Grèce : le renforcement des fonds propres des banques attendra...

 |  | 473 mots
Lecture 2 min.
Copyright Reuters
Copyright Reuters (Crédits : (c) Copyright Thomson Reuters 2012. Check for restrictions at: http://about.reuters.com/fulllegal.asp)
En attendant le versement de 25 milliards d'euros supplémentaires destinés à la recapitalisation des banques du pays, la Banque centrale de Grèce a décidé de remettre à plus tard le relèvement du niveau minimum de fonds propres de meilleure qualité.

La Banque centrale de Grèce aurait pris acte des retards pris dans le processus de recapitalisation des banques grecques, en ajournant le renforcement prévu de leurs taux de fonds propres durs (Core tier 1), selon une source bancaire. En vertu d'une décision prise en février par la Banque centrale, dans le cadre de la consolidation en cours du secteur, les banques grecques avaient jusqu'au 30 septembre pour faire passer leur Core tier 1 d'un minimum de 8% à un minimum de 9%, avant de passer à 10% en juillet 2013. La Banque de Grèce aurait ajourné sine die cette obligation au vu des retards pris dans le versement des quelque 50 milliards de fonds par l'UE et le FMI destinés à la recapitalisation des établissements grecs.

Les résultats du deuxième trimestre devraient pouvoir être publiés

Ce report maintient le niveau minimum de fonds propres "durs" à 8% et devrait permettre la publication par les banques grecques de leurs résultats pour le deuxième trimestre 2012. Cette publication avait été repoussée au 30 octobre par le ministère des Finances, là aussi dans l'attente de leur recapitalisation.

Sur 50 milliards promis pour recapitaliser les banques...

Les bailleurs de fonds de la Grèce (UE, BCE et FMI) s'étaient engagés en février à dégager 50 milliards d'euros pour soutenir les banques du pays et compenser les pertes subies dans l'opération de restructuration de la dette (PSI) opérée en début d'année. Une avance de 25 milliards, soit la moitié, a été versée.

Sur cette somme, les quatre principales banques du pays, dites "à risque systémique", c'est-à-dire de taille suffisamment importante pour pouvoir déstabiliser le système financier international en cas de faillite, Banque Nationale de Grèce, Eurobank, Alpha bank et Banque du Pirée, ont reçu 18 milliards au titre d'une avance sur recapitalisation.

...25 millards sont actuellement gelés

Les 25 milliards restant sont actuellement gelés dans la tranche de prêt de 31,5 milliards d'euros dont le versement à la Grèce a été repoussé par ses créanciers dans l'attente de l'adoption par Athènes d'un nouveau train d'économies budgétaires et de rigueur.

L'heure est aux grandes manoeuvres dans le secteur bancaire grec

En dépit de ce retard, les banques grecques ont commencé les grandes manoeuvres en vue d'une consolidation du secteur: la Banque du Pirée a ainsi indiqué mercredi que ses discussions avançaient pour la reprise de Geniki, filiale grecque à 99,1% de la banque française Société Générale. Quatrième prêteur grec, la Banque du Pirée avait déjà absorbé en septembre son rival public ATEBank, recapitalisé également grâce à la première avance européenne. Alpha Bank, deuxième prêteur grec, négocie pour sa part la reprise au groupe français Crédit Agricole de sa filiale Emporiki.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 04/10/2012 à 0:13 :
le renforcement des fonds propres des banques attendra...sauf celui d'Emporiki.. au frais du crédit agricole !!! et ils veulent ainsi attirer les investisseurs étrangers ?????
a écrit le 03/10/2012 à 21:05 :
Plus les banques devront avoir de fonds propres, moins elles prêteront. La logique comptable n'est pas le raisonnement financier.
a écrit le 03/10/2012 à 16:27 :
On s'en fout, qu'il prennent l'argent qu'ils mettent dans la F1.

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :