Union européenne : Jose Manuel Barroso dénonce l'urgence sociale

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Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a plaidé jeudi pour un plan "ambitieux" en faveur de l'emploi des jeunes lors du sommet européen de juin, en soulignant qu'on ne "peut attendre plus longtemps" en raison de "l'urgence sociale" dans de nombreux pays européens.

Les signes d'un revirement de la part de la Commission européenne sur les conséquences de l'austérité en Europe se multiplient depuis plusieurs mois. De même que les prises de position de nombreux insitutionnels au rang desquels l'Onu, le Parlement européen et les États-Unis. Jose Manuel Barroso, qui avait déjà appelé à la fin du tout austérité la semaine dernière, a franchi un cap dans le discours. Pour le président de la Commission européenne, "l'urgence sociale" nécessite d'agir vite.

La lutte contre le chômage doit être une priorité

Selon lui, la concrétisation du pacte de croissance de 120 milliards d'euros décidé l'an dernier par les chefs d'État et de gouvernement des 27 est en dessous de ses attentes. Ce serait "excellent si on arrivait pour juin à renforcer cette dimension, notamment avec un plan plus ambitieux de lutte contre le chômage des jeunes", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse à l'issue d'une rencontre avec le nouveau Premier ministre italien, Enrico Letta.

Le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a plaidé jeudi pour un plan "ambitieux" en faveur de l'emploi des jeunes lors du sommet européen de juin, en soulignant qu'on ne "peut attendre plus longtemps", en raison de "l'urgence sociale" dans de nombreux pays européens. Enrica Letta a pour sa part réaffirmé que la lutte contre le chômage des jeunes était la priorité de son gouvernement, en soulignant que c'était le "cauchemar de son pays et de l'UE".

Le sommet européen de juin sera crucial

Depuis les élections italiennes de février, qui ont marqué l'avènement de partis eurosceptiques, la crainte de voir vaciller l'Europe sur le front démocratique monte chez les dirigeants européens. Un premier retournement dans les discours sur le sujet de l'austérité a eu lieu à la fin 2012 et lors du sommet européen de février. Reste savoir si cela sera suivi d'actes. En ce sens, le sommet de juin sera crucial. Mais la volonté d'Angela Merkel de ne pas mettre plus au pot avant les élections fédérales allemandes de septembre risque de limiter les marges de manoeuvre.

A noter par ailleurs que Jose Manuel Barroso a rappelé qu'il ne voyait pas de contradiction entre rigueur budgétaire et croissance. "Il faut aller au delà de la politique de correction des déficits par des mesures de réforme, de compétitivité de notre économie et aussi des mesures qui dans le court terme peuvent relancer l'espoir", a-t-il expliqué, résumant un point de vue partagé par de nombreux dirigeants européens.

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a écrit le 02/05/2013 à 20:24 :
Bonjour, il est vrais qu'il y a urgence..... Surtout pour les malheureux..... Mr Barroso peut se faire du soucie car sa tête pourrais vite ce retrouver dans un pagnier ... Il est le principale responsable de l'ouverture des frontières européenne au commerce international..... Alors il est temps de crier au loups alors qu'il a ouvere la porte de la bergerie....... Notre pays ne sera jamais concurrentiel par rapport à un pays comme le Bengladech..... Pauvre de nous...
a écrit le 02/05/2013 à 17:46 :
ô funeste inconséquence de ces oligarques qui font mine de pleurer sur les catastrophes qu'ils ont eux-mêmes engendrées !! S'il n'était pas question de la détresse des Peuples, on toucherait au sublime... Sans doute une man?uvre de diversion...
Que n'avons-nous écouter plus tôt ceux qui ont mis en garde depuis longtemps déjà contre la mondialisation débridée, le libre-échangisme, le dogme de l'euro, l'arnaque de la dette et donc de l'austérité, l'Europe supra-nationale aux mains des lobbys et d'oligarques non élus ??
Mais il n'est jamais trop tard, disons leur notre façon de penser aux prochaines élections européennes, c'est dans un an seulement ! Debout La République !
a écrit le 02/05/2013 à 16:29 :
Baroso restera dans l'histoire comme le personnage qui avec d'autres aura démoli un continent et fait revenir la famine. J'espère qu'un jour il y aura un tribunal pour les juger.
a écrit le 02/05/2013 à 15:23 :
les pays qui ne soccupent pas de leurs jeunes n ont pas d avenir de meme que de licencies s en arret les plus de 45 ans a notre epoque na pas de sens les chomeur de lontngue dures aujoudhui son tdes chomeurs qui vont restes longtenp au assedic est qui coute de45a62ans au chomages enormement chere a la societe a qoi pensent les hommes politiques lorqu ils change les loies ?????
a écrit le 02/05/2013 à 13:56 :
Jose Manuel Barroso en bon technocrate ne vois que des chômeurs de moins de 25 ans alors que cela touche aussi les plus de 43 ans...
a écrit le 02/05/2013 à 13:55 :
L urgence social c est lui....les elections....plus verole difficile à trouver...quoique on a le choix chez les politiques
a écrit le 02/05/2013 à 12:44 :
Barroso est en campagne pour décrocher un troisième mandat. Son discours est calibré pour obtenir le soutien d'un maximum de dirigeants européens, pas pour donner son point de vue.
a écrit le 02/05/2013 à 12:38 :
il y a urgence mais avec les traités européens qui nous laissent que les ruines de la delocalisation de masse , une fiscalitée girouette , du clientélisme corporatiste , des oligopoles qui veulent préserver leurs pré-carré en contradiction avec les status européens ( une concurrence libre et non faussée ) c'est tout cela qui est a revoir , sinon l'Europe sera massivement rejeté par les peuples qui en auront assez de l'impuissance des pouvoirs dit publics et d'entreprises qui font la pluie et le beau temps a leurs convenances , quand au patriotisme économique , actuellement et vu l'état des choses il est inapplicable , donc il faut tout revoir , le bresil ainsi que l'Amérique du sud on donné un coup de poing sur la table en ayant assez de voir venir des produits delocalisés et ont a présent repris un peu de marge de manoeuvre , mais a 27 pays européens , les intérêts de certains nuisent a tous les autres , diviser pour régner en europe cela n'a pas changé depuis le moyen âge , machiavel doit rire aux éclats ..
a écrit le 02/05/2013 à 12:21 :
Pour nous sortir de là, il faut nous promettre la Lune, seul les Grand Travaux peut faire revenir la confiance....!
a écrit le 02/05/2013 à 12:09 :
C'est tout l'art du pitre de montrer comme il fait bien la toupie ou la girouette. Celle qui porte la culotte va lui donner la fessée et lui expliquer ce qui ravit les bourses. Il ne pourra pas moquer les malades imaginaires comme naguère à l'assemblée nationale française.
a écrit le 02/05/2013 à 12:02 :
Les extrémistes profitent de l?incapacité des démocraties (ou prétendues comme telles) à résoudre les problèmes sociaux. En privilégiant le dialogue uniquement entre technocrates et en étant coupés des réalités du terrain, les politiques jouent à un jeu dangereux : le social est une variable trop écartée des raisonnements économiques. Les humains ne sont pas de machines et la rigueur doit se faire en préservant autant que faire ce peut l'emploi et en punissant les vrais coupables : les fonctionnaires qui gaspillent l'argent public (si le budget est inutilisé, il est redistribué : très bonne initiative au nom de la solidarité, mais dans les faits, ces fonctionnaires s'empressent de tout dépenser et ne rien laisser aux autres... cherchez l'erreur) ou des collectivités, les fonds de pension prédateurs qui ne veulent que du profit à très court terme, taxer fortement les ventes à découvert et le trading HF.
a écrit le 02/05/2013 à 11:56 :
On dépouille Paul pour donner à Pierre, mais celui-ci sort des as de ses manches pour tenter de rassurer ceux qui risque d'être les plus actifs en cas de désordre social!
a écrit le 02/05/2013 à 11:41 :
Pas de croissance avec un matraquage fiscal sans précédent comme c'est le cas. Quand il n'y a même plus la confiance, tout est perdu et le pire peut donc arriver.
Réponse de le 02/05/2013 à 11:54 :
vous avez tout dit...
Réponse de le 02/05/2013 à 14:52 :
La volonté d'entreprendre est non-consubstancielle au socialisme.

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