"Les mesures structurelles nationales (...) ne peuvent plus être reportées" (Mario Draghi)

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Nous nous tenons prêts à ajuster davantage la position de notre politique, a également déclaré l'Italien
"Nous nous tenons prêts à ajuster davantage la position de notre politique", a également déclaré l'Italien (Crédits : reuters.com)
Le président de la Banque centrale européenne, qui s'est exprimé vendredi aux Etats-Unis à l'occasion du forum économique et monétaire de Jackson Hole, a insisté: "aucun accommodement budgétaire ou monétaire ne peut compenser les réformes structurelles nécessaires dans la zone euro".

S'il est optimiste, il n'est pourtant pas dupe. C'est le sens des propos du président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, qui s'est exprimé vendredi à l'occasion du forum économique et monétaire de Jackson Hole (Wyoming) aux Etats-Unis.

"Je suis confiant dans le fait que le paquet de mesures que nous avons annoncé début juin va contribuer à donner l'impulsion attendue à la demande (au sein de la zone euro, ndlr) et nous nous tenons prêts à ajuster davantage la position de notre politique", a déclaré l'Italien.

>>LIRE: Tout ce que la BCE a décidé ce 5 juin

Toutefois, "aucun accommodement budgétaire ou monétaire ne peut compenser les réformes structurelles nécessaires dans la zone euro", a encore une fois rappelé celui que les marchés surnomment "Super Mario".

>>LIRE: Croissance bloquée en France, contraction en Allemagne... l'horizon s'assombrit en zone euro

La réforme des marchés du travail est particulièrement urgente

Face à une reprise dans la zone euro encore "uniformément faible" et à un chômage élevé, Mario Draghi insiste: les gouvernements doivent faire plus.

"Les mesures structurelles nationales qui permettent de s'attaquer à ces problèmes ne peuvent plus être reportées. Cet agenda de réformes couvre le marché du travail, les marchés de produits ainsi que les actions de soutien à l'environnement des affaires", a-t-il souligné.

L'hétérogénéité des marchés du travail au sein des pays de l'Union européenne doit notamment, selon lui, être adressée d'urgence, puisqu'elle est source "de fragilité pour l'union monétaire".

Un "intérêt significatif" pour le premier des TLTRO

Mario Draghi s'est en revanche félicité de l'"intérêt significatif de la part des banques" déjà suscité par le premier des prêts ciblés et à très long terme (TLTRO) mis en place par la BCE afin de soutenir la demande de crédit en zone euro et contrer le risque grandissant de déflation, qui sera accordé en septembre.

>>LIRE: Zone euro: l'inflation basse, loin des objectifs de la BCE

En parallèle, l'institution monétaire avance à "grands pas" dans sa réflexion concernant le moyen d'acheter des titres adossés à des prêts (ABS), un marché sinistré depuis la crise, avec pour objectif de faciliter le financement des entreprises, a-t-il ajouté.

"Nous avons déjà observé un mouvement sur le taux de change (de l'euro) qui devrait soutenir à la fois la demande et l'inflation", a encore indiqué le président de la BCE.

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a écrit le 29/08/2014 à 15:45 :
Le banquier central nous parle de réformes structurelles. Seulement qu'avons-nous en France? bulle et pénurie de logement, chômage en hausse annoncé jusqu'en 2015, 5 ou 6 millions de personnes exclues de la vie et 50% des diplômés. On parle désindustrialisation, productivité, compétitivité, faible nombre d'ETI, bureaucratisation, monnaie forte qui serait trop élevée, c'est pour faire péter le pays? Chômage à 25% au sud européen et bien sûr il y aurait un problème de délabrement faute de robots avec une industrie à 50% de la VAI allemande... Il y aurait nombre d'actifs toxiques dans les banques, des entreprises en difficulté... mais 6% de chômage en allemagne et une angleterre qui crée 1 million d'emplois depuis la crise, que faisons-nous? L'investissement est nul, la consommation recule et le nombre d'entreprises à l'export reculerait. Le progrès économique et social c'est quoi? On fait des dettes qui nous produisent de l'austérité, on aurait des problèmes de popularité et un déficit qui augmente. Mis à part les fonctionnaires, on embauche à 90% en cdd... on double les codes, l'Etat n'investit pas, le but serait de ravager la société avec le PMI plombé, la fermeture de nombreux sites, on nous annonce des raffineries en moins, sommes-nous suicidaires? On a baissé le livret A, et les gens s'en détourneraient... on joue à la punaise anti France? C'est un système vicieux au détriment des jeunes générations laissées pour compte après les études. La croissance c'est du potentiel... on a près de 50% d'abstentionistes aux dernières législatives... avec un découragement du travail. On annonce une réforme des 35h, c'est la fin de la paresse instituée? N'aurait-on pas un aléa moral entre les boomers et les jeunes sans emploi, sans logement, sans retraite dans un système foireux de suppression d'emplois, alors le développement, c'est quoi et de dettes qui posent des questions de soutenabilité. On joue au bousier qui pousse sa dette? A quand un parti pique assiette des abstentionistes, chômeurs, salariés précaires, diplômés exclus sans réseaux et sans raison de non emploi. On joue à facholand, la déprédation avec rage et passion? Combien encore de chômeurs, d'existences brisées par l'autisme des institutions?
a écrit le 24/08/2014 à 8:51 :
Mr Draghi a raison, il faut prendre au pied de la lettre ses recommandations qui finiront par détruire l'économie au niveau Européen.Car son programme n'est rien d'autre qu'un plan de désinflation massif de la zone euro avec l'objectif de tout tirer vers le bas au travers de dérégulations économiques et sociales et in fine de de mettre en l'air les gouvernements récalcitrants.Il s'adresse évidemment des Usa pour lire l’évangile néolibéral pour bien montrer son attachement à Wall street.Voilà un discours de conquérant à n'en pas douter.
a écrit le 23/08/2014 à 22:48 :
Mr Draghi, votre venise émerveille la France. Seulement les français sont des héros opprimés... une ode au PF peuple français, pour l'ex-croissance. Et FO: pour réseau fils d'off ça ira? Voila des mistral perdants!
Réponse de le 24/08/2014 à 17:07 :
C'est sûr que si Flamby était à la tête de la BCE ... tout irait pour le mieux
Sa grande connaissance du monde de l'entreprise ferait merveille .... chez les Chinois !!
a écrit le 23/08/2014 à 15:53 :
La banque d'affaires américaine a conclu une transaction à l'amiable avec la Federal Housing Finance Agency, afin de solder des poursuites en cours aux Etats-Unis. Goldman Sachs, qui avait cédé ces titres entre 2005 et 2007 à deux sociétés de refinancement hypothécaire par la suite emportées par la crise financière, était accusée d'avoir menti sur les risques représentés par ces produits
a écrit le 23/08/2014 à 15:37 :
Mario DRAGHI, le CV:
Vice-président de pour l'Europe de Goldman Sachs entre 2002 et 2005, donc l'un de ceux qui nous a mené dans la crise et qui a participé au pillage la Grèce, avant et pendant la crise.
Puis gouverneur de la Banque d'Italie entre 2006 et 2011.
Enfin président de la Banque centrale allemande BCE, qui mais l'Europe dans le mur.
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(E comme européenne, c'était pour rire)
L'Allemagne dicte la politique de la BCE, et a d'ailleurs, légalement, annuler plusieurs décisions de cette banque.
Pourquoi la France, l'Italie et d'autres pays acceptent que cette banque non européenne dicte leurs politiques?
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Mario Draghi, gouverneur de la Banque d'Italie :
Draghi, et son ami Berlusconi, ont emmené dans le mur l'Italie de 2005 à 2011.
Mario Draghi chez Goldman Sachs:
Vice-président de la branche européenne de la banque d'affaires américaine Goldman Sachs.
Cette fonction prête à polémique quant à un éventuel conflit d'intérêt: contre rémunération, la banque d'affaires a notamment aidé la Grèce à dissimuler son déficit public via un procédé considéré comme relevant de l'inventivité comptable. Le député européen Pascal Canfin considère qu'il est directement impliqué dans l'échange de swaps avec des États aujourd'hui en difficulté, ce que nie Mario Draghi
Monsieur Draghi s'est félicité de son bilan à la BCE.
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Ayons confiance en ses bobards! Et vive la finance!
Réponse de le 23/08/2014 à 23:34 :
Mieux vaut croire les annonces de Hollande, sans effet de manche.
Réponse de le 24/08/2014 à 17:05 :
Évidemment, si FH avait pu dévaluer deux fois de 15% depuis qu'il est là cela irait mieux (pour les Allemands)
15% une première fois, parce que "c'est la faute à l'héritage"
15% une deuxième fois, parce que ça fait du "bien" et cela évite d'avoir à réformer ...
Cela permet de "tuer" quelques "rentiers" au passage
a écrit le 23/08/2014 à 14:44 :
L Italie a réformé son marché du travail et ça marche pas;
Réponse de le 23/08/2014 à 18:25 :
Quelle reforme de marche du travail? Vous avez essaye de licencier un ouvrier en Italie ces derniers mois? Vous y etes parvenus sans etre oblige de le reprendre?
a écrit le 23/08/2014 à 14:41 :
Une mesure structurelle nationale, est-ce avec ou contre les citoyens nationaux ? Leur a-t-on jamais demandé s'ils cautionnaient ce que veulent leur imposer les rois de la finance. Janet prône du pragmatisme tant c'est trop complexe et incertain pour mesurer et décider.
Réponse de le 24/08/2014 à 19:44 :
Une mesure structurelle nationale est une mesure qui profite à la nation dans son ensemble, parfois au détriment de quelques uns ; autrement dit exactement l'inverse des lois dogmatiques comme la Loi Duflot laquelle profite à un petit nombre en créant d'un côté des masse de chômeurs dans la construction et de mal logés dans ceux qui cherchent désespérément un logement : Il a mis le temps Flamby, mais il semblerait qu'il commence à comprendre !

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