Chômage : le grand écart se poursuit sur le front du chômage en Europe

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En Andalousie, le chômage atteint 36,3 % de la population active, en Haute-Bavière 2,6 %
En Andalousie, le chômage atteint 36,3 % de la population active, en Haute-Bavière 2,6 % (Crédits : reuters.com)
Eurostat a rendu public les taux de chômage régionaux dans l'Union européenne. Les écarts sont toujours aussi importants, notamment entre les régions d'Allemagne du sud et celles d'Espagne méridionale.

Eurostat a dévoilé ce 15 avril les taux de chômage régionaux au sein de l'Union européenne pour 2013. Le grand écart se réduit un peu, mais reste considérable. Entre la Haute-Bavière, en Allemagne, où le taux de chômage n'est que de 2,6 % et l'Andalousie, où il se situe à 36,3 %, l'écart est de 33,7 points. En 2012, l'écart entre la première et la dernière région était de 36 points. Pour autant, la situation ne s'améliore guère globalement puisque le taux de chômage moyen dans l'UE passe de 10,6 % à 10,8 %.Autre signe d'une certaine dégradation générale : 43 régions de l'UE affichent un taux inférieurs à la moitié du taux moyen en 2013 contre 53 régions l'an passé. Parallèlement, 27 régions subissent un taux double à ce taux moyens, contre 25 en 2012.

L'Allemagne chasse l'Autriche en tête du classement

Dans le classement, on remarque une poussée des régions d'Allemagne du sud, bavaroise et wurtembergeoise, au détriment des régions autrichiennes et néerlandaises. La première place est ainsi ravie par la Haute-Bavière au Land autrichien de Salzbourg qui perd une place. Dans les dix premiers taux de chômage de l'UE (soit 12 régions en 2013 et 13 en 2012), l'Allemagne place 8 régions contre 6 en 2012, alors que l'Autriche n'a plus que trois régions (contre 4 en 2012). Quant à la région néerlandaise de Zélande, 8ème en 2012, elle sort des dix premiers. La raison en est simple : le taux de chômage autrichien et néerlandais a augmenté, celui de l'Allemagne a continué à progresser.

Les régions espagnoles toujours en bas du classement

A l'autre extrémité du classement, le taux de chômage le plus élevé est désormais celui de l'Andalousie qui remplace à cette triste place Ceuta. Les régions espagnoles méridionales sont les plus touchées par le chômage : Andalousie, Extrémadure, Castille-La Manche, Murcie, les deux enclaves au Maroc, Ceuta et Melilla et les Canaries. En Grèce, c'est le nord, la Macédoine, qui est le plus touché. Comme en 2012, sept régions espagnoles, deux grecques et une française (la Réunion) figurent parmi les dix taux de chômage les plus élevés de l'UE. Mince consolation : malgré une légère hausse (28,9 % contre 28,6 %), la Réunion recule de la 6ème à la 10ème place du classement du taux de chômage le plus élevé.

Paysage contrasté en France

En France métropolitaine, on remarque un contraste entre deux grandes régions : L'Ile-de-France et une grand territoire allant de la Bretagne à Rhône-Alpes en passant par l'Aquitaine, l'Auvergne, le Limousin, affichent des taux de chômage inférieurs à 9 %. Les autres grandes régions affichent un taux de chômage de plus de 10,5 % avec quelques exceptions (Basse-Normandie, Alsace, Franche-Comté) et un pic à 14,7 % en Nord Pas de Calais. En Outre-Mer, la situation est toujours aussi préoccupante avec un taux de chômage de 26,2 % en moyenne.

L'Allemagne, bonne élève du chômage des jeunes

Les chiffres du chômage des jeunes ne sont guère plus encourageants. Le taux de chômage des 15-24 ans était de 23,4 % dans l'UE en 2013 contre 22,9 % en 2012. L'écart maximum était l'an passé de 68,3 points entre le taux de chômage en Haute-Bavière et à Tübingen (Allemagne), à 4,4 % et celui de Ceuta, enclave espagnole au Maroc, où il atteint 72,7 %. Le chômage des jeunes est un élément toujours aussi préoccupant : trois quarts des régions affichent un taux qui est au moins le double du taux moyens de l'UE. La Grèce et l'Espagne sont aussi ici les plus touchées : parmi les dix taux les plus élevés (supérieurs à 60,6 %), on trouve 5 régions espagnoles (6 en 2012) et 4 grecques (2 en 2012) et 1 française (Martinique, avec 63,9 %). En face, l'Allemagne fait toujours aussi bien concernant le chômage des jeunes et place huit régions dans les dix plus faibles taux de chômage régionaux pour les jeunes.

Guadeloupe et Guyane en tête du chômage de longue durée en Europe

Deux régions françaises recueillent en revanche la palme du chômage de longue durée. En Guadeloupe et en Guyane, 79,5 % et 77,6 % des chômeurs sont au chômage depuis plus d'un an. La région de Slovaquie orientale ferme le podium avec une proportion de 74,9 % de chômeurs de longue durée. A l'inverse, les pays nordiques restent les meilleurs élèves en termes de durée du chômage : la région du Haut Norrland, en Suède, affiche une proportion de 12,4 % de chômeurs de longue durée. On trouve sept régions suédoises dans les dix meilleures proportions, ainsi qu'une danoise, deux finlandaises et une autrichienne. Au niveau européen, 47,5 % des chômeurs cherchent un emploi depuis plus d'un an.

 

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a écrit le 24/04/2014 à 17:33 :
On nous sort, l'Europe fait des aides... Seulement on trouve:Ils citent comme première difficulté le fait d'avoir du mal à trouver des annonces qui correspondent à leur profil (56%), d'avoir du mal à obtenir des réponses des recruteurs (48%), ou l'absence de réseau professionnel (43%). Ils sont aussi 13% à dire qu'ils n'y croient plus. Et 57% d'entre eux se disent pessimistes sur leurs chances de trouver un emploi dans les six prochains mois. Pourquoi ne pas faire une multinationale pour faire circuler les cv...
a écrit le 24/04/2014 à 16:06 :
Pour ces chiffres, des statistiques, avons-nous affaire à des êtres humains. On demande du travail, ça dérange? Quels sont les chiffres en Europe? La Croatie (52,8 %), le Portugal (36,9 %), l'Italie (40,4 %), la Slovaquie (31,1 %) et Chypre (43,9 %) dépassent la barre fatidique des 30 %. A l'inverse, l'Autriche (8,7 %) et les Pays-Bas (11,7 %) figurent parmi les bons élèves avec l'Allemagne. La France (26,1 %) dépasse elle aussi la moyenne européenne. On applaudit l'Europe sociale de l'exclusion. L'Europe parle d'aides, seulement, même après les études, on en largue la moitié... C'est une fabrique de pauvres diplômés avec les boomers qui profitent de la protection sociale. C'est un système taré! On laisse les gens livrés à eux-meme...
a écrit le 24/04/2014 à 14:16 :
On est à la cacahuette en terme d'emplois! On nous sort 73% de la population est pessimiste... c'est pas la crise pour tout le monde! On nous sort qu'on perd 2000 médecins par an et on embauche à l'étranger... et on compte en parallèle la moitié des gens sortis de nos écoles sans emploi. Pourtant c'est pas la crise partout. Si on parle crise économique, on n'a pas forcément crise politique, si on considère un changement d'institutions comme étant une crise. Pour le déficit, on peut dire plein pot, mais il y aurait 90% pour baisser les dépenses. Donc on taille dans les dépenses sociales... alors vive le progrès et l'austérité! In fine le riche est toujours riche, le pauvre toujours pauvre, le diplômé en exclusion ou en CDD de 3 mois... on parle d'un marché caché et de réseaux, c'est le réseau social? Existe-t-il un réseau diplômé contre la précarité par rapport à la sécurité de la fonction publique. On parle croissance potentielle, faut voir la définition. On compte affamer les gens, on a déjà une pénurie de logements... un exécutif ça exécute bien! On joue aux bubulles en Europe et on fait péter le système? On fait de la casse sociale... et les profs font croire qu'il y a un travail après les études... en sous-qualification! C'est la faute au curées le chômage chez les jeunes, on rendrait les gens paresseux, ou bien au soleil? On fait dans le laissé pour compte. Autrefois on disait SPQR... quels droit avant 25 ans, le chômage sans revenu? On nous publie les fonx contre l'Etat, on aurait un débat sur l'utilité publique? Et pour la productivité? La croissance en 2017? On ostracise en Europe, 300 000 départs de l'Espagne! Bon système!
a écrit le 24/04/2014 à 13:11 :
On est à la cacahuette en terme d'emplois! On nous sort 73% de la population est pessimiste... c'est pas la crise pour tout le monde! On nous sort qu'on perd 2000 médecins par an et on embauche à l'étranger... et on compte en parallèle la moitié des gens sortis de nos écoles sans emploi. Pourtant c'est pas la crise partout. Si on parle crise économique, on n'a pas forcément crise politique, si on considère un changement d'institutions comme étant une crise. Pour le déficit, on peut dire plein pot, mais il y aurait 90% pour baisser les dépenses. Donc on taille dans les dépenses sociales... alors vive le progrès et l'austérité! In fine le riche est toujours riche, le pauvre toujours pauvre, le diplômé en exclusion ou en CDD de 3 mois... on parle d'un marché caché et de réseaux, c'est le réseau social? Existe-t-il un réseau diplômé contre la précarité par rapport à la sécurité de la fonction publique. On parle croissance potentielle, faut voir la définition. On compte affamer les gens, on a déjà une pénurie de logements... un exécutif ça exécute bien! On joue aux bubulles en Europe et on fait péter le système? On fait de la casse sociale... et les profs font croire qu'il y a un travail après les études... en sous-qualification! C'est la faute au curées le chômage chez les jeunes, on rendrait les gens paresseux, ou bien au soleil? On fait dans le laissé pour compte. Autrefois on disait SPQR... quels droit avant 25 ans, le chômage sans revenu? On nous publie les fonx contre l'Etat, on aurait un débat sur l'utilité publique? Et pour la productivité? La croissance en 2017?
a écrit le 23/04/2014 à 15:36 :
Elle est belle l'Europe: chômage en hausse, social en baisse! Et 50% de jeunes sans travail... Est-ce le but d'une société? Pour mémoire, chez nos voisins le chômage est très faible: on empêche des millions de gens d'accéder à la vie active.
a écrit le 23/04/2014 à 15:02 :
Pourquoi ne pas faire 5 millions de retraités ou de fonx? On tire sur le social et on fabrique le chômage!
a écrit le 23/04/2014 à 14:43 :
La situation est claire: chômage en hausse, social en baisse... Cette Europe c'est une boucherie sociale! Sur fond d'austérité, de croissance nulle, 500 000 emplois non pourvus, on tue les gens au travail, on ne sait pas de combien sont les retraites, on gèle les revenus, et on largue la moitié des diplômés. Des fonx qui augmentent en emploi à vie et des jeunes en CDD de 3 mois après les études. Qu'est-ce que l'intérêt général? A quoi sert un excédent commercial? On annonce 10 milliards d'impôts en 2013 et une baisse pour les collectivités d'autant, on va sur des hausses d'impôts locaux? On parle simplification administrative alors que les revenus du foot progressent de 50% en 5 ans, on tire sur les familles, les retraités et les jeunes! Et 4% d'entreprises en moins sur 1 an. Voila un massacre social administré!
a écrit le 21/04/2014 à 11:45 :
très belle analyse de la situation , c'est vrai l'Allemagne du sud ( baviere ) profite du plein emploi au détriment d'autres landers allemands qui eux sont a 15% de chômeurs au moins ( a l'est ) , certaines régions sont plus attractives et ont toujours un attrait économique qui n'est en rien nouveau , non ce qui est inquiétant c'est le ralentissement économique dans d'autres zones , meme en allemagne , la baviere va très bien mais cela se répercute pas dans la totalité de l'Allemagne c'est dire le décrochage régional
a écrit le 16/04/2014 à 17:21 :
Un recette qui devrait être testée:
Prendre tous les fonds publics destinés à indemniser les chômeurs
plus
Prendre tous les fonds publics destinés à réduire le chômage
plus
supprimer tous les organismes publics chargés de gérés les chômeurs et additionner leurs budget aux montants ci-dessus
plus
prendre la somme des cotisations chômage versées par les tous les travailleurs et les entreprises
Avec le cumul des toutes ces sommes (estimation 5 milliards/an) on peut monter une super entreprise de 3 millions de salariés pour en faire une super puissance de production. Ceci dupliqué dans chaque pays de l'Union Européenne et on peut concurrencer la Chine. Et pourquoi pas? Le changement c'est bientôt!
Réponse de le 21/04/2014 à 11:48 :
dans le donc de l'idée pourquoi pas ? , mais pour leur faire produire quoi ? , vendre a qui ? essayez de vendre en afrique en franc CFA comparé a l'euro ou en amerique latine avec les peso .. a défaut faire des chômeurs pour créer des armes ? le new deal de Roosvelt en 1934 a été aussi de recréer en masse une économie militaire .la suite lui a donné raison , mais sur le fond il est vrai que le chômage restera un grave problème pour tous les gouvernements et dans toute l'Europe
a écrit le 16/04/2014 à 16:12 :
Bons cigalons nous sommes contre l'emploi ... on voit les victimes du système. Ni croissance, ni emploi. On nous parle d'un smic plus bas pour les jeunes... ne devrait-on pas parler du coût pour le salarié des charges... On parle d'une société solidaire, on croit rêver! Cette Europe surendettée tombe dans l'austérité, on réduit les dépenses sociales sans augmenter le niveau d'activité... On parle d'une protection sociale, seulement avant 25 ans y a rien... voila comment on écrase une génération... la précarité et les bas salaires...
a écrit le 15/04/2014 à 20:11 :
en Allemagne la democraphie baise et ont oblige les chomeurs a prendre n importe quel emploie c est de la dictature deguise ,,??? CECI EXPLIQUE CELA ??? MOINS DE CHOMAGE???
Réponse de le 16/04/2014 à 8:35 :
Non, c'est du realisme. A partir du moment ou il n'y a plus de chomeurs, les salaires augmentent. Ce sont les 5 millions de chomeurs francais, officiels et non officiels, qui poussent le MEDEF a tirer vers le bas. En Coree, le salaire minimum c'est 3,5 euros de l'heure. Mais c'est impossible de trouver quelqu'un pour bosser a ce tarif, et maintenant les salaires des ouvriers Hyundai sont superieurs a ceux de Peugeot.
Réponse de le 21/04/2014 à 11:52 :
a vérité , vous négligez un point dans votre raisonnement , la démographie , en allemagne et en baviere les jeunes trouvent un emploi rapidement vu le nombre de personnes âgées , les entreprises sont prêtes a payer le prix de l'emploi , en france nous avons une immigration et une natalité qui fait augmenter le nombre de français , plus du million en 10 ans , on est un cas unique en europe , hors plus la démographie française augmentera et donc le nombre d'individus employables , plus les salaires devront baisser .. c'est démographique a la base .. les lieux ou le plein emploi du a la dénatalité commence c'est l'Allemagne , le japon et aussi bientôt la russie quoi qu'en dise , par contre tous les pays a forte démographie vont souffrir dans les années a venir
a écrit le 15/04/2014 à 18:24 :
Les statistiques ont leur limite: faible chômage des jeunes en Allemagne rime avec faible taux de natalité!
Réponse de le 15/04/2014 à 20:13 :
Le taux de natalité est quand au même niveau en Espagne et en Allemagne
Réponse de le 15/04/2014 à 20:51 :
Italie, Grèce, Portugal et Espagne rime avec des taux de natalité quasi-identique avec l'Allemagne; soyez un peu présent svp.
Réponse de le 16/04/2014 à 8:51 :
En 2004 l'Allemagne etait a 5 Millions de chomeurs avec la meme demographie qu'aujourd'hui. Ils ont baisse a 3 Millions de chomeurs en ce reformant, et en baissant les couts du travail. La demographie, c'est l'arbre qui cache la foret pour ceux qui ne veulent surtout pas imiter l'Allemagne.
Réponse de le 24/04/2014 à 14:25 :
Vous oubliez la réunification... +20 millions d'habitants
a écrit le 15/04/2014 à 18:11 :
On nous fait une charliat anti emploi! De mieux en mieux! On laisse les grandes fortunes s'enrichir et on tire sur la société...
a écrit le 15/04/2014 à 18:05 :
Les jeunes après l'école, c'est le chômage, le demi smic ou bien le CDD de 3 mois...
Réponse de le 16/04/2014 à 8:24 :
Y a les stages aussi, vu que les entreprises ne recrutent les "debutants" qu'avec au moins deux ans d'experience.
Réponse de le 18/04/2014 à 0:23 :
Sans oublier les contrats pro pour valider un diplôme qu'un jeune est sensé posséder avant de pouvoir signer...
a écrit le 15/04/2014 à 17:58 :
On nous sort il faut des réseaux, il existe un marché caché... si on cache les emplois, on risque pas d'en trouver. On n'est pas chez les fonctionnaires... Alors s'il faut un réseau, pourquoi les chômeurs ne feraient pas un réseau, par exemple les diplômés français... ça manquerait de transparence. Certains ont passé des concours publics, il n'ont pas eu de place, il existerait de l'arbitraire.
Réponse de le 16/04/2014 à 8:43 :
Un reseau ne cree pas d'emploi. Un reseau est un moyen d'augmenter les chances de certains de decrocher un job, au detriment de ceux qui n'ont pas de reseau. Dans l'absolu les systemes de reseau sont economiquement nuisibles car ce n'est pas le plus competent ou le plus meritant qui decroche le job, mais le plus connecte. Dans la pratique, ne pas se construire ou entretenir un reseau, c'est se tirer une balle dans le pied.

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