BCE: rien de nouveau sur le front du rachat d'obligations publiques
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Sans surprise, la Banque centrale européenne est restée inactive sur le front du rachat d'obligations souveraines la semaine dernière. Et ce silence de l'institution sur les marchés secondaires risque de durer. Atonne depuis 22 semaines, la BCE n'envisage pas de nouvelle action sur les marchés obligataires avant la mise en place à la rentrée d'un mécanisme permettant de venir en aide aux États en difficulté.
Pas de changement en vue dans les prochaines semaines
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La plupart des Etats de la zone euro réclament la relance du Programme pour les marchés de titres (SMP), qui selon certaines voix reviendrait à financer les Etats indirectement. Ce que ses statuts lui interdisent. Pourtant, la BCE l'avait déjà fait. A ce jour, elle a déjà racheté pour 211,5 milliards d'euros d'obligations grâce à ce mécanisme. Même si un coup de frein à été donné cette année. Le 2 août, Mario Draghi, le président de la BCE n'avait pas exclu une action de Francfort via le SMP. Mais à conditions que les pays en difficulté ne prennent leurs responsabilités en faisant appel au Fonds européen de stabilité (FESF) ou au Mécanisme européen de stabilité (MES). Sorte de compromis destiné à faire patienter les marchés et à ménager les réticences de Berlin. En cas de nouvelle activation du Programme, Berlin craint en effet un relâchement de la part des États dans l'assainissement de leurs finances publiques.
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