Eurogroupe : les discussions sur l'aide à la Grèce patinent encore

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Les ministres des Finances de la zone euro ainsi que les autres créanciers de la Grèce n'ont pas réussi à trouver un accord sur le déblocage de l'aide à la Grèce. Une nouvelle réunion doit avoir lieu lundi 26 novembre.

Pas les calendes, mais presque... La décision sur le versement à Athènes d'une tranche d'aide financière de 44 milliards d'euros a une fois de plus été repoussée ce mercredi. Au terme de douze heures de discussion, les membres de l'Eurogroupe se sont séparés sans accord. Ils doivent se retrouver lundi 26 novembre pour tenter de débloquer l'aide promise à la Grèce et gelée depuis plusieurs mois. Officiellement, ce sont des détails techniques qui doivent être réglés, indique un communiqué publié par les ministres des Finances de la zone euro. Plus profondément, la cause des blocages tient aux désaccords sur la méthode à appliquer pour tenter de réduire la dette du pays qui menace d'atteindre 190% du PIB en 2014.

Désaccord sur un délais

Or, ramener celle-ci à l'équivalent de 120% du PIB du pays d'ici 2020, l'objectif visé pour l'instant, serait jugé impossible par les ministres de la zone euro, selon un document préparatoire que s'est procuré Reuters. Dans le texte, ils proposeraient de repousser de deux ans la date à laquelle le pays doit avoir atteint cet objectif de ratio d'endettement.  Jean-Claude Juncker,qui dirige l'Eurogroupe, s'était montré favorable à une telle éventualité. Mais les membres de la Troïka (UE-FMi-BCE) affichent leur désaccord sur un éventuel délais. Christine Lagarde, la directrice du FMI, a ainsi fait état de sa réticence de repousser de deux ans les objectifs de réduction des déficits. Cela signifierait des coûts supplémentaires pour les créanciers du pays, ce qui rend l'Allemagne et ses alliés réticents. Autres solutions envisagées: abaisser les taux d'intérêts consentis à la Grèce, allonger la durée des remboursement ou bien racheter une partie de sa dette à moindre prix. Mais là non lplus aucun consensus ne se fait jour.

Juncker "déçu", des "progrès" pour Lagarde

Aussi la décision de verser à la Grèce la tranche d'aide que le pays attend ont-elles déjà été repoussées plusieurs fois. "Les questions étaient si complexes que nous n'avons pas trouvé de solution définitive", a commenté le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, à l'issue de la réunion de mardi à mercredi. "Des progrès ont été faits, mais il en faut encore un peu plus", a, de son côté déclaré la directrice du Fonds monétaire international. Quant à Jean-Claude Juncker qui croyait un accord "possible" mardi, il s'est dit "déçu" par ces blocages. "Nous sommes près d'un accord, mais des vérifications techniques doivent être menées, des calculs financiers doivent être effectués", a-t-il expliqué.

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Commentaires
a écrit le 17/01/2013 à 13:21 :
Brussels Business : Qui dirige vraiment l'Union Européenne?
http://www.dailymotion.com/video/xvl1r1_brussels-business-qui-dirige-vraiment-l-union-europeenne_news
a écrit le 17/01/2013 à 12:58 :
http://www.u-p-r.fr/videos/conferences-en-ligne/pourquoi-leurope-est-elle-comme-elle-est
Ecellent cours d'histoire de 1945 à nos jours
a écrit le 21/11/2012 à 14:24 :
Pour Wolfgang Schäuble les questions sont en effet Tres complexes.
Pour les simples raisons que 1) pour donner son OK il lui faut le feu vert du Bundestag ce qui est peu probable et 2) que la constitution interdit a l´Allemagne de renflouer les caisses d états qui ne tiennent pas leurs engagements (qui ne remboursent pas a terme).
D´autre part A. Merkel est acculée le dos au mur en période préélectorale car l´opposistion veut la forcer a reconnaitre que tout l´argent des contribuables deja versé pour le "sauvetage" de la Grece est bel et bien perdu et que cela ne changera pas dans l´avenir.
a écrit le 21/11/2012 à 11:36 :
Je rappelle que l'ensemble de la dette grecque ne correspond qu'à 4 années de notre déficit français (et encore les bonnes années).

On fait un pataquès sur un problème assez mineur (sauf pour les grecs qui ont vu leur niveau de vie plongé). Ils adaptent en fait le niveau de vie de la population au niveau réel de l'économie.

Pour nous, français : notre imposition moyenne devrait être augmentée de 1 666,67 euros par an en moyenne si on voulait avoir un déficit neutre de l'Etat. (Dans les faits, beaucoup plus, puisque moins de dépenses = moins de taxes ... et on arrive rapidement à la situation grecque).
a écrit le 21/11/2012 à 11:02 :
J'ai une bonne idée, tous les Euros députés non élus par les peuples, salaires divisés par deux, ainsi que pour tous les ministres et surtout des finances et présidents des pays Européens, Merkel en tête, ainsi que tous les grands patrons de banques à commencé par les Rothschild, directement reversés pour payer la dette Grecs et surtout les intérêts. Enfin rembourser l'argent créé ex-nihilo c'est à dire virtuel, sacré banquiers, la révolution pacifique à commencé, j'ai mis ma voiture à la casse, je ne travaille plus, soldé mes crédits et j'ai vidé mes comptes, la fête est finit messieurs les banquiers et politiques.
http://blog.syti.net/index.php?article=414
a écrit le 21/11/2012 à 9:53 :
Les mendiants grecs sont des professionnels. Préparez-vous à payer, contribuables français.
a écrit le 21/11/2012 à 9:47 :
Il est assez comique de voir les économistes (de gens sérieux !) discuter du montant de la dette de la Grèce en 2020, au milliard près et de faire des calculs précis pour dire que ce sera 120% ou 190% du PIB alors qu'ils ne sont pas capables (et ne l'ont jamais été) de prévoir le PIB et la dette pour l'année suivante, que ce soit pour la France ou tout autre pays organisé, alors pour la Grèce ???
Une équipe de comiques (très) bien payés qui se prend au sérieux et sort de chiffres différents toutes les semaines ... Ce sont des décisions politiques qui sont prises, les chiffres servent juste pour faire passer la pillule
a écrit le 21/11/2012 à 9:01 :
Il faut en finir avec c cette utopie soutenue par tous nos politicards . Les français se rendent ils compte que cette générosité ne s'exerce qu'au prorata des prêts consentis et avec leur argent ? Il suffit de voir la situation de l'Europe pour le comprendre Non à cette Europe là !
Réponse de le 21/11/2012 à 14:33 :
L' Allemagne a gagné par la crise grecque (à vrai dire c' est une ctise de la dette européenne) 80 Mds jusqu' aujourd'hui. Combien a gagné la France?
a écrit le 21/11/2012 à 8:30 :
La situation actuelle ne pose aucun problème à l'ensemble des pays de l'euro..la Grèce ne pèse rien, ses échanges sont limités, nos banques ont préfèré prendre leurs pertes (quelle drôle de situation que de constater que Credit Agricole ou GLE ont vendu à des banques grecques exsangues ce qu'elles étaient dans l'incapacité de soutenir...). C'est le problème des grecs tout simplement, et une aide n'est possible que si elle contribue au retour à la normale, et ça, personne n'y croit!
a écrit le 21/11/2012 à 8:00 :
il faut proposer aux grecs le choix entre payer plus d'impôts ou travailler plus sans augmentation de salaire , la différence servant au remboursement des dettes.
Réponse de le 21/11/2012 à 8:18 :
Payer plus d'impôts avec quoi? Du travail rémunéré correctement qui permettrait de payer des impôts y en a plus.Les armateurs et l'église richissimes n'en paient pas et cela ne gène pas la Troïka. Quand à la différence la goutte d'eau qu'elle représente ne suffirait pas. La Grèce a dépassé les 120% de dette de son PIB c'est une somme abyssale qui ne peut diminuer qu'avec l'annulation d'au moins 50% de cette dette. On n'est plus dans l'économie d'un ménage.
a écrit le 21/11/2012 à 7:27 :
Ce pseudo suspense sur la dette grecque n'est là que pour calmer les opinions de certains européens qui commencent à trouver la note un peu salée. En réalité les dirigeants grecs n'ont aucuns soucis à se faire car ils nous « tiennent »plus que nous les tenons et en fin de compte nous payerons car nous n?avons pas le choix. En refusant dès le début de ne pas payer nous avons atteint une exposition à la dette grecque qui nous empêche maintenant de faire machine arrière, et les grecs le savent bien. Il va falloir continuer à faire vivre sous perfusion ce pays pendant des décennies car à moins de vider les comptes grecs en Suisse, on ne voit pas comment la situation pourrait évoluée. La fin de la partie sera fixée hélas par la révolte des peuples européens qui vont finir par nationalisme à se révolter contre les politiques qui leur mentent. Cela rappelle une sombre période de l'histoire de l?Europe et nos responsables devraient y penser !!
Réponse de le 21/11/2012 à 7:59 :
Nos responsables y penseraient s'ils étaient vraiment responsables. On voit bien qu'à part créer de la dette et favoriser l'évasion fiscale ils ne savent rien faire d'autre.

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