DSK confronté à une nouvelle salve de l'UMP
latribune.fr
latribune.fr
Dans la majorité, chacun y va de sa petite phrase sur Dominique Strauss-Kahn, actuel directeur du FMI et possible candidat à la présidentielle de 2012. "Tout le monde s'accorde, et j'en fais partie, pour dire qu'il (DSK) fait un très bon travail au Fonds monétaire international", a déclaré Christine Lagarde sur France 2 ce mardi matin. "Il soutient les thèses françaises pour ce G20, donc nous avons besoin de lui là où il est." Interrogée sur l'opportunité d'une candidature de l'ancien ministre socialiste de l'Economie à la présidentielle, Christine Lagarde a précisé : "cela relève du choix intime de chacun des individus concernés. Moi, je constate simplement que c'est un partenaire de qualité comme directeur général du Fonds monétaire international."
De son côté, Brice Hortefeux, ministre de l'Intérieur, a estimé sur LCI que "Dominique Strauss-Kahn, qui est aujourd'hui loin de la France", n'était "pas forcément le mieux placé pour connaître les problèmes des Français au plus près". La France, selon le ministre, "il la connaît aujourd'hui moins bien du fait de ses responsabilités qui l'éloigne de notre pays".
Des déclarations qui interviennent après d'autres ce week-end, qui ont fait réagir vivement les socialistes. Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, avait jugé dimanche que le directeur général du FMI incarnait la "gauche ultra-caviar", et Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, estimé qu'il représentait "plutôt bien" les bobos, les électeurs "bourgeois-bohème". "Ce n'est pas l'image de la France, de la France rurale, de la France des terroirs et des territoires, de la France qu'on aime bien", avait déclaré l'ancien ministre de l'Agriculture.
"Gauche caviar ? Non, plutôt gauche couscous"
Ces propos ont déclenché la colère des proches de Dominique Strauss-Kahn, relayés lundi par une mise au point du porte-parole du Parti socialiste, Benoît Hamon, pour montrer "ce que nous accepterons et ce que nous n'accepterons pas" pendant la campagne présidentielle de 2012. Lors du point de presse hebdomadaire du PS, il a dénoncé "les relents très moisis" de la polémique, laissant entendre, à l'instar des partisans de Dominique Strauss-Kahn, que celle-ci avait une connotation antisémite.
À lire également
De son côté, Jean-Christophe Cambadélis, secrétaire national du PS et proche de DSK, a jugé mardi que les sondages d'opinion actuels donnant le patron du FMI tantôt ultra favori, tantôt en baisse, étaient "irréels". "Vous savez, Dominique Strauss-Kahn, c'est pas la gauche caviar, ce serait plutôt la gauche couscous. On mange plus de couscous à Sarcelles qu'à Neuilly (...) On ne peut pas dire que des hommes et des femmes qui gagnent de l'argent, qui ont des responsabilités à l'échelle internationale sont incapables de comprendre la situation française et la situation des Français. C'est pas très compliqué, cela n'a pas beaucoup changé depuis cinq ans, cela s'est aggravé", a poursuivi le député de Paris.
Alertes en temps réel sur les informations économiques majeures.

latribune.fr
Après chaque consultation médicale, le gouvernement veut afficher la facture de la Sécu par SMS
Transparence salariale : la France accélère la transposition sous pression européenne
Budget : le gouvernement pris dans un scénario noir
Moins nombreux et plus diplômés : le profil des nouveaux immigrés en France