La ville, lieu d'opportunités autant que de stress et d'insécurité selon les femmes

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Plus de huit femmes sur dix (84%) sont convaincues que la ville est plus propice à l'épanouissement des femmes que la campagne.
Plus de huit femmes sur dix (84%) sont convaincues que la ville est plus propice à l'épanouissement des femmes que la campagne. (Crédits : © Christian Hartmann / Reuters)
Plus nombreuses que les hommes à y voir un lieu d'insécurité et de stress, les citadines perçoivent également la ville comme un lieu d'opportunités professionnelles et d'épanouissement intellectuel, selon un sondage réalisé par Ipsos/Sopra Steria dans cinq villes européennes dont Paris.

Neuf femmes sur dix aiment la ville, soit plus que les hommes (84%). Tel est le principal résultat du sondage de Lafarge commandé auprès d'Ipsos/Sopra Steria sur la façon dont les femmes perçoivent la ville. L'étude a été réalisée dans cinq villes européennes: Paris, Marseille, Madrid, Varsovie et Cracovie.

Les femmes sont toutefois plus nombreuses que les hommes à considérer la ville comme un lieu moins sûr qu'ailleurs. "Ainsi, se promener seule la nuit est la seule chose que celles-ci ne se sentent pas libres de faire comme les hommes. Pour 80% des citadines, cela est plus facile pour un homme que pour une femme", souligne le sondage. Par ailleurs, pour 79% des citadines la ville évoque davantage le stress que la détente (77% pour l'ensemble des sondés, hommes et femmes).

La ville, positive pour l'épanouissement intellectuel et professionnel

Les aspects positifs mentionnés par les citadines sont néanmoins plus nombreux que les points négatifs.  La ville est perçue par ces dernières comme une terre d'opportunités professionnelles (95%, alors que les hommes sont 90% à partager un tel avis). En outre, 93% d'entre elles estiment que c'est un lieu d'épanouissement intellectuel pour elles personnellement, contre 91% de l'ensemble hommes-femmes.

Par ailleurs, une forte majorité de femmes préfèrent la ville à la campagne. Ainsi, plus de huit femmes sur dix (84%) sont convaincues que la ville est plus propice à l'épanouissement des femmes que la campagne. Les citadines estiment que la ville leur offre davantage d'opportunités professionnelles, d'épanouissement intellectuel, de loisirs, d'émancipation, de liberté et de convivialité.

   Voir l'étude complète.

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a écrit le 09/03/2015 à 5:02 :
Les femmes, comme les hommes, veulent le beurre et l'argent du beurre. C'est à dire, un bon boulot, facile, bien payé, pas de stress, pas d'insécurité, et tout ce qu'il faut. Et tant pis pour les autres. Cela illustre bien la donnée de la France du moment : chacun pour soi, égoisme, et on s'en fout des autres...Les femmes sont comme les hommes, pareils.
Si y avait de la solidarité, de la générosité, y aurait pas tous ces problèmes en France, car d'où vient la violence, les problèmes, le stress, l'insécurité ? L'argent, le manque d'argent.
a écrit le 08/03/2015 à 19:07 :
@letroll : votre androcentrisme surgit dès qu’il s’agit des femmes (allergie ??), en plus c’est faux les stats de toutes les violences physiques ou sexuelles c’est H=4.7% et F= 5.5% …Mais il n’est même pas question de compter les agressions , mais de parler des femmes dans la ville, on parle d’ailleurs de sentiment d’insécurité, expérience de victimation et mobilité des femmes dans les espaces publics Les femmes sont relativement peu nombreuses à déclarer spontanément leurs peurs de sortir seule, il n’empêche que bon nombre de femmes ne sont pas confrontées à la question de sortir seule le soir, notamment celles qui vivent en couple ou celles qui, par la division sexuelle du travail, manquent de temps libre. De plus, celles qui sortent seules laisse penser que leurs déplacements nocturnes font l’objet d’une vaste mise en condition : il existe une véritable vigilance mentale qui se révèle au travers de nombreuses et incontournables tactiques d’évitement et que renforce encore l’expérience de victimation. Les agressions subies dans les espaces publics ne semblent pas entraver la mobilité des femmes. Toutefois, les violences, mêmes les plus anodines en apparence, limitent leur liberté en portant une menace qui pèse, au-delà du moment où elles se produisent, et accroissent les sentiments de crainte que de nombreuses femmes disent éprouver à l’égard de l’extérieur. Les recherches françaises se sont penchées avant tout sur le sentiment d’insécurité en tant que préoccupation au détriment des craintes personnelles en raison du fait que celles-ci n’étaient pas « objectives » – les profils des victimes ne coïncident généralement pas avec ceux des personnes qui ont le plus peur Il faut pourtant considéré le phénomène résultant d’un dispositif culturel complexe plutôt que de continuer dans cette direction ironique et de rejeter d’emblée les peurs décrétées comme “irréalistes ”ou “exagérément dramatisées” Certains actes ne sont pas considérés a priori comme violents, mais rappellent aux femmes qu’elles courent un « risque ».Qu’il soit avéré ou non, elles ne le vivent pas forcément bien. « Ben des fois ça commence sur “T’as de beaux yeux” ou des trucs comme ça Mais le décalage entre les appréhensions des femmes dans les espaces publics vient du fait que la plupart des agressions qu’elles subissent ont lieu à leur domicile Les femmes revendiquent pour la plupart le droit de sortir et le font, en « assumant » en quelque sorte le risque que cela représente. Celles qui déclarent avoir le plus peur sont celles qui sortent le plus et celles qui sont le plus fréquemment agressées Le prix élevé de cette résistance révèle que la participation à la vie civile a un sexe. La liberté d’aller et de venir des unes et des
autres est ainsi remise en cause de façon détourné
Réponse de le 08/03/2015 à 20:22 :
pour les agressions : voir l'insee
je ne prend en compte que les agressions physiques avérées, pour le reste c'est pas fiable.
Réponse de le 10/03/2015 à 18:15 :
Moi aussi je me base sur l INSEE , en quoi sa fiabilité serait partielle ou plutôt à géométrie variable (beaucoup plus d'H..???) . Quelque soit le taux de victimation les femmes sont toujours au dessus. Si la part de victimes de violences physiques est comparable chez les femmes (4,7 %) et chez les hommes (4,3 %). C'est le cas en particulier pour les vols avec violence ou menaces, subis par 0,8 % des femmes et 0,9 % des hommes. En revanche, les femmes sont trois fois plus souvent victimes de violences sexuelles que les hommes (respectivement 1,3 % et 0,5 %).
a écrit le 08/03/2015 à 17:57 :
Ça n'intéresse personne.
L'insécurité le soir n'est pas le combat des féministes comme des politiques.
On vous dit d'aller porter en cas d'agression et vous avez droit à un gros bisous du gentil policier avant de repartir.

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