Le plan d'investissement Juncker définitivement adopté

latribune.fr avec Reuters

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Le texte n'a pas traîné à être adopté. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont comme prévu donné leur feu vert jeudi 18 décembre au plan élaboré pour financer quelque 315 milliards d'euros d'investissements entre 2015 et 2017, essentiellement privés, grâce à une garantie de départ de 21 milliards d'euros. L'effet de "levier" étant le mot clé du dispositif.
Ce plan est le troisième pilier, avec le sérieux budgétaire et les réformes structurelles, de la politique de la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker, qui se veut davantage portée sur le soutien à la croissance que l'équipe précédente, comme le président du Conseil, Donald Tusk, s'en est fait l'écho :
Le Conseil a demandé à la Commission de soumettre une version définitive du plan en janvier, pour une validation parlementaire d'ici juin. Et ce, "afin que les nouveaux investissements puissent être mis en oeuvre dès la mi-2015", dit le texte.
Si le "plan Juncker" a fait consensus, la question de la participation des Etats au FEIS divise encore, même si l'exécutif européen assure que les contributions seront exclues du calcul des déficits au regard des règles européennes, ce dont le Conseil a dit avoir "pris note".
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Certains, à l'image de l'Allemagne, semblent juger le plan suffisant, quand bien même la liste des projets soumis par les Etats membres atteint déjà 1.300 milliards d'euros. D'autres, comme la France, attendraient de voir si le dispositif fonctionne pour peut-être s'engager et privilégient la voie du cofinancement de projets locaux ou bilatéraux, ce qu'entend faire Paris avec l'appui de la Caisse des dépôts.
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Aux sceptiques considérant que ce plan repose sur une mécanique bien plus que sur des fonds réels, François Hollande a rétorqué qu'ils pourraient être surpris :
Surtout, il s'est félicité que la Banque européenne d'investissement commence à pré-financer les projets dès le début 2015 afin que les premiers démarrent au plus vite.
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