espére profiter au travers des débouchés qu'il lui procure.
Cela s'arrêtera lorsque son éfficacité économique sera dépassée par celle de la chine et des pays émmergents .
L'europe telle qu'elle fonctionne actuellement;sans ambition commune,sans projet pour assurer sa pérennité ;est vouée à l'echec et à la prise de contrôle des nouvelles puissances.
Il eut fallu créer l'union politique avant de se lancer à corps perdu dans une guerre économique interne et ouvrir les frontiéres de chaque pays à la mondialisation pure et dure.
Richard
a écrit le 15/05/2012 à 14:12 :
Bravo pour ce "titre" qui OUBLIE largement qu'une crise de la dette MONDIALE est là. Sans vouloir défendre l'Europe qui est critiquable et même largement vu le fonctionnement d'autres regroupements d'états, délicatement en vrac et dans le désordre : Pays du Golfe, BRIC, US, ASEA, ... Pardon d' "oublier" l'Afrique qui est noyautée et dynamitée de l'intérieur, comme l'Europe ... Les pays se REGROUPENT et ce n'est pas pour rien. Et vu la crise, j'espère ne pas être le seul à les comprendre.
a écrit le 15/05/2012 à 13:46 :
Si les pays du Sud en sont la cause cela prouve tout simplement que cette Europe ne remplit pas ce pour quoi elle a été faite .A quoi paie-t-on tous ces personnels ?Ne sont-ils pas là pour faire bien vivre l'Europe ? Certes ,il est plus aisé de faire remplacer le beurre de cacao par un résidu de palm !

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