Vers un accord sur la dette grecque lundi ?

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François Hollande a tenté de rassurer sur un accord sur l'octroi d'une nouvelle tranche d'aide à la Grèce dés lundi. Mais pour le moment, les discussions patinent encore entre l'UE et le FMI sur un certain nombre de points cruciaux.

Lors du dernier sommet de l'Eurogroupe, les principaux créanciers de la Grèce, FMI, BCE et Union européenne s'étaient quittés sans accord après 11 heures de discussion. Mais jeudi, François Hollande s'est voulu rassurant sur les chances de parvenir à un accord lundi. "Nous travaillons à un accord" a indiqué le président de la République en marge du sommet sur le budget européen.

Pour l'heure, les discussions bloquent sur l'exigence du FMI. L'institution de Washington souhaite en effet que les États de la zone euro acceptent de réduire la dette grecque pour lui faire atteindre 120% du PIB en 2020. Ce alors qu'elle devrait atteindre 190% du PIB à la fin de l'année. Et l'insitution dirigée par Christine Lagarde n'exclue pas une décote sur les prêts accordés à Athènes par ses partenaires.

Aider... dans le respect des finances publiques des prêteurs

Mais cela ne manquerait pas de causer une perte pour les États prêteurs, et d'ajouter un poids supplémentaire sur leurs finances publiques, à l'heure où tout le monde se met au diapason de l'austérité. Et pour l'heure, un accord sur ce point ne semble pas avoir été atteint. Même si sur le principe d'une aide, tout le monde semble s'accorder. "Il est fondamental que ce pays qui a fait tant d'efforts trouve de la solidarité du côté de ses partenaires européens" avait d'ailleurs déclaré Pierre Moscovici, le ministre français de l'économie, devant le Sénat jeudi . Même s'il n'a pas manqué de rappeler que cela devait se faire "dans le respect des finances de nos États".

Toutefois, malgré des démentis, l'Allemagne serait proche d'un compromis sur ce point. Et un groupe de travail à Bruxelles s'est penché sur les modalités pour alléger le poids de sa dette sur la Grèce. Parmi les pistes évoquées, une baisse des taux d'intérêts, un allongement de la maturité des prêts ou un prêt à la Grèce afin qu'elle rachète sa propre dette. Est aussi évoqué depuis quelques semaines l'octroi d'un délai supplémentaire pour atteindre son objectif de ratio de la dette à 120% du PIB. Ce à quoi s'oppose pour le moment le FMI.

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Commentaires
a écrit le 23/11/2012 à 17:42 :
La Grèce ne paiera pas et d'ailleurs ne le peut pas Combien de fois faudra-t-il le répéter ? Qui aura le courage de le dire ??? C'est facile d'être généreux avec l'argent des autres ! Comment ne pas comprendre que cette Europe là n'est pas viable telle quelle , au moins parce qu'elle est "bancale " n'ayant pas un volet "politique" digne de ce nom , et des institutions assez fortes ?? Alors , il faut que cette Europe disparaisse d'abord , si possible de manière coordonnée des Etats qui la composent , avant de renaître complète cette fois pour le bien de tous , une nouvelle union en quelque sorte

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