Jean-Claude Juncker, le pompier pyromane

 |   |  1198  mots
Jean-Claude Juncker est affaibli par l'affaire Luxleaks
Jean-Claude Juncker est affaibli par l'affaire "Luxleaks" (Crédits : reuters.com)
Le président de la Commission européenne devait amorcer un renouveau démocratique et social de la politique européenne. L'affaire "Luxleaks" ruine ces bonnes intentions et mettent à jour les défauts du système de nomination européen.

Ce devait être « la Commission de la dernière chance », celle qui devait sauver l'Europe des eurosceptiques et rétablir la confiance dans l'UE parmi les peuples. Et cela commence par un désastre : l'affaire "Luxleaks". Les révélations concernant l'évasion fiscale organisée par le Luxembourg, pays dont le nouveau président de la Commission a été premier ministre et ministre des Finances pendant une décennie, place Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne, dans une situation impossible.

Contradiction au sein de la Commission

Toute crédibilité concernant la lutte contre l'évasion fiscale lui est désormais ôtée. Mais il y a plus. Alors que la nouvelle Commission semble fort tentée d'utiliser ses nouvelles armes issues du Two-Pack et du Six-Pack contre les « mauvais élèves » budgétaires, ces révélations lèvent encore un voile sur l'absurdité des logiques à l'œuvre en Europe. Tandis que certains pays ne parviennent pas - ou au prix de lourds sacrifices seulement - à consolider leurs budgets, des pays comme le Luxembourg (mais il n'est pas le seul, y compris dans la zone euro), « siphonne » une grande partie des recettes fiscales potentielles pour pouvoir satisfaire des agences de notation qui ne manquent jamais une occasion de se pâmer devant la performance budgétaire du Grand-duché...

L'ensemble de l'action de la Commission discréditée

Dans une Europe qui reste encore un pied dans la crise, ce type de pratique de concurrence fiscale devrait être bannie afin d'empêcher que le dumping fiscal ne donne lieu dans d'autres pays au dumping social. Mais comment penser sérieusement que Jean-Claude Juncker puisse engager une réforme en profondeur de ce système, alors que, lorsqu'il était dirigeant luxembourgeois, il le défendait becs et ongles ? En demeurant président de la Commission, Jean-Claude Juncker achève de discréditer la crédibilité d'un exécutif déjà passablement écorné par plusieurs erreurs de casting, à commencer par la plus flagrante qui soit, celle de l'ancien locataire de Bercy, Pierre Moscovici, au commissariat aux affaires économiques. Rien d'étonnant alors à ce que ce dernier vienne au secours de « son » président.

Une communication à nouveau murée

Du reste, les bonnes volontés semblent déjà appartenir au passé. La communication de la Commission européenne recommence à être verrouillée. Jean-Claude Juncker se mure dans un silence de fer qu'il n'entend pas rompre même pour les députés européens. On mesurera ainsi l'étendu de la véracité de ses grandes déclarations, durant la phase de nomination, concernant sa responsabilité démocratique et sa volonté de transparence. L'ancien homme fort du Grand-duché avait pourtant voulu se draper dans la posture du premier président de la Commission « élu », émanant du suffrage universel. En réalité, cette crise dénote combien il n'en a jamais rien été.

Un choix dicté aux peuples

La notion de « Spitzenkandidat », ou candidat « de tête » d'un camp politique européen, a été créée de toute pièce par les partis politiques européens et d'abord par le Parti socialiste européen, soucieux de placer en avant Martin Schulz, son candidat à la présidence de la Commission. Les conservateurs du PPE ont longtemps hésité, puis ont dû choisir. Le choix n'a nullement émané d'une quelconque pression populaire, il a été le fruit d'une addition d'intérêts particuliers ou celui d'Angela Merkel a prédominé. C'est elle qui a imposé Jean-Claude Juncker au reste des leaders européens conservateurs et ses derniers l'ont accepté en dépit de leur peu d'enthousiasme.

Une personne "sûre"

Le choix est donc venu de Berlin. Il avait plusieurs avantages : une personne « sûre » sur le plan budgétaire et économique, un vrai conservateur, ayant, en temps que président de l'Eurogroupe, participé à la politique européenne de « sauvetage de l'euro », autrement dit d'instauration de l'austérité aveugle. Bref, ce germanophile ne représentait guère de risque pour Angela Merkel. Sa qualité de sujet du Grand-duc de Luxembourg était aussi alors perçue comme une qualité. En Europe, lorsque l'on cherche un homme qui fera consensus et ne fera pas de vague, on trouve toujours un dirigeant d'un membre du Benelux. Herman van Rompuy et Jeroen Dijsselbloem en ont profité, malgré des compétences contestables, avant lui. Durant la campagne, et malgré plusieurs tentatives, Jean-Claude Juncker n'a jamais été perçu par les électeurs comme un candidat « porteur », attirant vers lui des masses d'électeurs. Au soir des élections, il a bénéficié d'une avance du PPE sur le PSE dont il n'était guère responsable et qui, du reste, avait beaucoup fondu en cinq ans. Dans chaque pays, les électeurs - lorsqu'ils se sont déplacés et ils ne sont que 40 % à l'avoir fait - ont principalement voté en fonction de considérations nationales. Peu connaissaient Jean-Claude Juncker et s'ils avaient été conscients de son pedigree, sans doute n'auraient-ils pas été incités à voter pour lui.

Mirage démocratique

Il eût alors été possible de stopper la farce Jean-Claude Juncker en choisissant un candidat capable de mieux incarner un renouveau. Nul alors - comme auparavant - ne pouvait ignorer que l'économie du Luxembourg repose largement sur les avantages fiscaux et que le Spitzenkandidat conservateur avait défendu longtemps ce modèle. Mais on s'est encore accroché, et là encore Angela Merkel porte une lourde responsabilité. C'est elle qui a décidé de s'accrocher coûte que coûte à Jean-Claude Juncker et d'enrober sa nomination derrière une fiction démocratique du vote du Parlement pour le « candidat du camp vainqueur. » A ce moment, tout le monde à Bruxelles, membres du conseil et députés européens, a fermé les yeux sur la face sombre de cette nomination. On s'est contenté d'applaudir aux « avancées démocratiques » de l'élection du Luxembourgeois.

Faillite d'un système

La faillite de la présidence Juncker est donc moins celle d'un homme surtout victime de son opportunisme que du système de nomination qui, on le voit aujourd'hui, ne doit pas grand-chose au choix populaire. C'est la conséquence de ce qui mine tous les jours un peu plus l'Europe : un système en vase-clos où les intérêts des Etats les plus puissants sont les seuls moteurs, mais qui se dissimule derrière de la bonne conscience démocratique à bon marché.

Le mal est fait

Les députés européens de la « grande coalition » PSE-PPE qui ont soutenu ce système en sont les complices. Peu importe s'ils demandent ou non la démission de Jean-Claude Juncker : le mal est fait. Si Jean-Claude Juncker reste, il sera affaibli face au Conseil, il se murera dans la même communication bornée que son prédécesseur et le pari du renouveau sera manqué. S'il s'en va, c'est l'institution de la Commission qui sera affaiblie par la mise au jour de la réalité de ces combinazioni qui président aux nominations. Il n'aura pas fallu dix jours à la nouvelle Commission pour manquer son départ. Les Eurosceptiques divers peuvent se frotter les mains...

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 14/11/2014 à 12:51 :
En Syrie, les USA combattent le pouvoir et ses opposants. Barackoba change d'avis selon la météo dictée par les US oligarques. L'Europe, elle, n'a qu'à suivre le carnet de route dicté par Washington. J-C. Juncker, comme Hollande et d'autres restent à l'écoute des nouvelles consignes. Pendant ce temps, il ne lui reste qu'annoncer des "renouveaux" qui ne verront jamais le jour, tant que les rouages de l'entité sont déjà viciées.
a écrit le 12/11/2014 à 11:15 :
Que diraient le général de Gaulle et Jean Monnet s’ils commentaient aujourd’hui la crise européenne ? Pour répondre à cette question, lisez "Le coq au vin" (Guillaume Jest, editions du Pantheon), il s'agit d'un dialogue que le Général et l’Inspirateur auraient pu tenir en 2013, au cours d’un déjeuner dans un salon du Paradis où nos deux compères prennent un repos bien mérité.
Réponse de le 12/11/2014 à 18:37 :
Merci pour la suggestion. Cependant j'aurais voulu que ce dialogue imaginaire se passait en juillet 2014, après tant de rebondissements dans la crise ukrainienne nos bons et grands compères d'une époque auraient bien de quoi s'étonner. Bonsoir.
a écrit le 12/11/2014 à 10:32 :
Monet doit se retourner dans sa tombe parceque sa vision européenne a du plomb dans l'aile. Tous les rebuts politiques de l'EUROPE sont nommés in fine en guise de recyclage à la Commission et à des postes clé. C'est dire si malgré leurs faux semblants les hommes politiques sont désormais sans vision autre que la leur.
a écrit le 12/11/2014 à 9:53 :
Le scandale concernerait soit disant 200 groupes multinationales et les pertes fiscales pour l´Allemagne uniquement se monteraient à 20 milliards par an.
Bien sûr c´était connu que le Luxemburg offrait de tels modéles d´ «optimisation fiscale» mais il n´a avait semble pas de preuves à l appui.
Maintenant grace au travail laborieux de nombreux journalistes les systeme a été decortiqué. Pire il s avère que Juncker a été le chef d orchestre de ces manipulations «légales ».
Donc pas surprenant que J.C. Juncker ait disparu de la circulation depuis que le scandale soit devenu public.

Prêcher la solidarité en pompant le fric des voisins ca ne va pas très bien ensemble.
C est grave, même très grave car cela apporte de l eau aux moulin aux Eurosceptiques et aux mouvements nationalistes.
a écrit le 12/11/2014 à 9:25 :
Il y a un an de ça, l'impact direct des résultats des élections européennes sur l'élection du président n'était pas assuré. Qui a pris au sérieux les nouvelles règles? Pourquoi Copé a-t-il soutenu Barnier? Pourquoi Merkel a-t-elle soutenu Juncker? Des primaires ouvertes à droite auraient-elles abouti au candidat Juncker? Aujourd'hui, on s'offusque de découvrir que des entreprises françaises, allemandes et autres, installées au Luxembourg, paient peu de taxe. Et comme Juncker, c'est le choix des élites et pas des peuples de droite, on crie au scandale en France, en Allemagne, etc.
a écrit le 12/11/2014 à 9:09 :
En fait, on accuse un pays d'avoir mis en place un fiscalité avantageuse leur ayant permis d'attirer de nombreuses entreprises étrangères, notamment américaines... Mais en fait un pays a le droit d'instaurer la fiscalité qu'il veut et il est logique pour une entreprise américaine souhaitant s'installer en UE de mettre en concurrence les différents pays les uns par rapport aux autres. C'est une chose qui existe dans tous les secteurs d'activité (le pavillon de Libéria est le plus représenté sur les bateaux de commerce !).
Alors plutôt que de reprocher à un pays d'être plus performant que les autres et à des entreprises de réfléchir 5 minutes à la meilleure stratégie possible, pourquoi ne pas travailelr pour devenir plus attractifs à notre tour ? Ne serait-ce pas plus productif que de toujours pleurnicher en espérant que les autres vont devenir moins bons pour nous laisser la place ?
Réponse de le 12/11/2014 à 9:38 :
totalement ok
Réponse de le 12/11/2014 à 21:43 :
Mais c'est fou ça vous êtes des gens dangereux.
Associer du dumping fiscal a de la performance économique la vraiment chapeau !!!
Enlever au Royaume-Uni à la Norvège Pays-Bas le ressources énergétiques du au gaz naturel ou pétrole et vous verrez réellement leur efficacité économique.
Connaissez-vous la situation actuelle de la Suède ? Connaissez-vous son taux de prélèvements obligatoires?
Connaissez-vous au niveau mondial le lien direct il y a entre fiscalité et démocratie ?
Le dumping fiscal est mortifère pour les démocraties.
Vos raisonnements à très courte vue sont effrayants.
Réponse de le 13/11/2014 à 0:56 :
Vous êtes dangereux malades, associer la productivité à du dumping fiscal...
Au secours !!!!
a écrit le 12/11/2014 à 8:33 :
Le Jean-Claude n'a que deux solutions pour sortir les cuisses propres de ce binz: Soit il démissionne, soit il change de nationalité. De toute façon un Etat membre qui contribue à spolier les autres Etats membre de l'UE de ses recettes fiscales n'a rien à faire dans notre Europe. Le Luxembourg est comme la Suisse finalement.
a écrit le 12/11/2014 à 8:26 :
Quelle fumisterie tout le monde est au courant. Et bien sur la presse plus intéressé par l'affaire Trierweiler ou le retour d'un fossoyeur du nom d'IZNOGOUD.
QUE FAIRE?
Listesélectorales transnationales.
Exemple : écologistes allemands espagnols français etc..sur la même liste.
Fin immédiate des paradis fiscaux.( en Europe pour commencer, sinon sortie de l'Europe)
Écart de fiscalité entre pays réduit au maximum.
Sortie du Royaume-Uni de l'Europe.
Imposition des multinationales en fonction du chiffre d'affaires réalisées dans chaque pays.
Ne pas signer l'accord de libre-échange transatlantique.
baisse de la fiscalité et suppression de toutes les niches fiscales.
taxation maximale pour tout outil spéculatif de finances.
Etc.etc.
Réponse de le 12/11/2014 à 8:48 :
Pour réaliser vos vœux: sortir de l'UE, tout simplement.
a écrit le 11/11/2014 à 19:21 :
Austérité, recul social, corruption, finance débridée, paradis fiscaux... Les tares du néo-libéralisme dans tout leur éclat. Les chantres en sont Juncker, Lagarde, Merkel, Cameron, Barosso en son temps... Des gens qui savent parfaitement ce qu'ils font, les valets de la finance internationale. Au nom des peuples, on devrait en pendre quelques-uns. Cela finira d'ailleurs par arriver.
a écrit le 11/11/2014 à 15:59 :
finalement, c'est la secretaire américaine qui avait raison....F...k the EU !
Réponse de le 11/11/2014 à 18:16 :
"Null" en anglais veut dire un tas de choses, allant de "nul" à "pas valable" et en passant par "insignifiant", "rien" "zéro", etc. "Land" veut dire terre ou pays. "Nulland" signifie pays de rien, pays des nuls, pays des non valables. On peut se demander si une telle déclaration en venant d'une personne de ce nom a-t-elle vraiment une quelconque validité.
(VP)
a écrit le 11/11/2014 à 15:09 :
Merci à Romaric Godin pour cet article qui dit les choses (informe, contextualise et met en perspective) sans tourner autour du pot et à La Tribune pour l'avoir publié !
a écrit le 11/11/2014 à 14:48 :
l'Europe n'est pas une Nation, c'est une zone de libre échange à monnaie unique. Elle est faite pour le business mondial pas pour les peuples. Même la libre circulation des personnes ne sert qu'à importer des travailleurs low cost. Quant à nos UMPS qui l'ont construite, soit ils sont idiots soit ils sont complices, ou les deux à la fois.
Réponse de le 11/11/2014 à 16:52 :
Enfin un gars intelligent. On en a au moins un en Europe. UMPS a-t-il dit? C'est un vocabulaire qui ne dit pas son nom. peut être par modestie.
a écrit le 11/11/2014 à 14:18 :
Junker démission
a écrit le 11/11/2014 à 14:17 :
Il est immoral de cautionner le siphonage d’impôts des pays voisins pratiqué à grande échelle par le Luxembourg. Les 80 000 frontaliers français travaillant au Luxembourg, devront à l’ avenir s’abstenir d’y travailler et trouver un emploi en France ou s’inscrire au chômage, dans un souci de justice fiscale.
a écrit le 11/11/2014 à 13:42 :
L’Allemagne avec sa démographie sur le déclin a imposé des choix qui correspondent à sa situation et à sa perte future de classe active. Le travail, l'investissement n'ont que peu d'importance pour eux car la population allemande sera majoritairement à la retraite. Il faut donc que l'Allemagne puisse faire face aux charges courantes par la suite. La politique européenne n'est donc qu'une déclinaison continentale du modèle allemand, modèle qui convient principalement à des populations qui ne croient pas en l'avenir (fécondité faible). Pour garantir que cette politique ne sera pas infléchie, on choisi des hommes ayant fait leurs preuves en matière de statu-quo ou étant suffisamment affaibli politiquement pour ne pas représenter une menace. Voilà comment est formée la Commission Européenne.
a écrit le 11/11/2014 à 13:25 :
Ca me fait rire (jaune) le fait que soudain,on semble découvrir que notre Juncker n'est pas limpide.On ne me fera pas croire que l'on ne connaissait pas le personnage et ses manigances,avant de l'élire et le maintenir a son poste pendant tant d'années.J'irai jusqu'à dire qu'on l'a élu en connaissance de cause,pour ses "qualités"justement.Accuser les pays du "club med" en permance,pour tout et n'importe quoi,ça marche toujours,mais on finit par trouver cela suspect.
a écrit le 11/11/2014 à 11:51 :
l Union européenne vaste marche ultralibéral montre ses limites et contradictions.
a écrit le 11/11/2014 à 10:58 :
pour qu'une loi soit juste ,il faut qu'elle soit équilibrée
que l'on controle l'evasion fiscale ok
mais que l'on controle aussi l'ENFER FISCALE; IL N'EST pas normal qu'un etat confisque 57% DU PIB .une loi inscrite dans la constitution devrait interdire tout prelevement de plus de 50 % OU NOUS SOMMES UN PAYS TOTALITAIRE
Réponse de le 11/11/2014 à 11:08 :
Completement vrai
Réponse de le 11/11/2014 à 11:55 :
Mais l'Occident est constitué des États totalitaires sous la façade de démocraties donneuses de leçons aux autres. Lors d'une votation populaire ( référendums, plébiscites…) si le vote va en accord avec les souhaits du gouvernement, alors ça passe avec de la vaseline. Sinon, il va passer quand-même, avec ou sans vaseline, en catimini. Pour l'info, la liberté des médias en France se trouve actuellement à la 39ème place en 180 pays. Les mesures soi-disant "anti-populaires" des gouvernements entrent en vigueur bon gré mal gré des citoyens contribuables, augmentation d'impôts et création de nouvelles taxes sont toujours au menu pour remplir des trous dans le budget du à la mauvaise gestion.
À l'époque de l'URSS et du communisme les Etats occidentaux (qui adoraient s'auto-nommer de "monde libre") critiquaient le manque de transparence et les diktat de l'appareil d'Etat sur les citoyens. Or, il suffit de regarder nos Etats actuel sous un oeil critique pour se rendre compte qu'ils possèdent désormais toutes les caractéristiques d'un Etat totalitaire !
Réponse de le 11/11/2014 à 17:02 :
Vou venez de prouver par l'absurde que vous êtes dans un état ttotalitaire. Je propose que l'on vous envoie au goulag.
a écrit le 11/11/2014 à 10:52 :
Junker le Kapo , du camp dans lequel l'Europe est (s'est ?) enfermée; un Kapo aidé par d'autres, n' est-ce pas monsieur Moscovici ?
a écrit le 11/11/2014 à 10:39 :
Ils sont tous au courant, les UMP, les PS et autres politicards multi-mandats...mais ils se taisent tant c'est scandaleux...faut dire que la soupe européenne est bonne , mais pour les serial-absentéistes....le RPR et le PS ont été au coeur de la construction de l'europe..comment peuvent ils faire semblant d'ignorer son essence ultra-libérale et ses magouilles immorales...citoyens, acceptez votre destin de miséreux et des salaires d'esclave car il faut bien que les apples et amazones restent profitables...beurk, voter ne sert à rien !
a écrit le 11/11/2014 à 10:36 :
"travaillez gratuitement" ! C'est que le gouvernement Grec a demandé à 1100 futurs professeurs, en échange de points qui, accumulés les mettront en haut de la pile lors d'une éventuelle futur embauche...

Interdit d'embaucher des fonctionnaires par la Troika, la Grece en manque cruellement dans l’enduction et d'en d'autres secteurs...alors je veux bien comprendre que ce pays doivent faire des économies, mais quel message donne t'on aux jeunes quand leur seul espoir; c'est la valise ou l'esclavage ? et en quoi sont ils responsables de cette situation?

Alors le Juncker et autre escrocs neo-libéraux de Bruxelles, il faudra pas se plaindre si plus personne ne croit en vous, si cette jeunesse part en vrille ou quitte cette europe pourrie jusqu'à la moelle....
a écrit le 11/11/2014 à 10:32 :
...histoire que les états s'endettent encore....et que les paradis fiscaux comme le Luxembourg recyclent...les recettes des multinationales et des richards en franchise d'impôts...le déficit des états faute de recettes et pour cause étant financé par les euro bonds...plus pervers c'est difficile. Bien entendu dans l'intervalle, on rend les gens pauvres, mendiants et on défit les classes moyennes.
a écrit le 11/11/2014 à 10:28 :
d'ailleurs, Merkel c'est pareil. Barroso on n'en parle même pas car on serait censuré à coup sûr. Lagarde, c'est pire encore. Les économistes du FMI, ça ou rien on choisit rien, pires imbéciles et incompétents ça n'existe pas, notez que ce sont principalement des français, des économistes français dont on vante les mérites, et même qu'aux économistes français on tresse des lauriers et on leur donne le prix "Nobel", histoire de mieux les récupérer dans le système.
a écrit le 11/11/2014 à 10:07 :
L'Allemagne va nous annoncer qu'elle pourrait être en récession (limite) parce que l'Europe ne va pas!
Mais lorsque l'Allemagne performe petitement, c'est grâce à ses reformes et son dynamisme ???
Réponse de le 11/11/2014 à 11:42 :
Les reformes allemandes sont faites par rapport aux pays qui l'entoure, elle s'adapte comme un parasite!
a écrit le 11/11/2014 à 9:45 :
Voilà la vraie face de l'Union Européenne :

1. Au boulot jusqu'à 67 ans !
2. La mort des services publics !
3. Travail forcé pour les chômeurs !
4. Saut d'index et blocage des salaires !
a écrit le 11/11/2014 à 9:05 :
On n'est pas né "eurosceptique", on le devient!
Réponse de le 11/11/2014 à 15:01 :
100% d'accord.
Mais que faire quand le mal est fait ?
a écrit le 11/11/2014 à 8:55 :
Il n'y a pas si longtemps, le problème luxembourgeois aurait été réglé par une menace d'annexion. Luxembourg, Monaco ... tous ces micro-états refuges pour riches ne sont ils pas par essence une insulte aux citoyens ordinaires ? Ces états parasites ont vocation à disparaitre.
Réponse de le 11/11/2014 à 9:18 :
Je pense que la France aussi a vocation à disparaitre et d'ailleurs elle s'y emploie bien. Votre propos méprisant à l'égard des petits pays est bien Français. Sachez que tout est relatif et que vue de Chine ou des USA, la France est une petite bourgade. Pour le moment, la France essaye de parasiter les allemands. C'est pas très glorieux.
Réponse de le 11/11/2014 à 20:06 :
TREIZE 92 A RAISON? CES PAYS SONT DES PARADIES FICAUX PARCEQUE ON LE VEUT BIEN ? DANS LES PHERES POLITIQUES DEPUIS DEGAULLES??? ET DANS LES AUTRES PAYS EUROPEENS AUSSI???
Réponse de le 13/11/2014 à 20:23 :
Lepb ne viens pas de ces pays. Si on faisait de même on serait un pays riche mal vu des autres... Le problème est chez nous, quand un gouvernement détourne l'argent et qu'aux élections suivante on l'élit... c'est pas ces pays les fautif. Quand les rois était trop groumant on les raccourcissaient par le haut... Aujourd'hui ils ne font que de ce faire ré-élire par manque de choix politique et il n'y a personne dans les rues. Un bon mai 68bis ferait surement plus de bien que de mal vu l'état de notre pays!
a écrit le 11/11/2014 à 8:01 :
Et pendant ce temps là, marine vogue toutes voiles dehors...

Ouvrez vos livres d'histoire chers politiques éminemment cultivés, vous y verrez la montée de l'extrême droite digne des années 30, le retour de la guerre froide à l'est... Mais qui payera les pots cassés de cette incurie, nos enfants peut-être ? Pas grave, nos grands dirigeants seront planqués dans des paradis fiscaux caribéens quand les premières bombes péteront.
a écrit le 11/11/2014 à 5:32 :
L'analyse est une fois encore pertinente mais où est la surprise ? Juncker est l'homme qui a déclaré aux journalistes que mentir aux peuples était une nécessité. Pour le coup, c'est l'une des rares fois où il a été franc. Qu'ensuite l'ue ne soit qu'une oligarchie corrompue, cela n'a rien de nouveau.
a écrit le 10/11/2014 à 21:28 :
ok l'europe, c'est pas parfait
le pb c'est que le malade en europe, c'est la france... alors ca sert a rien de botter en touche et de chercher plein de coupables a VOS maux ( ni juncker, ni sigmar gabriel, ni autre)
prenez vous en main, faites les reformes, et ca ira mieux tt de suite ( au bout de 5 ans)
Réponse de le 11/11/2014 à 5:34 :
Curieux votre commentaire. Moi qui connaissait la France d'avant l'ue, la France forte, libre et puissante, ne peux pas m'empêcher de sourire aux phantasmes des nouveaux néo-communistes eurobéats.
a écrit le 10/11/2014 à 20:06 :
Tous les pays se font la concurrence fiscale pour attirer les gros investisseurs. La France est hypocrite comme d'habitude. La surtaxe n'engendre jamais la prospérité. L'utilisation des capitaux doit aller au privé en priorité car le public gaspille et ruine. La surtaxation de la France par les socialistes a-t-elle enrichi la collectivité? Si on harmonise les fiscalités en Europe, le système social français catastrophique périra car la France sera forcée de réduire ses prélèvements. La France refuse l'harmonisation.
Réponse de le 10/11/2014 à 20:38 :
4 fois le mot France en 6 ligne. Pas mal...
Réponse de le 10/11/2014 à 20:38 :
Ça arrange tout le monde car le jour ou la france mettra sa fiscalité au niveau du Luxembourg, dont 50% de son PIB est généré grâce a sa fiscalité attractive, plus personne n'aura intérêt a rester au Luxembourg.

Et comment fera le Luxembourg pour survivre ? en vendant du lait de chèvre ?

l'harmonisation fiscale est une chimère.
Réponse de le 12/11/2014 à 8:08 :
Vous pensez certainement que FH est un âne souvenez vous néanmoins que la dette qu'il faut rembourser a été faite par d'autres...
Quand aux prélèvements obligatoires insupportables comme seul problème et solution, connaissez vous la Suède ? Sa situation économique et. Ses prélèvements?
Comme beaucoup vous ne voyez pas beaucoup plus loin que ce que l'on veut bien vous laissez voir et c'est là le plus gros problème car vous n'êtes pas le seul...
a écrit le 10/11/2014 à 19:51 :
un seul mot : lamentable
a écrit le 10/11/2014 à 19:00 :
comme partout c'est la pompe à frics qui tient la corde !
a écrit le 10/11/2014 à 18:29 :
30 ans pour que les journalistes découvrent cette réalité !!!!!!!!!!!!!!!!!
Réponse de le 10/11/2014 à 20:39 :
Oui mais toujours 1500 ans avant la première condamnation avec prescription 150 ans après la faute bien sûr...
a écrit le 10/11/2014 à 18:25 :
j'ai bossé plus d'un an au Luxembourg (il y a trente ans) pour une entreprise Française .... tout le monde à un cousin, un tonton ...etc au ... gouvernement, c'était déjà à l'époque l l’univers bancaire !
a écrit le 10/11/2014 à 18:25 :
c est lamentable l europes est toujour entre les mains des lobistes et des banquiers,??? COMMENT EVITE CELA PEUT ETRE EN ELISSENT DIRECTEMENT SES REPRENTANT DANS CHAQUE PAYS ? ENSUITE APRES EQUETTE REFAIRE ELIRE DANS LES ELUES LES REPRESANTANTS DU PARLEMENTS EUROPEENS ? IL COMMENCE A Y AVOIR BEAUCOUP DE SCANDALE EN FRANCE COMME EN EUROPES???
Réponse de le 10/11/2014 à 20:41 :
Mais pour cela il faudrait que les fautifs créer des lois pour et comme ça les pénaliseraient...
Réponse de le 11/11/2014 à 10:35 :
c est pas facile de reforme, quand largent et les carieristes de tous poils ont le pouvoir, ALORS QUE PROPOSEZ VOUS???
Réponse de le 13/11/2014 à 20:25 :
Un blocage total comme en mai 68...
a écrit le 10/11/2014 à 18:21 :
J'a
a écrit le 10/11/2014 à 18:11 :
NOUS SURVIVONS DANS UNE REPUBLIQUE BANANIERE ET ON A REMI UNE COUCHE AU DESSUS .TATA MERQUEL S'AMUSE AVEC LE PEUPLE MAIS DEMAIN NOUS ALLONS HONORER NOS POILUS '' MORTS POUR QUOI ? GRAND JE VOUS RASSURE JE N'AI RIEN A VOIR AVEC CE SINISTRE PERSONNAGE
a écrit le 10/11/2014 à 18:09 :
Il est plus que temps de créer un prix " TOUS POURRIS or, argent bronze voir caca d'oie la plus haute distinction "... au niveau mondial ! Ce n'est les concurrents qui manquent !!!!!!!!!!!!
a écrit le 10/11/2014 à 17:58 :
C'est le Vidocq de l'Europe, elle est pas belle la salade.Lamentable......
a écrit le 10/11/2014 à 17:56 :
C'est le Vidoc de l'Europe, elle est pas belle la
a écrit le 10/11/2014 à 17:56 :
C'est le Vidoc de l'Europe, elle est pas belle la
a écrit le 10/11/2014 à 17:54 :
Hypocrisie et faux semblants généralisés cette Europe restera bancale tant que les politiques fiscales ne seront pas harmonisées
a écrit le 10/11/2014 à 17:28 :
Vivement que cette Europe qui n'apporte que chômage, malheur et désespoir, implose. Et que chacun retrouve ses billes.
a écrit le 10/11/2014 à 17:15 :
Le Tax Ruming est pratique courante et ce même en France (ex. Exonération de taxe pour l'UEFA). Donc rien de neuf sous le soleil.
Par contre cet acharnement (car ce n'est pas le Luxembourg, Irlande, Pays-Bas qui volent la France mais la France qui tente de voler les entreprises au travers d'une fiscalité démesurée) est incompréhensible.
Est-ce pour mettre un écran de fumée sur les manquements du gouvernements actuels?
Est-ce pour accroître l'europhobie de la population?
Réponse de le 10/11/2014 à 20:51 :
C'est du vol organisé du Luxembourg sur le travail des français italiens espagnol. On n'est pas loin de l'éclatement de l'Europe.
a écrit le 10/11/2014 à 17:01 :
Le Grand Maitre des paradis fiscaux.......

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :