"Chypre est systémique" selon le patron du MES

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Le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES) Klaus Regling estime que Chypre présente un risque pour l'ensemble de la zone euro et que des décisions doivent être prises rapidement sur ce dossier pour éviter une possible contagion.

"Pour moi, aujourd'hui, Chypre est systémique", a déclaré le directeur général du Mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, dans les colonnes du Figaro. Selon lui, Chypre présente un risque pour l?ensemble de la zone euro.

En dépit de la petite taille de l'économie chypriote, les difficultés du pays sont susceptibles de déstabiliser l'ensemble du système financier de la zone euro, selon lui. "Ses banques ont d'importantes filiales en Grèce. Et les marchés regardent Chypre de très près. En cas de dérapage, il y un risque de contagion", estime Klaus Regling. Pour lui, "il nous faut une décision bientôt, sinon cela représente un risque pour la zone euro".

Condition pour une intervention du MES

L'Allemagne a rappelé à plusieurs reprises que le risque systémique était une des conditions requises pour que le MES puisse intervenir et aider un pays en difficulté. "Dans un premier temps, il faut vérifier si Chypre constitue un danger pour la zone euro dans son ensemble. C'est en effet l'une des conditions préalables pour que le Mécanisme européen de stabilité (MES) puisse être utilisé", expliquait le mois dernier Wolfgang Schäuble, le ministre allemand des Finances.

Pour Klaus Regling, la taille du secteur bancaire chypriote va devoir être "nettement réduite". Et le pays devra "régler le problème du soupçon de blanchiment de capitaux". Le responsable fait aussi une ouverture en direction de Nicosie en évoquant la possibilité de prendre en compte les bénéfices attendus à long terme de la production de gaz offshore.

Le directeur général du MES souligne aussi les progrès réalisés par la zone euro au cours des derniers mois. "L'Irlande est très proche d'une sortie de crise", note-t-il. Pour la Grèce, "ce sera plus long". Le responsable du MES souligne d'ailleurs que, ce qu'il craint le plus, "c'est l'arrêt des réformes", notamment dans ce pays "où la population souffre le plus des mesures d'ajustement".

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Commentaires
a écrit le 22/03/2013 à 7:32 :
Klaus Regling a bien raison, la taille du secteur bancaire chypriote va se réduire à peau de chagrin mais tous le monde ne sortira pas son mouchoir !*
a écrit le 17/03/2013 à 20:43 :
On a ancré un paradis fiscal en plein coeur d'une Méditerranée qui n'est pas réputée pour sa rigueur financière, et on s'étonne ! Tiens, d'ailleurs, entré en CE en 2004, grâce à qui ???? Négos d'élargissement Chirac - Jospin).
Next one : Malte.
Pour le reste, la taxation des dépôts n'aura qu'un effet : faire fuir les capitaux, faute d'un contrôle des changes -drastique et simultané. Mais ça, c'est interdit par la doxa, bien sûr. Oubliées, les leçons de la crise asiatique de 97. Pourtant, c'était clair.
a écrit le 22/02/2013 à 0:54 :
Un problème de blanchiment de capitaux, rien d'insurmontable... Au fait c'est juste la première économie du pays!
a écrit le 21/02/2013 à 18:11 :
Mais non, on va simplement dire que c'est systémique pour une fois de plus sauver les investisseurs qui auraient dû perdre leur argent dans cette aventure...
C'est ca le capitalomunisme... Le risque a disparu ! Pour la facture, adressez-vous aux contribuables.
Mais rassurez-vous, ils sont ravis. D'ailleurs, ils continuent de voter pour ceux qui viennent se servir dans leur porte-monnaie afin de les "protéger"...
a écrit le 21/02/2013 à 17:46 :
Qui est allé manger dans la mangeoire chypriote ? Que les coupables se lèvent
a écrit le 21/02/2013 à 15:11 :
Pour tous ceux qui sont fatigués (pour ne pas dire plus) par cette UE gouvernée par des banksters, anti-démocratique et qui nous mène droit dans le mur, vous pouvez regarder les analyses de l'u-p-r.fr
a écrit le 21/02/2013 à 14:46 :
Et dire qu'on nous a dit que la Grèce n'était pas un problème insupportable tant son poids était faible dans le foirail des 17 maquignons du land monétaire européen ! Chypre systémique en devient burlesque , à se fier aux dires de ceux qui gèrent le grand foirail des 27 maquignons adverses. A quand le tour de Malte ?
a écrit le 21/02/2013 à 14:24 :
on nous l a deja faite avec la Grece, Risque systemique pour tout l argent detourne par les politiques... Chypre idem mais argent sale surtout russe....alors je dis stop...
Réponse de le 21/02/2013 à 14:51 :
il faut sauver l'argent des mafias russes avec l'argent des contribuables européens :-))
a écrit le 21/02/2013 à 13:50 :
Commencons par éclaircir les opérations sur les chevaux transformés en boeuf en passant par un trader chypriote ; avec cette affaire nous risquions d'oublier aussi qu'il y a des races de chevaux plus ou moins gouteuses , heureusement qu'il y a bientot le salon de l'agriculture pour éclairer notre choix , allons nous pouvoir comparer le cheval roumain à celui de nos régions ou d'autres pays d'europe
a écrit le 21/02/2013 à 13:18 :
Chypre, un paradis fiscal qu'il faut éradiquer. L'Irlande proche de la sortie de crise?Où ça?
a écrit le 21/02/2013 à 13:10 :
tous les grands de ce monde sont bardés de diplômes , en conséquence nous devrions avoir une économie resplendissante . le contraire nous a envahi ! il me semble clair que les livres d'école sont à brûler pour en refaire des plus adaptés sinon la misère va progresser . je vois la réponse d'ici " l'école ce n'est pas ce que vous apprenez : mais ce que vous en faites " ... merci maurice benguigui !
Réponse de le 21/02/2013 à 14:25 :
diplome oui mais à detourner l argent public...
a écrit le 21/02/2013 à 12:54 :
Oh oui! Vite payons pour les comptes offshore des oligarques et mafieux en tout genre. Et si c'est systémique c'est que nos banques (ou celles qui ont refinancé leurs collègues chypriotes) sont encore plus nulles ou pourries qu'on imaginait. Il est temps de laisser tomber tout ce (pas si) beau monde.
a écrit le 21/02/2013 à 11:45 :
La finance est systémique. Une crise en moyenne tous les 4 ans, on appelle cela même le cycle présidentiel depuis plus d'un siècle.
Votre coeur.. il est systémique, puisqu'il bat par cycles, la finance c'est pareil, le problème n'est pas le cycle, c'est quand certains veulent empêcher le cycle de se faire, c'est à dire d'empêcher les faillites qui sont "naturelles". On appelle aussi le cycle, la destruction-création, ou simplement le libéralisme, laissez les faillites se faire, laissez les créations d'entreprises se faire, protégez les gens, pas les emplois ou les entreprises.
Réponse de le 21/02/2013 à 15:33 :
"à long terme nous serons tous morts!":-)Keynes
a écrit le 21/02/2013 à 10:23 :
M'enfin ! La crise est finie d'parès notre président.
Réponse de le 21/02/2013 à 11:22 :
Christine Lagarde, alors ministre sarkozienne, nous le disait aussi dès 2008 :) Z'ont de l'humour, en politique...
Réponse de le 21/02/2013 à 11:27 :
Non, non la "vraie" crise arrive.....

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