Le plan d'investissement Juncker définitivement adopté

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Si le plan Juncker a fait consensus, la question de la participation des Etats au FEIS divise encore, même si l'exécutif européen assure que les contributions seront exclues du calcul des déficits au regard des règles européennes.
Si le "plan Juncker" a fait consensus, la question de la participation des Etats au FEIS divise encore, même si l'exécutif européen assure que les contributions seront exclues du calcul des déficits au regard des règles européennes. (Crédits : reuters.com)
Les dirigeants des vingt-huit Etats membres de l'Union européenne ont validé jeudi soir à Bruxelles le plan d'investissement présenté par le nouveau président de la Commission Jean-Claude Juncker, au cours d'un sommet raccourci d'une demi-journée.

Le texte n'a pas traîné à être adopté. Les chefs d'Etat et de gouvernement ont comme prévu donné leur feu vert jeudi 18 décembre au plan élaboré pour financer quelque 315 milliards d'euros d'investissements entre 2015 et 2017, essentiellement privés, grâce à une garantie de départ de 21 milliards d'euros. L'effet de "levier" étant le mot clé du dispositif.

Soutenir la croissance

Ce plan est le troisième pilier, avec le sérieux budgétaire et les réformes structurelles, de la politique de la Commission dirigée par Jean-Claude Juncker, qui se veut davantage portée sur le soutien à la croissance que l'équipe précédente, comme le président du Conseil, Donald Tusk, s'en est fait l'écho :

"Nous sommes convenus de trois choses : un, nous appelons à la mise en place urgente d'un Fonds européen pour les investissements stratégiques (FEIS); deux, un engagement renouvelé à intensifier les réformes structurelles; trois, des efforts soutenus pour assurer des finances publiques saines", a dit le dirigeant polonais dans une déclaration vidéo.

Le Conseil a demandé à la Commission de soumettre une version définitive du plan en janvier, pour une validation parlementaire d'ici juin. Et ce, "afin que les nouveaux investissements puissent être mis en oeuvre dès la mi-2015", dit le texte.

Si le "plan Juncker" a fait consensus, la question de la participation des Etats au FEIS divise encore, même si l'exécutif européen assure que les contributions seront exclues du calcul des déficits au regard des règles européennes, ce dont le Conseil a dit avoir "pris note".

 François Hollande mise sur l'effet "boule de neige"

Certains, à l'image de l'Allemagne, semblent juger le plan suffisant, quand bien même la liste des projets soumis par les Etats membres atteint déjà 1.300 milliards d'euros. D'autres, comme la France, attendraient de voir si le dispositif fonctionne pour peut-être s'engager et privilégient la voie du cofinancement de projets locaux ou bilatéraux, ce qu'entend faire Paris avec l'appui de la Caisse des dépôts.

Aux sceptiques considérant que ce plan repose sur une mécanique bien plus que sur des fonds réels, François Hollande a rétorqué qu'ils pourraient être surpris :

"Ce plan Juncker peut avoir un effet beaucoup plus grand qu'on imagine. 315 milliards, c'est une base qui peut aboutir à beaucoup plus", a dit le chef de l'Etat qui compte sur la "confiance" rétablie et sur un "effet boule de neige".

Surtout, il s'est félicité que la Banque européenne d'investissement commence à pré-financer les projets dès le début 2015 afin que les premiers démarrent au plus vite.

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Commentaires
a écrit le 19/12/2014 à 10:58 :
Un plan de patates quoi
a écrit le 19/12/2014 à 10:19 :
Je pense que c'est plutôt le plan "joker"...

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