Quels sont les dangers de l'élargissement d'une Europe sans enthousiasme ?

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L'entrée de la Croatie dans l'Union européenne (UE) et de la Lettonie dans la zone euro ne doivent pas faire illusion. La nouvelle évolution de l'Europe depuis le début de la crise mine son attractivité et met en danger son avenir.

Alors, en crise l?Europe ? En crise, l?euro ? Bien sûr que non ! La preuve : malgré la crise, on se presse encore pour la rejoindre. Après l?adhésion de la Croatie à l?UE le 1er juillet, la Lettonie viendra se joindre dans six mois aux membres de la zone euro. On se presse donc encore aux portes du grand projet européen. L?ennui, c?est que les discours de la « grande-famille-européenne-enfin-réunie » et les feux d?artifice éclairant la nuit à Zagreb ou, bientôt, à Riga, prennent de plus en plus des allures de villages Potemkine. Derrière ces bravos en carton-pâte se cache une réalité bien moins réjouissante : le manque d?enthousiasme des peuples européens pour un projet désormais de plus en plus porté par les seules élites.

Manque d?enthousiasme

D?abord, parce qu?il convient de rappeler que plusieurs pays européens refusent d?entrer dans l?UE et encore plus dans la zone euro. C?est le cas depuis longtemps de la Norvège et de la Suisse, et on a vu l?Islande enterrer voici deux mois son projet d?adhésion. Mais même parmi ceux qui rejoignent l?Europe, l?enthousiasme est au plus bas. En janvier 2012, seuls 43 % des électeurs croates avaient participé au référendum sur l?adhésion à l?UE. Un sondage récent montrait même que, à la veille de son adhésion, moins de la moitié des Croates avait une image positive de l?UE. De même en Lettonie, l?enthousiasme pour l?introduction de l?euro est très faible et l?on s?est bien gardé d?organiser un référendum sur le sujet. Car, pour les dirigeants lettons, cette entrée a une fonction : prouver que leur politique de dévaluation interne menée en 2009 et 2010 a été un succès.

Ce que le processus d?intégration a apporté

Pourquoi ce manque d?enthousiasme ? En 1989, les anciens pays de l?est avaient trois bonnes raisons d?intégrer l?Union européenne. C?était pour eux la certitude de l?ancrage dans le monde occidental, la perspective d?une croissance assurée et la garantie du maintien de l?ordre démocratique. Le phénomène d?intégration européenne a plutôt bien joué ce rôle jusqu?à la crise. En faisant de l?entrée dans l?UE, puis dans la zone euro, un objectif, ces pays ont renforcé leur démocratie et ont accéléré leur développement en modernisant leurs politiques économiques. Un des exemples les plus flagrants de ce phénomène, c?est la Slovaquie qui, à la fin des années 1990, a rompu avec la politique nationaliste et étatique de Vladimir Meciar et est parvenu en moins de dix ans à entrer dans la zone euro en renforçant sa culture démocratique.

Le tournant de la crise

Depuis le début de la crise de la dette souveraine, tout a cependant changé. L?Union européenne n?est plus la même. Elle est obsédée par la question des « déséquilibres internes » et par les déficits. De nouvelles institutions, de nouvelles procédures sont nées de cette obsession : le « six-pack », le « two-pack », le « semestre européen », le pacte budgétaire ou encore le MES. Tous visent à réduire les déséquilibres en pratiquant des politiques d?ajustement dans les pays frappés par les « déséquilibres. » Ce qui est vrai dans des pays de la zone euro l?est aussi en dehors de cette zone : la Lettonie et la Roumanie ont également connu l?arrivée des représentants européens avec ceux du FMI pour déterminer les contours de la politique d?ajustement.

Zone de compétitivité

Si ces politiques pouvaient s?accompagner d?une certaine solidarité, autrement dit de transferts sans contrepartie, comme c?est le cas dans les vraies familles, on aurait pu encore les comprendre. Mais le refus acharné de Berlin d?entrer dans une « union des transferts » a bloqué cette possibilité. Angela Merkel et David Cameron ont insisté, et ils ont obtenu la réduction du budget européen. Les fonds structurels ? mécanisme dont le fonctionnement était déjà contestable - ne peuvent plus agir comme jadis pour développer rapidement les pays. l?UE se veut de moins en moins une zone de solidarité, elle veut être une zone de compétitivité.

Le bilan (très) mitigé de la Roumanie et de la Bulgarie

Le résultat, c?est que les deux derniers pays entrés dans l?UE, la Roumanie et la Bulgarie, qui sont aussi les deux pays les plus pauvres de l?UE (la Croatie viendra juste à leur suite), n?ont guère profité de leur adhésion. La Roumanie a vu, après son adhésion, le déficit commercial avec l?UE se creuser, et ceci a conduit à la quasi-faillite de l?Etat, puis à la mise en place de plans de rigueur qui n?ont guère prouvé leur efficacité. La Bulgarie, quant à elle, championne de la rigueur depuis longtemps, n?a pas été capable après la crise de 2008, de rebondir. L?adhésion à l?UE ne lui a guère été utile et elle reste désespérément l?Etat le plus pauvre de l?Union. En janvier, les émeutes dans les rues de Sofia ont rappelé cet état de fait. Plus généralement, un regard sur les chiffres permet de conclure aisément que l?adhésion à l?UE n?est guère le gage de la croissance dont rêvaient les nouveaux entrants.

La question démocratique

La démocratie ? Là encore, le bilan de l?UE depuis le début de la crise n?est guère réjouissant. Les nouveaux dispositifs visent surtout à contrer les pouvoirs élus pour les empêcher de trop dépenser. L?élu est, dans l?esprit nouveau des institutions européennes, suspect de vouloir puiser dans les caisses de l?Etat pour assurer sa réélection. Il faut le surveiller, l?encadrer, pour s?assurer qu?il n?agisse pas contre la nouvelle morale européenne, celle de la rigueur. Si l?argument démocratique demeure valable, car l?UE reste une zone démocratique, il n?est plus aussi déterminant puisque de plus en plus l?union exige l?abandon par les élus d?une part de leurs compétences. Sans, du reste, que le parlement européen ait plus de pouvoir. Dans le cadre du semestre européen, son avis n?est ainsi que consultatif.

Et puis, il y a l?exemple lamentable de la Hongrie. Le tournant autoritaire du gouvernement hongrois fait certes l?objet d?indignations et de menaces de la part de la Commission, mais la réalité de cette politique est surtout la passivité. En revanche, Bruxelles a salué le retour de Budapest à l?équilibre budgétaire. Ceci pourrait expliquer cela. Bref, l?argument démocratique semble de plus en plus faible, même si pour des pays encore en transition comme l?Albanie, la Serbie ou la Macédoine, il peut encore jouer un rôle positif.

L?ancrage occidental ?

Reste donc l?argument de l?ancrage dans le monde occidental. C?est celui qui attire le plus Serbes, Monténégrins, Albanais ou Turcs. Mais là encore, il est de moins en moins convaincant. La crise ne favorise pas l?ouverture vers les nouveaux membres. Il n?est qu?à regarder le statut des Bulgares et des Roumains, qui ne bénéficieront de la liberté de travailler partout dans l?UE que l?an prochain. Et encore, certains, comme le ministre allemand de l?intérieur juge que cette date est encore trop proche. Sofia et Bucarest restent encore à la porte de l?espace Schengen, bloqués par les Pays-Bas entre autres. Bref, l?entrée dans le monde occidental est chaotique et loin d?être acquise avec l?entrée dans l?UE. Il n?est qu?à lire les injures déversées quotidiennement dans les tabloïds britanniques sur les Roumains et les Bulgares pour s?en convaincre. Quant aux réserves allemandes sur la Turquie, elles trahissent clairement cette volonté de ne pas accueillir ce pays dans « l?occident. »

Le risque d?une Europe minée par le scepticisme

Progressivement, l?attractivité de l?UE se réduit donc. Elle demeure encore pour certains pays un horizon nécessaire de leur développement. Mais cette nécessité apparaît de plus en plus comme amère. La conséquence de cette situation, c?est le développement de l?euroscepticisme au sein de l?UE parmi les anciens comme parmi les nouveaux membres. Un euroscepticisme qui peut prendre des allures dangereuses. L?UE doit donc cesser de se bercer d?illusions avec l?adhésion de la Croatie et l?entrée de la Lettonie dans la zone euro. Si l?Europe persiste à vouloir créer une zone de compétitivité pure, sans réelle prise en compte des différences économiques et culturelles en son sein, elle court à la catastrophe.
 

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a écrit le 03/07/2013 à 22:32 :
Il y a bien longtemps qu'une adhésion ne fait plus l'objet de referenda croisés! Les peuples décidaient et prenaient leurs responsabilités ou posaient leurs conditions.
a écrit le 03/07/2013 à 21:24 :
Elargissement ??!!! L'Europe fuit de toute part et les fondations sont instables. Un maçon portugais (lol) se fouttrait de nous, fondateurs ! Un peu comme la tour de pise, ça penche, ça penche...Jusqu'à quand ? Un peu aussi comme dans la soupe aux choux, ça devait pas sentir très bon mais E.T est venu.
a écrit le 03/07/2013 à 15:36 :
L'UE n'étant qu'une zone économique, il est vital pour les entreprises de l'Union que tous les pays pauvres (faibles salaires, écologie degré zéro, pas d'entreprise internationale...) intègrent cette communauté. Et en sachant que l'Allemagne, qui dicte ses conditions aux autres pays, y a tout intérêt, la zone Sud-Est de l'Europe géographique étant son terrain de jeu ancien, l'Est étant déjà bouclé. Le reste n'a aucune importance.
a écrit le 03/07/2013 à 15:02 :
La dernière phrase est la plus pertinente. Prendre en compte les différences économiques et culturelles est justement le contraire de l'ectoplasme que ces "fameuses" élites européennes et nationales ont façonné au point d'appeler Union Européenne un foirail délétère d'antagonismes morbides. Quel insensé pourrait invoquer un quelconque enthousiasme ? Bravo au commentaire de Realpolitik, sauf que l'Allemagne suivrait l'Angleterre et pas la France ni les autres du Club Méditerranée et s'intéresserait à la Russie et la Chine contre cette U.E là.
a écrit le 03/07/2013 à 13:08 :
Les dangers?? ils sont là, bien présents, personne n'y croit! on court à la catastrophe ! pas plus que ça !!
a écrit le 03/07/2013 à 12:21 :
Évidemment que l'Europe et l'euro sont en crise ! Sinon pourquoi on pleure sur la Grèce, l'Espagne ? On va se mettre vraiment à crier si la Croatie s'ajoute à l'UE et la Lettonie à l'euro.
Réponse de le 03/07/2013 à 14:24 :
vous oubliez l4italie, un grand pays aussi en difficulté depuis l'UE! évidemment !
Réponse de le 03/07/2013 à 16:08 :
Il est vrai qu'en disant une petite chose, nous ne disons beaucoup. Sans penser à la réalité. L'Europe est en crise, le monde entier presque. Tout le monde parle tous les jours de ça. Or, soudainement, un matin quelqu'un dit : 'C'est pas vrai, l'Europe elle est pas en crise !' Alors que, déjà, ce n'est pas vrai et 2) tout le monde en parlait la seconde d'avant. Mais si on cherche ou est la réalité, et qu'on cherche à résoudre le problème, tout sera réglé. Cela ne se fera pas en un battement de cils, mais nous aurons au moins une piste précise à suivre. Des problèmes, il n'y en a pas qu'un. Il y en a des milliers. Dont les touts récents : Snowden et Batho. Le problème ne se résoudra pas en condamnant Snowden à mort. L'Europe cherchera la bagarre à l'US pour l'avoir espionné, l'US va se défiler, et ainsi de suite. Il faut trouver un remède qui va calmer tout les monde. Ce qui est fait est fait. Pour remettre ces problèmes à leur place, il faut travailler. On ne peut pas dire : 'Il n'y a pas de problème, retournez à vos postes !' En supprimant Batho, le problème n'a pas connu sa fin, pas vrai ? Certains sont contents, et d'autres veulent encore des comptes. À cause du problème Euro, Batho parlé et a perdu son travail. Notre problème de crise ou de n?importe quoi même, est-il pourtant résout ?
a écrit le 03/07/2013 à 11:53 :
Du point de vue de l'UE, il y a désormais trois pôles dans le monde, qui ne sont pas ennemis mais concurrents : Les Etats Unis auxquels s'accrochent l'Angleterre, l'Union européenne moins l'Angleterre, mais dont les intérêts sont parfaitement convergents avec le Japon, et la Chine-Russie deux énormes dictatures dont les relations sont chaques jours plus étroites. Dans l'intérêt des peuples européens, il conviendrait que l'U.E. se sépare de l'Angleterre, intègre une zone de libre échange et de relation étroite avec le Japon, et que l'U.E.-Japon organisent ensemble leur relations avec les producteurs de matière première dans le monde (Afrique, monde arabe, Amérique latine).
Réponse de le 03/07/2013 à 12:37 :
Très bonne et juste analyse.
Réponse de le 03/07/2013 à 13:49 :
Japon et UE sont totalement dominés par les Américains. Nous en aurons bientôt la confirmation avec les négociations au pas de charge (et sous écoute) pour le traité transatlantique. Les Européens et les Japonais dépendent des Américains sur des questions vitales : défense, nourriture, matériel high tech et logiciels... Ils ne peuvent plus menacer de se rapprocher des Russes qui sont trop affaiblis. Nous sommes condamnés à décliner et à rétrograder au rang de pays d'importance subalterne.
Réponse de le 03/07/2013 à 14:29 :
@Didier : / A- UE et Japon alliés ensemble n'ont besoin des américains que sur la défense. Aucunement sur nourriture, high tech et logiciel (etc.) / B - Si UE et Japon s'allient, USA ont impérativement besoin de cette alliance pour contrebalancer Chine et Russe qui s'entendent trop bien. USA accordera donc sa défense à UE + Japon / C- Conclusion : UE + Japon (et - GB) = alliance efficace, pôle de puissance, de stabilité et de croissance.
a écrit le 03/07/2013 à 11:39 :
Quels sont les dangers de surcharger un bateau qui est déjà en train de couler? Poser la question, c'est déjà y répondre
a écrit le 03/07/2013 à 9:54 :
Je ne suis pas un économiste savant mais un père de famille inquiet pour ma progéniture. L'Europe ne nous apporte en effet que du sang et des larmes. Les saignées permanentes extrêmement sévères auxquelles nous sommes soumis ne servent à rien tellement la situation est grave. Cette Europe n'est rien d'autre qu'une tumeur maligne qui enfle sans cesse en se goinfrant sur les peuples. Nos amis croates sont très gentils et ont un magnifique pays mais je pense que l'Europe aura implosé avant qu'ils n'accèdent à l'euro.
Réponse de le 03/07/2013 à 11:15 :
Clerc voyant je reviens du marché et les commerçants font la tronche. Le charcutier me disait cela c'est arrêté d'un coup environ depuis deux mois et quand les gens achètent c'est par petites quantités, j'ai demandé au poissonnier qui a deux étalages un en essonne et un autre dans les Hautes de seine il m'a dit qu'il perdait cinquante clients par semaine. Alors la TVA qui ne rentre pas il va bien falloir la remplacer par une autre taxe c'est le serpent qui se mort la queue tant qu'il est vivant et pas mort de faim.
a écrit le 03/07/2013 à 9:25 :
l'europe n'a toujours pas choisit son système de fonctionnement , fédéralisme intégral ou confédération ? , les états sont contre le fédéralisme européen ( allemagne en tete ) , les peuples eux aussi sont contre , d'ou cet immobilisme qui nuit a toute avancée , on a pas confiance non plus dans les nouveaux arrivants , la technostructure a réussi a supplanter les parlements démocratiques et meme a les infantiliser au niveau du budget , hors un système qui ne fait plus rêver , meurt et implose , dernier système en date en 1991 , l'URSS , une fédération d'états qui se sont disloqués , aujourd'hui c'est la CEI une confédération qui marche tantôt bien tant mal , l'Europe mourra a brève échéance si elle n'arrive pas a faire évoluer son système social et fiscal a l'échelle de tous ses partenaires et non cette jungle qui favorise les plus forts , enfin si l'Europe coule on sera tous perdants et dans des domaines auquel on a pas idée et qui nous touche dans notre vie de tous les jours .
a écrit le 03/07/2013 à 8:53 :
L'europe, c'est mort ! La commission de bruxelles a réussi a la couler. L'élargissement aux nouveaux pays n'a qu'un but : faire plus de fric sur le dos des nations entrantes. Il faut serieusement se poser la question de la sortie de cette europe là...
Réponse de le 03/07/2013 à 12:23 :
"Il faut serieusement se poser la question de la sortie de cette europe là..." Pour cela, il y a l'article 50 dans le traité et .......l'UPR.FR
a écrit le 03/07/2013 à 8:20 :
Pour un pro européen quel désastre de voir une Europe non gouvernée de voir une Europe dont les décisions sont prises sans aucune concertation avec les citoyens de voir une Europe incapable de faire entendre sa voix de voir une Europe qui s'endette pour distribuer de la monnaie à qui demande hors Union de voir une Europe de petits arrangements entre tout aussi petits politiciens des pays, des élus députéssans envergure et bien souvent sans conviction qui n' avaient plus de place dans leur pays d'origine alors ont les a mis là pour toucher le pactole, de voir une Europe de compromis avec un Président de l'Union sans envergure une ministre des affaires étrangères inutile et inaudible etc etc. Les politiques et les technocrates ont tué cette merveilleuse aventure.
Réponse de le 03/07/2013 à 9:21 :
Sérieusement, vous vous posez la question du pourquoi ? Vous allez vous faire mal... L'Europe ne doit pas fonctionner, voir la théorie des chaines de F. ASSELINEAU sur UPR. fr. Entretenir la division des nations avec BARROSO l'américain à la tête de l'Europe et nous allons vers le nauffrage de notre pays à défaut d'avoir compris qu'il fallait, maintenant sort de cette Europe non voulue, de l'Euro et de l'Otan. Vite, très vite.
Réponse de le 03/07/2013 à 12:30 :
Mon job me permet de voyager hors Union , avant l'Euro mais aussi pendant l'Euro et mettre sur le dos de la monnaie unique le fiasco européen n'est pas sérieux car la monnaie unique est un des rare bon point de l'Europe que cette monnaie est mal gérée sur le plan de la guerre économique est un autre sujet. L'Euro fort et non géré en fonction des marchés comme le fond les US la Chine le Japon n'est pas la faute de la monnaie mais de la politique de la BCE qui malgré son indépendance est sous le glaive des pays du nord qui eux aussi commence à souffrir sérieusement de l'austérité du continent. Le naufrage de la France est du avant tout à 40 ans de politique sans cap en dehors de celui du bulletin de vote qui permet aux aristocrates des parlements, conseils généraux et régionaux de bien vivre et magouiller avec l'argent des citoyens. Je suis d'accord avec vous sur un M. Barroso qui était auprès de G.Bush lors du conflit irakien et qui a validé le mensonge des US à cela se rajoute son retrait de l'A 400 M M. Barroso est un pro Barroso c'est à dire un homme qui roule pour lui et peut importe d'où vient le vent. Ne pas oublier que ce Monsieur a été choisi par nos politiques qui eux aussi se moquent bien de l'Union
a écrit le 03/07/2013 à 8:17 :
Pour se venger des avancées sociales la grande bourgeoisie a inventé l'Union européenne et elle a gagné. La misère revient, les maladies qui avaient disparu aussi comme la tuberculose. M Godin vous y croyez vous à la médaille miraculeuse qu'est l'Union européenne je n"en ai pas l'impression?
Réponse de le 03/07/2013 à 14:13 :
avec la paupérisation, les gens hésitent à se faire soigner, plus de mutuelles, etc des maladies comme la tuberculose reviennent...triste le tableau! ON REGRESSE! ON REGRESSE DUR! quelle belle époque formidable " !
a écrit le 03/07/2013 à 7:51 :
Le problème c'est que nous les français on a du mal à s'intégrer aux nouveaux arrivants. Pourtant, j'essaye de m'adapter. J'essaye d'apprendre les nouvelles langues, j'essaye de porter la djelaba pour passer inaperçu, de temps à autre je mange hallal, bref...ça va trop vite.
Réponse de le 03/07/2013 à 14:17 :
ah! pauvres de nous! mais, pauvres de nous !! je fais pareil, de très , très gros efforts : à l'école, à la cantine, à la piscine, à l'hôpital, avec mes voisins ! mais, ils ne comprennent rie, ils ne veulent pas m'écouter, alors je m'IMPOSE!! voyez vous! il n'y a que comme ça, que je pourrai avancer en France....
a écrit le 03/07/2013 à 6:17 :
Les dangers de l'élargissement d'une Europe sans enthousiasme c'est de précipiter sa chute. On ne fait pas le bonheur des peuples contre leur gré.
Réponse de le 03/07/2013 à 7:24 :
Effectivement depuis 15 ans les énarques ont pris le pouvoir et disent au peuple ce qui est bon Il va donc valoir changer le peuple
Réponse de le 03/07/2013 à 14:19 :
" le BONHEUR" des peuples !! comme vous y allez ! se FAIRE PLUMER? ça oui !
a écrit le 03/07/2013 à 4:00 :
Je ne sais pas si c est le bon moment pour monter à bord
Dettes au maxi. Pays au bords de la ruine ,aucune solidarité ,chômage au maxi , convergence des économies entrent les pays toujours à faire ,dumping de certains pays comme l Irlande
Chaqu un joue sa partition les peuples on refuse Maastricht et on en a pas tenu compte
Et maintenant on l Europe veux le libre échange avec les USA

Attendez les élections européennes et vous verrez les icebergs
la gréce le Portugal ou l Espagne il va y avoir un pays qui va tous faire exploser et cela sera sans doute un bien tant l Europe nous a déçu
a écrit le 03/07/2013 à 2:50 :
On sera plus nombreux à couler ...il faudra bien renflouer la Croatie prochainement : qui prend le pari que non ?
a écrit le 02/07/2013 à 22:37 :
Un peu plus, un peu moins.....bof !
a écrit le 02/07/2013 à 22:34 :
Votre texte revu est réorienté vers l'opinion de la majorité des Francais

L'UE une Union Europenne de toute la grande Europe avec la Russie
Non à une Eurasie voulue par les USA comprenant Israel et la Turquie
Les USA veulent intégrer Israël à l?UE en passant par la passerelle Turquie . Si on integre la Turquie pour relier Israel à l?UE, comment refuser le Maroc candidat à l?UE, puis la Tunisie ? puis le Liban puis ?.
La nouvelle évolution de l'UE ,vers le moyen Orient, voulue par les USA , mine son attractivité et met en danger son avenir
D?abord, parce qu?il convient de rappeler que plusieurs pays européens refusent d?entrer dans cette UE et encore plus dans la zone euro. La Norvège ,La Suisse, l?Islande . Parmi ceux qui rejoignent lUE, l?enthousiasme est au plus bas. Seuls 43 % des électeurs croates avaient participé au référendum sur l?UE. En Lettonie, l?enthousiasme pour l?introduction de l?euro est très faible et l?on s?est bien gardé d?organiser un référendum sur le sujet
Les 2 derniers pays entrés dans l?UE, la Roumanie et la Bulgarie, les plus pauvres de l?UE n?ont guère profité de leur adhésion. La Roumanie après son adhésion est en quasi-faillite
Le tournant autoritaire du gouvernement hongrois est ignoré par la Commission UE. La Grande Bretagne envisage un référendum pour quitter l?UE
Reste donc pour une partie des européens le rejet de l?ancrage dans le monde occidental des européens de la Turquie, pays du Moyen Orient
En France , depuis 2011 , aucun sondage n?est publié sur l?integration de la Turquie à l?Europe), cela démontre clairement cette volonté de ne pas accueillir ce pays dans « l?occident. » la Turquie est à 97% en asie mineure et n?est pas européenne
La Russie , espace européen immense et riche en matières premiéres et en réserves d?energies se rapproche très rapidement de nous
Réponse de le 02/07/2013 à 23:06 :
@BlancBleu...Les USA veulent intégrer Israël à l?UE en passant par la passerelle Turquie . Si on integre la Turquie pour relier Israel à l 'euro?

Pouvez m'en dire plus sur ce sujet ou bien m'éclaircir merci
Réponse de le 02/07/2013 à 23:13 :
"...la Turquie est à 97% en asie mineure et n'est pas européenne ..." Ce n'est pas tant le fait qu'elle soit en Asie Mineure qui pose poroblème, c'est son système politico-religieux qui reste incompatible pour ne pas dire opposé à la démocratie et aux principes universels des droits de l'homme et du citoyen. Géographie et économie restent secondaires dans le cas turc.
a écrit le 02/07/2013 à 22:25 :
Le tiers monde occidental en construction grace a Barroso et a sa clique d'eurocrates beats rentiers et manipulateurs
a écrit le 02/07/2013 à 22:18 :
Quels sont les dangers de l'élargissement d'une Europe sans enthousiasme?

La méfiances des pays européens.
a écrit le 02/07/2013 à 20:52 :
Une belle utopie cette Europe que les peuples concernés ne veulent pas. On n'a pas fini de renflouer tous ces nouveaux venus..
a écrit le 02/07/2013 à 20:42 :
L'Europe est une merveilleuse aventure en construction. Les français ne mesurent pas combien l'Europe leur a apporté de libertés tant le droit français a toujours été restrictif sous prétexte que les français sont difficiles à gouverner. L'article ne cite pas la Pologne qui s'épanouit en Europe. La Hongrie a toujours été très autoritaire et le couple Austro-Hongrois n'a historiquement jamais fonctionné de façon satisfaisante. Pas à pas un équilibre se construit dans le respect des uns et des autres, une norme de groupe se forme. Ce sont des passages obligés : la théorie primitive de l'espace vital a vécu bien que de nombreux français rétrogrades aimeraient la ressusciter. Il est souhaitable que ces équilibres transnationaux construits autour du monde, englobe un jour le monde entier, avec une seule monnaie.
Réponse de le 02/07/2013 à 21:25 :
"Un équilibre se construit..." Je ne sais pas dans quel merveilleux monde vous vivez, mais l'Europe est chaque jour un peu plus bancale, du fait de justement vouloir l'harmoniser. L'Europe serait équilibrée si chaque pays avait la liberté de mener ses politiques comme il l'entend, et pas en appliquant le même modèle (austérité) partout...
La Pologne s'épanouit en Europe... Elle s'épanouit plutôt grâce à son voisin allemand et n'est pas pressée de rentrer dans la zone euro...
Et l'idée même de vouloir une seule monnaie... Pfff...
Réponse de le 02/07/2013 à 21:50 :
@HERVE
pas de prise de t^ete,paxorama est au seizième degré !
Réponse de le 02/07/2013 à 22:18 :
@paxromana : avec un tel pseudo, vous auriez dû relire 7 fois vos livres d'histoire avant de poster votre message : certes le monde romain avait d'énormes qualités qui vous font encore fantasmer sur un scenario un peu utopique, mais son extension progressive à des peuples de plus en plus différents de ceux du coeur de l'empire a mené ce dernier au résultat que vous connaissez... Au final c'est bien ce que l'on peut redouter pour cette "europe", malgré tous les arguments sur les "liens forts" liés à la mondialisation, aux réseaux et autres fariboles technologiques qui nous asservissent de plus en plus aux "amis" américains et anglais au travers de leurs multinationales et de leurs services d'espionnage ...
Que voulez-vous ! J'ai autant d'appétence pour face de bouc et autres gougueule que pour la goulash !
Réponse de le 02/07/2013 à 23:19 :
" J'ai autant d'appétence pour face de bouc et autres gougueule que pour la goulash ! " D'abord sachez que l'on dit "LE" goulash qui est un nom masculin. Ce même goulash que vous ne connaissez pas est succulent lorsqu'il est bien préparé.
a écrit le 02/07/2013 à 20:13 :
les couloirs de l'EU les 3 sont remplies d' incompétents , une personne ANALYTIQUE se doit D'etre en place et ces diplomates existent MADAME MERKEL peut nos aider mais avec ignards la c'est une autre histoire......
Réponse de le 02/07/2013 à 22:32 :
moi pas comprendre votre massage
a écrit le 02/07/2013 à 20:08 :
" Si l?Europe persiste à vouloir créer une zone de compétitivité pure, sans réelle prise en compte des différences économiques et culturelles en son sein, elle court à la catastrophe". Et c'est bien ce qu'elle fait, grossir et s'alourdir car cela a été dit mille fois, elle n'a pas d'intérêts communs mais divergents et c'est entretenu car l'Europe ne doit pas fonctionner jusqu'à la mise en place, à l'initiative américaine, du traité euro atlantique, qui face à nos divisions et notre petitesse d'échelle, va achever de nous couler. Voir les analyses de F. ASSELINEAU sur upr.fr, explosif...!!!

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