Syriza est-il vraiment un danger pour l'économie grecque ?

Le parti d'Alexis Tsipras est présenté comme un danger pour le "cours des réformes" grecques. Mais cette formule est-elle exacte ?

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Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht.
Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht. (Crédits : © Alkis Konstantinidis / Reuter)

C'est l'idée la plus répandue en Europe : une « victoire de Syriza » en Grèce menacerait l'intégrité de la zone euro. Les autorités les plus établies de toute l'Europe, des gouvernements aux banques en passant par les instances européennes, mettent en danger contre l'arrivée au pouvoir de la « gauche radicale » qui « stopperait le cours des réformes. » Une solution qui serait inacceptable pour les autres pays de la zone euro et qui conduirait, affirme-t-on, à une inévitable sortie du pays de la zone euro, le fameux « Grexit. » L'objectif de ce déchaînement rhétorique est simple : effrayer l'électeur grec. Non seulement par un éventuel « Grexit », mais aussi par la perte du « fruit des réformes » menées depuis 2010. Autrement dit, le danger serait que Syriza ne ramène la Grèce à sa situation d'avant 2010, celle qui a mené le pays à la banqueroute.

 Les deux partis traditionnels ont un lourd bilan

Qu'en est-il en réalité ? Rappelons que ce n'est pas Syriza, mais bien les deux partis au gouvernement, le Pasok et la Nouvelle Démocratie (ND) qui ont dirigé la Grèce pendant trente ans et qui ont créé les conditions de la banqueroute de 2010. Antonis Samaras, le Premier ministre sortant qui donne des leçons de responsabilité à l'opposition, a été ministre au début des années 1990 et son parti est celui qui a maquillé les comptes du pays pour entrer dans la zone euro. Quant au Pasok, c'est lui qui, au début des années 1980, a gonflé les effectifs de la fonction publique pour « remercier » ses militants. Aujourd'hui, selon les sondages, ces deux partis, qui ont regroupé jusqu'à 80 % des exprimés ne recueilleraient pas plus de 30 %. La conversion soudaine et opportuniste de ces deux partis aux « solutions » européennes d'austérité ne l'a sans doute pas fait oublier aux Grecs eux-mêmes. En s'appuyant sur la vieille oligarchie politique grecque, les Européens font une erreur d'appréciation majeure de la réalité politique du pays.

 Les réformes selon Syriza

Syriza se présente en effet comme un parti qui s'oppose à cette caste traditionnelle. Le cœur de son programme repose, du reste, sur une réforme en profondeur du secteur public et sur la lutte contre la corruption. Certes, le parti d'Alexis Tsipras entend réintégrer une partie des fonctionnaires « placés en réserve » par le gouvernement d'Antonis Samaras, mais il propose également des réformes pour rendre l'État grec plus efficace : réduction à 10 du nombre de ministères, suppression de plusieurs agences gouvernementales inutiles, procédures « objectives » d'évaluation des fonctionnaires, réduction de la bureaucratie. C'est une facette essentielle du programme de Syriza qui, on le voit, est aussi « réformateur » et, dans ce domaine, sans doute plus que les deux partis traditionnels. La troïka le sait bien puisqu'elle s'est à maintes reprises plaint de l'insuffisance des « réformes. »

Politique de relance

Économiquement, Syriza plaide pour une relance de l'économie. C'est un programme assez classiquement keynésien qui prend en compte l'absence toujours persistante de demande intérieure dans le pays. Cette absence est en fait un aveu d'échec des « réformes » promues par les Européens qui n'ont guère conduit à améliorer l'attractivité du pays pour les investisseurs. Les privatisations se sont ainsi faites à des prix bradés, ce qui a représenté une très mauvaise affaire pour l'État grec. Les poursuivre dans ces conditions ne revient qu'à appauvrir encore ce dernier. Après cinq ans d'une sévère austérité, le pays ne peut rebondir qu'en faisant repartir la demande intérieure. A l'exception de l'effet du tourisme, les exportations ne peuvent avoir un effet favorable sur la croissance d'un pays qui était peu industrialisé avant la crise et qui l'est encore moins aujourd'hui. Il faut donc massivement investir dans l'économie grecque pour pouvoir le faire vraiment « profiter de ses efforts. »

Logiques de la politique d'austérité

Poursuivre, dans ces conditions, la politique du mémorandum comme le propose Antonis Samaras ne saurait donc être une solution. Les fruits des efforts de l'État, l'excédent primaire, est encore englouti par le service de la dette. L'État ne peut donc investir dans l'économie. Pire, il devra même, comme le suggérait la troïka, encore serrer la vis pour parvenir à maintenir les objectifs fixés par le mémorandum et permettre à la Grèce de « respecter ses engagements. » Autrement dit, les efforts des Grecs permettent surtout de financer la « cavalerie financière » mise en place en 2010, autrement dit de rembourser les prêts accordés pour rembourser les dettes. Selon les calculs du site d'information macropolis.gr, 70 % des fonds accordés par la troïka ont servi à financer le remboursement des dettes et des intérêts, 19 % ayant servi à la recapitalisation des banques. Cette politique est assez absurde d'un point de vue macroéconomique, surtout lorsque le pays s'est fortement appauvri.

Le sens de la réduction de la dette

 Syriza propose une alternative : réduire le poids de la dette par la négociation avec les partenaires européens. Plusieurs solutions sont possibles, notamment des moratoires ou des allongements considérables de maturité. Le but est de libérer des fonds pour permettre à l'État d'investir et de faire face aux urgences sociales actuelles. Le parti d'Alexis Tsipras propose ainsi la création d'une banque publique d'investissement, et le lancement d'un plan humanitaire. Ce qui est frappant, c'est le refus des Européens de comprendre cette situation économique et sociale et de s'en tenir aux « engagements » de la Grèce en refusant d'emblée toute discussion sur la dette. Ils avaient pourtant promis à Antonis Samaras, une fois l'excédent primaire dégagé, d'ouvrir cette discussion. Le gouvernement grec sortant avait, au cours du premier semestre 2014, cherché à obtenir cette renégociation. Or, voilà que six mois plus tard, une telle discussion paraît impossible. Mais ceux qui n'ont pas respecté leurs engagements ne sont pas toujours ceux que l'on croit.

Le coût du programme Syriza

Les mesures sociales proposées par Syriza sont-elles irréalistes ? Autrement dit, l'État grec aura-t-il les moyens de ces dépenses. Il y a un grand débat de chiffres en Grèce autour du coût du programme du pays qui va de 11,4 milliards d'euros, selon Syriza, jusqu'à deux fois plus pour les experts proche du gouvernement. Mais si le poids de la dette est réduit, l'excédent primaire sera mobilisable. Par ailleurs, le pays souffre encore d'une grande évasion fiscale. Le gouvernement Samaras a amélioré les rentrées fiscales, mais pas suffisamment : Syriza fera-t-elle moins bien ? Rien ne permet de le dire. Enfin, le choix de Syriza est de dynamiser l'économie grecque. En théorie, ceci devrait permettre d'améliorer les recettes fiscales. On peut certes douter de l'efficacité de cette relance, mais on peut également douter des 3 % de croissance promise pour 2015 par la Commission européenne sans rien de vraiment concret pour l'étayer... Enfin, il ne faut pas oublier que Syriza ne pourra guère gouverner seule. En fonction de son alliance gouvernementale, ces mesures pourront être adoucies ou non.

Le vrai danger pour l'économie grecque

Syriza n'est plus aussi radicale que jadis. Son discours s'est beaucoup recentré. Alexis Tsipras a affirmé samedi qu'il est attaché à l'équilibre budgétaire et qu'il veut demeurer dans la zone euro, ce qui suppose de respecter les critères de Maastricht. Rappelons, par ailleurs, que la Grèce ne se finance presque plus sur les marchés. La vraie question que pose la Grèce est de savoir comment dynamiser l'économie de ce pays et comment panser ses plaies sociales. L'austérité et la politique de « cavalerie financière » de la troïka mènent, de ce point de vue, à une impasse. Le programme de Syriza n'est donc pas plus absurde que celui des partis qui ont gouverné la Grèce jusqu'ici et dont le bilan est désastreux sur le plan économique, social et politique. Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative à la politique qu'ils ont appliqué au pays - et leur volonté de l'imposer à tout prix - refus qui est le seul danger qui, aujourd'hui, menace la Grèce.

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Commentaires 52
à écrit le 08/01/2015 à 10:37
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Mon intime conviction est que la Grèce a besoin d'un véritable plan Marshall, il faut engager de véritables réformes structurelles : - réforme de l'Etat : instaurer un cadastre, établir un état,rationnel, efficace et efficient,... - construire des ...

à écrit le 06/01/2015 à 18:49
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La BCE devrait prêter a 0% a tous les pays qui sont positif avant intérêt

à écrit le 06/01/2015 à 16:48
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Le vrai problème de l'économie grecque, c'est la Grèce et les Grecs eux-mêmes. Ils sont très sympathiques, le pays est superbe (moins depuis qu'il est dans l'UE...) mais à part une brève période durant l'Antiquité où c'était à peu près en ordre, cela...

à écrit le 06/01/2015 à 16:23
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Résumons, personne ne sait ce qui va se passer ! Quant à l'avenir de la zone euro... En léthargie, Sans armée. Sans volonté d'indépendance La seule zone qui est ouverte à tous vents, mondialisation, mon oeuil !

à écrit le 06/01/2015 à 13:55
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..............Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative ..... La seule alternative viable a long terme c´est que tous les pays de la zone qui ne font rien pour respecter les acco...

à écrit le 06/01/2015 à 13:35
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Les dits plans d’aide à la Grèce ont servi majoritairement à rembourser les banques européennes, créancières de l’Etat grec, alors que l’économie, la société, le peuple grec n’ont nullement profité. Le prétexte affiché pour l’application de l’austéri...

le 06/01/2015 à 18:07
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@taranis !Mais bien sur ,rembourser c'est pas traduisible en grec .Si l'Europe qui prete deja à 9 % cesse de vous preter qui va le faire !C'est toujours pareil avec les gens qui empruntent et qui ne veulent pas rembourser !Vous vous etes posé la ques...

le 07/01/2015 à 18:28
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L’accent dans le discours de Syriza a depuis les élections de 2012 bougé de l’abrogation des Mémorandums au soulagement des plus faibles et au retour à la croissance. Les Mémorandums ne sont que les conditions des prêts, que l’on ne peut pas vraiment...

à écrit le 06/01/2015 à 12:33
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Vous rigolez ou quoi ""Le vrai problème est donc bien politique : c'est celui du refus des Européens d'envisager une alternative à la politique"" = c est quoi l alternative ?? effacer d un coup d eponge les 300 millirds de dettes ? Res...

le 06/01/2015 à 13:25
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Quand on prête de l'argent, on prend le risque que cet argent ne soit jamais remboursé. C'est pour ça que la dette a un taux d’intérêt. L’intérêt représente le risque de ne pas se voir rembourser. Lisez le Talmud

à écrit le 06/01/2015 à 12:04
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Le danger pour l'économie grecque, ce sont les Grecs eux-mêmes. Très paresseux, fiabilité professionnelle désastreuse. Bon, comme les commerces ont été largement fermé pendant les fêtes, aujourd'hui par exemple, est encore un jour de congé :-) La Grè...

le 06/01/2015 à 12:32
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Ouais, t'as raison, Pat, mais si c'est l'Otan qui veut la paresseuse Grèce dans le tout Premier Monde, que veux-tu ?…. faut l'obéir n'est ce pas ?….

le 06/01/2015 à 13:16
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@popov: les Américains n'ont pas besoin de base en Grèce, ils en ont suffisamment en Turquie :-)

le 06/01/2015 à 14:11
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@ Patrickb, oui ils essayent de concurrencer les Français de votre acabit....Franchement il n'y qu'à aller faire un tour à la sécu ou aux impôts...pardon il est 11h45, le guichet va fermer car je dois aller prendre ma pause déjeuner à 12h00...et comm...

le 06/01/2015 à 15:40
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C'est malheureusement très juste. Les grecs ne peuvent continuellement frauder les impôts sans en payer le prix. Pour le moment l’Europe leur a bien sauvé la mise.

le 06/01/2015 à 16:20
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@maxou: y a longtemps que le berceau est parti avec l'eau du bain, et je ne sais pas quels livres d'histoire tu lis, mais ce sont les Romains qui ont formé la société occidentale que nous connaissons :-) bon, c'est vrai que Charles Martel a stoppé te...

le 06/01/2015 à 23:15
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@Patrickb: commentaire aussi interessant qu'une blague de papillote.. Manifestement votre connaissance de la Grece tout comme celle de la France se complait dans la culture du cliche entretenue par une aigreur qui donne la nausee. Vos lecteurs ressor...

le 07/01/2015 à 10:02
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@Patrickb; suis d'ac. avec toi

à écrit le 06/01/2015 à 11:17
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Etrange cette question! Avant que Syrisa soit élu et applique son programme, qui est aux commandes amenant ce pays dans l'état où il est? L'Europe semble n'être qu'un prétexte pour donner une image de démocratie. La réalité est bien sombre car ne res...

à écrit le 06/01/2015 à 10:37
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Peu d'industrie, ce n'est pas une surprise dans un pays ou les universites ne sont pas a l'unison avec le marche du travail. Les meilleurs etudiants partent a l'etranger et les moins bons restes. Le niveau de technologie et d'innovation est bien bas,...

à écrit le 06/01/2015 à 10:35
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c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes c'est pa...

à écrit le 06/01/2015 à 10:35
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c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes c'est pa...

à écrit le 06/01/2015 à 10:16
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C'est plutôt bon comme article. J'aime bien les positions explicatives, qui permettent un peu de réflexion ,et nous libèrent des polémiques politiciennes qui ne servent que les politiciens....

le 06/01/2015 à 12:25
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Finalement il n est pas vraiment le melenchon grecque Pour moi la vrai politique c'est l'émission c dans l'air comme par hasard il n'y a jamais de politique Un jour peut-être le réalisme l'emportera sur les politiciens de bas étages qui sont a l ...

à écrit le 06/01/2015 à 10:07
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Syriza est en effet une bonne chose si son arrivee au pouvoir permet de liquider la classe politique grecque. Par contre, une relance de la consommation dans un pays qui ne produit rien ... ca va simplement creuser les deficits De toute facon, les g...

à écrit le 06/01/2015 à 9:52
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La question de ce journal est la même des agents de Bruxelles-Berlin et je vous la réponds tout de suite : NON !! Syriza est la planche de salut pour le peuple grec, la sortie de l'euro celui-ci doit faire une traversée du désert mais le retour à l...

à écrit le 06/01/2015 à 9:42
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Pour mettre en œuvre son programme Syrisa a besoin d’une nouvelle réduction importante de la dette grecque. Inacceptable pour les allemands car après la Grèce il y a l’Italie dont l’endettement public pointe à presque 140% du PIB et qui est en panne ...

le 06/01/2015 à 10:52
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Dans l'économie privée, le prêteur a une part de responsabilité quand il accorde un prêt qu'une société ne peut pas rembourser. Le prêteur finit par ne pas revoir la totalité de son argent en cas de liquidation judiciaire. Avec un état, ça devrait ê...

le 07/01/2015 à 2:22
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Les banques (privées) qui ont monté les coups foireux (crédits toxiques, manip financières pour prêter à des insolvables, bulles immobilières...) sont très engagées en Grèce et veulent récupérer leurs sous. Ce sont elles que l'UE soutient en fait et ...

à écrit le 06/01/2015 à 9:40
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c'est ce que veut nous faire croire la bien pensance européenne et allemande...

à écrit le 06/01/2015 à 9:33
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Loin de toute spéculation des presses/médias, j'aimerais juste revenir aux faits. La faible croissance enregistrée par la Grèce (+0,7% après une chute vertigineuse les années précédentes) ne s’explique que par une bonne saison touristique 2014. ...

à écrit le 06/01/2015 à 9:30
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ils sont comme tout le monde, ils ne veulent pas payer leurs dettes, et faire open bar avec le wallet des autres... cela dit ils ne representent une menace que pour eux memes vu que s'ils ne respectent pas leurs engagements ils seront en faillite et...

le 06/01/2015 à 9:38
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je pense que la faute revient à l'envahisseur poutine l'ex-maitre du kgb, il faut que l'otan prenne les rennes de l 'europe pour apporter la liberté et la prospérité au peuple grec. qu'en pensez-vous brother?

le 06/01/2015 à 11:00
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C'est quand même dramatique de lire encore ce genre de propos à l'emporte-pièce, les grecs sont des fainéants qui n'ont que ce qu'ils méritent, gna gna gna ... Bon, clairement, les mesures prises sous la houlette éclairée de la Commission n'ont pas ...

le 06/01/2015 à 12:03
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Je crains un effondrement de la zone euro !

le 06/01/2015 à 12:30
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@ Nikoumouk : Moi aussi.

le 06/01/2015 à 12:44
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@Anne: franchement, as-tu déjà résidé long-terme en Grèce ? Apparemment non, car tu ne parlerais pas comme cela :-)

le 06/01/2015 à 13:31
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Point de vue qui n'engage que vous. Mais pour croire à une telle fantaisie, il faut réellement ne pas connaitre les russes. Manifestement, vous défendez les intérêts américains dans ce journal ; ou en Europe. Cependant je vous rappelle : il faut ...

à écrit le 06/01/2015 à 9:09
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C'est surtout un danger pour l'oligacharchie européene car ils pourraient faire payer ceux qui doivent payer pour la crise

le 06/01/2015 à 9:35
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vous ne croyez pas que Poutine y est pour quelque chose?

à écrit le 06/01/2015 à 9:07
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Perso, je suis en accord avec les allemands: la crise grecque, ou plutôt la découverte des mauvais comptes de la Grèce ne date pas d'hier. Les privés ont pris leurs pertes, 15 milliards pour les seules banques françaises, et ne participent plus au fi...

à écrit le 06/01/2015 à 9:06
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"Autrement dit, les efforts des Grecs permettent surtout de financer la « cavalerie financière » mise en place en 2010, autrement dit de rembourser les prêts accordés pour rembourser les dettes." TOUT EST DIT. Il ne reste plus qu'à virer un peu...

à écrit le 06/01/2015 à 8:49
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Les grecs peuvent se dire que même dans la misère, un peu de liberté n'est pas de trop!

à écrit le 06/01/2015 à 8:37
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si la Grèce sort de la zone euro d'autres pays suivront !

à écrit le 06/01/2015 à 8:15
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Une victoire du parti de Syriza me parait plutôt positive pour la Grèce. Elle permettra peut être aux aures pays de mettre fin à la puissance de l'argent et de la finance

le 06/01/2015 à 9:31
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s'ils veulent mettre fin a la puissance de l'argent, il leur suffit de ne pas payer leurs fonctionnaires

à écrit le 06/01/2015 à 8:10
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Nous notre danger c est Hollande ! La Grèce c est maintenant !medici au 51% !

le 06/01/2015 à 10:34
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c'est la justement l'incomprehension car depuis les annes 80 ce sont les memes partis qui gouvernent la grece et ils ont toujours ete reelus "ils sont contents les grecs" des politiques les foutent ds la merde et ils revotent pour les memes c'est pa...

à écrit le 06/01/2015 à 8:07
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Syriza n'est pas le parti gauchiste qu'on nous vend à longueur de reportage. C'est un parti responsable qui se soucie du peuple avant le bien-être des banquiers. La Grèce restera dans l'Europe et dans l'euro. L'expérience Syriza, une chance pour l'Eu...

à écrit le 06/01/2015 à 7:25
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Vous vous moquez vraiment de nous les journalistes avec ce titre vous ne risquez pas la migraine. La Grèce est au fond du trou avec ce gouvernement et les précédents Papandréou revient avec un nouveau parti et vous vous demandez si avec Siriza ce ser...

à écrit le 06/01/2015 à 7:12
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les allemands

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