Jean-Marie Le Pen annonce sa retraite politique en 2010

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Le président du FN abandonnera la direction du parti en 2010 et ne se voit pas se présenter à la présidentielle de 2012. Il marque sa préférence pour sa fille Marine à la tête du parti, au détriment de Bruno Gollnisch.

Jean-Marie Le Pen est prêt à passer la main... à l'horizon 2010. Il évoque, dans une interview à l'hebdomadaire Valeurs Actuelles de jeudi, sa succession à la tête du Front national, indiquant qu'"il faudrait des circonstances exceptionnelles" pour qu'il soit "candidat à nouveau" à la présidentielle en 2012.

Interrogé sur le fait de savoir si sa fille Marine est la mieux placée pour lui succéder, Jean-Marie Le Pen, âgé de 80 ans, répond que "la question pour l'heure ne se pose pas, étant en responsabilité pour encore au moins deux ans" à la tête du FN, jusqu'au prochain congrès en 2010, date à laquelle il est prévu qu'il abandonne officiellement la présidence du parti. Mais il souligne tout de même les atouts de sa fille pour prendre la tête du parti face à Bruno Gollnisch, vice-président exécutif: "Marine n'est pas populaire que sur son nom. Il y a sa personnalité, son charisme. Elle est sympathique et passe très bien dans les médias".

Il évoque aussi "une différence de génération" avec Bruno Gollnisch expliquant que par son âge "Marine est plus proche, forcément, des préoccupations des gens". "C'est une jeune mère de famille. Moi, je suis un grand-père. Bruno commence à l'être", affirme Jean-Marie Le Pen soulignant que "si la prochaine élection présidentielle a lieu en son temps, Marine aura 43 ans, Bruno 62 ans et moi 83 ans".

"Dire que Le Pen n'a pas préparé l'avenir, qu'il ne pense pas à sa succession, c'est totalement faux. Il n'y a pas de vie réussie sans legs", déclare-t-il également. Mais je ne favoriserai quelqu'un qu'en fonction de ce que je considèrerai être l'intérêt du Front national".

Concernant Bruno Gollnisch, Jean-Marie Le Pen note qu'"il s'est retiré de la vie centrale du parti. C'est sa liberté. Mais on ne peut pas aspirer à être sur la passerelle quand on a choisi soi-même d'être sur le pont".

Bruno Gollnisch n'a pas tardé à réagir. Le vice-président du Front national, dans Le Parisien de ce jeudi, affirme qu'il aurait "préféré" que Jean-Marie Le Pen "eût une position plus arbitrale, au-dessus de la mêlée. Mais je ne vais pas l'empêcher de donner son point de vue. A plusieurs reprises, il avait donné sa préférence pour ma candidature, s'il a changé d'avis c'est son droit".

Bruno Gollnisch et Marine Le Pen ont tous deux annoncé leur intention de briguer la succession du fondateur historique du parti lors du prochain congrès de 2010, tout comme Carl Lang, ancien secrétaire général du mouvement.

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