Une femme présidente de la République? Neuf Français sur dix disent "oui"

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Peut-être parlera-t-on un jour de "la" et non plus "du" locataire de l'Elysée. Les Français y croient mordicus. 94% d'entre eux se déclarent en effet prêts à élire une femme présidente de la République, d'après un sondage réalisé par l'institut BVA pour Orange et i-Télé, et diffusé ce samedi 7 mars, à la veille de la journée de la femme. Ce chiffre de 94% correspond à une progression de 9 points en dix ans. Dans le détail, les sympathisants de gauche sont favorables à 98% à l'accession d'une femme à la plus haute fonction de l'Etat, ceux de droite se disant "pour" à 90%.
La part de Français se déclarant "très certainement" prêts à élire une femme présidente grimpe même de 11 points et devient majoritaire dans la population, à 59% (contre 48% en 2005). Huit ans après l'accession de Ségolène Royal au second tour de l'élection présidentielle de 2007, et trois ans après la candidature de Marine Le Pen à l'élection présidentielle, la fonction présidentielle semble donc totalement décloisonnée sur le plan du genre.
Il n'en demeure pas moins que la part de Français ayant le sentiment qu'il y a eu des progrès sur le plan de l'égalité hommes-femmes dans le domaine politique au cours des cinq dernières années régresse de 5 points par rapport à 2005, pour s'établir à 62%. Certes, en 2005, les Français avaient sans doute encore en tête la loi de 2000 sur la parité en politique.
Mais, depuis dix ans, les avancées en matière d'égalité hommes-femmes ont pourtant été là encore significatives : Ségolène Royal a représenté le Parti socialiste à l'élection présidentielle de 2007, de nombreuses femmes ont occupé des postes ministériels de premier plan et les gouvernements de François Hollande ont respecté une quasi-stricte parité dans leur composition.
De la même façon, en 2005, 57% des Français estimaient que l'égalité hommes-femmes, sur les plans professionnel et salarial, avait progressé au cours des cinq années précédentes. En 2015, ils ne sont plus que 41% à être de cet avis, soit une chute de 16 points en dix ans. Les femmes, directement concernées, sont encore moins nombreuses (30%) que les hommes (54%) à percevoir un progrès.
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Ce qui est également le cas des populations les plus régulièrement confrontées à des difficultés d'accès à l'emploi, et donc potentiellement plus souvent victimes de discriminations. A savoir les personnes appartenant à des foyers dont les revenus mensuels sont inférieurs à 1500 euros (30%, -26 points par rapport à 2005), la catégorie des 25-34 ans (34%, -21 points), les individus ayant un niveau d'études inférieur au Bac (36%, -21 points) et les habitants de communes rurales (38%, -22 points).
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A l'inverse, les progrès de l'égalité hommes-femmes sont plus fortement perçus par des populations moins confrontées à la crise de l'emploi, comme les cadres (43%, -8 points), les personnes âgées de 65 ans et plus (47% de progrès perçus, -9 points) ou les individus appartenant à des foyers dont les revenus mensuels sont supérieurs à 3500 euros mensuels (48%, -10 points), ou encore les personnes installées sur des bassins d'emploi plus dynamiques, comme les Franciliens (47%, -7 points).
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