Grippe aviaire : le trou d’air landais sera-t-il une bulle d’oxygène ?

Pascal Rabiller

Canards
Pascal Xicluna / Min. Agriculture

Pascal Rabiller

Canards
Pascal Xicluna / Min. Agriculture
Sonder les 400 entreprises landaises de la filière aval palmipède gras constituait, depuis l'annonce de la suspension de production ("vide sanitaire") imposée par le ministère de l'Agriculture pour éradiquer l'épidémie de grippe aviaire, la priorité des priorités pour la Chambre de commerce et d'industrie et la Chambre de métiers du département des Landes.
Cette filière aval, qui va de la machinerie à la valorisation de co-produits, du transport à l'industrie du vêtement et linge de maison doté de plumes et duvets de canard, en passant par les abattoirs, emploie 5.000 personnes dans ce département.
En Dordogne, ce sont 120 entreprises de la filière aval, ce qui représente 1.200 salariés, qui ont été également sondées. Dans ce département aussi, la CCI rappelle que l'élevage est bien pris en charge, mais que la filière aval, durement impactée elle aussi par cette mesure qui aura des conséquences négatives jusqu'aux fêtes de fin d'année, période hautement stratégique pour le foie gras et ses dérivés, ne bénéficiera que du dispositif de chômage partiel "et ne sera donc que très faiblement indemnisée", souligne la CCI de Dordogne dans son dernier communiqué de presse.
Dans les Landes, jeudi 18 au soir, on s'est surtout appliqué, en les réunissant pour une première réunion de filière, à faire en sorte que ses acteurs aient le même niveau d'information sur ce dispositif clé baptisé, en réalité, activité partielle.
Ce dispositif permet à toutes les entreprises de la filière dont l'activité est réduite ou suspendue par la grippe aviaire de maintenir les salariés dans leur emploi, voire, et c'est un des objectifs prioritaires de l'Etat, de les former en bénéficiant d'une aide financière de l'Etat et de l'Unedic (100 % de prise en charge pour les emplois au smic). A l'heure actuelle, pour la filière de transformation, la perte d'activité, évaluée entre 20 et 40 % selon les entreprises, devrait nécessiter la demande de 500.000 heures en activité partielle. Pour le secteur de la collecte et transformation de plumes, ce chiffre est évalué à 70.000 heures.
Plus forts et peut-être mieux adaptés car, profitant de cette crise, certaines entreprises commencent à plancher sur leur dépendance à la filière du palmipède.
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L'adaptation, dans ce département, on connaît bien. Deux tempêtes historiques, Martin en 1999 et Klaus en 2009, ont appris à la filière bois à se remettre en question pour faire beaucoup mieux que survivre.
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