Matteo Renzi veut accélérer la réforme du marché du travail

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Dans son discours, Matteo Renzi a dénoncé l'injustice d'un marché du travail qui séparait les travailleurs italiens entre une première division et une deuxième division.
Dans son discours, Matteo Renzi a dénoncé l'injustice d'un marché du travail qui séparait les travailleurs italiens entre "une première division" et "une deuxième division". (Crédits : reuters.com)
Le président du Conseil italien a enjoint le Parlement de faciliter la réforme du marché du travail. Il a menacé de passer en force en cas de blocage.

Matteo Renzi veut montrer que sa dynamique réformatrice ne s'est pas essoufflée, six mois après sa nomination. Le président du Conseil italien a redit, devant la chambre des députés, sa détermination à réformer le marché du travail et a mis en garde les députés qu'il était prêt à agir par décret si ceux-là envisageaient de bloquer ce projet de réforme. Il a également annoncé qu'il était prêt à user de cette arme si les travaux parlementaires n'avançaient pas dans des délais raisonnables.

Des travailleurs de "deuxièmes division"

Dans son discours, Matteo Renzi a dénoncé l'injustice d'un marché du travail qui séparait les travailleurs italiens entre "une première division" et "une deuxième division". De fait, le marché du travail italien est systématiquement montré du doigt pour ses rigidités mais également pour ses disparités.

Ainsi, le code du travail offre aux travaillant disposant de CDI de nombreuses garanties, contrairement aux emplois précaires, peu protégés. Les jeunes sont particulièrement touchés par cette précarisation du travail, quand ils ne sont pas touchés par un chômage de masse (43% des jeunes italiens).

Matteo Renzi sous pression

Cette annonce survient une semaine après la reprise en main du commissariat à la réduction de la dépense publique. Matteo Renzi a fait remplacer Carlo Cottarelli dont il ne partageait plus la méthode et les objectifs. Ce commissariat avait pour mission de dégager 17 milliards d'euros d'économies afin de redonner à l'État de nouvelles marges de manœuvres financières. Mais le président du conseil italien a joué la surenchère et annoncé 20 milliards, un chiffre jugé ambitieux par Carlo Cottarelli.

Le président du conseil italien est sous pression alors qu'il doit apporter des gages à Bruxelles sur la réduction des déficits italiens et les réformes structurelles de l'économie italienne.

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Commentaires
a écrit le 16/09/2014 à 16:30 :
Toujours le même scénario. On culpabilise les soit disant privilégiés (ici les CDI) afin de justifier un alignement sur les plus défavorisés du monde du travail (ici les CDD), en expliquant comme à chaque fois que c’est une question de justice sociale et de vie ou de mort pour l’économie. Bruxelles est bien évidement toujours derrière cette initiative. On fait le tour de tous les pays de la zone euro. Aucun n’en réchappe. On explique également qu’il n’y a pas d’issue possible à ce scénario car ça passera de toute façon de gré ou de force. Sinon les marchés financiers (càd les copains des représentant de Bruxelles) sanctionneront les réticents.
Au même moment sort une histoire de gros sous dans laquelle des politiques ou des industriels mafieux (souvent les deux tant les rapports sont incestueux entre ces deux mondes) sont impliqués. Quelques arrangements entre amis limitent les dégâts judiciaires. On passe vite à une autre information pour vite faire oublier celle-ci et le tour est joué.
Réponse de le 17/09/2014 à 8:42 :
C'est malheureusement bien vrai!
a écrit le 16/09/2014 à 16:06 :
Quand il aura fini il pourra venir chez nous car on est pas prêt de faire des réformes !!!
Sauf du baratin de comptoir
Et a droite comme a gauche

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