Comment l'Allemagne a saboté l'union bancaire

Berlin a rendu inefficace et impraticable une union bancaire destinée au départ à devenir une base du fédéralisme. Mais l'Allemagne a d'autres ambitions pour l'Europe

8 mn

L'Allemagne ne veut pas d'une mutualisation des risques en Europe.
L'Allemagne ne veut pas d'une "mutualisation" des risques en Europe. (Crédits : DR)

Ainsi donc cette fameuse « Union bancaire » devrait être finalisée le 18 décembre. Attendez-vous alors à une vague de satisfécits et d'auto-congratulations dans toute l'Europe. Prévoyez les titres de une sur « le pas de géant » de l'Europe en matière bancaire. Et souriez.

En réalité, ce 18 novembre devrait en effet sceller un des plus retentissants échecs de la construction européenne de ces dernières années. Ainsi que la confirmation - s'il en était encore besoin - de la priorité donnée par l'Europe aux intérêts allemands. Ou plutôt aux seuls intérêts allemands qui comptent pour Angela Merkel : celui de ses contribuables.

Stratégie allemande : donner de faux gages

L'histoire de l'union bancaire est typique de la stratégie européenne de l'Allemagne. Une stratégie qui consiste à remodeler une idée au départ plutôt fédéraliste dans son intérêt sans ne laisser rien paraître. Pour cela, c'est tout simple : il suffit de bloquer sur un point, de tenir ferme pendant des mois, puis de lâcher sur ce point précis en réclamant des compensations substantielles par ailleurs pour vider la concession réalisée de tout sens.

Au final, vous avez obtenu ce que vous désiriez, mais, de surcroît, tout le monde applaudit votre sens du compromis et votre esprit européen puisque « vous avez cédé » sur le point que tout le monde regarde. Au temps de la primauté de la forme sur le fond, cette stratégie est imparable.

Comment, en 2011, l'Allemagne a fait payer cher sa concession sur la supervision unique

L'Allemagne l'a appliqué dès la fin de 2011 lorsqu'elle refusait de céder sur la supervision unique accordée à la BCE. Elle a finalement accepté cette supervision, mais en obtenant trois concessions essentielles.

D'abord, le report de la mise en place de l'union bancaire à une date ultérieure à ses élections de septembre 2013, ce qui n'en faisait plus une arme de lutte contre la contagion. Et qui donc empêchait l'utilisation rapide des fonds du MES pour sauver les banques, autrement dit l'essence même de l'idée de départ de l'union bancaire.

Deuxième concession : les banques concernées par la supervision unique devait avoir un bilan supérieur à 30 milliards d'euros, ce qui excluait l'essentiel des banques mutualistes et des caisses d'épargne allemandes, les piliers les moins transparents de son secteur financier. Qui, soit dit en passant, pèsent autant, prises dans leur ensemble, que la Deutsche Bank… Mieux même : la BCE confiait aux régulateurs nationaux la gestion des banques non systémiques. Bref, l'essentiel du secteur bancaire allemand restait dans le giron allemand.

Troisième concession : on discuterait après du système de résolution bancaire, autrement dit de ce pourquoi on avait décidé de créer l'union bancaire. Il a fallu plus de deux ans pour y parvenir.

L'Allemagne cède apparemment sur la résolution…

On voit que l'Europe a payé cher la concession allemande sur la supervision unique. Il en a été de même ces derniers jours sur la question de la résolution.

Depuis des mois, Berlin ne voulait pas entendre d'un centre de décision unique pour la résolution bancaire. Vendredi, le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schäuble a cédé sur ce point, accordant à la Commission un rôle central de gestion des crises. Et tout le monde de crier à la « percée historique » vers « le plus grand abandon de souveraineté depuis des décennies en Europe. » Mais là encore, le prix à payer pour cette concession ( qui finalement a été abandonné, la Commission n'ayant qu'un avis consultatif) a été lourd. Et l'abandon de souveraineté minime.

… pour imposer la défense de son contribuables…

Dans les discussions qui ont suivi lundi et mardi, Wolfgang Schäuble a certes accepté d'avancer. Mais à ses conditions. Ainsi, il a imposé la participation prioritaire des créanciers des banques - et peut-être des déposants détenant plus de 100.000 euros - au sauvetage des établissements dès 2016. Le but de cette manœuvre est de mettre à l'abri l'argent public allemand qui vient garantir les levée de fonds du MES. Or, avant la mise en place de ce mécanisme de résolution, les États n'ont d'autres choix que de se tourner vers le MES.

…et de ses banques

L'idée allemande est donc de préserver les contribuables allemands et de faire payer les créanciers privés. Une croisade morale ? Là encore, il ne faut pas s'y tromper. Derrière cet argument moral, il y a une réalité. Les déposants des pays faibles vont désormais se méfier. On y regardera à deux fois avant de prêter à une banque d'un pays « périphérique. »

On ira plutôt placer son argent vers des pays sûr, l'Allemagne par exemple qui n'a jamais lésiné sur l'usage de l'argent public pour sauver ses propres banques. Autrement dit, l'Allemagne fait d'une pierre deux coups : elle préserve son budget et soigne les bilans de ses banques… Et tant pis si les pays périphériques doivent souffrir.

Un fédéralisme de façade

Deuxième point imposé par Berlin : il y aura bien un traité intergouvernemental, en dehors du cadre de l'UE pour gérer le Fonds de résolution. Les Fédéralistes européens apprécieront. Comme ils goûteront la « mutualisation progressive » qui prévoit que c'est l'argent payée d'abord par les banques du pays concerné par une crise bancaire qui sera utilisée pour renflouer une banque en difficulté.

Autrement dit, la première logique de l'union bancaire est une logique nationale. La mutualisation ne viendra qu'ensuite. Elle sera, du reste, fortement limité par la possibilité d'un véto de l'Allemagne et de ses alliés.

Un fonds de résolution dérisoire

Quoi qu'il arrive, à 55 milliards d'euros, le Fonds de résolution n'aura guère les moyens de faire face à une crise de grande ampleur. L'aide à l'Irlande s'est élevé en tout à 79 milliards d'euros, celle à l'Espagne - destinée aux banques - à 39 milliards d'euros. L'Allemagne en 2009 a dépensé plus de 50 milliards d'euros pour sauver la seule Hypo Real Estate.

Ces 55 milliards d'euros sont donc un hochet pour amuser ceux qui veulent voir de la mutualisation où il n'y en a pas. Car derrière, ce Fonds, Berlin ne veut plus rien. Et surtout pas le MES. Résultat : les États en difficulté devront s'aider eux-mêmes. On comprend la logique allemande guidée par l'obsession du « moral hazard », « l'aléa moral. » qui permettrait aux États du sud de faire n'importe quoi parce que Herr Schmidt sera toujours là pour payer…

Des banques allemandes à l'abri

Sauf que les banques allemandes sont loin d'être irréprochables. Le cas des Landesbanken ayant investi pendant des années dans ce que la finance mondiale faisait de pire, notamment dans la titrisation, le prouve. Sur cela, Berlin place un voile pudique. L'Allemagne a ainsi obtenu que le mécanisme commun de résolution ne touche au mieux que 250 banques européennes.

Cette fois, toutes les caisses d'épargne et les banques mutualistes allemandes sont exclues. Berlin a donc sauvé l'essentiel. Les petites affaires de ces banques régionales qui, pour les caisses d'épargne sont souvent soutenues par l'argent public des municipalités, resteront cachées et se règleront en Allemagne.

Un modèle allemand imposé à tous

Enfin, l'Allemagne pourrait imposer sa vision pour la « phase transitoire », entre 2016 et 2026. Son projet est de réaliser un « réseaux de fonds nationaux. » En réalité, conserver la situation ex ante, en ajoutant seulement la priorité donnée à la participation des créanciers privés déjà évoquée.

L'Allemagne propose à son aise : elle dispose de ce Fonds, la SoFFin, qu'elle a créé en 2009. Mais la plupart des pays de la zone euro n'ont pas ce type de Fonds. Comment le constituer en deux ans ? L'Allemagne n'en a cure. Elle a imposé son modèle. Et ne veut pas d'un MES en filet de sécurité. C'est une conception décidément très particulière de l'Europe.

Par ses prétentions, l'Allemagne a en réalité sapé les bases de cette bonne idée qu'était l'Union bancaire. Le MES, au départ, objet central de cette union pourrait, sous la pression allemande, en être exclu. C'est que Berlin voyait dans ce procédé - et sans doute avec raison - le premier pas vers une « Union des transferts. » Or, la Grande coalition, comme la coalition précédente, ne veut pas de cette union fédérale et intégrée. La vision allemande de l'Europe, c'est moins d'Europe et plus d'Allemagne. Le fédéralisme ne sortira pas de la crise de la zone euro, l'union bancaire l'a prouvé.

8 mn

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Commentaires 75
à écrit le 15/08/2014 à 14:37
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L'Allemagne est un Grand Pays d'Economie Politique envers les Banques Europénnes.

à écrit le 20/12/2013 à 14:19
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Merci pour toutes ces explications. C'est très bien écrit et très simple à appréhender. Encore merci !

à écrit le 19/12/2013 à 15:50
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Entre autres réformes bancaires,les banquiers allemands se sont "ligués"(petits + grands )pour endiguer les effets dévastateurs du surendettement des particuliers:il suffit de dépo ser 1 dossier de demande de prêt dans 1 établissement,1 seul,et si ...

à écrit le 19/12/2013 à 13:19
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Un bon article de fond fort bien documenté.

à écrit le 17/12/2013 à 15:55
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Les rats quittent le navire européen qui va prendre l"eau. Ils pensent se sauver mais couleront aussi peu de temps après...

à écrit le 17/12/2013 à 8:02
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Pourtant P. Moscovici est entousiaste ce matin sur l'union bancaire, et voit dans le fond de résolution une garantie en béton. Jeudi matin à l'aube, l'affaire devrait être pliée...

le 19/12/2013 à 15:43
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L'Allemagne a pris les devants en matière de réduction des "déficits publics" bien a vant tout le monde...au prix fort,et s'en tire très bien aujourd'hui;les "investisseurs" partis à l'étranger,sont revenus et le plein emploi,avec(semble-t-il)...Et...

à écrit le 15/12/2013 à 11:48
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Ou, les Allemands ont perdu la guerre après tout, ils doivent accepter le leadership de la France, des intellectuels et journalistes français. Bon, pour le foot, on veut bien leur prêter Franck Ribéry, sans qui ils ne seraient rien.

à écrit le 13/12/2013 à 18:12
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L'Allemagne n'a fait que défendre âprement ses intérêts. Mais ce ne sont pas nos intérêts ni la plupart de ceux de la zone euro d'avoir une monnaie où la valeur est aussi forte. Nous nous ruinons avec une monnaie qui ne correspond pas à notre économi...

le 14/12/2013 à 11:05
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Comme l'a si bien dit un jour de façon certes peu orthodoxe Angela '' chacun sa merde " Jeder seine(ihre) Scheiße

à écrit le 13/12/2013 à 14:04
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L Allemagne n a pas saboté l´" Unin Bancaire". Elle a seulement saboté " Union des Transferts" tout a fait dans l esprit du traité de Masstrich, la base de la création de l Euro.

à écrit le 13/12/2013 à 1:45
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Elle ne l'a pas saboté. Elle la met en attente, histoire de finir de nettoyer ses propres problèmes et éviter qu'ils ne montrent ses faiblesses structurelles. Une fois fait, ils seront les premiers à pousser à la roue et n'auront pas de mots assez d...

à écrit le 12/12/2013 à 23:52
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@RomaricGodin Quel but poursuivez-vous avec ces dénigrements systématiques de l’Allemagne depuis des années ? Pourquoi n’utilisez vous pas vos compétences économiques et financières pour nous livrer des analyses impartiales ? Ne croyez-vous pas que ...

le 15/12/2013 à 18:09
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Ce n'est pas du dénigrement mais la réalité.

le 16/12/2013 à 15:17
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Non, Monsieur Hulk. 1) Admettons que tout ce qui décrit soit effectivement la réalité. Est-il normal pour un média national comme La Tribune d’utiliser sur tous les sujets ce ton acrimonieux vis-à-vis non seulement du 1er partenaire économique de ...

le 16/12/2013 à 15:18
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Non, Monsieur Hulk. 1) Admettons que tout ce qui décrit soit effectivement la réalité. Est-il normal pour un média national comme La Tribune d’utiliser sur tous les sujets ce ton acrimonieux vis-à-vis non seulement du 1er partenaire économique de ...

le 17/12/2013 à 10:35
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Ma réponse ayant été publiée puis apparemment retirée, je me permets de l'insérer à nouveau: Non, Monsieur Hulk. 1) Admettons que tout ce qui décrit soit effectivement la réalité. Est-il normal pour un média national comme La Tribune d’utiliser su...

à écrit le 12/12/2013 à 23:31
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Je cite "une union bancaire destinée au départ à devenir une base du fédéralisme"; une intro fracassante pour cet article. Pourquoi se fatiguer à définir cette fameuse "base"? L'absence totale d'une réflexion à ce sujet n'est pas du surréalisme. La f...

le 13/12/2013 à 7:01
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Prenez la nationalité allemande et les conditions de retraite qui vont avec, ça nous fera faire des économies de cotisations ...

le 13/12/2013 à 7:55
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la france bascule dans l'exclusion :idem que l'allemagne pendant le nazisme, calais l'exemple avec les emmigrants

à écrit le 12/12/2013 à 22:23
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Cet article fait partie d'une campagne de dénigrement qui se développe depuis un certain temps dans ce journal. On y critique (notamment) que le seul intérêt allemand qui compte pour Angela Merkel soit celui de ses contribuables. Fichtre ! Il faut êt...

à écrit le 12/12/2013 à 20:52
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même un UMPSocialiste ne changera pas un anglo-saxon en grec.

à écrit le 12/12/2013 à 20:26
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Pourquoi la France a cede a la reunification de l,Alemagne?

le 19/12/2013 à 16:18
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Mitterrand et De Gaulle pensaient que l'Allemagne ne doit pas assurer seule un lea dership politico-économique en Europe...Et l'Allemagne a fait de la France son 1er partenaite économique au monde,dans les années 60 et suivantes...Mais la Fran ce...

à écrit le 12/12/2013 à 18:07
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Cette histoire "des allemands" qui payent encore et toujours.... et pour le moment et jusquà preuve du contraire le contribuable reçoit plus qu'il ne paye. Les allemands n'ont fait AUCUN DON à la Grèce ou aux autres. Ils ont prêté à des taux 3 fois p...

le 14/12/2013 à 13:23
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Etes vous conscient que la dette grecque a ete reduite de 80% !!!! ??? A votre avis qui detenaient de la dette hellene en dehors de notre fond de retraite?

à écrit le 12/12/2013 à 15:50
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Il est indiqué qu'il y a 40 commentaires ; pourtant je n'en vois qu'une dizaine, malgré le rafraîchissement... est ce un bug ? cela arrive fréquemment.

le 12/12/2013 à 19:23
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+1

à écrit le 12/12/2013 à 15:41
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Cet article est un des nombreux fragments d'une campagne de dénigrement qui se développe depuis un certain temps dans ce journal. On y critique (notamment) que le seul intérêt allemand qui compte pour Angela Merkel soit celui de ses contribuables. Fi...

le 15/12/2013 à 18:07
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Ce n'est pas du dénigrement mais la réalité

à écrit le 12/12/2013 à 15:22
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Et la France. Elle a proposé quoi? Est elle capable d'imposer un point de vue qui ne soit pas partisan ? Est elle encore crédible sur quelque sujet que ce soit ? C'est le plus fort qui mène la barque est c'est bien normal

à écrit le 12/12/2013 à 13:24
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Erreur! Ni la grande coalition, ni la coalition précédente ne seraient contre la mutualisation des dettes nouvelles contractées par les pays membres de l'union. Elles placent simplement comme préalable une politique industrielle, budgétaire, économ...

le 12/12/2013 à 15:36
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"Le c'est pas moi, c'est lui!!!" fonctionnera toujours... On a voulu commencer par la fin pour accélérer les choses et nous voilà entrain de ralentir! Il faut revenir aux bases et repartir calmement et sans pression!

à écrit le 12/12/2013 à 13:10
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Il n'y a pas de problème pour sortir de l'Europe avec l'article 50. Le problème s'il y a ce sont d'abord nos politiques toutes catégories confondues qui nous vendent une Europe depuis plus de 60 ans, rien que cela devrait nous ouvrir les yeux. L'Eu...

à écrit le 12/12/2013 à 12:41
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En marge du sujet de l'union bancaire ,et pour mieux comprendre les réticences de l'Allemagne a jouer le role de "payeur en dernier ressort" au niveau de la zone Euro, signalons que la Bundesbank ( avec la banque centrale des Pays Bas ) a une créance...

à écrit le 12/12/2013 à 11:49
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Pour cette raison qu'il faut sortir de l'Euro en urgence pour ne plus subir l'hégémonie Allemande et le prochain scrutin des Européennes va être très important pour le citoyen Français grugé par leur vote le " NON" au référendum . L'Ultime occasion d...

à écrit le 12/12/2013 à 11:46
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Non ,. l´Allemagne a saboté l´ Union des Transferts. Relisez les accords de Maastrich, la base de l union momnataire. Les regles du jeu n´ont pas changé depuis !

à écrit le 12/12/2013 à 10:53
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Parler de sabotage est un procès d'intention. L'Allemagne n'a jamais caché qu'elle resterait allemande et ne renoncerait pas d'exiger que la monnaie commune marche comme le mark antérieur. A côté, le pragmatique Royaume Uni n'a jamais caché son insul...

le 12/12/2013 à 11:50
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A votre questionnement j oserai une piste l ena .

le 12/12/2013 à 13:12
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Je suis d'accord avec le paysan en l'élargissant à une élite française hyper jacobine déconnectée et historiquement anti allemande.

le 12/12/2013 à 18:06
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@ghostly . Etre anti allemand je ne le pense pas mais s ils pouvaient être Français comme Mme Merkel est allemande nous n en serions pas là.

à écrit le 12/12/2013 à 10:34
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Oui mais pendant ce temps où ce pays œuvre avant tout pour le bien de son peuple, nous on va se "couvrir" de gloire en Afrique avec Napoléon Hollande et seul et endetté jusqu'au trognon s'il vous plait, alors Français bombez le torse que diable.

le 12/12/2013 à 19:07
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... Ne comparez pas Napoléon et l'imposteur qui nous sert de chef des Armées.

à écrit le 12/12/2013 à 10:34
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Les Allemands c'est pas des guignols que l'on manipule comme des marionnettes.

à écrit le 12/12/2013 à 10:24
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Quand je lis ce genre d'articles, je me demande pourquoi nos dirigeants défendent si peu et si mal les intérêts français. Nous cédons sur tout par gloriole, pour l'Humanité et l'Europe. A moins qu'il y ait autre chose.

à écrit le 12/12/2013 à 9:47
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Certains passages de l'article semblent surréalistes: que la chancelière Merkel défende les contribuables allemands serait anti-européen; que les établissements en difficulté soient d'abord soutenus par des fonds issus de leur pays d'appartenance, qu...

à écrit le 12/12/2013 à 9:44
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L'allemagne est en passé de perdre toute credibilite en Europe et certainement au dela. Des que ses resultats eco commenceront a piquer, ce qui arrivera un jour ou l'autre. elle boiera jusqu'a la lie ce qu'on lui presente aujourd'hui sur un plateau d...

le 14/12/2013 à 17:55
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blablabla

à écrit le 12/12/2013 à 9:36
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A ce papier de Romaric Godin, dont j’aime bien les analyses, j’ai deux questions : faut-il regretter que le fédéralisme ne sorte pas de la crise de la zone euro, comme le prouve l’union bancaire ? Ensuite, faut-il reprocher à l’Allemagne seule d’impo...

à écrit le 12/12/2013 à 9:23
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Il est vrai qu'avec l'équipe grand-guignolesque aux affaires depuis 18 mois en France, les Allemands ont encore de beaux jours devant eux. Quant à la perfide Albion elle n’attend qu'un signal pour retourner dans son splendide isolement. L'Europe ne l...

le 12/12/2013 à 9:52
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Question "ascension", votre capacité d'analyse reste désespérément au niveau du sol...

à écrit le 12/12/2013 à 9:10
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Je comprend pas tres bien ce que l auteur critique: 1) le contribuable etranger est appele en dernier resort: ca me parait une bonne chose que les banques du pays X saoientd abor sauvees par les creancioers/deposant du pays X, puis par les autres ba...

le 12/12/2013 à 11:58
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1) Il s'agit de prêts, non de dons. Seule la dette de la Grèce a été décotée (faisant payer les créanciers). Il paraît logique et simple d'instaurer un système public qui évite la propagation des crises et redonne confiance aux épargnants. Car tout e...

le 12/12/2013 à 12:51
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Tout a fait d'accord. Très bien vu!

le 12/12/2013 à 16:56
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Comme le dit ivanleterrib, tout est basé (pardon, fondé) sur la confiance. Et là, même les français n'ont plus confiance dans leur gouvernement et leur pays. Pourquoi voudriez vous que les allemands accordent leur confiance aux pays du sud (dont la F...

à écrit le 12/12/2013 à 9:01
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Tout d'un coup beaucoup d'économistes crient au feu mais pourquoi ne l'ont -ils pas fait avant?

à écrit le 12/12/2013 à 8:24
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La route est suivre est désormais claire pour la France : continuer la route sans l'Allemagne, quitter l'Euro allemand et créer une autre zone monétaire avec les pays du sud.

le 12/12/2013 à 9:12
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Jane, s'allier avec les loosers a toujours été une stratégie perdante !...

le 12/12/2013 à 9:12
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Et nous deviendrons les allemands du sud . Les italiens les espagnols les portugais les grecs chanteraient nos louanges ........ redescendons sur terre . Une nation une monnaie .

le 12/12/2013 à 9:16
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Cool comme solution ! France, Italie, Espagne, Portugal, Grèce, Chypre... ça a de l'allure, sûr que les financiers du monde entier vont se précipiter pour nous aider à payer nos cohortes de fonctionnaires.

le 12/12/2013 à 9:25
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Une monnaie du sud qui ne vaudra rien et qui dévaluera sans cesse. Sans oublier les fuites massives de capitaux. Quel bonheur !

le 12/12/2013 à 9:47
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Une zone monétaire à potentiel null sans les contreparties nécessaires au commerce

à écrit le 12/12/2013 à 8:21
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quand on voit bruxelles donner son aval au budget de la france nous sommes obligé de dire l"allemagne à raison ???l'allemagne doit elle financer notre double de ministeres notre trop de fonctionnaires etc etc

le 12/12/2013 à 9:10
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Nous allons vers la tutelle allemande par le biais de Bruxelles, grâce à ceux qui collaborent, en haut lieu, dans notre pays!

à écrit le 12/12/2013 à 8:18
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Clairement, le but de l' U.E. n'est pas la "coopération" (fédéralisme) mais la "concurrence". Mais au fait... au profit de qui?

à écrit le 12/12/2013 à 8:15
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Bjr la tribune, Je trouve que leniveau de vos articles a notablement augmentedernierement. Felicitation, c'est peu commun

à écrit le 12/12/2013 à 8:04
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Il valait mieux ne rien signer... quand l'Allemagne cessera-t-elle donc d'être dans sa tour d'ivoire? Quand verront-ils la réalité européenne? Arrêtez d'acheter des produits allemands. Ça les rendra moins arrogants.

à écrit le 12/12/2013 à 7:57
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La Grande Allemagne est de retour on connait déjà la fin au son du canon.

à écrit le 12/12/2013 à 7:48
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N'est ce pas l'échec de nos gouvernants ? A force de monter l'EU contre le citoyen, de refuser le classh et de ne parler que de consensus, nous arrivons à ce résultat. L'EU fédérale est la seule manière de gérer nos états ( moins le R-U) mais la Fra...

le 13/12/2013 à 11:59
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je partage votre deception. Mais l'Allemagne - dans la crise des dettes souverainnnes - est à la fois pompier et pyromane. Par ailleurs les allemands ne "payent pas pour les autres". ils ont consenti (comme tous les pays de la zone euro) des prêts à ...

à écrit le 12/12/2013 à 7:36
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bravo pour le décodage, article intéressant, documenté,un petit tour sur les aspects positifs (s'il y en a) aurait été bienvenu

à écrit le 12/12/2013 à 7:24
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Pourquoi les Allemands ils veulent pas nous donner leur pognon ? C'est des Mechants comme ces vicieux Anglais, ces violents Americains, ces Russes fourbes et ces Chinois cruels. Vraiment tous des mechants !

le 12/12/2013 à 7:55
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Se federer avec les Francais..... ils ne sont pas fous les allemands au contraire je salue leur clairvoayance....un pays qui ne bouge pas s endette à la grecque des politiques corrompu un etat dispendieux des regions incontrolées...je continue en rev...

le 12/12/2013 à 9:55
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Réjouissez-vous : bientôt vous ne partagerez plus rien avec l'Allemagne. Les constructions supranationales technocratiques ne durent pas plus de 70 ans ...

le 13/12/2013 à 11:18
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Faut un peu arreter, toutes les dernieres etudes montrent qu au contraire des idees recues le temps de travail, la productivite... est superieur en France qu en Allemagne (Etudes UE, OCDE, OMC), L Allemagne depuis un certains temps veut "diriger" seu...

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