Ecosse : le non à l'indépendance l'a emporté à 55%

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Le résultat constitue une immense déception pour le Premier ministre de la région semi-autonome Alex Salmond - qui avait paru effectuer une remontée spectaculaire en fin de campagne - et un énorme soulagement pour le chef du gouvernement central David Cameron hanté par la perspective d'un éclatement du Royaume-Uni.
Le résultat constitue une immense déception pour le Premier ministre de la région semi-autonome Alex Salmond - qui avait paru effectuer une remontée spectaculaire en fin de campagne - et un énorme soulagement pour le chef du gouvernement central David Cameron "hanté" par la perspective d'un éclatement du Royaume-Uni. (Crédits : reuters.com)
La victoire confortable du non a été définitivement établie vendredi après dépouillement de 30 des 32 circonscriptions. Le non recueillait alors 55,2% des suffrages et le oui 44,85%.

Le non l'a emporté. Les Ecossais se sont majoritairement prononcés contre l'indépendance de leur pays jeudi 18 septembre. La victoire confortable du non a été définitivement établie vendredi après dépouillement de 30 des 32 circonscriptions. Le non recueillait alors 55,2% des suffrages et le oui 44,85%.

Une déception pour le Premier ministre de la région

Le résultat constitue une immense déception pour le Premier ministre de la région semi-autonome Alex Salmond - qui avait paru effectuer une remontée spectaculaire en fin de campagne - et un énorme soulagement pour le chef du gouvernement central David Cameron "hanté" par la perspective d'un éclatement du Royaume-Uni.

Alex Salmond, 59 ans, a concédé sa défaite peu après 06H00 (7h, heure française) dans une déclaration publique à Edimbourg:

"L'Ecosse a décidé, à la majorité, de ne pas devenir un pays indépendant", a-t-il reconnu alors que certains de ses partisans étaient en pleurs. "J'accepte ce verdict des urnes et j'appelle tous les Ecossais à faire de même et à accepter la décision du peuple", a-t-il ajouté.

Une campagne pour le "non" bien menée

Le leader séparatiste peut cependant se targuer d'avoir conquis en cours de campagne une plus large autonomie pour le pays des Scots qu'il dirige depuis sept ans.

Peu avant, David Cameron avait accrédité la victoire du camp du non dans un tweet au responsable de la campagne du non, soutenue par les trois partis traditionnels britanniques (conservateur, libéral-démocrate et travailliste d'opposition) et par une majorité à la City.

"J'ai parlé à Alistair Darling - et je l'ai félicité pour une campagne bien menée", a-t-il dit.

L'intéressé a salué en retour sur son compte "une nuit extraordinaire", depuis Glasgow, la deuxième ville du pays qui a voté oui.

Le scrutin, qui s'annonçait très serré, s'est traduit par une participation record de l'ordre de 85%.

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Commentaires
a écrit le 27/10/2014 à 20:08 :
55/100 ce n'est pas une victoire écrasante.... LA QUESTION REVIENDRA BIEN VITE....
a écrit le 19/09/2014 à 13:13 :
les votants du non sont tout simplement et avant tout britaniques avant d'etre ecossais,ce qui n'est pas une tare ni une honte,c'est simplement un choix,mais qu'ils ne disent pas qu'ils sont ecossais ,ils sont britaniques d'ecosse

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