Le ministre allemand des Finances espère que les dirigeants européens se mettront d'accord sur un tel droit de veto dès leur prochain sommet en décembre.
"Le commissaire aux Affaires économiques doit être doté d'un droit de veto contre les budgets qui enfreignent les critères de stabilité européens (qui exigent une dette inférieure à 60% du PIB et 3% de déficit annuel notamment, ndlr)."
Un signal fort du respect "de nos engagements communs"
"Cela n'entrave pas la compétence nationale sur le budget", a assuré le ministre allemand. Et de préciser que "les parlements dans les pays concernés pourraient toujours décider s'ils coupent dans les dépenses, augmentent les impôts ou mettent sur les rails d'autres réformes".
Lors du prochain sommet en décembre, les dirigeants européens pourraient se mettre d'accord sur un tel droit de veto, selon le ministre. Cela serait "un signal fort que nous voulons vraiment respecter nos engagements communs", s'enthousiasme-t-il.
La semaine dernière, le commissaire européen à l'Économie numérique, l'Allemand Günther Oettinger, a critiqué de façon virulente les dérapages budgétaires de la France, fustigeant un "pays déficitaire récidiviste" et appelant Bruxelles à le traiter avec "rigueur".