Crise politique en Suède. Le Premier ministre Stefan Löfven a annoncé mercredi 3 décembre que de nouvelles législatives se tiendront le 22 mars, alors que les dernières élections se sont tenues il y a peu plus de deux mois. Il s'agit de sortir le pays de l'impasse engendrée par l'adoption par le Parlement du budget de l'opposition de centre-droit, grâce à l'apport des voix des députés d'extrême-droite et aux dépens de la proposition du gouvernement.
"Je ne prendrai pas l'initiative de nouvelles négociations", a déclaré lors d'une conférence de presse le Premier ministre social-démocrate au pouvoir depuis le 3 octobre. Il avait prévenu qu'il quitterait son poste dans ce cas de figure: "Que je reste et que je l'exécute [ce budget], c'est exclu", avait-il déclaré au quotidien Dagens Nyheter mardi.
La crise politique avait été déclenchée mardi par la décision du troisième parti du pays, les Démocrates de Suède (extrême-droite), de voter contre contre tout budget maintenant la politique d'immigration actuelle et de joindre ses voix à celles de l'Alliance (centre-droit).
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En pleine ascension électorale, l'extrême-droite exerce là pour la première fois une influence qui plonge le système politique suédois dans une crise inédite, avec trois blocs minoritaires qui ne parviennent pas à s'entendre. C'est ainsi la première fois depuis 1958 en Suède que le gouvernement convoque des élections anticipées.
Le gouvernement de Stefan Löfven gérera les affaires courantes jusqu'aux nouvelles élections.
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